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Attention à la prise soutenue d’ibuprofène chez l’homme

Une étude récente menée par des chercheurs de l’Inserm au sein de l’Irset[1] montre que la prise soutenue d’ibuprofène induit chez de jeunes hommes sportifs un déséquilibre hormonal habituellement rencontré chez l’homme âgé et appelé « hypogonadisme compensé ». Cette situation résulte des effets négatifs de l’ibuprofène sur la production de testostérone, et sur la production de deux autres hormones testiculaires. Ces résultats sont publiés dans Proceedings of the National Academy of Sciences.

ttention à la prise soutenue d’ibuprofène chez l’homme

pixabay

L’ibuprofène, que l’on peut acheter sans ordonnance, est un des médicaments les plus consommés dans la population. Cet antalgique anti-inflammatoire est utilisé notamment dans le cas de maux de tête et de dents, de douleurs chroniques, d’états grippaux, de fièvre, ainsi que dans le cadre de certaines maladies rhumatismales. En outre, de nombreuses études indiquent que l’ibuprofène est utilisé massivement par les athlètes, souvent en automédication ou sous la pression de leur entourage professionnel. Cette nouvelle étude de chercheurs de l’Inserm, qui ont déjà montré les effets délétères potentiels de l’aspirine et du paracétamol sur le testicule adulte humain[2] et de l’ibuprofène sur le développement testiculaire pendant la grossesse[3], avec l’appui des collègues du CHU de Rennes, de David Møberg Kristensen et ses collègues danois, et de chercheurs du LABERCA de Nantes, articule de façon jusqu’alors inédite :

– Un essai clinique impliquant 31 hommes volontaires sportifs âgés de 18 à 35 ans dont la moitié a pris de l’ibuprofène;– Des cultures de fragments de testicules humains exposés à l’ibuprofène et issus de prélèvements liés à des actions thérapeutiques ou au don d’organe;

– Et des cultures d’une lignée immortalisée de cellules humaines.

Les conclusions de l’essai clinique montrent que, lorsque les hommes ont été exposés à l’ibuprofène, les niveaux d’hormone hypophysaire appelée l’hormone lutéinisante (LH) s’élèvent fortement, cette hormone jouant un rôle clé dans le contrôle de la production de testostérone. Cette élévation s’avère résulter d’effets négatifs directs de l’ibuprofène sur l’expression des gènes codant pour plusieurs enzymes responsables de la stéroïdogenèse dont la testostérone est issue.

De plus, grâce aux travaux menés ex vivo et in vitro, des effets directs sur la production de testostérone ont pu être mis en avant. L’ibuprofène s’avère inhiber une hormone produite par les cellules de Sertoli – l’inhibine B – qui est responsable de la régulation de l’hormone folliculo-stimulante (FSH).

En outre, la production d’hormone anti-mullérienne par les cellules de Sertoli est elle aussi inhibée, tant chez les volontaires exposés à l’ibuprofène, que dans les cultures de fragments de testicules humains.

Enfin, la production des prostaglandines testiculaires est bloquée par l’ibuprofène lors des tests menés ex vivo et in vitro.

Au total, cette étude démontre que la prise prolongée à des doses importantes d’ibuprofène (1200 mg/jour pendant 6 semaines) exerce chez les jeunes hommes des effets perturbateurs endocriniens sévères conduisant à un état appelé « hypogonadisme compensé ». Cet état habituellement rencontré chez environ 10% des hommes âgés, est généralement associé à des risques accrus pour la santé reproductive, comme pour la santé en général.

Pour Bernard Jégou, directeur de recherche à l’Inserm et directeur de la recherche de l’école des hautes études en santé publique, qui est le coordinateur de cette étude, ainsi que pour Christèle Desdoits-Lethimonier, ingénieure de recherche de l’université de Rennes 1, qui est co-première auteure, les conclusions de ce travail sont à prendre au sérieux :  » il existe des sous-populations d’hommes qui prennent de façon continue de l’ibuprofène, notamment  des hommes ne souffrant d’aucune maladie chronique comme des athlètes de haut niveau. Si cet état d’hypogonadisme compensé s’installe, le risque pour eux est d’accroître les risques déjà liés à ce médicament, mais aussi d’altérer leur condition physique (muscles et os), d’hypothéquer leur santé reproductive et même psychologique. »

[1]  Irset : Institut de recherche en santé environnement, santé et travail
[2] Albert O, Desdoits-Lethimonier C, Lesne L, Legrand A, Guille F, Bensalah K, Dejucq-Rainsford N, Jegou B (2013) Paracetamol, aspirin and indomethacin display endocrine disrupting properties in the adult human testis in vitro. Hum Reprod 28(7):1890–1898.
[3] http://presse.inserm.fr/attention-a-la-prise-dibuprofene-pendant-la-grossesse/27524/

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Jouets pour enfants : attention aux « piles bouton »

Jouets pour enfants : attention aux « piles bouton »

Le 18 décembre 2017.

Sous le sapin cette année, les enfants recevront sans doute beaucoup de jeux et jouets électriques, alimentés par des petites « piles bouton ». L’occasion de rappeler aux parents qu’elles peuvent être très dangereuses pour la santé.

Plus d’un millier d’accidents liés aux piles bouton chaque année

Parmi les jouets que recevront les enfants à Noël cette année, de nombreux fonctionnent avec des piles. C’est l’occasion pour la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) d’alerter les parents sur un risque qu’ils ne soupçonnent pas : celui de l’ingestion, par leurs enfants, de petites piles, celles qu’on appelle les « piles bouton ».

Selon les chiffres avancés par la DGCCRF, « plus de 1 200 visites aux urgences sont liées à l’ingestion de piles bouton » chaque année en France. « Les accidents dus à des piles bouton en tant que corps étrangers touchent très majoritairement les 0-5 ans. Il s’agit d’accidents par ingestion (dans neuf cas sur dix), inhalation, projection de liquide ou introduction dans un orifice naturel. »

Attention aux hand-spinners lumineux

Il n’y a pas qu’à Noël que ce risque est important et la DGCCRF insiste sur l’importance de vérifier la sécurité des jouets des enfants, mais également des objets du quotidien, notamment ceux dont le cahier des charges n’est pas aussi rigoureux que ceux qui concernent des objets directement dédiés aux enfants, comme les montres, les télécommandes etc.

Et parmi tous les objets qui ne répondent pas aux exigences des normes en vigueur, l’autorité de protection des consommateurs alerte sur le cas des hand-spinner lumineux, qui sont fabriqués en masse et importés de l’étranger. Selon les résultats d’une récente étude qui a portée sur 107 jouets électriques, les piles étaient accessibles pour cinq d’entre eux, dont trois étaient des hand-spinners lumineux. Si ces derniers ont été retirés du marché, d’autres ont pu être commercialisés depuis.

Gaëlle Latour

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Automédication : attention certains médicaments sont dangereux !

Automédication : attention certains médicaments sont dangereux !

Le 14 novembre 2017.

Le magazine 60 millions de consommateurs a dévoilé mardi 14 novembre, dans un hors-série, une « liste noire » de médicaments que l’on peut se procurer sans ordonnance.

Méfiez-vous des médicaments contre le rhume

L’automédication est de plus en plus répandue. Si elle n’est pas un problème en soi, elle doit supposer tout de même de la part des patients une certaine responsabilité. Un médicament n’est pas un produit anodin, il faut donc savoir lesquels on peut acheter et lesquels il vaut mieux éviter. Pour nous aider à y voir clair, le magazine 60 millions de consommateurs a établi une liste noire des médicaments dangereux.

Les médicaments qu’il faut absolument éviter sont les « anti-rhume ». Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume notamment sont composés de vasoconstricteurs, pour déboucher le nez, d’un antihistaminique et de paracétamol ou d’ibuprofène, pour lutter contre le mal de tête. Or, selon 60 millions de consommateurs, un surdosage de ces produits peut entraîner des effets indésirables très graves, comme des accidents cardiovasculaires et neurologiques ou encore des vertiges.

60 % des médicaments contre la toux sont dangereux

On rappelle que le rhume est dû à un virus et donc qu’aucun médicament ne peut le guérir. Il faut juste prendre son mal en patience, laver son nez avec du sérum physiologique et prendre du paracétamol en cas de douleur trop violente à la tête. Les médicaments contre la toux doivent également être utilisés avec une grande prudence, selon 60 millions de consommateurs. 60 % d’entre eux seraient en effet à proscrire.

Selon ce dossier, qui a été réalisé sous le contrôle du professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien et membre de l’Académie de médecine, et Hélène Berthelot, pharmacienne, seuls 21 % des médicaments disponibles sans ordonnance sont « à privilégier ». Parmi eux on trouve Vicks Vaporub, l’Imodiumcaps, le Gaviscon menthe, le Forlax 10 G ou encore le Maalox sans sucre. Pour plus d’informations, courez acheter ce numéro très instructif !

Marine Rondot

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Contrôle du poids : sans attention consciente continue, la biologie prend le dessus

« Le contrôle du poids exige une implication consciente et continue. Dès que cet engagement conscient s’arrête, la biologie prend le dessus », expliquent les auteurs d’une analyse publiée dans la revue Perspectives on Psychological Science.

Et, la biologie comporte des mécanismes d’adaptation plus favorables à la prise de poids qu’à la perte.

L’apport et la dépense en calories n’expliquent pas le poids autant que les scientifiques le pensaient auparavant, écrivent les psychologues David Benton et Hayley A. Young de l’Université de Swansea (Pays de Galles).

Un calcul mathématique simple démontre la fausseté de cette idée : l’Américain moyen consomme 3 790 calories par jour, soit 1 590 de plus que l’apport recommandé pour un homme sédentaire, de sorte que si les calories expliquaient le poids à elles seules, l’Américain moyen prendrait près de 45 kg par an. La prise de poids moyenne depuis les années 1960 a été de 14 kg.

Un examen des recherches suggère une tendance du corps à ajuster le métabolisme et la consommation de nourriture en réponse à l’apport alimentaire.

Bien que ces processus compensatoires, issus de l’évolution, servent à prévenir une prise de poids rapide, leur effet est plus puissant lorsqu’il s’agit de défendre les graisses contre ce que le corps perçoit comme une sous-alimentation ou une pénurie.

Dans neuf études portant sur une « réduction d’énergie dissimulée », dans lesquelles les chercheurs ont remplacé des aliments par des aliments à faible teneur calorique sans que les participants le sachent pendant des périodes d’observation allant jusqu’à 24 jours, la majorité des études ont signalé une compensation énergétique de 100 % (bien qu’une étude ait rapporté une compensation de 16 % seulement).

C’est-à-dire que les participants ont remplacé à leur insu les calories manquantes pendant le reste de la journée.

« Les changements dans votre régime alimentaire ne réussiront que si vous continuez à être attentivement conscient de ce que vous mangez », explique Benton. « Quand vous ne comptez plus soigneusement les calories, les prédispositions biologiques pour reprendre le poids perdu prennent le dessus. »

Des études montrent que même si la consommation de calories est réduite, l’organisme modifie son métabolisme afin de maintenir son poids de référence (« settling point »), lequel dépend de l’alimentation et de l’activité physique à long terme de la personne.

Ces résultats suggèrent que si le corps est prêt à accepter de fixer un nouveau point de référence plus élevé comme protection contre une famine future, il est beaucoup moins susceptible de s’adapter à un point plus bas.

« Il ne fait aucun doute que les changements dans la disponibilité des aliments et l’augmentation de leur teneur en calories ont joué un rôle majeur dans l’épidémie d’obésité », écrivent les auteurs. « Malheureusement, bien que le niveau élevé d’apport calorique ait été une grande partie du problème initial, il ne s’ensuit pas que sa réduction est une partie majeure de la solution. »

Cela signifie, expliquent les chercheurs, que « même si compter les calories peut être une méthode fiable pour prévenir la prise de poids, cette méthode est moins utile comme seule stratégie pour les deux tiers des Américains qui sont déjà en surpoids ou obèses ».

Dans leur cas, une « transformation complète de l’alimentation axée sur les macronutriments, la densité énergétique et la charge glycémique de chaque repas peut s’avérer nécessaire. Des études suggèrent qu’une alimentation à faible densité énergétique et à satiété élevée, c’est-à-dire composée d’aliments à faible teneur calorique par gramme, riches en protéines, en fibres et en eau alors qu’ils sont faibles en gras et en sucre, peut empêcher la compensation énergétique de se produire. »

« Bien qu’avoir une alimentation soutenante peut aider à prévenir l’effet yoyo, il n’y a pas de solution simple », souligne Benton.

« Le gouvernement du Royaume-Uni a identifié un “labyrinthe” de 110 facteurs menant à l’obésité, dont la production industrielle des aliments, la consommation, l’activité physique et la psychologie sociale, ce qui rend les initiatives de santé publique qui vilipendent le sucre ou vantent les options à faible teneur en matières grasses trop simplistes », disent les auteurs. « De plus, dans la plupart des sociétés occidentales, un des principaux prédicteurs de l’obésité est la pauvreté, ce qui peut rendre difficile le maintien d’une alimentation saine face à des options moins chères, riches en graisses et à forte densité énergétique. »

« Les politiques de santé publique doivent tenir compte du fait que, même si les options hypocaloriques doivent être produites et rendues disponibles, le poids corporel n’est pas susceptible d’être soumis passivement aux interventions des gouvernements. Le contrôle du poids exige l’implication consciente et continue de l’individu » dit Benton. « Dès que cet engagement conscient s’arrête, la biologie prend le dessus. »

CALCUL de votre besoin en calories selon votre métabolisme de base et votre activité

Pour plus d’informations sur la perte de poids, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Association for Psychological Science, Perspectives on Psychological Science.
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Champignons : attention au risque d’intoxication

Champignons : attention au risque d’intoxication

Le 2 octobre 2017.

Les pluies du mois de septembre promettent une belle saison pour les amateurs de cueillette de champignons. Mais la prudence reste de mise.

181 cas d’intoxication ont été recensés

Vous raffolez des champignons ? C’est le moment ou jamais d’aller faire une belle balade en forêt mais avant de déguster votre cueillette, pensez à vous rendre en pharmacie pour vérifier si tous les champignons que vous avez choisis sont comestibles. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et la Direction générale de la santé (DGS), ces 2 dernières semaines, 181 cas d’intoxication ont été recensés.

« Ces intoxications résultent, dans la majorité des cas, d’une confusion avec des champignons comestibles, d’où l’importance de rester vigilant, que l’on soit connaisseur ou que l’on pratique la cueillette ponctuellement », notent les autorités de santé dans un communiqué commun. Un champignon mal conservé, dans un sac en plastique par exemple, ou consommé plus de 2 jours après la cueillette peut être dangereux.

Certains champignons vénéneux sont très dangereux

Certaines intoxications ne sont pas très graves, mais il faut rester prudent, car selon ce même communiqué, depuis le mois de juillet, 5 personnes ont souffert de complications rénales ou d’atteintes du foie nécessitant une greffe. Le moindre symptôme (diarrhées, vomissements, nausées, tremblements, vertiges, troubles de la vue…) qui surviendrait après la consommation de champignons doit donc être pris au sérieux.

En cas de troubles digestifs, appelez immédiatement le 15 ou le centre antipoison de votre région. Pour éviter tout risque d’intoxication, l’Anses et la DGS recommandent de ne ramasser que les champignons que l’on connaît, de séparer les champignons par espèce « pour éviter le mélange de morceaux de champignons vénéneux avec des champignons comestibles » et de bien se laver les mains après la cueillette. 

Marine Rondot

À lire aussi : Pourquoi il faut consommer des champignons sans modération

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Épilation intégrale : attention aux risques d’infection !

Épilation intégrale : attention aux risques d’infection !

Le 6 juillet 2017.

Les vacances approchent à grands pas. Il est donc temps de s’acheter un joli maillot de bain mais aussi de passer chez l’esthéticienne. Mais avant de vous faire épiler intégralement le maillot, prenez le temps de lire cet article.

L’épilation intégrale n’est pas forcément une bonne idée

De plus en plus de femmes sont tentées par l’épilation intégrale. Selon un sondage Ifop pour l’émission Quotidien, une Française sur cinq serait en effet adepte de l’épilation intégrale l’été. Les autres préfèrent rester plus sages et se tournent vers le maillot classique, le bikini ou encore l’incontournable ticket de métro. De très nombreuses femmes pensent en effet que l’épilation intégrale est plus esthétique mais aussi plus propre.

Pour ce qui est de l’esthétique, chacun pense bien ce qu’il veut ; en revanche, côté propreté, l’épilation intégrale n’est pas une bonne idée. Les poils pubiens ne sont pas là par hasard, ils permettent en effet de créer une barrière de protection contre les virus et les bactéries. Quand il n’y a plus de poils, les risques d’infections ou de mycoses sont donc beaucoup plus importants. Les infections urinaires seraient aussi plus fréquentes.

Risques de contracter une maladie sexuellement transmissible

Une étude, réalisée sur le sujet il y a quelques mois et publiée dans la revue Sexuality Transmitted Infections, révélait justement que les femmes qui avaient fait disparaître tous leurs poils pubiens avaient 2,6 fois plus de risques de contracter une maladie sexuellement transmissible (MST), notamment l’herpès, la syphilis, la chlamydia ou encore la blennoragie. De quoi en décourager plus d’une…

Mais ce n’est pas tout. Plus on s’épile fréquemment le maillot, plus on prend le risque d’abîmer sa peau et de souffrir de polis incarnés, qui peuvent finir par s’infecter. La peau du pubis est particulièrement fine et sensible, alors la soumettre à la violence d’une épilation régulière peut finir par créer des irritations et des brûlures dont on se passerait bien. Ce qui est certain, c’est que pour éviter tout risque d’infection, il faut avoir une hygiène intime irréprochable. 

Marine Rondot

À lire aussi : Épilation : quelle méthode choisir ?

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Coupe menstruelle : attention au risque de staphylocoque doré

Coupe menstruelle : attention au risque de staphylocoque doré

Le 5 juillet 2017.

Selon le Centre national de référence du staphylocoque des Hospices Civils de Lyon (HCL), les tampons hygiéniques seraient moins dangereux que la coupe menstruelle. Explications.

Les tampons ne sont pas responsables des chocs toxiques

Faut-il se méfier des tampons ? C’est la question que se posent des milliers de femmes depuis la publication de cas de chocs toxiques liés à des tampons hygiéniques. Ces chocs étaient dus à la présence de staphylocoque doré dans le vagin. Les chocs toxiques peuvent être lourds de conséquences, ils peuvent provoquer de fortes fièvres, des vomissements, des diarrhées mais aussi conduire à une amputation ou au décès.

Mais faut-il pour autant rendre les tampons responsables ? C’est à cette question qu’ont cherché à répondre des chercheurs de l’HCL. Pour cela, ils ont analysé près de 700 tampons usagés de différentes marques. Ils ont ainsi pu constater qu’aucun dispositif présent dans les tampons hygiéniques ne stimulait « la production de la toxine qui déclenche le choc toxique ». Ce choc serait plutôt dû à « un défaut d’information » sur l’utilisation du tampon.

Éviter de porter sa coupe menstruelle la nuit

Selon les chercheurs lyonnais, il faudrait en effet changer ses tampons tous les 4 à 6 heures et non pas tous les 8 heures, comme indiqué sur la notice. Il faudrait par ailleurs bien penser à avoir les mains propres avant de manipuler son tampon pour éviter toute infection supplémentaire. Ce qui est le plus étonnant, dans ces travaux, c’est que la coupe menstruelle favoriserait davantage la croissance du staphylocoque doré.

Mais comment l’expliquer ? Selon les auteurs de ces travaux, les coupes menstruelles permettent une arrivée d’air plus importante, et l’oxygène serait plus propice au développement de la bactérie. Comme pour les tampons, les chercheurs recommandent donc aux femmes de changer leur coupe menstruelle toutes les 4 à 6 heures et de ne pas la porter la nuit. Pour dormir, ils préconisent l’usage des serviettes hygiéniques, moins discrètes mais plus sûres.  

À lire aussi : Hygiène : la composition des tampons bientôt dévoilée

Marine Rondot

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Dîners tardifs : attention aux risques de diabète !

Dîners tardifs : attention aux risques de diabète !

Le 13 juin 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, aux États-Unis, dîner tard ferait grossir, mais serait aussi mauvais pour la santé.

Augmentation du risque de développer des maladies chroniques

On conseille aux personnes qui cherchent à perdre du poids de ne plus manger après 18 heures. Une recommandation qui pourrait être suivie par tous, puisque selon une étude menée par des chercheurs américains, manger tard le soir augmenterait le risque de développer des maladies chroniques comme le diabète. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont demandé à neuf adultes en bonne santé de manger à des heures spécifiques.

Les 8 premières semaines, les participants devaient manger trois repas par jour et deux collations entre 8h et 19h. Les 8 semaines suivantes, ils devaient prendre trois repas par jour et deux collations, mais à partir de 12h et jusqu’à 23h. Les chercheurs suivaient avec attention l’évolution du poids des participants, mais aussi leur taux d’insuline, de glycémie à jeun (taux de sucre dans le sang), de cholestérol et de triglycérides (lipides).

Changer ses habitudes pour préserver une bonne santé

Ils ont ainsi pu constater que les personnes qui dînaient tard avaient vu leur poids mais aussi leur taux d’insuline, leur taux de sucre dans le sang et leur cholestérol sensiblement augmenter. Des indices qui portent à croire que ces dîner tardifs pourraient être à l’origine de prise de poids, mais également de maladies cardiovasculaires et de diabète.

Ils ont aussi pu constater que l’hormone responsable du sentiment de satiété, la leptine, était davantage sécrétée quand on dînait tôt. « Changer ses habitudes n’est pas toujours facile, mais ces résultats suggèrent tout de même que manger en début de la journée peut aider à prévenir les effets chroniques néfastes pour la santé », a estimé le professeur Kelly Allison qui a participé aux travaux.

Marine Rondot

À lire aussi : 8 erreurs à ne pas commettre après un repas

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Eau gazeuse : attention à la prise de poids !

Eau gazeuse : attention à la prise de poids !

Le 17 mai 2017.

On n’imagine pas un seul instant que l’eau gazeuse puisse faire grossir. Pourtant, une étude menée par des chercheurs palestiniens vient de mettre en lumière que les boissons contenant du dioxyde de carbone stimulaient l’appétit.

En cas de régime, favorisez l’eau plate

Si vous souhaitez perdre du poids, nous vous conseillerons de boire beaucoup. Mais si vous deviez choisir entre de l’eau plate et de l’eau pétillante, on vous recommanderait l’eau plate. En effet, l’eau gazeuse stimulerait la prise de poids. C’est en tout cas ce que révèlent des chercheurs de l’université de Birzeit, en Cisjordanie, dans une étude publiée par la revue Obesity Research and Clinical Practice.

Selon ces travaux, les boissons contenant du dioxyde de carbone pourraient faire grossir. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs palestiniens ont observé le comportement de rats qui étaient soumis à différents régimes. Certains buvaient de l’eau du robinet, d’autres de l’eau minérale plate, d’autres encore des sodas gazeux et un dernier groupe, des sodas dégazéifiés.

Plus d’appétit et de graisse autour du foie

Au bout de 6 mois, les chercheurs ont pu constater que les rats qui avaient bu des boissons qui contenaient du dioxyde de carbone étaient 20 % plus gros que les autres. Pour comprendre ce phénomène, ils ont poussé plus loin leurs recherches et ont fini par comprendre que cette prise de poids était due à la production de ghréline, une hormone digestive qui stimule l’appétit.

Les sujets qui buvaient de l’eau pétillante présentaient des niveaux de ghréline 6 fois plus importants que ceux qui buvaient de l’eau plate. Ils étaient donc plus enclins à manger que ceux qui buvaient de l’eau plate. Autre constat intéressant : boire de l’eau gazeuse augmenterait la graisse autour de leur foie. Ces résultats devront cependant être confirmés, afin de savoir si l’eau pétillante peut être considérée comme un facteur d’obésité.  

Marine Rondot

À lire aussi : Boire de l’eau : pourquoi et combien ?

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Colliers d’ambre pour bébé : attention au risque de strangulation !

Colliers d’ambre pour bébé : attention au risque de strangulation !

Le 19 mai 2017.

Les colliers d’ambre sont vendus en pharmacie pour calmer les douleurs liées à la poussée dentaire des bébés. Cependant, les risques de strangulation et de suffocation existent.

La grande majorité des colliers considérée comme dangereuse

De nombreux parents se sont déjà tournés vers les colliers d’ambre pour calmer les douleurs des bébés au moment de la poussée dentaire. L’ambre est en effet utilisée pour soulager toutes sortes de douleurs depuis le Moyen-Âge. Mais sous forme de collier, elle peut s’avérer dangereuse pour les bébés. C’est en tout cas ce que rappelle un nouveau rapport de la Répression des fraudes (DGCCRF).

Cette autorité, chargée d’assurer la sécurité des consommateurs, a examiné de près un certain nombre de colliers commercialisés en France. « Sur 32 bracelets et colliers prélevés, 28 ont été considérés comme dangereux en raison d’un risque de strangulation ou de suffocation (87,5 % des échantillons) », ont noté les auteurs du rapport. Et d’ajouter : « 16 avertissements liés au non-respect de l’obligation générale de sécurité ont été adressés aux opérateurs ».

Mieux informer les consommateurs sur les risques encourus

Ce n’est pas la première fois que la dangerosité de ces colliers est mise en lumière. En 2011 déjà, la DGCCRF avait alerté sur le « risque non négligeable de strangulation ». « Les nouveaux contrôles ont montré la persistance des anomalies », se sont inquiétés les auteurs du rapport. Selon eux, les mesures de sécurité ainsi que l’obligation de signalement en cas de défaut des colliers sont peu connues par les fournisseurs ou les revendeurs.

Il faudrait donc renforcer les contrôles et exiger des commerçants qu’ils veillent à bien mettre en garde les parents contre les risques qu’ils encourent, en choisissant de faire porter ces colliers à leurs bébés. Et de suggérer de mettre en place des mesures pour renforcer l’avertissement auprès des consommateurs grâce à un étiquetage spécifique.

Marine Rondot

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