Archives par mot-clé : coeur

1ère mondiale : des cellules souches pour réparer le coeur

Un espoir pour les insuffisants cardiaques. Le 21 octobre 2014, le Professeur Philippe Menasché et son équipe du service de chirurgie cardio-vasculaire de l’hôpital européen Georges Pompidou, AP-HP ont pratiqué une greffe de cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines*, selon un procédé développé par le Département de Biothérapies Cellulaires et Tissulaires de l’hôpital Saint-Louis, dirigé par le Pr Jérôme Larghero et grâce aux recherches menées par ce groupe au sein de l’Inserm. L’opération, couplée à un pontage coronaire* a été pratiquée chez une femme de 68 ans atteinte d’insuffisance cardiaque sévère. Dix semaines après l’intervention, la patiente se porte bien, son état s’est nettement amélioré, sans qu’aucune complication n’ait été observée. Cette avancée prometteuse a été présentée ce vendredi 16 janvier 2015 aux 25èmes Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie. .

La greffe a été réalisée dans le cadre d’un essai clinique promu par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris et grâce au travail d’équipes de l’AP-HP, de l’Inserm et des universités Paris-Descartes et Paris-Diderot. Les cellules cardiaques ont été préparées selon une technique mise au point par le Département de Biothérapies Cellulaires et Tissulaires de l’hôpital Saint-Louis. Le laboratoire de cytogénétique de l’hôpital Antoine Béclère et l’Agence Générale des Equipements et Produits de Santé, AGEPS de l’AP-HP ont également contribué à la préparation de cet essai de phase I, qui doit permettre de vérifier la sécurité et la faisabilité de la procédure.

Depuis 20 ans, le Professeur Menasché, aujourd’hui co-directeur d’une équipe Inserm au sein du PARCC (Paris-Centre de recherche Cardiovasculaire) et ses collaborateurs sont impliqués dans la thérapie cellulaire* de l’insuffisance cardiaque.
L’équipe a d’abord testé en laboratoire l’implantation de cellules souches de muscle squelettique dans des zones nécrosées du cœur. Le 15 Juin 2000, ces cellules ont été pour la première fois au monde greffées dans le cœur d’un patient insuffisant cardiaque. A la suite d’une première série de ces greffes, toujours couplées à des pontages coronaires, l’équipe a coordonné un essai multicentrique européen, randomisé et contre placebo dont les résultats n’ont toutefois pas permis d’établir un bénéfice significatif de ces cellules sur la fonction contractile du cœur des patients.

L’une des conclusions tirées de cet essai a été que pour être pleinement efficaces, les cellules greffées devaient ressembler autant que possible à celles du tissu à réparer, en l’occurrence le tissu cardiaque. Il a alors été décidé d’explorer la piste des cellules souches embryonnaires.
Issues d’embryons conçus dans le cadre d’une fécondation in vitro, ces cellules ont en effet la propriété d’être pluripotentes, c’est-à-dire qu’elles peuvent donner naissance à tous les types cellulaires de l’organisme, y compris naturellement les cellules cardiaques, dès lors qu’elles reçoivent les signaux appropriés pendant une période de culture au laboratoire.

En 2007, l’équipe alors composée entre autres, de Michel Pucéat, Directeur de Recherche Inserm et Philippe Menasché, montrait que des cellules souches embryonnaires humaines pouvaient se différencier en cellules cardiaques après leur implantation dans des cœurs défaillants de rats.
Depuis, de multiples expérimentations ont été conduites dans diverses espèces animales pour valider l’efficacité de ces cellules et optimiser les conditions permettant d’en garantir la sécurité maximale. Au terme de cette étape, une banque de cellules souches embryonnaires pluripotentes a été constituée dans des conditions satisfaisant à toutes les contraintes réglementaires qui s’appliquent aux produits biologiques à usage humain.
Puis, le Département de Biothérapies Cellulaires et Tissulaires de l’hôpital Saint-Louis toujours en lien avec des équipes Inserm a développé et testé les procédures de « spécialisation » de ces cellules pour en faire de « jeunes » cellules cardiaques.
La mise au point a ensuite porté sur la purification des cellules ainsi orientées afin de s’assurer que le produit final est expurgé de cellules qui auraient pu rester pluripotentes et seraient donc potentiellement tumorigènes.

L’expérience initiale avec les cellules souches musculaires ayant aussi montré les limites de l’administration des cellules sous forme d’injections multiples, leur transfert est désormais effectué sous forme d’un patch au sein duquel les cellules sont incorporées. Ce patch est alors déposé sur la zone de l’infarctus. A cette fin, après l’étape de purification, les cellules cardiaques sont incluses dans un gel circulaire de fibrine qui est appliqué, au cours de l’intervention chirurgicale, sur la région nécrosée et dont l’ancrage au tissu cardiaque est simplement assuré par quelques sutures.

« Ce type d’opération s’adresse aux insuffisants cardiaques graves qui ne répondent pas aux traitements médicamenteux habituels mais ne sont pas au stade d’un remplacement complet du cœur. Il s’agit d’une avancée prometteuse, dont nous espérons qu’elle enrichira l’arsenal thérapeutique aujourd’hui disponible pour traiter l’insuffisance cardiaque » explique le Pr Menasché. « Nous poursuivons l’essai clinique, qui nous autorise encore à pratiquer quatre autres greffes. D’ores et déjà, il semblerait que les bénéfices des cellules sont principalement liés aux substances qu’elles sécrètent. L’administration directe de ces substances, sans passer par une greffe des cellules productrices, est une piste à explorer ».

* Glossaire

Thérapie cellulaire : elle désigne les greffes de cellules visant à restaurer les fonctions d’un tissu ou d’un organe lorsqu’elles sont altérées par un accident, une pathologie ou le vieillissement. Ces thérapies ont bénéficié des avancées scientifiques récentes sur les cellules souches et nourrissent chez des millions de patients l’espoir d’une médecine régénérative.

Cellules souches embryonnaires ou pluripotentes : elles peuvent se répliquer indéfiniment (autorenouvellement), proliférer en culture et se différencier en plus de 200 types de cellules. Au cours du développement, elles ont vocation à former tous les tissus de l’organisme.

Pontage coronaire : technique qui permet de rediriger la circulation du sang vers le muscle cardiaque, en utilisant un greffon (provenant de la veine saphène, d’une artère du thorax…).L’une des extrémités du greffon est raccordée à l’aorte, la grande artère qui alimente les artères coronaires ; l’autre extrémité est raccordée à un endroit de l’artère coronaire, situé juste après le site d’obstruction. Ceci crée un détour permettant au sang chargé en oxygène de circuler vers le cœur.

Communiqué de presse de l’AP-HP
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Des cellules souches greffées sur un cœur d’une femme, une avancée française

Elle va bien, deux mois et demi après l’opération : « Tout se passe bien, je suis calme ». Une patiente de 68 ans qui souffrait d’une altération de sa fonction cardiaque a subi une greffe de cellules cardiaques, dérivées de cellules souches embryonnaires, a été réalisée le 21 octobre 2014 par le professeur Philippe Menasché et son équipe du service de chirurgie cardiovasculaire de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris. Les médecins français parlent d’un essai novateur, une importante avancée médicale. .

Les jeunes cellules cardiaques obtenues à partir des cellules souches embryonnaires en laboratoire ont posées sous forme de patch sur la zone malade du cœur de la patiente. Un « tri » a été auparavant effectué en laboratoire pour développer un concentré de jeunes cellules cardiaques, en écartant les cellules restées au stade embryonnaire qui comportent un risque de tumeur.

Les cellules souches embryonnaires dites « pluripotentes », représente un fort potentiel thérapeutique car elles sont capables de fabriquer toutes sortes de tissus (cardiaques, musculaires, etc.). Il y a un an, un patient de 77 ans, « en bout de course », intransplantable et « très demandeur », avait également été traité, mais n’a pas survécu en raison de son mauvais état général et de multiples pathologies, sans que le patch ne soit en cause

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Les optimistes ont un cœur en meilleure forme

Photo :Peter van der Sluijs (CC 3.0)

Photo :Peter van der Sluijs (CC 3.0)

Bien qu’il soit prématuré d’affirmer que les personnes les plus optimistes sont en meilleure santé et peuvent vivre plus longtemps que les autres, une étude nous apprend aujourd’hui que ces personnes ont bien plus plus de chances d’avoir un cœur en bonne santé.

Cette étude a été menée par des chercheurs américains auprès des 5100 personnes âgées de 45 à 84 ans et issus de diverses communautés. L’objectif étant d’établie un lien éventuel entre optimisme et santé cardiaque.

Ont ainsi été mesurés différents éléments de la santé cardiaque (tension artérielle, cholestérol, alimentation, pratique sportive…) ainsi que le niveau d’optimisme de chacun des participants.

Au terme de l’étude les chercheurs en sont arrivés à la conclusion que les personnes les plus optimistes – qui sont aussi celles qui font le plus de sport et fument le moins – avait deux fois plus de chance d’avoir une santé cardiovasculaire idéale para rapport aux personnes les plus pessimistes.


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VIDEO. Guinée : au coeur d’Ebola

En Guinée forestière est apparu, il y a dix mois, le premier cas d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Depuis le mois d’août, le nombre de malades qui arrive au centre Médecins sans frontières (MSF) de Macenta, au sud-est de la Guinée, augmente inexorablement. Les locaux sont d’ailleurs devenus trop petits : les 30 lits sont désormais insuffisants. Et surtout on ne soigne pas les cas détectés.

Le centre de Guéckédou, où les malades d’Ebola sont pour l’instant traités, est le plus grand géré par MSF en Guinée. Il compte 110 lits et accueille tous les patients de la zone forestière. Certains arrivent même du Libéria voisin, où l’épidémie sévit également. Faute de traitement contre le virus, seuls les symptômes sont soignés. A savoir la fièvre, la douleur, les vomissements et les diarrhées. Les équipes médicales « se concentrent sur tous les éléments (qui) aident la personne à construire son immunité« .

Quand ils ont repris des forces, les patients peuvent renouer avec leur famille et évoquer leur victoire sur la maladie. Car malgré le dévouement des équipes médicales au centre de Guéckédou, 60 à 70% des malades d’Ebola décèdent.

Une nouvelle structure de traitement devrait voir le jour dans la localité de Macenta. A la mi-novembre, MSF doit livrer clé en main un centre de 50 lits qui sera géré par la Croix Rouge française.

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Le Coup de Cœur de Lily

Le Coup de Cœur de Lily

Un Coup de Cœur de Lily c’est quoi ?

Toutes les semaines, du vendredi au dimanche minuit inclus, la mascotte de Beauté Addict Lily Jane vous propose de découvrir un produit cosmétique, du make up ou du parfum et de vous le faire gagner !

Les lundis matins seront alors synonymes de joie, bonheur et félicité pour les petits chanceux ainsi élus !

Une règle du jeu très simple !
Trouvez les 3 pastilles pastilles cachées sur les pages du site, cliquez dessus et le tour est joué !

Comment valider votre participation ?
Chaque fois que vous trouverez une pastille, cliquez dessus et elle s’additionnera automatiquement aux précédentes que vous aurez découvertes. Lorsque vous aurez cumulé les 3, un message apparaîtra. Vous pourrez alors valider votre participation en vous connectant, ou pour les nouveaux venus, en créant votre compte Beauté Addict.

Ensuite, patientez jusqu’à lundi matin pour connaître le ou la gagnante de cette partie de cache-cache.

Des indices pour vous aider !
Rendez-vous dès vendredi sur le blog de Lily Jane, Candy Beauté Addict, pour découvrir les indices qui vous aideront dans votre quête.

Bonne chance à tous !


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Un deuxième coeur artificiel Carmat implanté en France

Cette bioprothèse de haute technologie a été implantée sur un patient au centre hospitalier universitaire de Nantes il y a quelques semaines.

Un deuxième coeur artificiel Carmat, une bioprothèse de haute technologie, a été implanté sur un patient au centre hospitalier universitaire de Nantes il y a quelques semaines, huit mois après une première implantation réalisée à Paris, rapportent jeudi des médias.

« Tout se serait très bien passé, mais on ne sait rien du patient », relève Libération sur son site internet qui, comme France Inter, fait état de cette nouvelle intervention faite « dans la plus grande discrétion ». Interrogé par l’AFP, le CHU de Nantes s’est refusé à tout commentaire, renvoyant sur le fabricant et concepteur du coeur, la société française Carmat. « Il n’y aura aucune déclaration de Carmat », a pour sa part indiqué une porte-parole de l’entreprise à l’AFP.

D’après Libération, cette opération a été menée par l’équipe du Pr Daniel Duveau. Ce dernier était l’un des chirurgiens seniors présents, avec le professeur Christian Latrémouille, lors de la première implantation d’un coeur artificiel Carmat à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris le 18 décembre 2013, ajoute le quotidien.

Reprise des essais

Le premier malade, âgé de 76 ans, Claude Dany, souffrait d’une grave insuffisance cardiaque. Il est mort 75 jours après la pose de la bioprothèse. Une défaillance technique de l’appareil avait alors été évoquée pour expliquer ce décès. Après sa mort le 2 mars, la société Carmat avait précisé qu’elle maintenait son programme d’essais comprenant quatre patients « au pronostic vital engagé à brève échéance ». Elle avait ensuite annoncé le 16 juillet avoir été autorisée à reprendre les essais de son coeur artificiel.

Le comité de protection des personnes, le comité de sécurité ainsi que les autorités réglementaires ont émis un avis favorable à la reprise du recrutement des trois (…)

Lire la suite sur LePoint.fr800 000 personnes se suicident chaque année dans le monde
Ebola : cellule de crise à l’OMS
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Coeur Carmat : vers une reprise des essais cliniques ?

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La société Carmat, à l’origine de la conception du premier coeur artificiel, veut reprendre ses travaux, qui ont été interrompu temporairement après le décès d’un des patients implantés. Le Professeur Alain Carpentier a indiqué au “Quotidien du médecin” qu’il allait demander une autorisation pour reprendre le protocole d’implantation en France.

Il y a six mois, le premier patient à avoir bénéficié du coeur artificiel Carmat est implanté chez Claude Dany qui meurt finalement 75 jours plus tard, le deux mars dernier. Les travaux sont suspendu temporairement suite à ce décès. Le professeur Alain Carpentier, inventeur de ce coeur, veut reprendre les essais et a donc déposé au nom de sa société une demande d’autorisation pour reprendre le protocole d’implantation auprès de l’ANSM et du Comité de protection des personnes.

L’essai clinique devait en effet porter sur quatre patients, dont trois sont toujours en attente de recevoir ce coeur artificiel. Si la reprise des essais était acceptée les conclusions seraient communiquées dans le respect des règlementations en vigueur.

Aucun calendrier n’a été pour le moment fournit par la société Carmat qui n’a pas non plus pu fournir de détails concernant l’arrêt du coeur artificiel car les investigations cliniques sont en cours pour déterminer les causes de ce problème. Cet essai n’est pas un échec du point de vue des scientifiques puisqu’il a permis à un patient de vivre 45 jours de plus avec cette prothèse (alors que le critère de survie est à 30 jours).

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Cœur artificiel Carmat : bientôt de nouveaux essais

La société Carmat demande une autorisation pour reprendre ses essais cliniques d’implantation de son cœur artificiel selon Le Quotidien du Médecin.

Le Pr Alain Carpentier, concepteur du cœur bioprothétique et cofondateur de la société Carmat a déclaré au Quotidien du Médecin dans une interview qu’ «une demande d’autorisation va être faite pour reprendre les essais cliniques sur le cœur artificiel et que les conclusions ne devraient être rendues publiques qu’à l’issue des 4 essais ».

Le premier patient implanté est décédé le 2 mars dernier 75 jours après sa greffe du cœur. Pour ce premier essai, les chercheurs s’étaient fixés une période de 30 jours avant de pouvoir affirmer qu’il était concluant. Cap largement franchi mais le cœur artificiel du patient s’est brusquement arrêté, le 75e jour.

« La première implantation étant probante, la société Carmat, en tant que promoteur de l’étude clinique, va en effet demander une autorisation de reprise des inclusions auprès de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament l’ANSM et du comité de protection des personnes (CPP) qui s’exprime sur les aspects éthiques des expérimentations)» a affirmé au Quotidien du médecin le professeur Carpentier.

Pour autant, le professeur ne donne pas de dates ni d’explication sur les causes du décès du premier malade transplanté. « L’essai clinique porte sur quatre patients. Les conclusions de cet essai seront communiquées dans le respect des réglementations en vigueur. Il est très inhabituel de communiquer les résultats d’un essai patient par patient ».

Un espoir pour les malades

Le cœur artificiel de la société Carmat est un véritable espoir pour les patients qui souffrent d’insuffisance cardiaque. En effet, ce trouble cardiovasculaire met le cœur dans l’incapacité de se contracter suffisamment pour envoyer le volume de sang suffisant pour alimenter tout l’organisme. Les personnes qui en souffrent sont constamment essoufflées, fatiguées et doivent parfois être hospitalisées. En France, chaque année l’insuffisance cardiaque est responsable de plus de 32 000 décès.

Ce (…) Lire la suite sur Topsanté

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Cœur Carmat : Décès du malade ayant bénéficié de la 1ère implantation

«Soixante quinze jours après l’implantation du premier cœur artificiel bioprothétique CARMAT chez un homme de 76 ans souffrant d’une insuffisance cardiaque terminale, le malade est décédé le 2 mars 2014. » C’est en ces termes que l’Hôpital européen Georges-Pompidou (AP-HP) a annoncé le décès du premier patient porteur d’un cœur artificiel autonome conçu par la société française Carmat.

Dans un communiqué diffusé le 3 mars au soir, l’établissement rend hommage au malade et à son engagement dans cet essai clinique, soulignant « la haute figure du malade (…), qui, pleinement conscient de l’enjeu, a, par sa confiance, son courage et sa volonté, apporté une contribution mémorable aux efforts engagés par les médecins pour lutter contre une maladie en pleine évolution.» Il salue également « L’importance enfin du soutien apporté par la famille ».

Les causes du décès ne pourront être connues qu’après l’analyse approfondie des nombreuses données médicales et techniques enregistrées. D’ores et déjà, les médecins directement impliqués dans les soins postopératoires désirent souligner l’importance des premiers enseignements qu’ils ont pu tirer de ce premier essai clinique, concernant la sélection du malade, le suivi postopératoire, le traitement et la prévention des difficultés rencontrées. L’importance aussi des soins délivrés avec dévouement et compétence par les personnels paramédicaux.

Dans une dépêche diffusée le soir même, l’AFP rapporte que   « La ministre de la Santé Marisol Touraine a immédiatement réagi en transmettant ses condoléances à la famille du patient et en apportant son soutien « aux équipes qui luttent sans relâche pour faire avancer la médecine ».

L’intervention d’une dizaine d’heures avait été réalisée le 18 décembre 2013 par les professeurs Christian Latrémouille (AP-HP) et Daniel Duveau (CHU de Nantes) dans le service de chirurgie cardiovasculaire du Pr Jean-Noël Fabiani, sous la direction du Pr Alain Carpentier, concepteur du projet.

Conçue pour durer 5 ans, la bioprothèse cardiaque d’un poids actuel de 900g (entre 3 et 4 fois plus qu’un cœur humain) ne peut être implantée que chez des personnes corpulentes ; il serait compatible avec 70% des thorax des hommes et 25%de ceux des femmes.  Autre obstacle son coût élevé estimé à 160.000 euros qui se rapproche de celui d’une greffe et de ses suites opératoires.

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Cœur artificiel : la société Carmat maintient son programme d’essais

La mort du premier patient à avoir reçu un cœur artificiel n’interrompt pas le processus. La société Carmat a maintenu son programme d’essais et mis en garde, mardi 4 mars, contre toute conclusion hâtive après le décès du premier patient ayant bénéficié de l’implantation de son cœur artificiel, 75 jours après sa greffe.

« Cela reste un grand succès puisque cela permet de valider le concept de cette prothèse », a commenté le chirurgien cardiaque de l’hôpital Georges-Pompidou, Christian Latrémouille, qui avait pratiqué l’intervention. Le cœur Carmat « a parfaitement bien fonctionné (…) chez un organisme qui était très fatigué », a-t-il souligné.

« Rôle pionnier » du patient

« Il est bien sûr prématuré de tirer des conclusions à partir d’un seul patient », a déclaré pour sa part Carmat dans un courriel à l’AFP. Cette société de biotechnologie cotée en Bourse à Paris a mis en avant le fait que la première phase d’essais cliniques avait comme objectif la survie du patient au moins 30 jours après l’implantation. Carmat a dans la foulée confirmé prévoir d’opérer un total de quatre patients « n’ayant pas d’alternative à l’implantation d’un cœur artificiel » dans cette première phase d’essais.

Daniel Duveau (CHU de Nantes), qui a participé à l’implantation en décembre avec Christian Latrémouille, a expliqué sur le site internet du journal La Dépêche que le patient avait « souffert de difficultés sur le plan respiratoire ». « Je pense que tout cela a malheureusement abouti au décès », a déclaré le spécialiste, suggérant que le cœur artificiel n’était pas la cause directe du décès du patient.

La société Carmat, dont le titre a été suspendu de la cotation mardi, s’est abstenue de tout commentaire à ce sujet et a souligné qu’elle ne prévoyait « pas de communiquer sur les résultats de l’étude tant que l’implantation et le suivi à 30 jours des quatre patients prévus ne seront pas finalisés ». La société a tenu cependant mardi à « saluer le courage et le rôle pionnier de ce patient et de sa famille et le dévouement de l’équipe médicale ».