Archives par mot-clé : femmes

Les femmes sont vraiment plus frileuses que les hommes

On reproche souvent aux féministes de nier toute différence entre les hommes et les femmes, simplement parce que nous sommes sceptiques quant aux stéréotypes qui assurent que les femmes sont par nature plus irrationnelles, moins sexuelles, ou moins agressives que les hommes. Mais c’est un reproche infondé! Les féministes sont promptes à admettre que les femmes ont beaucoup plus de probabilité de tomber enceinte que les hommes.

Je crois aussi que les féministes seraient ravies d’admettre qu’il y a une forte possibilité pour que les femmes soient plus frileuses que les hommes. Personnellement, je n’ai aucun problème avec l’affirmation selon laquelle la personne qui se munit d’un pull pour aller au cinéma, en plein mois d’août, a de très grandes chances d’être de sexe féminin.

Mais nul besoin de simplement vous fier à votre instinct: Robert T. Gonzalez, d’io9, fait le tour des études se penchant sur cette croyance répandue selon laquelle les femmes sont bien plus susceptibles que les hommes de vouloir une couverture supplémentaire pour dormir, et les découvertes suggèrent très largement que oui, il y a une vraie différence dans la perception de la chaleur entre les hommes et les femmes en moyenne.

Alors que des études ont montré que la température du tronc des femmes est légèrement supérieure à celle des hommes, les extrêmités des femmes sont bien plus froides.

«En 1998, des chercheurs de l’université de l’Utah ont ajouté une subtilité supplémentaire dans la compréhension scientifique de la température des corps par rapport au sexe. Comme cela avait déjà été montré dans des études précédentes, des chercheurs ont constaté que les femmes avaient tendance à avoir une température corporelle supérieure à celle des hommes (37°C contre 36°C). Leurs mains, en revanche, était notablement plus froides. Beaucoup plus froides. Alors que les hommes enregistraient une température des mains d’environ 32°C, elle était d’environ 31°C pour les femmes.»

Seulement 31 degrés. Donc si vous pensez depuis longtemps que les hommes hétérosexuels sont le groupe le plus susceptible d’avoir à prononcer: «Putain, tes pieds sont froids!» en caressant les pieds de leur compagne au lit, vous avez sans doute raison.

La théorie, c’est que la composition corporelle des femmes, qui a un ratio graisse-muscle supérieur à celui des hommes, explique la différence. Ce qui signifie que tout ça est une histoire de capacité à faire des bébés, et, désolée pour les sexistes, ça ne dit pas grand-chose sur les capacités des femmes en mathématiques.

Pour celles d’entre nous qui passent des étés entiers à redouter la clim poussée à fond par des enthousiastes, ou considèrent que les gants hermétiques sont les accessoires indispensables de l’hiver, c’est bon de savoir que nous ne sommes pas folles. Comme les règles, la ménopause, et la volonté des Républicains de nous sucrer nos droits, frissonner tout le temps fait simplement partie du lot quand vous avez un corps avec un utérus à l’intérieur.

Amanda Marcotte

Traduit par Charlotte Pudlowski


A votre santé! – Slate.fr

Les femmes pourront-elles un jour ovuler toute leur vie ?

Les scientifiques ont trouvé dans les ovaires des cellules souches qui peuvent donner de nouveaux ovules potentiels à l’âge adulte.

Faudra-t-il bientôt récrire les livres de biologie? Il semblait acquis depuis 50 ans que les hommes fabriquaient du sperme tout au long de leur vie tandis que les femmes disposaient au contraire dès la puberté d’un nombre donné d’ovules potentiels – des ovocytes – destiné à décroître inexorablement au rythme des menstruations successives. Des travaux sur la reproduction féminine menés par le chercheur américain Jonathan Tilly et son équipe du Massachussets General Hospital de Boston, publiés dimanche dans Nature Medicine, pourraient bouleverser ce dogme.

Les chercheurs ont en effet montré qu’il existe dans les ovaires humains des cellules souches capables de se transformer en ovocytes. Conséquence directe: il n’est pas impossible que les femmes puissent renouveler leur stock initial (environ 400.000 gamètes à la naissance). Jonathan Tilly formule cette hypothèse depuis 2004. Il avait alors montré que les souris détruisaient au cours de leur vie plus d’ovocytes que n’en contenaient leurs ovaires. Il imaginait dès lors l’existence possible d’une source de gamètes femelles qui restait à découvrir. Une intuition confirmée par une équipe chinoise de l’université de Shanghai en 2009 qui mettait au jour dans des ovaires de souris des cellules souches capables de se différencier en ovocytes.

Un long chemin avant de traiter l’insuffisance ovarienne

Jonathan Tilly a poursuivi dans cette direction. En améliorant la technique chinoise, il a passé au crible les ovaires de jeunes donneuses japonaises qui s’en séparaient dans le cadre d’un processus de changement de sexe. Un travail de grande précision puisque les ovaires contiennent moins d’une cellule souche ovarienne (OSC) pour 10.000 cellules classiques.

Ces OSC, marquées avec une protéine fluorescente verte et disposées dans des tissus ovariens, ont alors été implantées sous la peau de souris. En deux semaines, les chercheurs ont observés la formation de follicules contenant des ovocytes fluorescents, preuve qu’ils dérivaient des OSC originelles. Une réussite éclatante qui pose toutefois de nombreuses questions.

A commencer par celle-ci: ces ovocytes sont-ils viables? Pour des raisons éthico-légales, l’équipe n’a pas pu essayer de les féconder puisque la création d’embryons à des fins de recherche est formellement interdite aux États-Unis. Jonathan Tilly reconnaît lui-même qu’il y a de toute façon très peu de chances pour que l’opération réussisse. David Albertini, biologiste à l’université du Kansas, explique sur le site de Science que la culture de cellules souches in vitro conduit très souvent à des mutations indésirables. Selon lui le chemin vers des traitements opérationnels de l’insuffisance ovarienne prématurée, de la ménopause ou de la stérilité, grâce à ces cellules reste bien long.

L’Arabie saoudite veut lutter contre les violences faites aux femmes

L’Arabie saoudite vient de lancer une campagne de sensibilisation pour lutter contre les violences conjugales. L’objectif de cette action est principalement d’inciter les femmes battues à parler et à oser porter plainte. Soutenue financièrement par la fondation du roi Khalid, cette campagne associe une photo choc associée au message suivant : « Certaines choses ne peuvent pas être couvertes – Combattons ensemble les violences faites aux femmes. »

Selon la fondation du roi Khalid, il y aurait plus de femmes battues en Arabie Saoudite qu’on ne pense, mais ce phénomène reste caché. A travers cette action, la fondation souhaite que la justice soit rendue pour les femmes ainsi que pour les enfants exposés à la violence domestique dans le royaume.

Des réformes ont été initiées dans le pays en matière d’égalité hommes-femmes. Le roi Abdallah a par exemple nommé 30 femmes dans le conseil consultatif, et il prévoit également d’ici 2015 de leur donner le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales.

Il reste cependant encore beaucoup à faire. L’Arabie saoudite est en effet classée dans le peloton de queue et se classe 131ème sur 134 pays en ce qui concerne cette égalité et les femmes du royaume ne peuvent toujours pas conduire ou voyager seules.

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Les fuites urinaires restent taboues

Sujet tabou, les fuites urinaires touchent pourtant de nombreuses Françaises. D’après un sondage réalisé par Ipsos pour Tena, rendu public mercredi 17 avril, 75% des femmes avouent avoir déjà été confrontées à ce type de problème.

Cette étude a été réalisée en ligne par Ipsos pour Tena, entre le 4 et le 11 mars derniers, auprès d’un échantillon de 2.055 femmes, représentatif de la population féminine française âgée de 18 ans et plus.

Un problème mal vécu par les femmes

Sans surprise, les problèmes de fuites urinaires sont perçus comme de façon très négative par les femmes interrogées. Près de neuf sondées sur dix (89%) estiment que c’est un problème très gênant au quotidien, et 81% vis-à-vis des autres. Un peu plus des trois quarts d’entre elles (77%) les voient comme un sujet difficile à aborder avec leurs proches.

Le sondage montre que plus d’un tiers des personnes interrogées (39%) a déjà été victimes d’une légère fuite urinaire au cours d’un effort physique ou sportif.

Seul constat positif, plus de huit femmes sur dix (81%) considèrent qu’il existe des solutions efficaces contre les fuites urinaires

Incontinence : des solutions existent !

On estime que 2 à 3 millions de femmes sont victimes d’incontinence. Face à ce problème, la rééducation, les médicaments et parfois la chirurgie permettent d’aider la majorité des patients. Mais lorsque le recours à ces techniques n’est pas possible ou pas souhaité par le patient, la solution la plus évidente repose sur l’utilisation de protections spécifiques. De plus en plus performantes, elles permettent d’allier efficacité et discrétion.
Alors si vous êtes victime d’incontinence, ne souffrez plus en silence ! Parlez-en à votre médecin, il saura vous aider à choisir la solution la plus adaptée à votre situation.

Source : Communiqué Tena – avril 2013

Aucune place pour la vitamine D et le calcium dans la prévention des fractures chez les femmes âgées

vitamine-D« Aucune place pour la vitamine D et le calcium dans la prévention des fractures chez les femmes âgées » par le Docteur Erard de Hemricourt. Alors que de plus en plus de médecins, spécialistes ou non, commencent à douter de l’efficacité de certains médicaments – entre autre dans le domaine de la cardiologie – voici un nouveau coup de massue assénée cette fois par les autorités américaines dans le domaine de la santé osseuse et de la prévention des fractures chez les femmes âgées.

Selon les instances officielles américaines représentées par les experts du ‘U.S. Preventive Services Task Force’, prendre des suppléments de vitamine D3 et de calcium n’aurait aucune efficacité prouvée chez les femmes âgées et serait tout aussi efficace qu’un … placebo.

Notons avant d’entrer dans le vif du sujet que les dosages étudiés et retenus par les différents experts pour la vitamine D3 étaient de 400 unités internationales par jour et pour le calcium de 1000 mg par jour.

Ces conclusions publiées récemment dans la revue Annals of Internal Medicine se fondent sur l’analyse de six grandes études randomisées sur l’effet de la supplémentation en vitamine D3 et en calcium chez les femmes au-delà d’un certain âge. Précisons que la plus grande de ces six études était la fameuse ‘Women’s Health Initiative Study’ qui regroupait un total de 36.000 femmes âgées de 50 à 79 ans.

D’après ces dernières recommandations, non seulement, la prise de vitamine D3 (400 UI/jour) et de calcium (1000 mg/jour) ne servirait à rien mais en plus, provoquerait l’apparition d’effets secondaires tels des calculs rénaux. Même si ce risque reste faible, il est, face à l’absence d’éléments bénéfiques prouvés, un élément à ne pas négliger.

Dans la revue Annals of Internal Medicine où ces recommandations ont été publiées, les experts précisent que dans l’état actuel des connaissances, il est préférable de pas prévenir le risque de fracture par l’administration de vitamine D et le calcium.

Il est cependant regrettable que ces experts n’aient pas profité de l’occasion pour insister sur les bénéfices réels et bien prouvés de l’activité physique même modérée sur le renforcement de la structure osseuse et sur la prévention des dites fractures chez les personnes âgées.

Certains experts en vitamine D protesteront également en insistant sur deux éléments : la première étant la dose de vitamine D étudiée qui était de 400 UI/j et qui pourrait ne pas être suffisante pour exercer une activité potentielle sur la prévention des structures osseuses. La deuxième remarque serait que, donner simplement de la vitamine D avec du calcium à une personne âgée en ne lui recommandant aucune activité physique en même temps, ce serait un peu comme mettre de la super-essence dans une Ferrari en oubliant de mettre le contact. Aucune efficacité in fine !

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé ©2013 – Tous droits réservés
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Crédits photo : CC BY-SA 2.0 (DR)


News Santé

Le tabac tue autant les femmes que les hommes

La parité homme/femme ne s’applique peut-être pas partout mais en ce qui concerne la mortalité par cancer du poumon, les femmes n’ont désormais plus rien à « envier » aux hommes.

Selon une étude américaine, relayée en France par le Figaro Santé, la probabilité qu’une femme meurt des suites d’un cancer du poumon est aujourd’hui la même que celle d’un homme. Il y a 50 ans, le risque était pourtant 5 fois supérieur au sein de la population masculine.

Une situation qui ne surprendra pas les spécialistes puisque depuis plusieurs années déjà la consommation de tabac a explosé chez les femmes.

Récemment plusieurs études ont d’ailleurs démontré qu’elles étaient de plus en plus souvent touchées par le cancer du poumon alors même que la tendance est orientée à la baisse chez les hommes.

Et nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises. Citée par « Le Figaro », Catherine Hill, épidémiologiste à l’Institut Gustave Roussy, prévient qu’il faut toujours du temps pour mesurer l’ampleur des dégâts.

Il faut donc s’attendre selon elle à une hausse constate de la mortalité attribuable liée au tabagisme féminin dans les prochaines années (au moins jusqu’à 2020).

Cette étude, dont les résultats complets ont été publiés dans la revue spécialisée « New England Journal of Medicine » a également permis de confirmer que l’explosion des cigarettes « légères », très prisées chez les femmes, n’avait pas permis d’inverser la tendance… bien au contraire même.

L’occasion de vous rappeler encore une fois que si les femmes qui fument encourent les mêmes risques que les hommes, elles s’exposent à des risques supplémentaires spécifiques trop souvent négligés.

Ainsi, et on ne le sait peut-être pas assez, mais l’association de la consommation de tabac à la prise de la pilule contraceptive se traduit par une augmentation importante du risque cardiovasculaire et de survenue d’un accident vasculaire cérébral.

Le tabac est également un frein à la fécondité – on estime qu’il la réduit d’environ un tiers – et augmente les risques de contracter un cancer du sein (+50%).

Ne parlons pas des effets désastreux du tabac chez les femmes enceintes qui voient leur risque de faire une fausse couche ou d’accoucher prématurément multiplié par 2.

Enfin terminons par une deuxième étude qui, parue dans la même revue, confirme que le tabagisme c’est environ 10 ans d’espérance de vie en moins.. Et ça concerne tout le monde !

Depuis plusieurs années le Comité National contre le Tabagisme reproche à l’industrie du tabac d’être responsable de cette hausse considérable du tabagisme féminin l’accusant d’avoir transformer la cigarette en un accessoire de mode ultra glamour et d’avoir placé la femme au cœur d’une stratégie marketing sophistiquée.

Pour quelles femmes la pilule est-elle vraiment dangereuse ?

Atlantico : La polémique née à la suite de la plainte d’une jeune femme accusant son traitement contraceptif d’être à l’origine de son AVC ne cesse d’enfler, tournant au procès contre la pilule. Cet acharnement est-il justifié ?

Guy-André Pelouze : Sur le plan sociétal, les complications récemment médiatisées viennent nous rappeler qu’il n’existe pas de médicament, fut-il accessible à tous et payé par la collectivité, qui ne recèle aucun risque. La pilule, contrairement à ce qui est clamé, n’est ni un bien ni un mal. Avant même d’être une idée sociétale progressiste, elle est un moyen de contraception. La seule fin, c’est l’être humain et la préservation de sa santé.

A ce sujet, il serait utile de vérifier que les récentes dispositions concernant la prise en charge par la collectivité de la pilule chez les 15-18 ans n’entrainent pas une déresponsabilisation et/ou une diminution des conseils et de la personnalisation des prescriptions. Si cette prescription est effectivement élargie à des non médecins, alors cette étude de la qualité des soins est indispensable.

Que sait-on réellement des risques que font actuellement courir les contraceptifs hormonaux ?

Dès le début, la contraception hormonale a été associée à un risque absolu de complications cardiovasculaires (phlébite et/ou embolie pulmonaire, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde). Le risque absolu moyen pour les phlébites et embolies pulmonaires est de 4-8/100 000 sans pilule, 10-15/100 000 avec les pilule de deuxième génération et 20-30/100 000 avec les 3G. Ce qui signifie que le risque relatif est de 2 à 3 fois supérieur avec une pilule 2G et de 5 à 6 fois supérieur avec la pilule 3G. Quand, prenant la pilule, on porte une mutation du facteur V de la coagulation, ce risque passe à 285/100 000. Le risque relatif d’AVC est de 1,4 à 2,2 et celui d’infarctus du myocarde est de 1,33 à 2,28 sous pilule dans la plus récente étude de 2012.

Ce risque est difficilement prévisible dans sa composante génétique alors qu’il est bien identifié en ce qui concerne la composante acquise, c’est à dire le tabac fumé et l’obésité. En d’autres termes, les femmes qui fument et sont en surpoids prennent un risque certain de complications cardiovasculaires avec la pilule, alors que celles qui ne fument pas et ne sont pas en surpoids ne prennent qu’un risque très faible essentiellement en fonction de leur prédisposition génétique. Mais parce que ce risque moyen est faible, il a été jugé acceptable au regard des bénéfices en terme de qualité de vie et les différentes pilules ont obtenu des autorisations de mise sur le marché. Ceci ne signifie en rien qu’il n’existe pas.

Ce risque est-il tellement accru par les troisième et quatrième générations de pilule qu’il faille envisager, comme l’a indiqué Marisol Touraine, leur retrait ?

Dès fin 1995, certains travaux ont pointé le risque augmenté de phlébite et d’embolie pulmonaire avec les pilules de troisième génération qui permettent d’améliorer la tolérance sur d’autres aspects chez certaines femmes. Ainsi, cette nouvelle génération de pilules présentait le paradoxe d’être mieux tolérée sur le plan fonctionnel et métabolique tout en augmentant le risque d’accidents vasculaires. Ceci semble aussi être le cas des pilules de 4ème génération. Toutefois les résultats de la littérature scientifique sont très complexes à analyser car les études en matière de survenues de complications cardiovasculaires sont très différentes en fonction des différentes combinaisons hormonales testées ou bien de la complication recherchée.

Faut-il les dérembourser ?

Sur le plan médical, le non remboursement des pilules 3 et 4G est une mesure infondée car la dépense d’argent public ne peut résider sur des comparaisons statistiques aussi ténues. A vrai dire cette économie est bienvenue pour financer la « gratuité » décrétée pour une classe d’âge. Il serait plus fondé d’insister sur l’incompatibilité du tabagisme et de la pilule mais aussi des risques ajoutés par l’obésité et le diabète. Les prendre en compte permet non seulement de diminuer les complications de la pilule mais de prolonger la vie des femmes en saisissant cette opportunité de prévention en santé publique.

Peut-on parler de défaillance dans les cas de complications aujourd’hui médiatisés ?

Les affaires actuelles apparaissent plus comme la résurgence juridique de complications possiblement sous-estimées que comme de vraies nouvelles scientifiques – les premiers signalements datent en effet de 1996.

Les nouveaux moyens de diagnostic permettent aujourd’hui mieux qu’hier d’établir un lien de cause à effet entre des anomalies, en particulier génétiques, de la coagulation, la prise de la pilule et l’accident thrombo-embolique (AVC, infarctus, phlébite ou embolie pulmonaire). Ainsi les femmes sous pilule victimes d’une complication grave en raison d’une anomalie génétique de la coagulation ont le sentiment que cette complication aurait pu être prévenue si un test génétique leur avait été proposé, ce d’autant qu’elles prenaient une pilule dont le taux de complications cardiovasculaires est réputé plus élevé. Ce sentiment est légitime, même s’il est difficile de trouver une solution médicalement efficace et économiquement soutenable – les anomalies, de surcroit, ne se résumant pas aux deux plus fréquentes.

En tout état de cause, résumer les problèmes actuels à une prescription trop fréquente de pilules de 3 et 4ème génération ou à une insuffisance médicale des généralistes n’est basé sur aucune preuve.