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Fibromyalgie : quelle évolution 25 ans après le diagnostic ?

Une étude finlandaise, publiée dans la revue Clinical Rheumatology, a évalué l’évolution de la fibromyalgie chez 28 femmes ayant reçu le diagnostic 26 ans plus tôt.

Risto Isomeri de l’Université de Helsinki et ses collègues (1) ont fait parvenir un questionnaire à 38 personnes qui, en 1986, ont reçu un diagnostic de fibromyalgie selon les critères de Yunus basés sur 18 points sensibles à la pression.

Parmi celles-ci, 28 (74 %) ont répondu. Trois (11 %) étaient guéries de la fibromyalgie. Chez les autres, tous les symptômes, sauf les douleurs, étaient légèrement aggravés. L’insomnie était particulièrement augmentée (65 % contre 27 % lors du diagnostic). Mais, dans l’ensemble, le score total des symptômes n’a pas changé de façon significative (11,1 par rapport à 10,8 lors du diagnostic).

Malgré le vieillissement et la fibromyalgie, le niveau de capacité fonctionnelle évalué par le Stanford Health Assessment Questionnaire (HAQ) est demeuré au même niveau.

Six participantes (22 %) ont déclaré avoir eu une ou plusieurs périodes d’au moins un an sans symptômes.

Les symptômes de la fibromyalgie ont persisté chez la plupart des patientes pendant deux décennies et demie sans détérioration significative de la capacité fonctionnelle rapportée, concluent les chercheurs. Environ un quart ont connu de longues périodes sans symptômes durant leur maladie.

Pour plus d’informations sur la fibromyalgie, voyez les liens plus bas.

(1) Marja Mikkelsson, Markku Partinen, Markku J. Kauppi.

Psychomédia avec source : Clinical Rheumatology.
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Consommation de cannabis et évolution des troubles psychotiques

Il existe un lien entre une consommation soutenue de cannabis et l’évolution des troubles psychotiques, montrent deux études de chercheurs de l’Université de Montréal parues dans les revues Psychiatry Research et Psychological Medicine.

L’« usage du cannabis est plus dangereux qu’on pourrait le croire, particulièrement chez les gens dont une sensibilité à cette drogue se superpose à une susceptibilité génétique à la psychose ».

« Qu’est-ce que la psychose ? Touchant environ 3 % de la population, les troubles psychotiques, dont la schizophrénie, se manifestent par des délires (ex. : la personne a l’impression que les gens veulent le tuer) et des hallucinations (ex. : elle entend des voix). »

« 45 % des jeunes qui vivent un premier épisode psychotique présentent également un trouble lié à la consommation de cannabis. Plus on consomme tôt, plus la quantité et le taux de THC [tétrahydrocannabinol] sont élevés, plus le risque de développer une psychose est grand », explique Amal Abdel-Baki, psychiatre et auteure principale de la première étude.

Avec des collègues du CRCHUM et de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, elle a réalisé une première étude auprès de 212 hommes et femmes âgés de 18 à 30 ans qui souffraient de troubles psychotiques et d’un problème de dépendance aux drogues, dont le cannabis.

Les symptômes s’aggravaient et le fonctionnement social se détériorait chez les consommateurs de cannabis après la première année de suivi s’ils persistaient à consommer ; s’ils ne consommaient plus, leurs symptômes se résorbaient et leur fonctionnement social s’améliorait.

« Les jeunes qui cessent de consommer de la drogue dès le début du traitement évoluent aussi bien que ceux qui n’ont jamais eu de problème de consommation », précise la chercheuse.

« Il faut donc cibler les problèmes de toxicomanie lors du traitement de la psychose pour éviter que l’état de la personne empire, prévenir les visites au service des urgences et les hospitalisations », estime-t-elle. « Ce que notre étude démontre, c’est qu’il y a de l’espoir. Lorsque les gens arrêtent de consommer, il y a un effet positif sur l’évolution de la maladie. »

Selon la croyance populaire, la consommation de psychostimulants comme les amphétamines, la cocaïne et le crack serait très dangereuse contrairement au cannabis, perçu comme une drogue douce, souligne Mme Abdel-Baki. La deuxième étude de l’équipe du CRCHUM montre « que les accros des psychostimulants éprouvent davantage de difficultés au début de leur traitement que ceux qui consomment de l’alcool ou du cannabis. Ils fréquentent plus souvent les urgences, ont davantage de symptômes psychotiques et sont beaucoup moins autonomes », rapporte le communiqué de l’Université de Montréal.

En réponse à cet état, les cliniciens ont régulièrement recours à des moyens pharmacologiques plus puissants afin de favoriser l’assiduité au traitement, rapporte la chercheuse. « Ils vont par exemple donner des injections d’antipsychotiques à longue action, voire faire appel à la cour pour que le juge oblige les patients à suivre leur traitement. » Ainsi, même s’ils vont moins bien que les autres au départ, leur état de santé s’améliore entre la première et la deuxième année de suivi.

Par contre, ceux qui consomment du cannabis ne connaissent pas le même sort. Il y a peu de différences durant la première année de suivi entre eux et les patients qui ne consomment aucune substance psychotrope. Mais un écart se crée rapidement. Alors que ceux qui ne consomment plus vont mieux, l’état des consommateurs de cannabis qui persistent se gâte. « C’est le seul groupe chez qui on constate une détérioration ! Il ne faudrait donc pas penser que la consommation de cannabis est sans risque », conclut la chercheuse.

Les variétés puissantes de cannabis responsables du quart des cas de psychose

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Voyez également :

Psychomédia avec source : Université de Montréal.
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Évolution de la consommation de cannabis au Canada

La consommation de cannabis a augmenté au Canada entre 2013 et 2015, selon des chiffres de Santé Canada. La consommation au cours des 12 derniers mois était de 12 % (3,6 millions) en 2015 comparativement 11 % (3,1 millions) en 2013.

Elle était plus élevée chez les hommes (15 %, 2,2 millions) que chez les femmes (10 %, 1,4 million). L’augmentation est plus importante chez les femmes que chez les hommes, passant de 7 % en 2013 à 10 % en 2015 comparativement à 14 % à 15 %.

L’âge médian du début de la consommation était de 17 ans chez les hommes et les femmes, le même âge qu’en 2013.

La consommation était plus élevée chez les jeunes de 15 à 19 ans (21 %, 426 000) et les jeunes adultes de 20 à 24 ans (30 %, 715 000) que chez les adultes de 25 ans et plus (10 %, 2,5 millions) chez qui elle est passée de 8 % en 2013 à 10 % en 2015. Chez les plus jeunes, elle est restée inchangée par rapport à 2013.

Parmi les consommateurs au cours des 12 derniers mois, 24 % (835 000) ont rapporté consommer à des fins médicales.

La majorité (72 %, 2,6 millions) des consommateurs au cours des 12 derniers mois a rapporté avoir consommé au cours des trois derniers mois, et un tiers a déclaré consommer chaque jour ou presque (33 %, 839 000).

Psychomédia avec source : Santé Canada.
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