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Maladie de Lyme : 1 Français sur 4 a déjà été mordu par une tique

Maladie de Lyme : 1 Français sur 4 a déjà été mordu par une tique

Le 20 juin 2018.

Dans son dernier Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), l’agence nationale Santé publique France révèle que de très nombreux Français ont déjà été mordu par une tique. On vous dit tout.

La maladie de Lyme est de plus en plus connue

Selon l’agence nationale Santé publique France, le nombre de personnes atteintes par la maladie de Lyme ne cesse d’augmenter. On comptait 84 cas pour 100.000 habitants en 2016, contre seulement 55 pour 100.000 habitants en 2009. Mais ces chiffres s’expliquent en grande partie par une connaissance du sujet qui se fait précise. On parle en effet de plus en plus de cette maladie.

Pour rappel, la maladie de Lyme est transmise par la bactérie Borrelia après une piqûre de tique elle-même contaminée. On découvre chaque année de nouveaux symptômes de cette maladie et on sait désormais que plus on la diagnostique tôt, moins les risques sont importants. En 2016, 1 Français sur 4 affirmait avoir déjà été mordu par une tique et les deux tiers d’entre eux avaient déjà entendu parler de la maladie, selon le BEH.

819 cas de personnes touchées par la maladie de Lyme en 7 ans

Parmi ces personnes qui ont déjà entendu parler de la maladie de Lyme, 65 % expliquent que le premier signe de cette pathologie est une plaque rouge sur la peau. Sur la période observée par l’agence Santé publique France, 819 cas ont été formellement identifiés comme ayant bien développé la maladie de Lyme. Ces diagnostics ont été posés, le plus souvent, entre mars et octobre, avec un pic en juillet.

Dans la plupart des cas, les patients qui ont développé cette maladie ont observé cette plaque rouge à l’endroit de la morsure. On appelle cette plaque un érythème migrant car, très souvent, cette plaque grossit et se déplace sur la peau. Il existe des disparités selon les régions de France. On apprend notamment qu’avec 617 cas pour 100.000 habitants en 2016, le Limousin a été la région la plus touchée par la maladie.

Marine Rondot

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Jeux vidéo : l’addiction reconnue comme maladie par l’OMS

Jeux vidéo : l’addiction reconnue comme maladie par l’OMS

Le 19 juin 2018.

L’addiction aux jeux vidéo est, depuis ce lundi 18 juin, considérée comme une maladie à part entière par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les personnes qui en souffrent pourront donc bénéficier de soins.

Comment reconnaît-on une personne malade ?

Certaines personnes jouent tellement aux jeux vidéo qu’elles finissent par développer une véritable addiction. Ces comportements pourront désormais être considérées comme des « troubles du jeu vidéo », une maladie qu’on pourra accompagner de la même manière que l’addiction à la cocaïne ou aux jeux d’argent. Mais comment savoir si un joueur est malade ou simplement amateur ? À quel moment le jeu vidéo peut-il devenir dangereux ?

L’OMS a établi un certain nombre de critères qui permettent de dessiner les contours de cette maladie. Il faut que la personne qui joue ait « un comportement lié à la pratique des jeux vidéo ou des jeux numériques, qui se caractérise par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur d’autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables ».

Une addiction qui peut s’avérer grave

Ce comportement doit être observé sur une durée de 12 mois minimum. En clair, si une personne de votre entourage joue tellement que cela a des incidences sur sa vie sociale ou professionnelle ou si cette pratique met sa santé en danger (si elle dort peu ou saute des repas par exemple), alors elle peut et doit se faire suivre par un médecin. Il existe en effet quelques cas de décès de joueurs qui sont morts d’épuisement car ils ne s’étaient accordé aucune pause.

« Nous ne disons pas que toute habitude de jouer aux jeux vidéo est pathologique », a tenu à préciser le directeur du département de la Santé mentale et des toxicomanies de l’OMS, Shekhar Saxena. Selon lui, seule une « petite minorité » des 2,5 milliards de joueurs dans le monde souffre de cette maladie. Cependant il est important de savoir que certains comportements doivent alerter. 

Marine Rondot

Lisez : L’addiction aux jeux vidéo

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Un village reconstitué pour accueillir des patients touchés par la maladie d'Alzheimer

Un village reconstitué pour accueillir des patients touchés par la maladie d'Alzheimer

Le 4 juin 2018.

Le « Village » est une maison de retraite pas comme les autres. Conçue comme un village traditionnel, elle accueillera, dès la fin de l’année 2019, des personnes frappées par la maladie d’Alzheimer dans un environnement chaleureux et humain.

Un village, à l’ancienne, pour des patients atteints de la maladie d’Alzheimer

En France, l’accompagnement du vieillissement de la population ne se fera pas sans une attention toute particulière portée aux personnes qui sont touchées par la maladie d’Alzheimer. Elles sont environ un million en France et dans les Landes, près de Dax, 120 d’entre elles seront bientôt accueillies dans une structure très innovante.

Baptisée « Village », cette structure n’est autre que la reconstitution parfaite d’un village traditionnel. Conçu autour d’une place centrale, il sera constitué de nombreuses habitations, mais aussi d’un coiffeur, d’une bibliothèque ou encore d’une brasserie et d’une superette. Rien ne sera laissé au hasard pour que les futurs patients se sentent à l’aise dans cet environnement familier.

Le « Village » ouvrira ses portes fin 2019

Mais si ce village reconstitué aura pour but de servir de lieu d’accueil à des personnes qui ne peuvent plus vivre chez elles, ayant perdu leur autonomie, il sera également un centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer. « Le village intègre un pôle de recherche qui mènera une étude comparative avec les établissements traditionnels, de l’impact de nouvelles approches thérapeutiques sur les malades, les aidants et les soignants », explique ainsi le professeur Jean-François Dartigues, neurologue à Bordeaux, pour Le Monde.

La construction de ce centre, initié à la suite d’une idée de l’ancien ministre Henri Emmanuelli et porté par le Conseil départemental et l’Agence régionale de santé (ARS), a débuté lundi 4 juin. Il devrait accueillir ses premiers pensionnaires fin 2019.

Gaëlle Latour

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Conseils pour bien communiquer avec une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer (Haute autorité de santé)

Le guide inclut entre autres une série de fiches pratiques pour aider à améliorer la prise en charge et maintenir le niveau d’autonomie et de bien-être notamment au domicile.

L’une de ces fiches porte sur la communication.

Les processus de compensation des déficits cognitifs, est-il expliqué, « conduisent à un usage singulier de la langue, avec la création de nouvelles formes verbales toujours porteuses de sens. Il est possible d’apprendre à interpréter ces productions pour retarder ou éviter le mutisme. »

« L’entourage familial et professionnel doit s’adapter à ce nouveau mode d’expression : prendre le temps de l’écoute, comprendre les signes du langage corporel, privilégier la mise en confiance et l’humour, ne pas toujours être rationnel. »

La fiche présente les conseils suivants afin d’adapter son discours et son attitude pour entrer en communication :

  1. Toujours s’assurer que la personne nous voie et nous entende bien

  2. Se placer face à la personne et à sa hauteur

  3. Ne pas parler en présence de la personne comme si elle n’était pas là

  4. Prendre le temps de capter son attention, regarder la personne droit dans les yeux et maintenir le contact visuel

  5. Tenir compte du langage verbal et non verbal du patient

  6. Parler lentement, faire des phrases courtes et simplifier son message

  7. Manifester son écoute, utiliser le toucher pour ancrer l’attention

  8. Adapter son discours à une autre réalité, utiliser l’humour pour convaincre

  9. Éviter les tâches multiples, ne pas encombrer le champ visuel au moment où l’on parle

  10. Laisser au patient le temps de formuler sa réponse avant de l’aider

  11. Valoriser le patient, ne pas insister sur les erreurs

  12. Manifester son écoute

  13. Former l’entourage à une communication adaptée à la maladie

  14. Pour l’entourage, adapter son langage verbal et non verbal (ton mimique, regard, gestuelle)

  15. Écouter même lorsque les mots ne semblent vouloir plus rien dire

  16. Ne pas manifester d’agacement devant des questions répétitives

Sur le site de la HAS : Guide parcours de soins – Patients présentant un trouble neurocognitif associé à la maladie d’Alzheimer ou à une maladie apparentée.

Les médicaments spécifiquement destinés à la prise en charge de l’Alzheimer, est-il précisé dans le nouveau guide, sont inutiles et n’ont pas leur place car ils sont d’efficacité très modeste et peu démontrée tout en comportant des effets secondaires. L’annonce de leur déremboursement serait imminente selon divers médias.

Pour plus d’informations sur la maladie d’Alzheimer, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : HAS.
Tous droits réservés.

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Maladie du soda : une maladie de plus en plus répandue

Maladie du soda : une maladie de plus en plus répandue

Le 13 avril 2018.

À l’occasion du congrès européen d’hépatologie qui se tient jusqu’à dimanche 15 avril, des médecins ont tiré la sonnette d’alarme pour mettre en garde contre la maladie du soda, ou stéatohépatite non-alcoolique (NASH).

Une maladie qui s’attaque au foie

La stéatohépatite non-alcoolique est une maladie encore trop peu connue du grand public. Pourtant, elle touche de plus en plus de monde. 1 à 2 millions de personnes seraient en effet atteint par cette maladie en France. Si elle n’est pas prise en charge, elle peut entraîner des inflammations et une augmentation de la taille du foie. À terme, elle peut même évoluer vers une cirrhose ou un cancer.

« On en voit chez des gens de plus en plus jeunes, qui n’ont jamais bu une goutte d’alcool », a déploré Dominique Lannes, hépato-gastro-entérologue, dans les colonnes du Parisien. On l’appelle d’ailleurs la stéatohépatite non-alcoolique car elle se manifeste de la même manière qu’une cirrhose, mais elle n’est pas associée à un abus d’alcool. C’est l’accumulation de graisse dans le foie qui entraîne une dégénérescence des cellules hépatiques.  

Comment l’éviter ?

Cette maladie se développe chez les patients qui ont une mauvaise hygiène alimentaire et qui ne pratiquent pas d’activité physique régulière. Dominique Lannes vient de publier Nash, la maladie de la malbouffe (Flammarion). Selon lui, le nombre de patients atteints par cette maladie risque d’exploser dans les prochaines années. Et la recherche doit avancer car il n’existe à ce jour aucun traitement contre ce mal du siècle.  

Jean-François Mouney, président directeur général de la biotech Genfit, s’est de son côté prononcé en faveur du lancement d’une journée internationale de la Nash le 12 juin. « C’est une maladie méconnue, c’est une maladie confuse, parce qu’on peut la confondre avec ce qui amène la cirrhose du foie pour des raisons d’alcoolisme », a-t-il expliqué sur BFM Business. « C’est une maladie qui finalement devient très importante et qui est complètement liée à l’obésité. »

Marine Rondot

À lire aussi : 8 bonnes raisons d’abandonner les sodas  

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Maladie X : l’OMS alerte sur une mystérieuse maladie

Maladie X : l’OMS alerte sur une mystérieuse maladie

Le 14 mars 2018.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de mettre à jour sa liste des maladies pour lesquelles « un effort urgent de recherche et développement » est jugé indispensable. Parmi elles, la « maladie X ».

Savoir anticiper un risque de pandémie

Parmi la liste des maladies qui représentent un véritable danger pour l’avenir, l’OMS a mentionné la « maladie X ». Une mystérieuse affection qui devra faire l’objet d’une action prioritaire de recherche et de développement. Mais de quoi s’agit-il exactement ? En réalité, ce n’est pas une nouvelle maladie mais une manière, pour les autorités sanitaires, de se préparer à un risque épidémique de grande ampleur.

« La maladie X représente le fait qu’une épidémie d’ampleur mondiale pourrait être causée par un agent pathogène qu’on ignore à ce jour être transmissible à l’homme », note l’OMS. Et d’inviter les États à s’y préparer et à lancer des recherches pour réduire au maximum les risques de propagation. Le risque d’une épidémie aussi importante que dévastatrice que la grippe espagnole pourrait en effet bien voir le jour.

Se préparer au pire

Cette grippe avait touché de très nombreux pays en 1918 et avait tué entre 30 et 100 millions de personnes, soit plus que la Première guerre mondiale. Selon l’OMS, il faudrait à tout prix éviter qu’un tel drame se reproduise. « Nous savons que la prochaine grande pandémie sera quelque chose de jamais vu », a averti John-Arme Rottinger, conseiller scientifique à l’OMS, dans les colonnes du quotidien britannique The Telegraph.

Selon l’OMS, 9 maladies peuvent provoquer une urgence de santé publique : la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHF) ; le virus Ebola et le virus de Marburg ; la fièvre de Lassa ; le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ; les maladies henipavirales ; la fièvre de la vallée du Rift (RVF) ; et cette fameuse maladie X. 

Marine Rondot

À lire aussi Les pires épidémies que le monde ait connues

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Endométriose : une maladie encore peu connue

Endométriose : une maladie encore peu connue

Le 9 mars 2017.

Du 5 au 11 mars 2018, c’est la Semaine Européenne de Prévention et d’Information sur l’endométriose. Une occasion de s’intéresser à une maladie qui touche de nombreuses femmes en France.

1 femme sur 10 touchée par l’endométriose

Aujourd’hui, 1 femme sur 10 en âge d’avoir des enfants souffre d’endométriose. Et pourtant cette maladie est encore très peu connue. Il s’agit d’une maladie gynécologique liée à la présence de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Très souvent, elle provoque des douleurs fortes pendant les règles et pendant les rapports sexuels. Elle peut également avoir un impact sur la fertilité.

À l’occasion de la Semaine Européenne de Prévention et d’Information sur l’Endométriose, l’Association Info-Endométriose a diffusé un clip invitant les femmes à « mettre des mots sur la maladie ». Diffusé sur les réseaux sociaux, il a pour objectif de faire connaître cette maladie notamment aux femmes qui en souffrent et qui ne le savent pas. Il faut savoir que 40% des femmes qui souffrent au moment de leurs règles sont touchées par cette maladie.

Des douleurs très violentes

Mais qu’est-ce qu’il se passe concrètement dans le corps d’une femme qui souffre d’endométriose ? « Les mécanismes qui conduisent à l’endométriose restent mal connus », explique l’Inserm. « Au cours des règles, du sang peut en passer par les trompes et parvenir à la cavité abdominale, transportant avec lui des fragments d’endomètre ». Ce sont ces cellules endométriales qui déclenchent une réaction inflammatoire très douloureuse.

Si vous souffrez de ces symptômes, sachez qu’un traitement existe. On pourra vous proposer un traitement hormonal qui peut réduire les douleurs mais cela ne stoppera pas la progression des lésions. Seule la chirurgie permet de retirer les lésions de façon efficace. Pour savoir quelle option choisir, rendez-vous chez votre médecin, il vous expliquera les mécanismes de cette maladie complexe. 

Marine Rondot

Lire aussi notre dossier : Endométriose

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De nouvelles découvertes sur la maladie d’Alzheimer

Paris, le 16 janvier 2018. Une équipe dirigée par Stéphanie Daumas, chercheuse à l’Institut de biologie Paris-Seine (IBPS : Sorbonne Université/CNRS/Inserm) et Salah El Mestikawy de l’institut universitaire en santé mentale Douglas de Montréal, remet en question le dogme qui associe la maladie d’Alzheimer à d’importantes pertes neuronales et synaptiques. Leur étude internationale menée sur plus de 170 sujets souffrant de la maladie d’Alzheimer à des stades divers est publiée dans Scientific Reports le 17 janvier.

De nouvelles découvertes sur la maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer touche plus de 850 000 personnes en France, avec plus de 225 000 nouveaux cas chaque année. À ce jour, il n’existe aucun traitement réellement efficace pour traiter cette maladie dont le coût humain et social est immense.

Une règle communément admise est que cette forme de démence la plus commune chez les personnes âgées est accompagnée par une perte progressive et massive de neurones et de leurs terminaisons nerveuses. Contrairement à ce schéma, cette étude internationale suggère que la maladie d’Alzheimer s’accompagne au contraire d’une faible diminution de l’expression des marqueurs neuronaux et synaptiques.

L’équipe a, par ailleurs, cherché à corréler l’ensemble de ces baisses synaptiques limitées avec le niveau de démence des individus. Selon leurs résultats, le constat est que les baisses de ces biomarqueurs n’auraient que peu d’impact sur les capacités cognitives des sujets. Cette recherche jette donc un éclairage neuf sur une pathologie généralement considérée comme une maladie neurodégénérative. Elle suggère que dans la maladie d’Alzheimer, la démence serait liée à un mauvais fonctionnement des synapses plutôt qu’à leur disparition. Cette découverte ouvre la voie à de nouvelles possibilités de traitements.

Référence : Moderate decline in select synaptic markers in the prefrontal cortex (BA9) of patients with Alzheimer’s disease at various cognitive stage. Odile Poirel, Sébastien Mella, Catherine Videau, Lauriane Ramet, Maria Antonietta Davoli, Etienne Herzog, Pavel Katsel, Naguib Mechawar, Vahram Haroutunian, Jacques Epelbaum, Stéphanie Daumas & Salah El Mestikawy. Scientific Reports, 17 janvier 2018. DOI:10.1038/s41598-018-19154-y

News Santé

Maladie de Lyme : des patients portent plainte contre les autorités sanitaires

Maladie de Lyme : des patients portent plainte contre les autorités sanitaires

Le 4 janvier 2018.

Une plainte inédite sera prochainement déposée par des patients atteints de la maladie de Lyme. Ils reprochent la négligence du gouvernement et la collaboration des autorités sanitaires avec les laboratoires qui fabriquent des tests de sérodiagnostics non-fiables.

Des tests de diagnostics inefficaces sont toujours commercialisés en France

Des centaines de Français atteints de la maladie de Lyme s’apprêtent à porter plainte, au pénal, auprès du parquet de Paris. Ces derniers accusent les autorités sanitaires, et notamment le ministère de la Santé, d’avoir fait preuve de négligence en autorisant la commercialisation de tests de diagnostics, alors même que ces derniers ont prouvé leur inefficacité dans la détection de cette maladie dégénérative.

Interrogé par France TV Info, Julien Fouray, l’un des avocats de ces patients, détaille les objectifs de cette plainte : « Nous reprochons précisément aux autorités sanitaires les liens de collaboration que certains de leurs membres ont entretenus avec les laboratoires fabriquant des tests sérodiagnostics dont nous avons aujourd’hui la certitude qu’ils sont totalement inefficaces ».  

Plus de 25 000 personnes sont touchées par la maladie de Lyme en France

Cette plainte vise particulièrement le Centre national de référence (CNR) de Strasbourg accusé d’avoir entretenu des liens de « consanguinité » avec les laboratoires qui fabriquent ces tests. Par extension, le ministère de la Santé est accusé de négligence dans le choix des experts formant cet organisme.

Le gouvernement a pourtant fait de la maladie de Lyme une priorité en lançant, en 2016, un grand plan national de lutte contre cette maladie qui se transmet par les piqûres des tiques. Mais les plaignants estiment que les autorités n’agissent aujourd’hui pas assez rapidement, alors même que des méthodes existent pour diagnostiquer cette maladie qui, si elle est diagnostiquée tôt, peut être totalement soignée. La maladie de Lyme touche aujourd’hui plus de 25 000 personnes en France.

Gaëlle Latour

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Jeux vidéo : l’addiction bientôt reconnue comme une maladie

Jeux vidéo : l’addiction bientôt reconnue comme une maladie

Le 3 janvier 2018.

Selon les informations du magazine Psychology Today, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pourrait prochainement reconnaître l’addiction aux jeux vidéo comme une authentique maladie.

Une maladie comme les autres ?

L’addiction aux jeux vidéo pourrait être bien reconnue comme une maladie. C’est ce que révèlent nos confrères du magazine Psychology Today. Selon leurs informations, l’Organisation mondiale de la santé pourrait classer les troubles liés aux jeux dans la catégorie des « troubles liés aux comportements addictifs avec plusieurs caractéristiques de dépendance ». Mais pour cela, il faudrait qu’une réelle addiction soit constatée.

Selon l’OMS, on parle de syndrome de dépendance quand on constate « un ensemble de phénomènes comportementaux, cognitifs et physiologiques dans lesquels l’utilisation d’une substance entraîne un désinvestissement progressif des autres activités ». Dans le cas qui nous intéresse, il ne s’agirait pas d’une substance mais d’un jeu. Pour être considéré comme dépendant, le joueur devra présenter un certain nombre de symptômes.

Des cas rares d’addiction

Si le joueur perd le contrôle notamment en matière de temps de jeu ou si sa passion pour les jeux vidéo met en danger sa santé ou celle de son entourage, alors on pourra le considérer comme accro. En règle générale, quand l’addiction aux jeux vidéo entraîne une dégradation de la vie familiale, des relations sociales et de l’activité scolaire ou professionnelle, c’est qu’il y a un problème.

Ce ne sont pas les jeux vidéo en tant que tels qui sont pointés du doigt par l’OMS, mais la pratique abusive. En cas d’addiction, les médecins pourraient ainsi envisager un traitement et une prise en charge comme ils le font déjà pour la toxicomanie, le tabagisme ou l’alcoolisme. Pour minimiser les risques d’addiction, l’Institut fédératif des addictions comportementales (Ifac) recommande d’installer son ordinateur ou sa console de jeu dans un lieu de passage et de déterminer à l’avance un temps de jeu. 

Marine Rondot

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