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Pendant douze ans, elle a eu un cathéter « oublié » dans sa colonne vertébrale

Pendant douze ans, elle a eu un cathéter « oublié » dans sa colonne vertébrale

Le 7 mai 2018

Opérée en 2006 d’un écoulement nasal au CHU de Caen, une patiente a passé douze ans avec un cathéter dans la colonne vertébrale, à son insu. L’hôpital a été condamné à lui verser 4.000 euros. 

Douze ans avec un corps étranger dans la colonne vertébrale

Une femme sexagénaire opérée en janvier 2006, au CHU de Caen, pour un écoulement nasal, s’est vue poser un drainage avec un cathéter. Malheureusement, le tube, long de 20 cm, a été oublié dans son rachis lombaire (une partie de la colonne vertébrale), selon une information du quotidien Ouest France.

Durant douze ans, elle a donc vécu avec ce corps étranger en elle, sans le savoir. Ce défaut d’information et les conséquences psychologiques qui en ont découlées ont conduit la patiente à demander réparation à cet hôpital. Et elle a obtenu gain de cause.

Le CHU condamné à indemniser la plaignante à hauteur de 4.000 euros

En effet, en première instance, le tribunal administratif de Caen avait condamné le CHU à verser à la plaignante, aujourd’hui âgée d’une soixantaine d’années, la somme de 4.000 euros. La patiente réclamait, elle, 32.000 euros.

Début mai, la cour administrative d’appel de Nantes a suivi cette décision, estimant que « l’origine organique des troubles psychologiques n’est pas établie ». Le CHU est bien condamné à indemniser la plaignante, mais à hauteur de 4.000 euros. 

Marie-Eve Wilson-Jamin

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Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Douze ans requis contre l’ex-ostéopathe du « tout Paris »

PARIS (Reuters) – L’accusation a requis jeudi un minimum de 12 ans de réclusion à l’encontre de Pierre Pallardy, l’ex-ostéopathe du « tout Paris » jugé depuis le 1er octobre devant les assises de Paris pour viols ou agressions sexuelles sur seize anciennes patientes.

L’avocat général a en outre demandé qu’il soit interdit d’exercer définitivement et inscrit sur le fichier des délinquants sexuels.

L’auteur de best-sellers a nié jusqu’à présent les faits, affirmant que les poursuites relèvent « de la jalousie, de la vengeance et de l’affabulation » des plaignantes.

Depuis le début du procès, d’autres anciennes patientes se sont manifestées auprès de la justice et pourraient porter plainte, a-t-on appris de source judiciaire.

Les plaignantes ont toutes décrit à peu près le même scénario : alors qu’elles étaient seins nus, Pierre Pallardy leur pratiquait d’entrée un douloureux massage du ventre qui les laissait comme hypnotisées.

Il leur saisissait ensuite la poitrine à deux mains, « ce qui ne semble pas répondre au protocole de la profession d’ostéopathe », a relevé la présidente du tribunal, Jacqueline Audax. Il se serait ensuite livré à des attouchements ou à des pénétrations.

Après une jeunesse d’orphelin, l’accusé, qui encourt au maximum 20 ans de réclusion, était devenu kinésithérapeute, puis ostéopathe, dans les années 1970.

Auteur de best-sellers, comme « Plus jamais mal au dos », il avait rapidement fréquenté les plateaux télévisés et les émissions de radio.

Sa méthode consistait à mêler conseils pour une bonne hygiène de vie et massages vigoureux du ventre, capables selon lui de réguler l’équilibre psychique et de soigner insomnies, dépression et fatigue chronique.

Gérard Bon, édité par Sophie Louet


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