Archives par mot-clé : médecins

L’activité physique pourra être prescrite par les médecins

L’activité physique pourra être prescrite par les médecins

Le 3 janvier 2017.

A partir du 1er mars 2017, les médecins pourront prescrire une activité physique aux patients souffrant d’affections de longue durée.

Une prise en charge personnalisée et progressive

Selon un décret paru samedi 31 décembre 2016 au Journal officiel, les médecins pourront dès le mois de mars prochain prescrire à certains de leurs patients de faire du sport. L’activité physique devra être prescrite « en accord avec le patient » et sera « adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical » de celui-ci, précise le décret.

Les patients qui se verront prescrire des cours de sport devront par ailleurs souffrir d’affections de longue durée, comme les cancers, le diabète de type 1 et le diabète de type 2, la mucoviscidose ou encore la sclérose en plaques. « La prise en charge des patients est personnalisée et progressive en termes de forme, d’intensité et de durée de l’exercice », peut-on lire encore dans ce décret, souhaité par la députée Valérie Fourneyron, ancienne ministre des Sports.

Réduire les facteurs de risque

L’activité physique pourra être conduite pourra être un professionnel de santé, comme un kinésithérapeute, ou par un professeur de sport qualifié pour accompagner des patients. Il est toutefois précisé qu’en cas de limitations fonctionnelles sévères, seuls les professionnels de santé pourront accompagner les patients.

Le décret précise enfin que cette activité physique qui sera prescrite aura « pour but » de permettre au patient d’adopter « un mode de vie physiquement actif sur une base régulière », afin de « réduire les facteurs de risque et les limitations fonctionnelles liés à l’affection de longue durée ». Chez les patients atteints de mucoviscidose, par exemple, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande la pratique d’une activité physique régulière tout au long de la vie.

Pour en savoir plus : Les bienfaits du sport…

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Les médecins, pas assez humains ?

Le 24 octobre 2016.

Dans une tribune libre publiée sur le Figaro Santé, le Professeur Jacques Bringer, membre de l’Académie de médecine, lance un vibrant plaidoyer pour une médecine plus humaine.

Les nouvelles technologies éloignent du patient humain 

En effet, les nouvelles technologies, les nouveaux protocoles de soins, l’imagerie médicale, bref, tout ce qui vient aujourd’hui aider les médecins à établir leur diagnostic, mais aussi à soigner et accompagner les patients, les éloigne parfois d’une chose pourtant essentielle : ils soignent d’abord des êtres humains.

« La médecine de la personne, plus humble, attentive au profil de chaque patient et de ses aspirations individuelles, doit faire prévaloir l’écoute, l’empathie, la qualité de la présence et de la parole pour éviter les regards, mots et gestes malheureux ou maladroits car inadaptés à la situation », revendique le Professeur Bringer.  

Le numerus clausus français contourné par les étudiants étrangers

Il déplore également que « tout étudiant formé dans une université européenne, français ou étranger, parlant ou non notre langue » puisse présenter l’examen classant national (ECN) et « contourner ainsi le numerus clausus en accédant sans limitation à l’exercice médical dans notre pays ».

Vous aimerez aussi : Le médecin « idéal »

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Les médecins français sont majoritairement favorables à la vaccination

Le 30 septembre 2016.

En France, les médecins généralistes soutiennent majoritairement le calendrier vaccinal en vigueur. Pourtant, deux vaccins soulèvent encore de nombreuses questions, et ils sont beaucoup moins nombreux à en faire la promotion.

80 % des médecins prescrivent automatiquement tous les vaccins conseillés

Les médecins généralistes sont généralement favorables au programme de vaccination français. C’est la conclusion d’une étude menée par la Société française de médecine générale (SFMG) qui, depuis deux ans, a sondé 1 069 généralistes. Selon cette enquête, 9 praticiens sur 10 seraient favorables à la vaccination. 80 % d’entre eux prescrivent par ailleurs naturellement les vaccins prévus par le programme de vaccination français.

Deux vaccins suscitent toutefois l’inquiétude des médecins. Les vaccinations contre le papillomavirus humain (HPV) et celle contre les pneumocoques interrogent encore les praticiens, qui ne sont qu’un quart à les prescrire.

Vers une centralisation des données vaccinales des patients ?

Si les médecins sont confiants, les patients sont, pour leur part, de plus en plus méfiants. Face à ces inquiétudes, de nombreux médecins (trois sur quatre) affirment accorder du temps à la discussion avec ces derniers afin de les convaincre des bienfaits de la vaccination. En revanche, ils ne sont qu’un sur deux à adopter la même démarche lorsqu’il s’agit du vaccin contre le HPV ou de celui contre les pneumocoques.

Durant cette enquête, les médecins généralistes ont également fait part de leurs difficultés à traiter certains patients dont ils ne peuvent pas forcément connaître les antécédents, notamment en termes de vaccins. Pour pallier à cette lacune, la SFMG a soumis au ministère de la Santé l’idée de centraliser les données vaccinales de leurs patients. Les médecins généralistes demandent également à l’État de lutter contre les ruptures de stocks, très récurrentes, de vaccins dans les pharmacies françaises, et qui empêchent les médecins de respecter les calendriers vaccinaux.

Pour en savoir plus : Vaccination : idées et débats actuels

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Martin Winckler : « les préjugés des médecins sont des préjugés de classes »

Dans un entretien accordé au journal l’Humanité, le médecin Martin Winckler, auteur de plusieurs essais et romans, s’exprime sur quelques sujets, dont les « préjugés de classe des médecins », la prise de conscience par les médecins de leurs conflits d’intérêts et des thèmes qu’il souhaitait exprimer dans ses romans.

Interrogé sur « le manque d’empathie des médecins pour leurs patients » qui « revient en leitmotiv dans (ses) romans », il décrit comment, sélectionnés parmi des jeunes gens issus de milieux favorisés, les médecins « sont éduqués comme s’ils étaient des aristocrates, comme s’ils valaient plus que les infirmières », par exemple. Les spécialistes valent plus que les généralistes et les médecins, mieux que les patients.

Interrogé sur ses romans, il mentionne notamment la « Maladie de Sachs » dans lequel il souhaitait donner la parole aux patients et dire que « ce qui est important, ce n’est pas ce qu’on pense soi-même » en tant que médecin. Il avait un « objectif moral » : « c’était important, précisément, de contrebalancer le discours paternaliste, le discours technique, le discours moralisateur du monde médical au travers de la fiction, et en donnant la parole aux patients ».

Certains médecins québécois auraient bien besoin de ses leçons actuellement alors qu’au CUSM et au CHUM, ils font passer leurs convictions personnelles avant le droit des patients à recevoir une aide médicale à mourir tel que leur reconnaît la nouvelle loi. (Voyez dans Le Devoir : La raison divine des médecins rois, de Brian Myles.)

Article complet dans l’Humanité : Martin Winckler « Les préjugés des médecins sont des préjugés de classes ».

Martin Winckler a publié, en 2016, un nouveau roman intitulé « Abraham et fils » (éditions P.O.L) qu’il décrit dans cette vidéo.

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Généralisation du tiers payant : quelles solutions pour apaiser les médecins ?

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Alors que le Conseil Constitutionnel a validé seulement à moitié la généralisation du tiers payant, l’Assurance Maladie, soucieuse d’améliorer les dispositifs existants pour des remboursements fiables et rapides vient de présenter ses solutions pour convaincre les médecins, encore réticents. Explications.

Une grève des médecins contre le tiers payant

Les médecins en grève contre le tiers payant généralisé

Les médecins libéraux, généralistes comme spécialistes, vont tenir le piquet de grève, demain, vendredi 13 novembre. Objectif : s’opposer au projet de loi santé, et plus précisément à la généralisation du tiers payant.

Pas de médecins ce vendredi 13

Les généralistes et spécialistes prévoient de descendre dans la rue pour faire part de leur mécontentement lié à l’instauration de la généralisation du tiers payant. Objectif du dispositif : supprimer l’avance de frais lors d’une consultation médicale.

Or, les médecins ne voient pas d’un très bon œil ce dispositif contre lequel ils ont prévu une journée santé morte le vendredi 13 novembre 2015, lancée par l’intersyndicale réunissant cinq syndicats de médecins (CSMF, MG France, FMF, SML et Le Bloc).

Le mouvement devrait être très suivi, 104 000 médecins sont appelés à resserrer les rangs de la manifestation. De plus, les dentistes et infirmiers libéraux devraient rejoindre le mouvement.

Pourquoi les médecins s’opposent à la généralisation du tiers payant ?

Les opposants à ce dispositif le sont au nom de « la défense de la médecine libérale ». Leurs craintes : retards de paiement, soucis administratifs, coût du dispositif, sont autant de points sur lesquels les médecins refusent de s’aligner. Ces derniers préférant réserver ce dispositif aux personnes à faible revenus. 

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120 médecins plaident en faveur de la cigarette électronique

Il y a les pour et les contre la cigarette électronique. Évaluant les bénéfices et les risques de “vapoter”, un terme utilisé pour qualifier le geste effectué par les consommateurs de la e-cigarette lorsqu’ils fument, 120 professionnels de santé travaillant dans des domaines très variés comme la cancérologie, l’addictologie, la tabacologie, la pneumologie ou tout simplement dans la médecine générale viennent de lancer ce mercredi un appel en faveur de cette cigarette. Avec un seul but : faire baisser les risques du tabagisme.

Publié mercredi dans le cadre des Premières Rencontres de la Vape en France, organisées à Paris par la Fivape (Fédération interprofessionnelle de la vape) et l’Aiduce (Association Indépendante des Utilisateurs de Cigarette Électronique), cet appel a été lancé à l’initiative du Dr Philippe Presles de S.O.S addictions.

S’appuyant sur les conclusions d’un rapport du Public Health England qui montre que vapoter serait 95 % moins nocif que le tabagisme,  120 professionnels de santé, dont notamment les  Drs William Lowenstein, Anne Borgne, Alain Morel (addictologues), Alain Pavie (chirurgie cardiaque) Marc Espié et Alain Livartowski (cancérologues) ainsi que des spécialistes américains n’ont pas hésité à s’inscrire dans cette démarche qui consiste à favoriser l’utilisation de la cigarette électronique.

Ces professionnels ont été d’autant plus convaincus que le rapport de cette agence qui dépend du ministère de la Santé britannique plaide en faveur de sa promotion auprès du grand public et du corps médical en raison de la moindre nocivité de la e-cigarette par rapport à la cigarette et sa quasi-innocuité pour les fumeurs et les non-fumeurs.

Autre argument de taille avancé par les signataires de l’appel, la combinaison d’une politique d’augmentation du prix du tabac associée à une réduction des risques liés au tabagisme grâce à la e-cigarette aurait permis, au Royaume-Uni, de faire baisser la population de fumeur adulte sous la barre des 18 %.

Le sujet de la cigarette électronique reste très polémique et les avis divergent sur la question : une étude japonaise, publiée en novembre 2014, montre que les vapeurs des e-cigarettes sont beaucoup plus nocives que celles du tabac, raison sans doute pour laquelle le gouvernement reste prudent : il souhaite interdire la cigarette électronique dans certains lieux publics et en limiter la publicité.

Les Français sont aussi méfiants sur la question : ils sont en effet 2/3 à penser que la cigarette électronique est plus dangereuse que le tabac.

Le débat autour de la cigarette électronique restera sans doute longtemps encore d’actualité : lorsque l’on sait qu’un tiers de la population adulte fume, et que le tabac tue 78 000 personnes par an, il est compréhensible de voir que les spécialistes cherchent à trouver d’urgence une solution pour faire baisser le tabagisme.

La seule question demeure de savoir si c’est l’utilisation de la cigarette électronique qui apportera une réponse adéquate à cette problématique. Remplacer une addiction par une autre est-il la solution ? On dispose actuellement de peu de recul pour connaître les impacts de la consommation de cette cigarette sur le long terme… l’innocuité de ce produit reste donc encore à prouver, quoi qu’on dise. Et c’est bien là le cœur du problème !

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Top Actus Santé

Grève des médecins généralistes à partir du 3 octobre…

DarkoStojanovic/CC0 Public Domain/Pixabay

DarkoStojanovic/CC0 Public Domain/Pixabay

Il faut s’attendre à une rentrée sociale particulièrement agitée du côté des médecins généralistes. Ces derniers sont en colère et entendent bien le faire savoir ! 4 organisations syndicales appellent en effet à une grève générale et illimitée à compter du 3 octobre prochain. Une fois de plus ils se mobilisent contre le projet de loi de modernisation de la Santé de Marisol Touraine. Ils ne souhaitent pas des aménagements mais son abrogation pure et simple. La ministre de la santé ayant déjà indiqué qu’elle ne reculerait pas, la rentrée s’annonce donc particulièrement tendue dans le milieu médical.

Un appel à la grève lancé par la Fédération des médecins de France (FMF), l’Union française pour une médecine libre (UFML), le Syndicat des médecins libéraux (SML) et le Bloc.

Pour Jérôme Marty, président de l’UFML,  ce projet de loi et notamment l’instauration du tiers-payant généralisé constitue « une attaque historique contre la déontologie des médecins ».  Selon lui le risque est  d’instituer « l’étatisation et la financiarisation de la médecine ». Et de mettre en garde contre le risque de commercialisation des données du patient, ce qui aurait pour conséquence de menacer le secret médical.

Pour info, on peut éventuellement à s’attendre à un blocage complet des soins, les 4 organisations appelant les médecins urgentistes et le personnel hospitalier à rejoindre le mouvement.


News Santé

Mediator : un manifeste rappelle leurs obligations légales et morales à Servier et aux médecins

À l’initiative de la pneumologue Irène Frachon, qui est à l’origine de la mise à jour du scandale du Mediator, 30 médecins, philosophes et personnalités rappellent au laboratoire Servier et à la profession médicale leurs obligations légales et morales.

Le manifeste, publié en ligne le 26 août, avait déjà recueilli plus de 3000 signatures en début de soirée le 28 août. Il est notamment appuyé par la revue Prescrire qui « invite soignants, patients et toutes les personnes convaincues de la nécessité de refuser les conflits d’intérêts pour agir au service des patients à signer ce manifeste ».

Voici le texte du manifeste :

« Nous, signataires de ce manifeste, exhortons les professionnels de santé à reconsidérer leurs liens avec le groupe pharmaceutique Servier, laboratoire mis en examen pour des comportements d’une extrême gravité à l’origine de milliers de maladies cardiaques graves et de décès.

Début 2014, le procureur de Paris annonçait la fin de l’enquête pénale menée par les juges d’instruction du Pôle Santé de Paris depuis le retrait du Mediator fin 2009. L’enquête et notamment le rapport d’expertise pénal confirmaient le dramatique bilan humain ainsi que l’existence d’éléments graves justifiant des mises en examen de l’entreprise Servier pour “tromperie aggravée avec mise en danger de l’homme”, “escroquerie”, “homicides et blessures involontaires”, “trafic d’influence et prise illégale d’intérêts”.

Plutôt que de faire amende honorable, le laboratoire Servier poursuit depuis plusieurs années une guérilla judiciaire pour retarder à la fois le procès pénal et surtout l’indemnisation des victimes au civil. Trahissant ses engagements publics de réparation, il conteste sans relâche chaque étape du processus d’indemnisation jusqu’à contraindre récemment l’État (via l’Oniam *) à se substituer à lui et à indemniser des victimes avec des fonds publics !

Alors que l’état de santé de nombreuses victimes ne cesse de se dégrader, le laboratoire Servier pousse nombre d’entre elles au désespoir et à la conviction “qu’en fait, Servier attend leur mort”. Cette attitude est contraire à l’éthique scientifique et pharmaceutique.

Dans ces conditions, les signataires de ce manifeste déplorent que le laboratoire Servier reste un sponsor favorablement accueilli par une partie de la communauté médicale, certaines sociétés savantes et de nombreux leaders d’opinion médicaux.

Ils appellent solennellement les médecins, soignants et leurs instances représentatives à réévaluer la pertinence des liens les unissant au laboratoire Servier, et à vérifier si ces partenariats sont compatibles avec les principes fondamentaux de la déontologie médicale. »

L’association Regards citoyens, rapporte Le Nouvel Observateur, a recensé « les cadeaux et contrats » accordés aux médecins entre janvier 2012 et juin 2014. « Le géant suisse Novartis (58 milliards de chiffre d’affaires) arrive premier avec la somme de 18,29 millions d’euros ». Le « petit français Servier (4 milliards d’euros) » arrive deuxième avec 13,22 millions. « À titre de comparaison, Sanofi, le numéro un français du médicament avec un chiffre d’affaires de plus de 33 milliards ne verse “que” 7 millions d’euros ».

Signer le manifeste sur le site www.manifestedes30.com.

* Office National d’Indemnisation des victimes d’Accidents Médicaux.

Psychomédia avec sources : Le Nouvel Observateur, Prescrire.
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Un départ à la retraite à 72 ans pour les médecins d’hôpitaux publics

Un amendement du gouvernement prévoit la retraite à 72 ans pour les médecins des hôpitaux publics. Pour faire face au manque de praticiens, le gouvernement et certains syndicats de médecins hospitaliers souhaitent rallonger de quatre ans la limite d’âge de départ à la retraite.

En théorie, les chirurgiens peuvent opérer jusqu’à 68 ans s’ils ont le feu vert du ministère de la Santé. « Rares sont les chirurgiens dans les hôpitaux qui continuent de travailler au bloc opératoire à cet âge. Dans cet hôpital, ceux qui restent au-delà de 65 ans ne peuvent plus être chef de service », explique au micro de France 2 André-Gwenaël Pors, directeur du centre hospitalier de Laval.
Selon le gouvernement, reculer la date de départ en retraite pourrait limiter le recours aux médecins intérimaires qui coûtent très cher à l’hôpital.

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