Archives par mot-clé : effets

Jeux vidéo : des effets néfastes sur le cerveau

Jeux vidéo : des effets néfastes sur le cerveau

Le 23 août 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Montréal, au Québec, certains jeux vidéo affecteraient les fonctions cognitives. Explications.

Attention aux jeux de guerre

Certains jeux de guerre, notamment les « first-person shooter » (jeux de tir à la première personne) comme Counter Strike, Call of Duty ou Battlefield, seraient mauvais pour le cerveau. C’est ce que révèle une étude publiée dans la revue scientifique Molecular Psychiatry. Selon ces travaux, jouer avec excès à ces jeux pourrait conduire à l’atrophie de certaines zones du cerveau.

Serait affecté en particulier l’hippocampe, une zone du cerveau responsable de la mémoire et du repérage dans l’espace. Selon les auteurs de cette étude, à long terme, ces jeux pourraient même conduire au développement de pathologies mentales graves comme la schizophrénie, le syndrome de stress post-traumatique ou encore la dépression. Un constat qui risque de pousser certains parents à interdire ces jeux à leurs enfants.

L’hippocampe n’est pas assez stimulé

Les chercheurs québécois ont en effet constaté que les grands joueurs présentaient moins de matière grise dans leur hippocampe. « Il est prouvé que les jeux vidéo sont bénéfiques pour certains systèmes cognitifs, principalement ceux liés à l’attention visuelle et à la mémoire à court terme », a fait savoir Gregory West, qui a dirigé les travaux. Mais certaines études « montrent aussi qu’il pourrait y avoir un coût à cela », a-t-il ajouté.

Et ce coût se vérifierait dans le temps. Cela serait dû au fait que lorsqu’on joue à un jeu de guerre, on a davantage tendance à utiliser une région du cerveau appelée le striatum qui nous permet d’acquérir de bons réflexes, ce qu’on appelle la « motricité automatique ». L’hippocampe étant moins stimulé, il finirait par s’atrophier. Les fabricants de jeux tiendront-ils compte de cette conclusion ? Rien n’est moins sûr. 

À lire aussi : Les geeks ne sont pas ceux que vous croyez 

Marine Rondot

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Paracétamol pendant la grossesse : les effets néfastes pour le fœtus

Paracétamol pendant la grossesse : les effets néfastes pour le fœtus

Le 29 juin 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Copenhague, au Danemark, prendre du paracétamol pendant la grossesse pourrait avoir un impact sur la libido des enfants à naître. Explications.

Baisse du désir sexuel à l’âge adulte

Pendant la grossesse, on recommande à la future maman de privilégier le paracétamol à l’ibuprofène, car les effets secondaires de la première molécule seraient bien moins néfastes pour le fœtus notamment. Mais on apprend aujourd’hui, dans une étude publiée dans la revue scientifique Reproduction, que les petits garçons exposés in utéro au paracétamol pouvaient souffrir d’une baisse de leur désir sexuel à l’âge adulte.

Ces effets ne toucheraient que les bébés de sexe masculin. Selon les auteurs de ces travaux, le paracétamol pourrait modifier la programmation neurocomportementale qui « inhiberait les comportements sexuels adultes ». De nombreuses études avaient déjà montré que la consommation excessive de cet antalgique pouvait endommager le foie ou les reins, mais c’est la première fois qu’on apprend qu’il existe un risque pour la libido du bébé.

Moins de libido chez les rongeurs mâles

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont administré du paracétamol à des souris enceintes. Ils ont ainsi pu constater que les rongeurs mâles, qui avait été exposés à la molécule pendant la grossesse, éjaculaient moins à l’âge adulte durant l’accouplement et cela avait une conséquence directe sur leur reproduction. En cherchant la cause de cette baisse de libido, les chercheurs ont trouvé des différences dans le cerveau des souris.

Les souris qui avaient été exposées au paracétamol dans le ventre de leur mère avaient en effet moins de neurones dans la zone du cerveau qui contrôle le désir sexuel, le noyau dimorphe sexuel. Si ces résultats doivent être confirmés par de nouveaux travaux, ils nous rappellent qu’aucun médicament ne peut être pris à la légère notamment pendant la grossesse. En cas de doute pendant votre grossesse, demandez conseil à votre médecin. 

Marine Rondot

À lire aussi : Les médicaments durant la grossesse

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Produits ultra-transformés : les effets néfastes pour la santé

Produits ultra-transformés : les effets néfastes pour la santé

Le 15 juin 2017.

Faire soi-même la cuisine sera toujours plus sain que d’acheter des produits tout-faits. Mais les aliments ultra-transformés sont-ils pour autant mauvais pour la santé ?

Des produits nuisibles pour la santé

Parce que nous n’avons jamais assez de temps, nous avons tendance à acheter et consommer de très nombreux produits transformés. Qu’il s’agisse de produits en conserve, de plats surgelés, de barres chocolatées ou encore de céréales pour enfants, ces produits pourraient bien finir par être nuisibles pour la santé. C’est ce qu’avance le Dr Anthony Fardet son dernier livre, Dans Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai. (éd. Thierry Souccar).

Nutritionniste, chargé de recherche en alimentation préventive, il alerte sur les dangers d’une consommation excessive de ces produits qui pourrait favoriser le développement de pathologies chroniques, de cas d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires ou encore de certains cancers digestifs. Riches en matières grasses mais aussi en sucres et en sel, ces produits auraient en effet un effet néfaste sur la santé.

Limiter notre consommation de produits transformés

Ces produits contiennent aussi des additifs chimiques qui ne sont pas bons à long terme. On ne compte pas moins de 10 additifs dans un cordon bleu, par exemple. Mais ce n’est pas la seule raison, ces produits seraient également pauvres en vitamines, minéraux, fibres, et phytonutriments. Alors que faut-il faire pour rester en bonne santé ? Faut-il supprimer définitivement les produits ultra-transformés de son alimentation ?

Le Dr Anthony Fardet recommande de suivre les « trois règles d’or » suivantes : « La première consiste à ne pas dépasser 15 % de calories animales », explique-t-il dans les colonnes de la Montagne. « La deuxième vise à ne pas dépasser les 15 % de calories issues d’aliments ultra-transformés. La troisième incite à diversifier son alimentation non transformée si possible avec des aliments bio, durables et locaux. » On se limitera donc à deux portions de ces produits par jour. Pas plus. 

Marine Rondot

Vous aimerez aussi : 25 solutions pour manger l’esprit tranquille

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Puberté précoce : les effets des perturbateurs endocriniens ?

Puberté précoce : les effets des perturbateurs endocriniens ?

Le 31 mai 2017.

Selon une étude réalisée par Santé publique France, les premiers signes de la puberté précoce pourraient s’expliquer par la présence des perturbateurs endocriniens dans nos quotidiens. Explications.

La responsabilité des perturbateurs endocriniens en cause

Un peu plus de 1 150 filles et de 110 garçons présentent des signes de puberté avant l’âge de huit ans chez la fille et de neuf ans chez le garçon. C’est en tout cas ce que révèle une étude de Santé publique France qui s’est intéressée à ces pubertés précoces. Des seins qui poussent trop tôt, les poils qui apparaissent sur des jambes d’enfants… ces signes sont d’autant plus préoccupants qu’ils pourraient être liés aux perturbateurs endocriniens.

Ces substances chimiques utilisées par l’industrie sont présentes partout : dans la peinture, dans les jouets, dans les savons et autres shampoings. Les enfants sont en contact permanent avec ces substances toxiques et cela ne serait pas sans conséquence. Déjà soupçonnés de provoquer des malformations génitales, des cancers ou des maladies cardiaques, les perturbateurs endocriniens provoquent aussi des dérèglements hormonaux.

Une hypothèse sérieuse et plausible

Le rôle de l’exposition à des perturbateurs endocriniens dans l’apparition de la puberté précoce est donc pris très au sérieux par les chercheurs. Joëlle Moal, médecin épidémiologiste à l’agence sanitaire Santé publique France, qui a dirigé ce travail avec des spécialistes de l’hôpital Robert Debré, à Paris, considère même cette hypothèse comme scientifiquement « plausible ».

« On émet des hypothèses et parmi ces hypothèses, cela peut être compatible avec des expositions aux perturbateurs endocriniens », avance le chercheur. « On pense aux pesticides et aux émissions industrielles ». De nouveaux travaux devront donc être réalisés pour parvenir à déterminer le rôle exact de ces substances dans le développement hormonal des enfants, mais la suspicion reste importante. 

À lire aussi : Ces 400 produits cosmétiques qu’il ne vaut mieux pas acheter !

Marine Rondot

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Troubles du sommeil : les effets néfastes des éoliennes

Troubles du sommeil : les effets néfastes des éoliennes

Le 18 mai 2017.

Selon un rapport mené par l’Académie nationale de médecine, vivre à côté d’éoliennes ne serait pas sans conséquence pour notre santé. Explications.

Des nuisances visuelles et auditives

Des champs d’éoliennes se sont développées un peu partout sur le territoire. Et d’autres encore devraient voir le jour dans les années à venir. Ces éoliennes produisent une énergie verte, mais elles n’ont pas que des avantages. Selon un rapport de l’Académie nationale de médecine, « l’éolien terrestre ne semble pas induire directement des pathologies organiques » ; cependant, « il affecte au travers de ses nuisances sonores et surtout visuelles la qualité de vie d’une partie des riverains ».

Les personnes qui habitent à proximité de ces éoliennes souffriraient en effet de nuisances visuelles et auditives, dues au mouvement des pales, qui finissent par entraîner des troubles du sommeil, de la fatigue, des acouphènes, des troubles de l’équilibre, du stress ou encore de la dépression. Ces nuisances sont subies par un grand nombre de personnes vivant à proximité des éoliennes, selon le rapport.

Un sentiment de contrariété et de stress chez les riverains

La plainte qui reviendrait le plus souvent concerne les troubles du sommeil. Mais comment l’expliquer ? Selon les auteurs du rapport, « certaines basses fréquences (autour de 30 Hz) interfèreraient avec les ondes « Beta » cérébrales du sommeil qui sont associées avec les réactions d’alerte, de stress et d’anxiété ». Mais cela reste à confirmer. Il n’empêche que ces plaintes sont suffisamment nombreuses pour être soulignées.

De nouveaux travaux devront être nécessaires pour mieux comprendre comment ces éoliennes peuvent venir perturber le quotidien des riverains. « La dépréciation immobilière des habitations proches génère des sentiments de contrariété, d’irritation, de stress, de révolte », ajoutent les auteurs de ce rapport. Ces vexations ont-elles été prises en compte par les personnes à l’origine de ces implantations d’éoliennes ?

Marine Rondot

Vous aimerez aussi : Comment mieux dormir ?

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Accidents : les effets néfastes du mélange alcool et boisson énergisante

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Victoria, en Colombie Britannique, mélanger de l’alcool avec des boissons énergisantes augmenterait significativement le risque d’accident.

La caféine atténue les effets dépresseurs de l’alcool

Blessures, chutes, accidents de la route… Les mélanges alcool et boissons énergisantes, peuvent faire des dégâts. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue Journal of Studies on Alcohol and Drugs. Selon ces travaux, ce cocktail pousserait le consommateur à prendre plus de risques. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les conclusions de 13 études réalisées entre 1981 et 2016.

Les études choisies « quantifiaient la relation entre l’utilisation de boissons énergisantes et le risque de blessure par rapport à l’alcool seul », ont tenu à préciser les auteurs des travaux. Ce risque accru d’accident s’expliquerait par la concentration importante de caféine dans les boissons énergisantes. Cette caféine aurait des « effets stimulants » qui viendraient « atténuer les effets dépresseurs de l’alcool », selon les chercheurs. En bref, on est ivre mais bien réveillé.

Augmentation des risques de blessures

Ces derniers précisent que ce mélange provoquerait des effets similaires à ceux de la cocaïne. Et au même titre que la cocaïne, cette boisson augmenterait les risques de blessures non-intentionnelles, comme les chutes ou les accidents de la route, mais aussi de blessures intentionnelles. On parle là de blessures qui surviennent après une bagarre par exemple. Cependant, les chercheurs ne quantifient pas cette augmentation du risque d’accident.

De nombreuses études ont par ailleurs montré que mélanger de l’alcool avec des boissons énergisantes seraient dangereux pour la santé. Les risques de souffrir de palpitations cardiaques, de tremblements, d’irritabilité et d’insomnie, seraient plus importants que lorsqu’on boit de l’alcool seul. Ce cocktail est enfin dangereux, car il altère le jugement de celui qui en boit : se sentant moins saoul qu’il ne l’est vraiment, le buveur boit davantage.

 

Libido : les effets néfastes du sport intensif

Libido : les effets néfastes du sport intensif

Le 27 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’université de Caroline du Nord, aux États-Unis, être accro au sport pourrait avoir un impact négatif sur la libido des hommes.

Risque de perte de libido et d’infertilité ?

Voilà une information qui risque d’intéresser les hommes qui pratiquent une activité physique régulière et intensive : trop de sport peut freiner la libido. C’est en tout cas ce que révèle une étude publiée dans la revue Medicine & Science in Sports & Exercise. Selon ces travaux, le sport agit sur les hormones sexuelles et par conséquent sur la fertilité et la libido.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 1 000 hommes à qui ils ont demandé de répondre à un questionnaire sur leur habitudes sportives et sexuelles. Parmi ces participants, un certain nombre pratiquaient la course à pieds et le vélo. En analysant les réponses, les chercheurs ont constaté que plus ils faisaient de sport, plus la libido des hommes était diminuée. En revanche, les hommes qui pratiquaient une activité physique modérée avait un meilleur appétit sexuel.

La chaleur réduit le nombre de spermatozoïdes

Mais ce n’est pas tout. Le sport intensif pourrait aussi être impliqué dans des cas d’infertilité masculine. Selon les auteurs de cette étude, pratiquer une activité physique de manière intensive réduirait de façon significative le nombre de spermatozoïdes dans le sperme. C’est notamment le cas chez les hommes qui font beaucoup de vélo et exposent leurs testicules à de fortes chaleurs régulièrement.

Que cet article ne pousse pas les paresseux à préférer le canapé à la course à pieds. Comme le rappelle l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), pratiquer 2h30 de sport par semaine est le meilleur moyen de rester en bonne santé et de lutter efficacement contre le diabète et l’obésité. En revanche, si vous faites 5 à 6 heures de vélo ou de course à pieds par semaine, pensez à ralentir un peu votre rythme, si vous souhaitez retrouver votre appétit sexuel. 

À lire aussi : Traiter la baisse de la libido au naturel

Marine Rondot

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Diabète et obésité : les effets néfastes des édulcorants

Diabète et obésité : les effets néfastes des édulcorants

Le 20 février 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs des National Institutes of Health des États-Unis, les édulcorants, présents dans les produits garantis « sans sucre ajouté », auraient un impact négatif pour la santé.

Les édulcorants créent des intolérances au glucose

De nombreuses études ont déjà prouvé que les produits sans sucre ajouté et les sodas light ou zéro calorie ne sont pas aussi efficaces qu’il n’y paraît pour lutter contre l’obésité. Mais une étude réalisée par des chercheurs des National Institutes of Health américains révèlent qu’ils seraient même dangereux pour la santé, notamment pour les enfants. Après avoir bu un soda light, les concentrations de sucralose dans le sang sont deux fois plus élevées chez les enfants que chez les adultes.

Or, l’aspartame, le sucralose et la saccharine peuvent créer des intolérances aux glucoses. L’organisme doit donc faire plus d’efforts pour contrôler les taux de sucre dans le sang. Mais ce n’est pas tout, ces édulcorants pourraient modifier la flore intestinale. Ce qui est terrible avec ces additifs, c’est qu’ils donnent l’impression de ne pas consommer de sucre, ce qui nous pousse à en prendre davantage et donc de multiplier les risques.

Les édulcorants viennent perturber le microbiote intestinal 

« Les édulcorants de synthèse stimulent l’appétit et perturbent le microbiote intestinal », explique Michel Desmurget, neurobiologiste et directeur de recherche Inserm, auteur de L’Antirégime, maigrir pour de bon (Belin), dans les colonnes du Figaro. « Je crois que les données récentes sur les édulcorants de synthèse sont relativement claires ». Ces édulcorants nous rendraient accros au sucre, alors même que nous n’en mangeons pas.

Les édulcorants auraient par ailleurs tendance à nous faire grossir. De nombreuses études ont en effet montré que lorsqu’on mange un produit sans sucre ajouté, le cerveau enregistre le goût sucré et constate l’absence d’apport calorique qui devrait y être associé. En conséquence, il viendrait rééquilibrer la balance en augmentant l’apport calorique. En bref, les édulcorants sont mauvais pour la santé et en plus ils ne font pas maigrir

Marine Rondot

À lire aussi : Sucre et édulcorants : ce qu’il faut savoir

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Asthme : les effets néfastes de la charcuterie

Asthme : les effets néfastes de la charcuterie

Le 30 janvier 2017.

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs internationaux, manger régulièrement de la charcuterie pourrait aggraver les crises d’asthme.

Risques de développer des bronchopneumopathies chroniques obstructives

Vous êtes asthmatique ? Il est grand temps de vous éloigner des plats de charcuterie. C’est en tout cas ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), du Centre national espagnol de recherche sur le cancer, du Centre de recherche en épidémiologie environnementale, de l’Instituto Nacional De Salud Publica (Mexique) et de la Harvard Medical School aux Etats-Unis.

Selon ces travaux, publiés dans la revue médicale Thorax, manger régulièrement de la charcuterie augmenterait de façon significative les crises d’asthme. Déjà classée cancérogène par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la consommation de charcuterie serait associé à un risque accru de développer des bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO). Elle n’est donc clairement pas recommandée pour les asthmatiques.

Une aggravation des symptômes de l’asthme

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 1 000 personnes, âgées en moyenne de 43 ans, pendant sept ans. Pendant ce suivi, 20 % des participants ont souffert de crises d’asthme de plus en plus violentes et répétitives. En étudiant leurs habitudes alimentaires, les chercheurs ont pu constater que la consommation de viande transformée 4 fois par semaine ou plus augmentait de 76 % le risque d’aggravation des symptômes d’asthme.

« Afin de préserver la santé respiratoire des populations, il conviendrait de mettre en place rapidement des messages de santé publique visant à limiter la consommation de charcuterie », a commenté le Pr Zhen Li, qui a participé aux travaux. Selon les chiffres de l’OMS, il y environ 235 millions d’asthmatiques dans le monde. Il s’agit de la maladie chronique la plus courante chez l’enfant. 

Marine Rondot

À lire aussi : La charcuterie n’est pas aussi cancérogène qu’on le pensait

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Certains antibiotiques ont des effets secondaires persistants et incapacitants, met en garde Santé Canada

Santé Canada a averti, le 23 janvier, de l’existence d’effets secondaires persistants et incapacitants des antibiotiques de la famille des fluoroquinolones qui inclut la ciprofloxacine (Cipro), la lévofloxacine, la moxifloxacine (Avelox), la norfloxacine et l’ofloxacine.

Les fluoroquinolones sont autorisées au Canada pour le traitement de plusieurs types d’infections bactériennes, notamment des voies urinaires et des voies respiratoires.

Environ 3,1 millions d’ordonnances de fluoroquinolones sont exécutées annuellement au Canada.

L’examen effectué par Santé Canada portait principalement sur des effets secondaires graves connus, notamment les tendinites/tendinopathies (inflammation des tendons), neuropathies périphériques (lésions ou troubles touchant les nerfs), aggravation d’une myasthénie grave (une maladie auto-immune chronique), hypersensibilité et réactions cutanées graves, troubles mentaux, dépression et suicide/automutilation, convulsions (crise convulsive), troubles cardiovasculaires, phototoxicité (sensibilité à la lumière) et troubles de la vision.

Santé Canada a conclu que certains des effets secondaires connus peuvent, dans de rares cas, être persistants (subsistant 30 jours ou plus après la fin du traitement) et incapacitants. Ce sont notamment :

  • des tendinites/tendinopathies (inflammation ou troubles des tendons) ;
  • des neuropathies périphériques (altérations ou troubles touchant les nerfs) ;
  • des troubles du système nerveux central (liés à des troubles du cerveau).

En juillet 2016, la Food and Drug Administration (FDA) américaine estimait que les effets secondaires graves associés aux fluoroquinolones surpassaient généralement les bénéfices pour les patients atteints de sinusite aiguë, bronchite aiguë et infections des voies urinaires non compliquées qui ont d’autres options de traitement.

Psychomédia avec sources : Santé Canada, FDA.
Tous droits réservés.

Actualités (psychologie, santé) | Psychomédia