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Espoir pour le trouble bipolaire et la schizophrénie : parfois une maladie auto-immune traitable et réversible

Une certaine proportion des personnes atteintes de schizophrénie ou de trouble bipolaire peuvent en fait souffrir d’un trouble du système immunitaire traitable, estiment des chercheurs du Houston Methodist Neurological Institute.

En 2007, l’équipe des chercheurs a découvert une encéphalite dans laquelle des anticorps s’attaquent aux récepteurs N-methyl-D-aspartate (NMDA) du cerveau.

Cette maladie cause des symptômes semblables à la schizophrénie ou au trouble bipolaire, mais peut être traitée avec des médicaments d’immunothérapie existants.

« Nous soupçonnons qu’un nombre important de personnes considérées comme étant atteintes de schizophrénie ou de trouble bipolaire souffrent d’un trouble du système immunitaire qui affecte les récepteurs cérébraux », indique Joseph Masdeu, chercheur principal de l’étude.

« Si c’est vrai, ces gens ont des maladies qui sont complètement réversibles – ils n’ont besoin que d’un diagnostic et d’un traitement approprié pour les aider à reprendre une vie normale. »

Le système immunitaire produit normalement des anticorps pour attaquer les substances étrangères dans le corps, telles que les bactéries. Lorsque ce processus est défectueux, il peut produire des anticorps qui attaquent des récepteurs du cerveau, ce qui fait que ceux-ci « cessent d’écouter les signaux qui leur sont envoyés ».

« Les affections qui causent un dysfonctionnement des récepteurs cérébraux sont souvent confondues avec la schizophrénie ou le trouble bipolaire parce que ces maladies sont associées à une diminution de l’activité des récepteurs NMDA, qui contrôlent la façon dont quelqu’un pense, prend des décisions et perçoit le monde qui l’entoure. »

« Les symptômes classiques de schizophrénie et du trouble bipolaire observés dans l’encéphalite anti-récepteurs NMDA et d’autres affections semblables incluent le fait d’entendre des voix et la paranoïa. »

Environ 1 % de la population américaine souffre de schizophrénie et 2,6 % de trouble bipolaire. « Ce que nous ne savons pas, c’est combien de ces patients ont un de ces troubles immunitaires traitables ».

Masdeu et ses collègues amorcent une étude qui recrutera 150 personnes atteintes de schizophrénie ou de trouble bipolaire et 50 personnes en bonne santé. Leur liquide céphalo-rachidien sera analysé afin de dépister la présence d’anticorps attaquant le NMDA et d’autres récepteurs.

Ils projettent d’utiliser les résultats de l’étude pour développer des tests plus sensibles afin d’aider à la détection des anticorps impliqués.

En collaboration avec Josep Dalmau, Masdeu a commencé à étudié les causes auto-immunes possibles de la schizophrénie au début des années 2010 alors qu’il travaillait aux National Institutes of Health américains, est-il rapporté.

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Houston Methodist.
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L’addition aux jeux vidéo bientôt classée comme une maladie ?

addiction aux jeux vidéo

pixabay

Et si l’addiction aux jeux vidéo était classée comme une maladie à part entière ? Si pour l’instant rien n’est fait, tout pourrait changer en 2018. L’OMS (Organisation mondiale de la santé,ndrl) pourrait en effet inscrire l’addiction aux jeux vidéo dans sa prochaine Classification internationale des maladies.

Une simple rumeur ? Pas vraiment. Un document de travail circule actuellement à ce sujet et préfigure de cette inscription dans la prochaine classification internationale des maladies qui doit être rendue publique dans le courant de l’année 2018.

Pour les experts de l’OMS, le comportement de certains joueurs relève bien d’un trouble mental : perte de contrôle ou contrôle réduit face au jeu; priorité quasi absolue accordée au jeu par rapport à toute autre activité; poursuite ou escalade du jeu même s’il doit engendrer des conséquences négatives… etc

Pour toutes ces raisons, et selon LCI, l’addiction aux jeux vidéo pourrait être intégrée prochainement à la catégorie “Troubles liés aux aux comportements addictifs avec plusieurs caractéristiques de la dépendance”.

Pourquoi ? Parce qu’une telle dépendance, peut aussi aussi avoir de graves conséquences sur la vie sociale, familiale et même professionnelle de certains joueurs.

Addiction aux jeux vidéo : l’avis de l’Institut fédératif des addictions comportementales

Ce n’est pas la première fois que l’on se pose des questions à ce sujet. Il faut dire que le jeu vidéo est devenu un média incontournable dans tous les foyers français ou presque.

C’est pourquoi l’Institut fédératif des addictions comportementales (Ifad) a édité un petit guide du jeu vidéo afin de prévenir et d’informer sur l’usage des jeux vidéo à la maison.

Dans ce guide particulièrement intéressant – à télécharger gratuitement ICI – on apprend que le jeu vidéo reste dans l’ensemble un plaisir, une source d’amusement, de créativité et de divertissement.

Chez une faible proportion de joueurs, la perte de contrôle du temps passé à jouer est manifeste et les conséquences sur la vie quotidienne parfois importantes

La pratique excessive des jeux vidéo peut ensuite conduire à des difficultés scolaires et/ou professionnelles, ainsi qu’à un repli au domicile avec abandon des autres loisirs et diminution des relations sociales dans la vie réelle.

Comment savoir si votre enfant joue trop ?

Pour les parents dont les enfants jouent souvent, voici quelques conseils. Ces signes doivent vous alerter :

– l’enfant commence à jouer toute la nuit et perd la notion du temps
– Il se replie au domicile et abandonne ses autres loisirs
– Ses résultats scolaires connaissent une forte baisse
– Il a des troubles de l’humeur, semble triste, voire parfois agressif quand il ne peut pas jouer
– Ses relations sociales dans la vie réelle diminuent
– Il se détourne de sa famille et est au centre de conflits familiaux. …
– etc…

En cas de doute, sachez qu’il existe en France quelques centres spécialisés dans la prise en charge de la dépendance aux jeux vidéo. Renseignez-vous!

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Maladie de Lyme : 300 patients déposent une plainte contre l’État

Maladie de Lyme : 300 patients déposent une plainte contre l’État

Le 21 décembre 2017.

Des malades atteints de la maladie de Lyme se sont regroupés pour mener une action en justice et accusent les autorités sanitaires d’être responsables d’un immense scandale sanitaire.

L’État et les autorités sanitaires devant la Justice

Des patients, atteints de la maladie de Lyme, maladie qui se transmet principalement par les piqûres de tiques, ont annoncé par la voix de leur avocat qu’ils portaient plainte, au pénal, contre l’État, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et le Centre national de référence (CNR) de Strasbourg. Trafic d’influence, abus de biens sociaux et recel d’abus de bien sociaux, mise en danger de la vie d’autrui, violation du principe d’indépendance des experts et du principe d’absence de conflit d’intérêt constituent les motifs de cette plainte.

Selon des informations révélées par RMC, ces 300 plaignants accusent principalement le directeur du CNR d’avoir travaillé de concert avec le laboratoire fabriquant le seul test de dépistage de la maladie de Lyme commercialisé en France, de sorte qu’aujourd’hui, les diagnostics ne sont réalisables que sur le résultat de ce test, que beaucoup n’estiment pas fiable.

Les patients réclament le retrait du test de dépistage de la maladie de Lyme

Ce test, Elisa, ne permet en effet que de révéler la présence de 3 à 5 des bactéries qui peuvent conduire à une maladie de Lyme. Or, pour être réellement efficace, un test devrait permettre d’observer la présence de plus d’une dizaine de bactéries. Si un patient est testé négatif, les investigations s’arrêtent donc, alors même qu’il peut être infecté et la plupart des médecins ne cherchent pas à aller plus loin, car ils risqueraient d’être poursuivis par l’Assurance maladie pour « non-respect du protocole ».

Les patients qui se sont regroupés réclament aujourd’hui le retrait pur et simple de ce test qu’ils qualifient d’« absurde » et veulent que soit reconnue la culpabilité des autorités sanitaires dans la responsabilité de ces dizaines de milliers de malades, qui n’ont jamais été diagnostiqués et qui sont aujourd’hui, pour bon nombre d’entre eux, dans un état grave.

Gaëlle Latour

À lire aussi Piqûres de tiques: quels sont les symptômes de la maladie de Lyme ?

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Calvitie et cheveux blancs précoces : risque accru de maladie coronarienne ?

Calvitie masculine précoce et/ou l’apparition prématurée des cheveux blancs sont aujourd’hui présentés comme deux facteurs de risque de maladie coronarienne dans le cadre d’une étude menée sur le sujet. Ses résultats ont été dévoilés à l’occasion de la 69ème conférence annuelle de la Société cardiologique. Selon ses conclusions les personnes concernées auraient 5 fois plus de risques que les autres de souffrir d’une maladie coronarienne. Quant à l’obésité, deuxième facteur de risque selon cette étude, elle a été associée à un risque 4 fois supérieur.

Pixabay

Attention cette étude doit toutefois être prise avec prudence, ses auteurs ayant précisé que si elle avait permis d’établir des associations, le lien entre cheveux et maladies coronariennes n’était pas clairement établi.

Cette étude a porté sur l’association entre le vieillissement prématuré des cheveux et les schémas d’alopécie chez les jeunes hommes atteints de coronaropathie.  Elle a inclus 2.060 volontaires âgés de moins de 40 ans. Parmi eux 790 souffraient de problèmes cardio-vasculaires. Les 1270 autres n’avaient pas de problème de santé et constituaient le “groupe témoin”.

Sans entrer dans des détails trop techniques, notez qu’après analyse de 24 points de vue différents du cuir chevelu, chaque participant a reçu un score de calvitie : 0 (aucun), 1 (léger), 2 (modéré), ou 3 (sévère). Un score de blanchiment des cheveux a également été déterminé en fonction du pourcentage de cheveux gris ou blancs: 1: noir pur; 2: noir plus grand que blanc; 3: le noir est égal à blanc; 4: blanc plus grand que le noir; 5: blanc pur.

Et les scientifiques ont constaté que les jeunes hommes atteints de coronaropathie avaient une prévalence plus élevée de grisonnement prématuré (50% contre 30%) et de calvitie (49% contre 27%) par rapport aux hommes du groupe témoin.

Après ajustement et prise en compte de plusieurs facteurs, ils en sont arrivés à la conclusion que la calvitie masculine était associée à un risque 5.6 fois plus élevé de maladie coronarienne, et l’apparition prématurée des cheveux blancs à un risque 5.3 fois plus élevé.

Suite à ces travaux, notez que la calvitie et le vieillissement prématuré étaient les facteurs de risques les plus forts de la coronaropathie  suivis de l’obésité, associée à un risque 4,1 fois plus élevé. Le diabète sucré, l’hypertension, les antécédents familiaux de coronaropathie prématurée, l’obésité centrale, l’indice de masse corporelle élevé, la dyslipidémie et le tabagisme prédisaient la coronaropathie, mais dans une moindre mesure.

Le Dr Kamal Sharma, co-auteur l’étude et professeur agrégé au Département de cardiologie de l’Institut de cardiologie et de recherche de l’Université de New York, a déclaré: «La calvitie et le vieillissement prématuré doivent être considérés comme des facteurs de risque de maladie coronarienne. Ces facteurs peuvent indiquer un âge biologique, plutôt que chronologique, qui peut être important pour déterminer le risque cardiovasculaire total”

Reste que les scientifiques se posent encore beaucoup de questions. Et si ces changements capillaires n’étaient en fait que de simples symptômes ? Pas impossible après tout qu’ils ne soient qu’une simple conséquence de la maladie.L’un des auteurs de l’étude suggère une accélération du processus de vieillissement biologique chez les personnes malades. Elle aurait pour conséquence un changement d’état des cheveux.

De nouvelles études seront nécessaires avant que les statines ne soient officiellement recommandées pour les hommes concernés.

“Les facteurs de risque classiques tels que le diabète, les antécédents familiaux de maladie coronarienne, le tabagisme, le mode de vie sédentaire, les taux élevés de cholestérol et l’hypertension sont responsables de la grande majorité des maladies cardiovasculaires. Il reste à déterminer si de nouveaux facteurs de risque potentiels, comme ceux décrits, peuvent améliorer l’évaluation des risques cardiovasculaires” a conclu le professeur Marco Roffi, directeur du programme ESC au CSI et chef de l’unité de cardiologie interventionnelle de l’hôpital universitaire de Genève.

Pour le docteur Dhammdeep Humane cette étude doit plus que jamais inciter à la prévention, les hommes concernés devant bénéficier selon lui “d’une surveillance accrue pour les maladies coronariennes, ainsi que sur les habitudes de vie comme une alimentation saine, de l’exercice, et une gestion du stress”

La coronaropathie est une maladie cardiovasculaire qui atteint les artères coronaires, sièges de lésions athéromateuses. La maladie peut être stable mais parfois les coronaires peuvent s’obstruer, c’est l’infarctus. Source.

Crédit/Source (article en anglais).

Vu sur Slate

News Santé

Diabète : une maladie qui touche de plus en plus de personnes

Diabète : une maladie qui touche de plus en plus de personnes

Le 15 novembre 2017.

Selon la Fédération Internationale du Diabète (FID), un adulte sur onze dans le monde est diabétique. Cela représente 425 millions de personnes, soit 10 millions de plus qu’en 2015.

425 millions de diabétiques dans le monde

Le diabète gagne du terrain dans le monde. À l’occasion de la Journée mondiale consacrée à cette maladie, la Fédération Internationale du Diabète a tenu à publier des chiffres pour que les pouvoirs publics, mais également la population, prennent conscience de l’étendue du problème. Le diabète représente 12 % des dépenses de santé mondiales, note la FID, soit environ 618 milliards d’euros. C’est colossal.

« Le diabète est l’une des plus grandes urgences sanitaires mondiales », explique la fédération dans un communiqué. « Davantage d’actions sont nécessaires (…) pour réduire le fardeau économique et social » qu’il entraîne. Cette maladie est par ailleurs « associée à un certain nombre de complications affectant les yeux, le cœur, les reins, les nerfs et les pieds ». Des conséquences de la maladie souvent sous-estimées.

Une croissance importante de la maladie en Afrique subsaharienne

Si rien n’est fait pour freiner ce phénomène, en 2035, 629 millions de personnes souffriront de diabète dans le monde. Toujours selon ces informations, ce n’est pas uniquement dans les pays riches, où la nourriture ne manque pas, que le diabète se développe fortement. En Afrique subsaharienne, le diabète pourrait en effet progresser de manière importante ces prochaines années : +109 % contre 22 % en Europe.

Autre chiffre alarmant émanant de la Fédération française des diabétiques (FFD) cette fois-ci : environ 700 000 Français ignorent qu’ils sont malades. En France, le nombre de patients atteints de diabète a fortement augmenté : il est passé de 2,6 % de la population en 2000 à plus de 4,6 % en 2012. Pour rappel, le diabète se manifeste par un taux de sucre trop élevé dans le sang. Il est indispensable de se faire dépister. Pour toute information supplémentaire, demandez conseil à votre médecin. 

Marine Rondot

À lire aussi 6 aliments à consommer en cas de diabète de type 2

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1 Français sur 3 souffre d’une maladie de peau

1 Français sur 3 souffre d’une maladie de peau. Alors qu’elles ont parfois des conséquences graves et sous-estimées, les maladies cutanées ne sont pas considérées comme une priorité de santé publique. Il était nécessaire de pouvoir disposer de données épidémiologiques factuelles et objectives pour susciter une prise de conscience.

C’est la raison pour laquelle la Société Française de Dermatologie a lancé OBJECTIFS PEAU : la plus grande étude épidémiologique nationale jamais menée en dermatologie.

Pixabay

Les résultats de cette étude permettent d’établir la prévalence des principales dermatoses et d’en évaluer l’impact sur la vie des patients pour faire connaître le fardeau des maladies cutanées afin d’améliorer la prise en charge.

1 Français sur 3 souffre d’une maladie de peau

Parce qu’elles engagent moins souvent le pronostic vital, les maladies de peau sont actuellement les grandes oubliées de la santé publique. Elles sont pourtant au 4ème rang mondial des maladies reconnues comme affectant le plus la qualité de vie. Aujourd’hui on estime qu’1/3 des Français* est touché par des maladies de peau 1/3 des Français* est touché par des maladies de peau : anxiété et dépression, des conséquences graves pour plus de la moitié d’entre eux avec des conséquences graves pour plus de la moitié d’entre eux de type anxiété et dépression (* De plus de 15 ans)

Consciente que l’on manquait de données objectives et quantifiables sur la réalité quotidienne des problèmes de peau de la population française, la Société Française de Dermatologie* (SFD) décidait en 2015, avec ses partenaires, de lancer un programme ambitieux : une vaste étude pour évaluer la prévalence des maladies de peau, mais aussi leur impact psychologique, sociétal, économique, ainsi que leur répercussion sur la vie professionnelle et les loisirs des personnes atteintes. Il s’agissait également de pouvoir décrire au plus près de la réalité, la prise en charge actuelle des patients, leurs parcours de soin, les délais avant diagnostic, le vécu des traitements.

Un échantillon de 20 012 Français représentatifs de la population française de 15 ans et plus a été spécifiquement constitué selon la méthode des quotas. Ils ont été interrogés par Internet, du 21 septembre au 3 novembre 2016. Un recueil d’informations auprès des 12 à 14 000 conjoints de l’échantillon ainsi constitué, ainsi que des 5 000 à 7 000 enfants de moins de 15 ans rattachés, est venu enrichir l’échantillon principal montant ainsi à 40 000 le nombre de personnes intégrées dans la totalité du projet.

Le questionnaire a été scrupuleusement élaboré en amont par le Comité Scientifique. Il a été testé au préalable dans des services dermato puis ré-affiné, afin, notamment, de faciliter
la capacité des sondés à exprimer au plus près leur réalité, de mettre les bons mots sur les maux. À ceux qui déclaraient une maladie de peau parmi les six maladies de peau emblématiques et “marquantes” (acné, dermatite (ou eczéma) atopique, psoriasis, pelade, maladie de Verneuil, vitiligo), un questionnaire complémentaire ciblé était adressé.

Une grande partie des résultats est encore en cours d’analyse. Ils seront rendus publics au cours des prochains mois.

Quelques chiffres

– 16 Millions : c’est le nombre de Français touchés par des maladies de peau (1 Français sur 3)
– Les femmes plus touchées que les hommes : 33% vs 28%
– 80% de ces 16 millions de personnes souffrent de deux maladies de peau
– 46% des patients souffrant d’acné ayant une activité professionnelle ont eu un arrêt de travail.
– 45,2% sont gênés par leur dermatose dans leur vie personnelle.
– 39,2% sont gênés par leur dermatose dans leur vie professionnelle.
– 54% des personnes atteintes d’une maladie de peau souffrent d’anxiété ou de dépression.
– 40,6% des patients atteints d’une maladie cutanée n’ont pas été suivis par un médecin au cours des 12 derniers mois

« Parce qu’elles sont visibles, les maladies de peau sont parmi les plus stigmatisantes qui soient. Il n’est pas si rare qu’un patient atteint d’une maladie de peau chronique et invalidante envisage le suicide. Parce que, tout simplement, le regard des autres, ajouté aux souffrances dans sa chair, aux lourdeurs des traitements, est au-delà du supportable. Alors que la réalité, c’est que les maladies de peau, ne sont pas contagieuses dans l’immense majorité des cas. » Stéphane Héas, sociologue.

Un fardeau au poids très sous-estimé

Ces maladies cutanées génèrent souvent un sentiment d’exclusion, voire de honte. Leurs traitements, dans le cas des maladies cutanées chroniques, sont la plupart du temps lourds, coûteux et complexes. Elles subissent de plein fouet les facteurs environnementaux : soleil, chaleur, humidité ont un impact direct sur le ressenti du patient (douleur, prurit) et peuvent engendrer des complications (macération, infection). D’où la nécessité, pour la personne atteinte et son entourage, d’adapter en permanence leurs conditions de vie.

Une course contre la montre

Une prise en charge rapide permet, dans la plupart des maladies cutanées, de limiter les dégâts. Car souvent, plus le diagnostic et les traitements tardent, plus lourdes, voire irréversibles sont les conséquences pour les patients… et plus salée sera la note pour la collectivité. Sans compter que certaines maladies cutanées chroniques sont souvent associées à d’autres facteurs de comorbidité (hypertension, diabète, maladies ostéo-articulaires…) qui eux-mêmes s’aggravent faute de diagnostic posé à temps.

INFORMER SANS RELÂCHE LE PUBLIC, ALERTER TOUS LES ACTEURS DE SANTÉ, MOBILISER LES AUTORITÉS PUBLIQUES : TELLES SONT LES 3 CLÉS POUR PRÉVENIR, LUTTER CONTRE L’IRRÉPARABLE, ET ÉVITER LES DRAMES EN CASCADE.

Tel est l’objectif de la Société Française de Dermatologie à travers cette étude.

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La maladie l’Alzheimer terrifie les Français

La maladie l’Alzheimer terrifie les Français

Le 20 septembre 2017.

Selon un sondage réalisé pour La Croix, Notre Temps et la Fondation pour la recherche sur Alzheimer, Alzheimer est la deuxième maladie qui fait le plus peur aux Français, derrière le cancer.

Une maladie qui affecte les capacités cognitives

Nous connaissons tous une personne qui souffre de la maladie d’Alzheimer. Cette maladie qui entraîne une dégénérescence neurologique incurable touche entre 800 000 et 1,2 million de personnes en France. Avec le vieillissement de la population, de plus en plus de personnes devraient donc être atteintes par ce mal qui affecte les capacités cognitives et la mémoire. Et cette perspective inquiète les Français.

Selon un sondage Ipsos réalisé à l’occasion de la Journée mondiale Alzheimer, qui aura lieu jeudi 21 septembre, la maladie d’Alzheimer arrive en deuxième position des maladies qui font le plus peur aux Français (20 %), derrière le cancer (38%) et à égalité avec l’accident vasculaire cérébral. Et ce n’est pas étonnant puisque 1 Français sur 2 (49 %) connaît au moins une personne atteinte de cette maladie.

Aucun traitement efficace contre la maladie

Toujours selon cette étude, 66 % des personnes interrogées avouent avoir peur d’être un jour elles-mêmes touchées par cette maladie. 55 % estiment être mal informés sur cette maladie en général, 61 % sur ses symptômes et 66 % sur les professionnels de santé à consulter en cas de suspicion de la maladie. Actuellement aucun traitement efficace contre la maladie n’a encore été trouvé.

Selon les perspectives de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le nombre de patients atteints par cette maladie devrait doubler d’ici 2030 et tripler d’ici 2050. On pourrait ainsi passer de 36 millions de patients à travers le monde à plus de 115 millions. Mais les Français restent optimistes : les trois quarts des personnes interrogées sont confiants quant à la capacité des chercheurs à trouver des traitements efficaces dans les années à venir.

Marine Rondot

À lire aussi : Savez-vous réduire votre risque d’Alzheimer ?

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Un tiers des Français touchés par une maladie de peau

Un tiers des Français touchés par une maladie de peau

Le 22 septembre 2017.

Selon une enquête menée par la Société française de dermatologie, 16 millions de Français souffrent d’une maladie de peau. Un fléau sous-estimé par les pouvoirs publics.

L’acné est la maladie la plus répandue

Nous sommes très nombreux à souffrir d’affections cutanées en France. C’est ce que révèle l’étude « Objectifs peau » réalisée par la Société française de dermatologie. Selon ces travaux, un tiers des Français de plus de 15 ans souffrent de maladies de peau. La pathologie la plus répandue est l’acné (3,3 millions), suivie de près par l’eczéma ou la dermatite atopique (2, 5 millions) et le psoriasis (2,4 millions).

Mais on trouve aussi les maladies du cuir chevelu (2,3 millions), les mycoses (2,2 millions), les tâches de vieillesse, les grains de beauté suspects, les verrues, l’herpès, les problèmes d’ongles ou les allergies solaires. 80 % des patients souffrent même de deux maladies de peau. Et, en règle générale, les femmes sont plus touchées que les hommes par ces affections cutanées (33 % contre 28 %).

Un phénomène sous-estimé

Ces pathologies « sont un fardeau au poids très sous-estimé », notent les auteurs de cette étude. « Parce qu’elles engagent moins souvent le pronostic vital, elles sont actuellement les grandes oubliées de la santé publique », ajoutent-ils. « Elles sont pourtant au quatrième rang mondial des pathologies reconnues comme affectant le plus la qualité de vie. » 54 % des personnes qui ont une maladie de peau souffrent en effet d’anxiété ou de dépression.

La Société française de dermatologie parle de phénomène sous-estimé car actuellement, les seuls traitements qui existent contre ces pathologies sont des crèmes ou des lotions qui sont très mal prises en charge par l’Assurance maladie. Pourtant, ces maladies peuvent être stigmatisantes, notamment quand elles touchent le visage. Et si on reconnaissait les maladies de la peau comme un handicap ? C’est la piste retenue par l’étude. 

Marine Rondot

Vous aimerez aussi : Comment avoir une jolie peau ?

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Le cancer est-il une maladie sexuellement transmissible ?

Le cancer est-il une maladie sexuellement transmissible ?

Le 19 septembre 2017.

Peut-on contracter un cancer de la gorge en pratiquant une fellation ? Cette rumeur aussi inquiétante qu’insolite affole la toile depuis plusieurs années. Faisons le point.

Augmentation des cancers dus au VPH

Selon une étude publiée dans le Journal de l’Association médicale canadienne, le nombre de cancers de l’oropharynx liés au virus du papillome humain (VPH) aurait augmenté de près de 50 % entre 2000 et 2012. Ce virus sexuellement transmissible affecte les muqueuses et l’épiderme et favorise la formation de tumeurs. Certaines souches de papillomavirus sont notamment impliquées dans le développement du cancer du col de l’utérus.

Mais ces données suffisent-elles à conclure que le sexe oral est à l’origine de la multiplication des cancers de la gorge ? La libéralisation des mœurs est-elle en cause ? Rien n’est moins sûr, selon le Pr Renaud Garrel, responsable de l’Unité de cancérologie tête et cou-laryngologie au CHRU Montpellier. « On sait maintenant détecter le papillomavirus, ce qui n’était pas le cas avant 2005 », avance-t-il dans le Figaro.

Le tabagisme est un facteur plus aggravant que la fellation

« Le cancer de la gorge dû au papillomavirus a toujours été présent », ajoute-t-il. « Il est plus probable qu’une certaine proportion de cancers ORL liés au papillomavirus ait toujours existé mais sans qu’on le sache ». Alors certes, pratiquer le sexe oral peut augmenter le risque du cancer de la gorge, mais en tout état de cause, si les cancers ORL explosent, ce serait davantage à cause du tabagisme.

Du 18 au 22 septembre, se déroule la Semaine européenne de sensibilisation aux cancers ORL. Une occasion idéale pour se renseigner sur les facteurs de ce cancer et sur ses symptômes qui sont assez difficiles à identifier. Parmi eux on trouve des changements inexpliqués dans la voix, une augmentation de volume des ganglions, un mal de gorge persistant ou encore une déglutition douloureuse ou difficile. Pour éviter tout risque pensez à vous protéger lors de vos rapports sexuels même oraux. 

Marine Rondot

Pour en savoir plus : La prévention, les traitements médicaux et les approches complémentaires du cancer de la gorge

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Fibromyalgie : 1re publication de fiches d’information par l’Assurance Maladie (France)

Pour la première fois, l’Assurance Maladie française a publié sur son site, les 29 août et 8 septembre 2017, des fiches d’information sur la fibromyalgie.

Ces fiches portent sur la définition et les causes, les symptômes et le diagnostic, le traitement, le suivi médical et l’adaptation du mode de vie.

Sur le site de l’Assurance Maladie : Fibromyalgie

TEST : Rencontrez-vous les critères diagnostiques de la fibromyalgie ? (ARC 2010)

Pour plus d’informations sur les causes, le diagnostic et le traitement de la fibromyalgie, voyez les liens plus bas.

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