Archives par mot-clé : cannabis

Consommation de cannabis et évolution des troubles psychotiques

Il existe un lien entre une consommation soutenue de cannabis et l’évolution des troubles psychotiques, montrent deux études de chercheurs de l’Université de Montréal parues dans les revues Psychiatry Research et Psychological Medicine.

L’« usage du cannabis est plus dangereux qu’on pourrait le croire, particulièrement chez les gens dont une sensibilité à cette drogue se superpose à une susceptibilité génétique à la psychose ».

« Qu’est-ce que la psychose ? Touchant environ 3 % de la population, les troubles psychotiques, dont la schizophrénie, se manifestent par des délires (ex. : la personne a l’impression que les gens veulent le tuer) et des hallucinations (ex. : elle entend des voix). »

« 45 % des jeunes qui vivent un premier épisode psychotique présentent également un trouble lié à la consommation de cannabis. Plus on consomme tôt, plus la quantité et le taux de THC [tétrahydrocannabinol] sont élevés, plus le risque de développer une psychose est grand », explique Amal Abdel-Baki, psychiatre et auteure principale de la première étude.

Avec des collègues du CRCHUM et de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, elle a réalisé une première étude auprès de 212 hommes et femmes âgés de 18 à 30 ans qui souffraient de troubles psychotiques et d’un problème de dépendance aux drogues, dont le cannabis.

Les symptômes s’aggravaient et le fonctionnement social se détériorait chez les consommateurs de cannabis après la première année de suivi s’ils persistaient à consommer ; s’ils ne consommaient plus, leurs symptômes se résorbaient et leur fonctionnement social s’améliorait.

« Les jeunes qui cessent de consommer de la drogue dès le début du traitement évoluent aussi bien que ceux qui n’ont jamais eu de problème de consommation », précise la chercheuse.

« Il faut donc cibler les problèmes de toxicomanie lors du traitement de la psychose pour éviter que l’état de la personne empire, prévenir les visites au service des urgences et les hospitalisations », estime-t-elle. « Ce que notre étude démontre, c’est qu’il y a de l’espoir. Lorsque les gens arrêtent de consommer, il y a un effet positif sur l’évolution de la maladie. »

Selon la croyance populaire, la consommation de psychostimulants comme les amphétamines, la cocaïne et le crack serait très dangereuse contrairement au cannabis, perçu comme une drogue douce, souligne Mme Abdel-Baki. La deuxième étude de l’équipe du CRCHUM montre « que les accros des psychostimulants éprouvent davantage de difficultés au début de leur traitement que ceux qui consomment de l’alcool ou du cannabis. Ils fréquentent plus souvent les urgences, ont davantage de symptômes psychotiques et sont beaucoup moins autonomes », rapporte le communiqué de l’Université de Montréal.

En réponse à cet état, les cliniciens ont régulièrement recours à des moyens pharmacologiques plus puissants afin de favoriser l’assiduité au traitement, rapporte la chercheuse. « Ils vont par exemple donner des injections d’antipsychotiques à longue action, voire faire appel à la cour pour que le juge oblige les patients à suivre leur traitement. » Ainsi, même s’ils vont moins bien que les autres au départ, leur état de santé s’améliore entre la première et la deuxième année de suivi.

Par contre, ceux qui consomment du cannabis ne connaissent pas le même sort. Il y a peu de différences durant la première année de suivi entre eux et les patients qui ne consomment aucune substance psychotrope. Mais un écart se crée rapidement. Alors que ceux qui ne consomment plus vont mieux, l’état des consommateurs de cannabis qui persistent se gâte. « C’est le seul groupe chez qui on constate une détérioration ! Il ne faudrait donc pas penser que la consommation de cannabis est sans risque », conclut la chercheuse.

Les variétés puissantes de cannabis responsables du quart des cas de psychose

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Voyez également :

Psychomédia avec source : Université de Montréal.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Cannabis : quel délai avant de conduire ? (10 recommandations pour réduire les risques)

L’Initiative canadienne de recherche sur l’abus de substances (ICRAS) et le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) ont publié 10 recommandations destinées au public pour réduire les risques de l’usage du cannabis.

Ces recommandations sont publiées en trois versions : un article scientifique dans le numéro de juin de l’American Journal of Public Health, un dépliant destiné aux usagers de cannabis et un sommaire des données probantes à l’intention des professionnels de la santé.

« Les risques pour la santé sont divers, entre autres : problèmes de mémoire et de coordination physique, accidents automobiles et problèmes de santé mentale ou de dépendance au cannabis. »

« Le cannabis dont la puissance est élevée – c’est-à-dire à forte concentration de tétrahydrocannabinol (THC) – présente pour l’usager un risque plus élevé de méfaits », explique le dépliant. « Certains produits du cannabis ont une plus forte concentration de cannabidiol (CBD), lequel agit contre certains des effets néfastes du THC. Autrement dit, les produits à teneur élevée en CBD comportent moins de risques que les produits à teneur élevée en THC. »

Parmi les recommandations : ne pas prendre de cannabis avant de conduire un véhicule motorisé ou d’utiliser une autre machine ; attendre au moins six heures après en avoir pris, même plus longtemps au besoin. Prendre du cannabis et de l’alcool en même temps affaiblit encore davantage les facultés, une combinaison à éviter si l’on doit prendre le volant.

Le document recommande, si l’on choisit d’utiliser du cannabis, de prendre du cannabis naturel et d’éviter tout produit synthétique (« K2 », « Spice »…) qui peut « causer des problèmes de santé plus graves, voire la mort ».

Il recommande aussi d’utiliser un vaporisateur ou un aliment contenant du cannabis plutôt que de fumer du cannabis brûlé dans un joint afin d’éviter la toxicité pour les poumons. Il avertit de l’effet psychoactif retardé dans le cas d’aliments contenants du cannabis.

Dépliant sur le site du CAMH : Directives canadiennes d’usage de cannabis à faible risque

Critères diagnostiques du trouble d’utilisation du cannabis (DSM-5)

Pour plus d’informations sur le cannabis et la santé, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : CAMH.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Mortalité par surdoses d’opiacés et consommation de cannabis en Europe : les chiffres de l’OEDT

Dans son rapport annuel, publié le 6 juin, l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) alerte sur une augmentation des risques de santé liée aux substances psychoactives, en particulier les opiacés de synthèse, rapporte Le Monde.

En Europe (Union européenne, Norvège et Turquie), la mortalité par surdose est en hausse depuis trois ans, avec 8 441 décès en 2015, soit une hausse de 6 % par rapport à 7 950 décès en 2014.

Les pays les plus touchés sont l’Allemagne et le Royaume-Uni, qui se partagent 46 % des cas de surdose. Les pays du nord de l’Europe ont aussi des taux élevés : l’Estonie affiche par exemple 103 décès par million d’habitants, la Suède 100 décès par million et la Norvège 76 décès par million alors que la moyenne européenne est de 20,3 décès par million. En France, ce sont 7 décès par million d’habitants.

Ces résultats sont à prendre avec précaution, prévient l’OEDT, notamment en raison de sous-déclarations dans certains pays.

Les opiacés sont les drogues les plus meurtrières, étant responsables de 80 % des décès par surdose. Entre 2009 et 2015, 25 nouveaux opiacés de synthèse, dont 18 à base de fentanyls, ont été détectés.

Le cannabis reste de loin, la drogue la plus consommée : 26,3 % des Européens âgés entre 15 et 64 ans en ont déjà consommé. En France, 40,9 % des 15-64 ans en ont déjà consommé.

L’OEDT rappelle que les 28 Etats membres de l’Union européenne ont développé des réponses diverses à l’égard de la vente et de la consommation du cannabis, oscillant entre « des modèles restrictifs et la tolérance pour certaines formes d’usage personnel ».

En France, reprenant une promesse électorale d’Emmanuel Macron, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a indiqué que des contraventions pour réprimer l’usage de cannabis seraient mises en place « dans les 3-4 mois ». En instaurant une amende au lieu d’une éventuelle peine de prison et d’un passage devant un tribunal, un allégement de la procédure est visé, mais aussi une « dissuasion proportionnée, immédiate et efficace ».

En Europe, des « niveaux historiquement élevés » de teneur en principe actif ont été atteints ces dernières années, notamment en raison d’une « production domestique croissante » de cannabis.

Critères diagnostiques du trouble d’utilisation du cannabis (DSM-5)

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Le Monde.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Cannabis au volant : nouveaux tests et contrôle renforcé en France

En France, les contrôles de drogue au volant seront renforcés, rapporte Le Parisien. 23 % des décès sur les routes en 2015 impliquaient des conducteurs sous l’emprise de drogues. Conduire après avoir pris de la drogue est un délit passible de deux ans de prison.

Dans les prochaines semaines, de nouveaux kits de tests salivaires permettront de détecter en quelques minutes si un conducteur a consommé du cannabis, de la cocaïne, des opiacés, de l’ecstasy ou des amphétamines.

A l’heure actuelle, un peu plus de 100 000 contrôles de stupéfiants sont effectués chaque année contre plus de 11 millions de contrôles d’alcoolémie. Le dépistage de la drogue est fait systématiquement lorsque le test d’alcoolémie est positif, a indiqué un policier au Parisien. Le risque d’accident mortel est multiplié par 15 lorsque le cannabis et alcool sont combinés.

Tout refus de se soumettre au test est équivalent à un test positif et tous les usagers de la route sont concernés, y compris les cyclistes et les personnes qui accompagnent un élève conducteur en conduite accompagnée.

Jusqu’à présent, en cas de test positif à la drogue, le conducteur était transporté auprès d’un médecin pour effectuer un prélèvement sanguin afin de confirmer le test salivaire. Il suffira désormais au policier, lors du contrôle, d’effectuer sur place un second test salivaire de confirmation. « Cela permettra de multiplier les contrôles », estime la sécurité routière.

En cas d’accident mortel, le dépistage de drogue est obligatoire. Mais des dépistages inopinés peuvent être menés à n’importe quel moment, même quand le véhicule est à l’arrêt, moteur coupé. Enfin, un conducteur peut être contrôlé positif plusieurs heures après la prise de stupéfiants (plusieurs jours s’il s’agit d’amphétamines).

Une nouvelle campagne télévisée de la sécurité routière rappellera la loi et les dangers encourus dans les semaines à venir.

Des tests salivaires pour détecter le cannabis évalués sur la route au Canada

Pour des informations sur l’utilisation du cannabis, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Le Parisien.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Critères diagnostiques du trouble d’utilisation du cannabis (DSM-5)

Voici les critères diagnostiques du DSM-5 (1) pour le trouble d’utilisation du cannabis et de substances apparentées incluant le hashish et les composés cannabinoïdes synthétiques.

Le DSM-5, la 5e édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, combine les anciens diagnostics d’abus de substance et de dépendance à une substance du DSM-IV en un seul nouveau trouble d’utilisation d’une substance.

Critères diagnostiques du trouble d’utilisation du cannabis :

  1. Mode problématique d’utilisation du cannabis conduisant à une altération du fonctionnement ou à une souffrance qui sont cliniquement significatives, comme en témoignent au moins 2 des éléments suivants survenant dans une période de 12 mois :

    1. Le cannabis est souvent pris en quantité plus importante ou pendant une période plus longue que prévu.

    2. Il y a un désir persistant de diminuer ou de contrôler l’utilisation du cannabis ou des efforts infructueux pour diminuer ou contrôler l’utilisation.

    3. Beaucoup de temps est consacré à des activités nécessaires pour obtenir du cannabis, utiliser le cannabis et récupérer de ses effets.

    4. Forte envie, désir ou besoin de consommer du cannabis.

    5. L’usage du cannabis a pour conséquence des manquements récurrents à des obligations majeures, au travail, à l’école ou à la maison.

    6. Poursuite de l’utilisation du cannabis malgré des problèmes sociaux ou interpersonnels, persistants ou récurrents, causés ou exacerbés par les effets du cannabis.

    7. Des activités sociales, professionnelles ou de loisirs importantes sont abandonnées ou réduites à cause de l’usage du cannabis.

    8. Usage récurrent du cannabis dans des situations où c’est physiquement dangereux.

    9. L’usage du cannabis est poursuivi bien que la personne soit consciente d’avoir un problème physique ou psychologique persistant ou récurrent qui est susceptible d’avoir été causé ou exacerbé par le cannabis.

    10. Tolérance, telle que définie par l’un des éléments suivants :

      1. Besoin de quantités notablement plus grandes de cannabis pour obtenir une intoxication ou l’effet souhaité.
      2. Effet notablement diminué avec l’utilisation continue de la même quantité de cannabis.
    11. Sevrage, tel que manifesté par un des éléments suivants :

      1. Le syndrome de sevrage caractéristique du cannabis.
      2. Le cannabis (ou une substance proche) est pris pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage.

Niveaux de sévérité :

  • Léger : présence de 2-3 symptômes.
  • Modéré : présence de 4-5 symptômes.
  • Sévère : présence de 6 symptômes ou plus.

Sevrage du cannabis : symptômes et critères diagnostiques du DSM-5

Pour plus d’informations sur l’utilisation du cannabis, voyez les liens plus bas.

(1) DSM-5, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (« Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders »), publié par l’American Psychiatric Association en 2013.

Psychomédia avec source : DSM-5.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Légalisation du cannabis : l’association des psychiatres alerte sur les risques pour la santé mentale des jeunes (Canada)

À l’occasion du dépôt par le gouvernement fédéral canadien du projet de loi C-45 légalisant le cannabis au plus tard le 1er juillet 2018, l’

 ».

« Des données scientifiques fiables montrent que la consommation précoce et régulière de cannabis est susceptible d’avoir une incidence sur la cognition, comme la mémoire, l’attention, l’intelligence et la capacité de traiter des pensées et des expériences », explique le président de l’APC, le Dr Renuka Prasad.

« Elle peut aussi accroître le risque de développer un trouble psychotique primaire ainsi que d’autres problèmes de santé mentale, comme la dépression chez les personnes déjà vulnérables à ces maladies.

La recherche révèle que le cerveau humain continue de se développer jusqu’à l’âge de 25 ans environ ; c’est pourquoi les psychiatres craignent que la consommation régulière de cannabis avant cet âge ait une influence négative sur le processus de maturation normal du cerveau. »

Pour cette raison, l’APC (…) recommande que la consommation de cannabis avant l’âge de 21 ans soit illégale et que la législation prévoit des restrictions quant à la quantité et à la teneur en THC permises avant l’âge de 25 ans.

« Le cannabis à forte teneur en tétrahydrocannabinol (THC) peut entraîner une détérioration cognitive importante ou des problèmes de santé mentale graves, y compris l’aggravation du trouble panique et d’autres troubles anxieux, affirme le Dr Phil Tibbo, l’auteur principal de la déclaration de principes et membre du comité de recherche de l’APC. Il est aussi le chef du Programme de détection précoce de la psychose de la Nouvelle-Écosse ».

Selon l’APC, la législation doit tenir compte du besoin de sensibiliser les jeunes et les jeunes adultes sur les effets que la consommation précoce de cannabis peut avoir sur le développement du cerveau.

« La déclaration de principes a reçu l’appui de l’Académie canadienne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, l’Académie canadienne de psychiatrie gériatrique, l’Académie canadienne de psychiatrie et l’Académie canadienne de médecine psychosomatique. »

Détails sur les « données probantes » et les recommandations dans la déclaration de principes de l’APC : « Les répercussions de la légalisation du cannabis sur les jeunes et les jeunes adultes ».

Sevrage du cannabis : symptômes et critères diagnostiques du DSM-5

Pour plus d’informations sur le cannabis et la santé mentale, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : APC.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Le cannabis est-il dangereux pour la santé ?

La dépénalisation du cannabis, proposée par certains candidats à la présidence de la République, pose un certain nombre de questions. La première concerne les dangers potentiels pour la santé.

Le cannabis, 20 fois plus dangereux pour la santé que le tabac

Est-ce dangereux de fumer du cannabis ? De nombreuses études ont tenté de répondre à cette question et force est de constater que les effets néfastes semblent être plus importants que les effets bénéfiques. Selon un rapport de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), le cannabis est le produit psychoactif le plus consommé chez les jeunes en France.

Il est donc impératif de savoir quels sont les impacts d’une telle consommation sur la santé des jeunes. Il faut tout d’abord savoir que fumer un joint équivaut à fumer entre 2,5 et 5 cigarettes de suite. Et selon une étude néo-zélandaise publiée par le Journal Européen de Pneumologie (ERJ), le cannabis serait 20 fois plus dangereux pour la santé que le tabac, fumé à dose égale, car la fumée du cannabis est deux fois plus concentrée en agents cancérigènes que celle du tabac.

Le cerveau mal irrigué

Fumer du cannabis augmente significativement le risque de développer un cancer du poumon ou encore des bronchites chroniques. Par ailleurs, les effets neurologiques de la marijuana sont nombreux et peuvent être irréversibles. Une baisse de plus de 10 % de l’irrigation sanguine du cerveau a été constatée chez les gros fumeurs de cannabis, selon une vaste étude menée par des chercheurs californiens.

Parmi les régions concernées par cette baisse d’irrigation, l’hippocampe, qui joue un rôle dans l’apprentissage, l’attention et la mémoire. D’autres études ont prouvé qu’une consommation importante de cannabis entraînait une réduction de la matière grise du cerveau. En revanche, aucune étude n’a clairement démontré les effets bénéfiques, voire thérapeutiques, du cannabis pour soulager certaines maladies.

 

Cannabis pour le traitement de la fibromyalgie : une étude financée par la Société canadienne de l’arthrite

La Société canadienne de l’arthrite vient d’accorder une subvention de recherche pour l’étude du cannabis médical pour le traitement de la fibromyalgie.

Mark Ware de l’Université McGill (Montréal) mènera un essai pour évaluer l’efficacité de cannabinoïdes oraux (à distinguer du cannabis inhalé).

De nombreuses personnes atteintes de fibromyalgie rapportent que le cannabis a des effets positifs sur leur douleur et la gestion de leurs symptômes, mais cela n’a pas encore été confirmé dans des essais cliniques à grande échelle, indique la Société de l’arthrite.

« Les opioïdes et les AINS utilisés pour la prise en charge de la douleur sont souvent inefficaces pour traiter la douleur de la fibromyalgie, ou peuvent avoir des effets secondaires importants – surtout lorsqu’ils sont utilisés pendant des périodes prolongées », souligne le chercheur.

Voyez les liens plus bas pour plus d’informations sur le cannabis contre la douleur et le traitement de la fibromyalgie.

Psychomédia avec source : Société canadienne de l’arthrite.
Tous droits réservés

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Les intoxications au cannabis chez les enfants en augmentation (France)

En octobre 2015, l’agence française du médicament (ANSM) a alerté sur une hausse des signalements d’intoxications d’enfants au cannabis.

Afin de mieux évaluer le phénomène, une étude, publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de Santé publique France, décrit les admissions liées au cannabis dans les services d’urgence de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) à partir des résumés de passages aux urgences fournis par 15 services d’urgence sur la période 2009-2014.

Sur près de 3 millions de passages, 1 182 correspondaient à une intoxication au cannabis, soit 4,1/10 000 passages. La proportion était maximale chez les 15 à 18 ans (20,4/10 000).

Parmi les patients admis pour intoxication au cannabis, 4,1 % (49) avaient moins de 8 ans, dont 81,7 % (40) avaient moins de 2 ans. Chez les moins de 8 ans, les trois quarts (75,5 %) ont dû être hospitalisés comparativement à 12,7 % après 8 ans. Avant 8 ans, les admissions sont le fait d’ingestions accidentelles.

Entre les périodes 2009-2010 et 2013-2014, une augmentation de la proportion est constatée dans tous les groupes d’âge sauf les plus de 55 ans. Elle est plus marquée chez les moins de 8 ans et les 8 à 15 ans.

Les intoxications au cannabis se présentent principalement sous la forme de troubles de la vigilance.

« Devant l’augmentation des admissions pour intoxications au cannabis chez le nourrisson, une information aux urgentistes et pédiatres devrait être réalisée afin d’optimiser le repérage de ces intoxications, dont la présentation trompeuse donne souvent lieu à des explorations invasives (ponctions lombaires) ou irradiantes (scanner cérébral) évitables. L’utilisation de bandelette de dépistage du cannabis devrait également être discutée. »

Psychomédia avec source : BEH.
Tous droits réservés

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia

Évolution de la consommation de cannabis au Canada

La consommation de cannabis a augmenté au Canada entre 2013 et 2015, selon des chiffres de Santé Canada. La consommation au cours des 12 derniers mois était de 12 % (3,6 millions) en 2015 comparativement 11 % (3,1 millions) en 2013.

Elle était plus élevée chez les hommes (15 %, 2,2 millions) que chez les femmes (10 %, 1,4 million). L’augmentation est plus importante chez les femmes que chez les hommes, passant de 7 % en 2013 à 10 % en 2015 comparativement à 14 % à 15 %.

L’âge médian du début de la consommation était de 17 ans chez les hommes et les femmes, le même âge qu’en 2013.

La consommation était plus élevée chez les jeunes de 15 à 19 ans (21 %, 426 000) et les jeunes adultes de 20 à 24 ans (30 %, 715 000) que chez les adultes de 25 ans et plus (10 %, 2,5 millions) chez qui elle est passée de 8 % en 2013 à 10 % en 2015. Chez les plus jeunes, elle est restée inchangée par rapport à 2013.

Parmi les consommateurs au cours des 12 derniers mois, 24 % (835 000) ont rapporté consommer à des fins médicales.

La majorité (72 %, 2,6 millions) des consommateurs au cours des 12 derniers mois a rapporté avoir consommé au cours des trois derniers mois, et un tiers a déclaré consommer chaque jour ou presque (33 %, 839 000).

Psychomédia avec source : Santé Canada.
Tous droits réservés

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia