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Les médicaments contre Alzheimer pourraient être déremboursés

Les médicaments contre Alzheimer pourraient être déremboursés

Le 28 mai 2018.

Quatre médicaments, prescrits contre la maladie d’Alzheimer, pourraient bientôt ne plus être remboursés par l’Assurance-maladie. Un rapport de la Haute Autorité de Santé estime que ces derniers ne sont pas assez efficaces contre cette maladie qu’on ne sait, aujourd’hui, toujours pas guérir.

Quatre médicaments contre la maladie d’Alzheimer pourraient être déremboursés

Les médicaments actuellement prescrits pour lutter contre la maladie d’Alzheimer pourraient bientôt être déremboursés. C’est en tout cas une réponse que pourrait donner le gouvernement aux dernières recommandations de la Haute Autorité de Santé, qui vient d’émettre un avis sur la stratégie thérapeutique visant à lutter contre la maladie d’Alzheimer.

Selon l’organisme, la réelle efficacité des quatre médicaments, que sont l’Aricept, l’Ebixa, l’Exelon et le Reminyl, ainsi que leurs génériques, qui sont utilisés dans le traitement de cette maladie neurodégénérative, n’a pas été prouvée. La HAS estime donc qu’ils pourraient disparaître des protocoles de traitement de la maladie d’Alzheimer, au profit de stratégies plus efficaces.

850.000 Français sont atteints de la maladie d’Alzheimer

« À cette date, aucune réponse aux questions […] telle l’efficacité à long terme, les caractéristiques des patients qui bénéficient de ces médicaments, n’a été apportée », explique la Haute Autorité de Santé dans la synthèse de ses travaux sur la maladie d’Alzheimer. « Les données nouvelles confirment que l’efficacité des médicaments du traitement symptomatique de la maladie d’Alzheimer est, au mieux, modeste ».

Dans cet avis, la HAS plaide notamment en faveur d’un diagnostic, de plus en plus tôt de la maladie, ainsi que d’une prise en charge « adaptée et réactive » aux personnes souffrant de cette maladie. Selon l’organisme, plus de 850.000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer. S’il s’agit principalement de personnes âgées de plus de 75 ans, on dénombre près de 353.000 personnes atteintes avant l’âge de 65 ans.

Gaëlle Latour

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Alzheimer : les médicaments, inefficaces, n’ont pas leur place (guide parcours de soin, HAS)

La Haute Autorité de Santé (HAS) a publié, le 25 mai, un guide pour la prise en charge des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et d’autres démences.

« A ce jour, il n’existe pas de traitement permettant de guérir la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, qui évoluent sur plusieurs années avant de conduire à une perte d’autonomie totale. »

« Les soins de proximité sont en première ligne, car 8 patients sur 10 vivent leur maladie à domicile. »

Un diagnostic « dès les premiers signes », souligne la HAS, permet « de mettre en place un parcours de soins et d’accompagnement adapté, avec des interventions visant le maintien d’une autonomie fonctionnelle des personnes, leur bien-être ainsi que le soutien de l’entourage dans son rôle d’aidant ».

Le diagnostic précoce permet à la personne malade « de choisir une personne de confiance, de participer aux décisions qui concernent sa santé ou son mode de vie et d’exprimer sa volonté avant que les troubles cognitifs ne soient trop sévères. »

« Le médecin généraliste, qui aura documenté un déclin cognitif, va orienter la personne vers un spécialiste d’une consultation mémoire afin de confirmer le diagnostic, déterminer la maladie en cause et réaliser un bilan neuropsychologique et fonctionnel approfondi.

Cette analyse globale est nécessaire à la mise en œuvre d’un parcours de soins et d’accompagnement adapté à la personne, à son entourage et à son mode de vie. Plusieurs expertises dans le champ du handicap neurologique peuvent être mobilisées, en fonction du stade de la maladie, au domicile comme en institution, avec comme objectif le maintien d’une autonomie fonctionnelle et sociale de la personne. Il est essentiel de maintenir une activité motrice par des exercices physiques adaptés et de corriger tout déficit sensoriel dès le début de la maladie. »

Médicaments

En ce qui concerne les médicaments, la HAS rappelle son évaluation de 2016 selon laquelle le service médical rendu des quatre médicaments utilisés est insuffisant.

« L’efficacité des médicaments du traitement symptomatique de la maladie d’Alzheimer est, au mieux, modeste. Elle est établie uniquement à court terme, essentiellement sur les troubles cognitifs, dans des études cliniques versus placebo dont la pertinence clinique et la transposabilité en vie réelle ne sont pas assurées.

Les données accumulées depuis la commercialisation des médicaments confirment le risque de survenue d’effets indésirables (troubles digestifs, cardiovasculaires ou neuropsychiatriques pour les plus notables) potentiellement graves, pouvant altérer la qualité de vie. En outre, dans une population âgée, souvent polypathologique et polymédiquée, il existe un risque supplémentaire d’effets indésirables graves du fait d’interactions médicamenteuses.

Au regard de l’absence de pertinence clinique de l’efficacité de ces médicaments et des risques de survenue d’effets indésirables, la HAS considère donc que ces médicaments n’ont plus de place dans la stratégie thérapeutique. »

Ce guide s’inscrit dans le cadre du Plan maladie neurodégénérative 2014-2019.

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : HAS, .
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Alzheimer : une nouvelle théorie renouvelle l’espoir pour la recherche de médicaments

Jusqu’à présent, les efforts pour trouver un médicament efficace contre la maladie d’Alzheimer ont échoué.

Diego Mastroeni et ses collègues de l’Université d’État de l’Arizona et ses collègues ont examiné les effets de la maladie d’Alzheimer sur le fonctionnement des mitochondries, des structures à l’intérieur des cellules qui produisent l’énergie. Ces travaux sont publiés dans la revue Alzheimer’s & Dementia.

Ils ont établi qu’une forme très toxique de la protéine bêta-amyloïde, l’oligomère a-bêta (OAbêta) perturbe le fonctionnement normal des mitochondries. Il en résulte une cascade d’événements qui se manifestent tôt dans le développement de la maladie, des décennies avant l’apparition des symptômes cliniques.

Ils ont aussi montré que les cellules neuronales humaines peuvent être protégées contre la détérioration de leurs mitochondries lorsqu’elles sont prétraitées avec un composé conçu sur mesure, ce qui suggère une avenue intéressante pour de futurs médicaments.

Les carences du métabolisme énergétique sont l’un des événements les plus précoces de la pathologie de la maladie d’Alzheimer.

Deux signes pathologiques sont observés dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à l’autopsie : les enchevêtrements neurofibrillaires à l’intérieur des cellules et les plaques de protéines beta-amyloïdes extracellulaires.

Ces observations ont conduit à la théorie selon laquelle ces accumulations seraient la cause de la maladie en déclenchant la chaîne des événements menant à son développement. Un consensus croissant parmi les chercheurs s’éloigne de l’idée que l’accumulation de bêta-amyloïdes soit l’événement primaire qui déclenche la maladie.

L’un des problèmes de la théorie des plaques amyloïdes est son incohérence. Certains patients âgés qui ont beaucoup de ces plaques dans leur cerveau n’ont pas de déficit cognitif mesurable, alors que d’autres qui présentent peu ou pas d’accumulation d’amyloïdes ont néanmoins la maladie.

Le plus accablant pour cette théorie est que plusieurs médicaments ciblant ces plaques n’ont pas réussi à procurer de bénéfices dans les essais cliniques. Il est de plus en plus évident que les plaques et les enchevêtrements apparaissent tardivement dans la séquence des événements qui aboutissent à l’Alzheimer.

L’hypothèse d’une cascade déclenchée par une dysfonction des mitochondries est l’une des pistes de recherche les plus prometteuses, expliquent les chercheurs.

L’hypothèse suggère que la fonction mitochondriale, qui décline avec le vieillissement, peut être davantage altérée en présence de la protéine bêta-amyloïde.

Les mitochondries sont vulnérables à diverses formes de déclin et de dégradation. L’un des principaux facteurs est le stress oxydatif qui résulte d’une perturbation de l’équilibre entre la production d’espèces réactives d’oxygène (radicaux libres) lors de la production d’énergie, et les défenses antioxydantes d’une cellule.

Lorsque les mécanismes antioxydants ne peuvent plus suivre le rythme de la production d’espèces réactives d’oxygène, l’expression des gènes mitochondriaux devient altérée. On sait que les dommages oxydatifs se produisent bien avant la formation des plaques amyloïde.

Dans des travaux de laboratoire, les chercheurs ont constaté que l’exposition de cellules humaines à la protéine bêta-amyloïde altérait l’expression de gènes mitochondriaux.

Lors d’expériences subséquentes, des cellules humaines ont été prétraitées en laboratoire avec un analogue du CoQ10, qui est un composé pouvant augmenter la production d’énergie par les mitochondries (sous forme d’ATP) et limiter le stress oxydatif avant l’exposition à la protéine bêta-amyloïde. Le composé protégeait les cellules de la dégradation de la fonction mitochondriale normalement causée par la protéine bêta-amyloïde. Ce qui renouvelle l’espoir pour la recherche d’un traitement efficace contre la maladie.

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Arizona State University, Alzheimer’s & Dementia.
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Alzheimer : une méthode non invasive de détection précoce

Une étude, publiée dans la revue Human Brain Mapping, a établi un lien entre des altérations de l’anatomie cérébrale et des biomarqueurs présents dans des phases précoce de la maladie d’Alzheimer.

Cette découverte pourrait mener à la mise au point d’un test de dépistage non invasif qui pourrait être utilisé avant l’apparition des symptômes cognitifs.

Il est déjà connu que l’accumulation de protéines bêta-amyloïde et tau dans le cerveau constitue l’un des premiers signes de la maladie d’Alzheimer et que l’hippocampe s’atrophie plusieurs années avant le début du déclin cognitif chez certaines personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

John Breitner et ses collègues de l’Université McGill et d’hôpitaux affiliés ont mené cette étude avec 88 personnes qui présentaient un risque héréditaire de la maladie, mais qui n’avaient aucun signe cognitif de la maladie.

Ces participants ont passé des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ayant permis de mesurer le volume de leur cerveau. Un prélèvement de liquide céphalorachidien a été réalisé afin de mesurer leurs taux de protéines bêta-amyloïde et tau.

Des taux élevés de protéines bêta-amyloïde et tau étaient associés à un plus faible volume et à une plus faible intensité des images radiologiques de certaines régions du circuit hippocampique. Ces constats étaient moins fréquents en présence d’une accumulation d’une seule de ces deux protéines. « La diminution de l’intensité des images porte à croire que les chercheurs peuvent recourir à l’IRM pour étudier les altérations microstructurales susceptibles de se produire avant même les pertes de volume plus importantes. »

Ces biomarqueurs pourront être utilisés pour évaluer l’efficacité de médicaments expérimentaux administrés dans le cadre d’essais cliniques, souligne le communiqué de l’université. Ils pourraient un jour permettre aux médecins de détecter les personnes exposées à la maladie grâce à la seule IRM, sans devoir soumettre leurs patients à une douloureuse ponction lombaire.

« Nos travaux indiquent clairement qu’il est possible, voire nécessaire, de recourir à des biomarqueurs sensibles aux altérations précoces du circuit hippocampique pour évaluer l’impact d’interventions thérapeutiques au cours de la phase présymptomatique de la maladie d’Alzheimer », souligne Christine Tardif, professeure adjointe à l’Institut et hôpital neurologiques de Montréal et auteure principale de l’article.

TEST : Perte de mémoire normale, déficit cognitif léger, maladie d’Alzheimer ?

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Université McGill, Human Brain Mapping.
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Alzheimer : les bienfaits de la méditation

Alzheimer : les bienfaits de la méditation

Le 12 décembre 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), pratiquer la méditation permettrait de retarder le vieillissement cérébral.

La méditation au service du cerveau

Comment retarder le vieillissement cérébral, c’est la question que tout le monde se pose. Selon des chercheurs de l’Inserm, la méditation serait un excellent moyen de prendre soin de son cerveau. Dans une étude qu’elle vient de rendre publique, une équipe de chercheurs explique en effet qu’à partir d’un certain âge, la méditation pourrait réduire les risques de développer la maladie d’Alzheimer.

Ce n’est pas la première fois qu’une étude met en lumière les bienfaits de la méditation pour la santé. Ce qui est inédit, c’est de la prescrire chez les séniors comme soin préventif aux maladies neurodégénératives. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont mesuré les effets du vieillissement sur le cerveau d’experts méditants bouddhistes et de personnes qui ne pratiquaient pas du tout la méditation.

Une activité bénéfique pour les séniors

L’examen du cerveau a été réalisé par IRM (imagerie par résonance magnétique) et également grâce à la technique de la tomographie par émission de positons (TEP), une pratique qui permet de quantifier l’activité métabolique d’un organe. « Nous avons mis en évidence des différences significatives au niveau du volume de la matière grise (constituée par les noyaux des neurones) et du métabolisme du glucose, le carburant énergétique du cerveau », a détaillé Gaël Chételat qui a dirigé ces travaux.

« Les régions cérébrales détectées avec un plus grand volume ou métabolisme chez les personnes pratiquant la méditation sont spécifiquement celles qui déclinent le plus avec l’âge », a-t-elle ajouté. Cette découverte offre de nouvelles perspectives très intéressantes. Selon les auteurs de ces travaux, la méditation pourrait également réduire le stress, l’anxiété et les problèmes de sommeil qui ont tendance à s’accentuer avec l’âge.

Marine Rondot

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Alzheimer : un diagnostic précoce grâce à la rétine

Alzheimer : un diagnostic précoce grâce à la rétine

Le 29 août 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs du Cedars-Sinai medical center de Los Angeles, aux États-Unis, on pourra prochainement diagnostiquer la maladie d’Alzheimer grâce à un examen approfondi de la rétine.

Détecter les plaques amyloïdes dans la rétine

Détecter la maladie d’Alzheimer le plus tôt possible permet de mieux accompagner les patients. Ce diagnostic précoce pourrait être rendu possible en observant la rétine des patients. C’est ce que révèlent des chercheurs américains dans une étude publiée dans le journal scientifique JCI Insight. Selon ces travaux, les plaques amyloïdes présentes dans le cerveau des personnes malades sont visibles dans la rétine.

Les chercheurs estiment que « les yeux ouvrent une fenêtre directe sur la surveillance des maladies du cerveau ». Les plaques amyloïdes passeraient en effet dans les yeux avant d’atteindre le cerveau. Ces plaques sont des amas de protéines qui, en s’accumulant, finissent par entraîner la dégénérescence des neurones dans le cerveau. Or, une simple photo du fond de l’œil permettrait de les apercevoir.

Un dispositif peu coûteux

Ce nouveau diagnostic permettrait donc de s’attaquer à la maladie avant qu’elle ne fasse des ravages. Autre avantage : une imagerie des yeux est très peu coûteuse. Les auteurs de ces travaux sont partis de ce constat pour lancer une entreprise, afin de développer une technique qu’ils ont appelée « Retinal Amyloid Imaging ». Les volontaires défilent pour tester l’efficacité du dispositif.

Mais comment fonctionne concrètement cette technique ? Les scientifiques injectent une substance fluorescente dans les yeux des patients. Cette substance se fixe aux plaques amyloïdes. Ensuite, il suffit de faire une rétinographie, une photo de la rétine, pour voir si des plaques ont été révélées par le produit fluorescent. Si les résultats s’avéraient concluants, alors on pourrait le rendre accessible au plus grand nombre d’ici quelques années.

Marine Rondot

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Alzheimer : les carences en vitamine D et d’autres nutriments multiplient le risque

Une carence en vitamine D est liée au risque de maladie d’Alzheimer, surtout lorsqu’elle est associée à de faibles apports de certains nutriments, selon une étude française publiée dans la revue Alzheimer’s & Dementia.

Catherine Féart et Cécilia Samieri de l’Inserm (Université de Bordeaux) ont analysé des données de la cohorte des Trois Cités qui a inclus, en l’an 2000, près de 10 000 personnes âgées de 65 ans et plus qui ne souffraient pas de la maladie d’Alzheimer.

Elles se sont intéressées aux concentrations sanguines d’acides gras, caroténoïdes, vitamines E, D et A.

Ceux qui avaient une carence (25 %) ou une insuffisance (60 %) en vitamine D avaient un risque multiplié par 3 de développer la maladie d’Alzheimer et multiplié par 2 de développer un autre type de démence par rapport à ceux ayant un statut adéquat en vitamine D.

Une seconde étude, menée par Cécilia Samieri et Camille Amadieu, a porté sur les concentrations sanguines de 22 nutriments solubles dans les lipides (vitamine D, 12 acides gras, 2 formes de vitamine E, 6 espèces de caroténoïdes et vitamine A) chez 666 participants de la cohorte. Ces nutriments liposolubles ont un rôle important dans le fonctionnement cérébral et sont apportés par des aliments tels que poisson, noix, huiles végétales, fruits et légumes riches en carotènes…

Les participants qui avaient les plus faibles concentrations sanguines combinées en vitamine D, en caroténoïdes et en acides gras polyinsaturés (« bonnes graisses ») avaient un risque multiplié par 4 de développer une démence et la maladie d’Alzheimer par rapport à ceux ayant les concentrations sanguines les plus élevées pour ces nutriments.

Ces études montrent que la déficience en vitamine D est très fréquente chez les plus de 65 ans et que cette déficience, surtout quand elle est associée à des apports faibles en « bonnes graisses » et en caroténoïdes antioxydants, est associée à un fort risque de développer une maladie d’Alzheimer.

« Le surrisque conféré par cette déficience multiple en nutriments liposolubles apparaît bien supérieur au risque lié à la génétique », souligne le communiqué de l’Inserm.

Alzheimer : 10 groupes d’aliments protecteurs et 5 groupes à réduire (régime MIND)

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Inserm.
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Alzheimer : les bienfaits de la thérapie occupationnelle

Alzheimer : les bienfaits de la thérapie occupationnelle

Le 26 janvier 2017.

Selon les chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la prise en charge personnalisée à domicile, ou thérapie occupationnelle, des patients malades d’Alzheimer serait très efficace.

Laisser les patients dans leur environnement

Les chercheurs de l’Inserm ont cherché à comprendre quels étaient les traitements les plus efficaces pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. Parmi toutes les méthodes existantes (stimulation neuronale, jeux vidéo…), ils ont constaté que la thérapie occupationnelle était particulièrement efficace. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Selon l’Inserm, cette méthode consiste « à stimuler certaines activités de personnes malades ou à maintenir leur autonomie de manière sécurisée et efficace tout en tenant compte de leurs habitudes de vie et de leur environnement ». C’est une prise en charge à domicile des patients atteints d’Alzheimer. Grâce à cette méthode, de nombreux patients ont vu leur perte d’autonomie ralentir et leurs troubles du comportement reculer.

Les troubles du comportement diminuent

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 400 patients souffrant d’Alzheimer pendant 3 mois. Au bout de ces trois mois, ils ont pu constater que grâce à cette méthode, « les troubles du comportement des malades, le temps passé par les aidants à s’occuper de leur proche malade et la charge émotionnelle associée à cette prise en charge, avaient significativement diminué et étaient stables après cette période ».

Toujours selon ces travaux, il semblerait que cette méthode soit plus efficace pour les patients aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs ignorent cependant si la présence des aidants pourrait disparaître totalement ou si elle serait toujours nécessaire malgré les progrès des patients. Ce qui pourrait par ailleurs poser problème, c’est le coût de tels accompagnements, puisque près de 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

Marine Rondot

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Régénérer ses dents grâce à un médicament contre Alzheimer

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs du King’s College de Londres, un médicament, initialement destiné à traiter la maladie d’Alzheimer, pourrait aussi stimuler la régénération des dents abîmées par des caries.

Stimuler les cellules-souches régénératrices de la dent

Le Tideglusib, un médicament utilisé pour traiter les cas de maladies d’Alzheimer, pourrait entraîner la régénération dentaire. C’est en tout cas ce que révèle une étude, publiée dans Scientific Reports. Selon ces travaux, ce produit stimule les cellules-souches régénératrices présentes dans la pulpe de la dent et fini donc par combler les cavités creusées par les caries.

Les scientifiques ont inséré des éponges de collagène biodégradable préalablement trempées dans le Tideglusib dans des trous percés dans des dents de souris. Petit à petit, au bout de 4 à 6 semaines, les éponges se sont désagrégées et ont laissé place à une nouvelle couche de dentine. Selon le professeur Paul Sharpe, du King’s College London, principal auteur de l’étude, cette méthode est « simple rapide et bon marché ».

Une régénération de la dentine

« La simplicité de notre approche la rend idéale si l’on veut l’utiliser avec un produit dentaire dont le but serait de traiter les cavités, en produisant à la fois une protection de la pulpe et en régénération de la dentine », a-t-il ajouté. Ayant déjà été testé pour lutter contre la maladie d’Alzheimer, ce médicament pourrait arriver très rapidement sur le marché.

Mais auparavant de nouveaux tests seront nécessaires pour savoir si les effets sont les mêmes chez les humains dont les cavités dentaires sont bien plus grandes que celles des souris. Des tests sur des rats, qui ont les dents plus grosses que celles des souris, ont déjà été lancés. Si les résultats sont concluants, l’équipe du Pr. Paul Sharpe pourra passer aux tests cliniques sur des hommes.

 

Alzheimer, Parkinson, SEP : quels risques près des grands axes routiers ?

Une étude canadienne, publiée dans The Lancet, a analysé les données de plus de 6,5 millions de personnes afin de déterminer s’il y a un lien entre la proximité de grands axes routiers et les risques de démence, de maladie de Parkinson et de sclérose en plaques.

Hong Chen de la Public Health Ontario et ses collègues de diverses institutions ont analysé des données concernant plus de 6,5 millions de résidents ontariens âgés de 20 à 85 ans.

Leur lieu de résidence dans les cinq années précédant l’étude était considéré. Les données étaient ajustées pour tenir compte de facteurs individuels et contextuels tels que le diabète, les lésions cérébrales, le revenu du quartier et la pollution d’autres sources.

L’augmentation du risque de démence était liée à la distance entre la résidence et un grand axe routier :

  • moins que 50 mètres : risque accru de 7 % comparativement à plus de 300 mètres ;

  • entre 50 et 100 mètres : risque accru de 4 % ;

  • entre 101 et 200 mètres : 2 % ;

  • plus de 200 mètres : pas de risque accru.

Les risques de maladie de Parkinson et de sclérose en plaques n’étaient pas en lien avec la proximité d’un grand axe routier.

La population exposée est importante : 20 % de celle étudiée vivait dans la zone la plus à risque, souligne Ray Copes, coauteur.

En 2016, une étude menée dans 50 grandes villes américaines montrait un lien entre les risques démence, de maladie d’Alzheimer et de maladie de Parkinson et les niveaux de pollution aux particules fines.

Également en 2016, une étude montrait que des nanoparticules de la pollution connues pour être neurotoxiques pénètrent bel et bien dans le cerveau.

Psychomédia avec sources : Public Health Ontario, The Lancet, Le Monde.
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