L’équipe du Pr Xinmiao, de l’Institut de chimie physique de Dalian, en collaboration avec l’Université de Californie vient d’identifier une plante chinoise qui permettrait de traiter les douleurs chroniques en offrant des propriétés analgésiques. Une découverte qui ouvre une nouvelle piste thérapeutique prometteuse.
Appartenant à la pharmacopée traditionnelle chinoise, cette plante à fleurs poussant essentiellement dans le Centre-Est de la Chine et portant le nom de corydale ainsi que d’autres plantes médicinales ont été analysées depuis 2008 par l’équipe chinoise de Dalian et l’équipe américaine de Californie. L’objectif de ces études était d’identifier leurs composés actifs et toxiques. La corydale, consommée bouillie dans du vinaigre, est utilisée depuis des siècles pour traiter les maux de dos et de tête en médecine traditionnelle chinoise.
Il ressort de l’étude de la corydale, dont les résultats viennent d’être présentés dans la revue Current Biology, qu’elle contient un principe actif, la déhydrocorybulbine (DHCB), qui est efficace contre trois types de douleur : aiguë, inflammatoire et chronique. Les chercheurs ont également montré qu’elle n’entraînait pas d’effet d’accoutumance, contrairement à d’autres antidouleurs comme la morphine.
La découverte de cette molécule antidouleur est importante car si des traitements existent contre les douleurs aiguës comme la codéine ou la morphine, s’il est possible de soigner les douleurs inflammatoires avec de l’ibuprofène ou de l’aspirine, les douleurs persistantes (au delà d’un mois) sont actuellement difficiles à soulager.
S’il existe des extraits naturels de corydale en vente sur Internet, les auteurs de l’étude rappellent qu’il faudra des recherches en toxicité avant de pouvoir envisager une mise sur le marché d’un médicament à base de cette molécule anti-douleur… dans une dizaine d’années.
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