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Médicaments non utilisés : la collecte est en hausse

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MEDICAMENTS – Les Français sont de plus en plus nombreux à rapporter en pharmacie leurs médicaments non utilisés (MNU). C’est ce qui ressort d’une étude par LH2-BVA dont les résultats ont été publiés ce jeudi 3 avril.

Sirops, solutions, comprimés, gélules, crèmes ou bien encore suppositoires… autant de médicaments qui sont rapportés chaque année dans les officines.

Selon cette étude 77% de nos concitoyens déclarent le faire dont 70% le font toujours.

Une tendance à la hausse que Cyclamed confirme. Pour mémoire cette association a pour mission de collecter et de valoriser les médicaments non utilisés à usage humain, périmés ou non.

Selon Cyclamed, la croissance de cette collecte a progressé de 3.2% en 2013 alors même que le nombre de boîtes de médicaments vendu en pharmacie est en baisse.

Dans le détail des chiffres, sachez qu’en 2013 14 730 tonnes de MNU ont été collectées par les pharmacies françaises et regroupées par les grossistes répartiteurs avant leur valorisation à des fins énergétiques.

Et si les Français sont de plus en plus nombreux à effectuer ce geste éco-citoyen, c’est avant tout parce qu’ils sont de plus en plus sensibles à la protection de l’environnement.

Autre raison évoquée : la prévention des accidents domestiques. Car, et on le sait peut-être pas assez, mais ces médicaments peuvent conduire à des erreurs pour les plus âgés et augmenter les risques d’intoxication pour les enfants.

« Les médicaments sont utiles, ne les rendons pas nuisibles » est le thème de la nouvelle campagne lancée au début de cette année 2014.

Deux spots ont été réalisé pour l’occasion. Le premier a pour but de sensibiliser les ménages aux dangers des accidents domestiques liés aux médicaments non utilisés.

Accident domestique et médicaments – Spot TV… par cyclamed

Le second insiste sur les dangers que ces médicaments peuvent faire peser sur notre environnement.

Environnement et médicaments non utilisés… par cyclamed


News Sante

La liste des médicaments à éviter

Y’a t-il des médicaments à éviter et si oui quels sont-ils ? La revue Prescrire répond à ces deux questions dans son dernier numéro, celui du mois de Février. Il s’agit en fait de l’actualisation 2014 de la liste déjà publiée l’an dernier.

Aujourd’hui encore et selon la revue trop de médicaments à balance bénéfices-risques défavorable continuent d’être commercialisés en France.

Au total c’est une liste de 68 médicaments que Prescrire recommande d’écarter des soins et de remplacer par de meilleures options car plus nocifs qu’utiles.

Cette liste a été établie sur la base des analyses publiées dans Prescrire de 2010 à 2013 (concernant les nouveaux médicaments, mais aussi d’anciens). En la publiant, Prescrire espère inciter les autorités à un sursaut salutaire et aider les soignants et patients à se préparer aux retraits du marché justifiés par les données de l’évaluation.

Sont ainsi concernés

  • de médicaments actifs, mais qui compte tenu de la situation clinique exposent à des risques disproportionnés par rapport aux bénéfices qu’ils apportent ;
  • de médicaments anciens dont l’utilisation est dépassée, car d’autres ont une balance bénéfices-risques plus favorable ;
  • de médicaments récents, dont la balance bénéfices-risques s’avère moins favorable que celle de médicaments plus anciens ;
  • de médicaments dont l’efficacité n’est pas prouvée au-delà d’un effet placebo, et qui exposent à des effets indésirables graves.

C’est par exemple le cas pour certains médicaments prescrits dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer alors qu’ils exposent les patients à des effets indésirables graves parfois mortels et qu’ils  sont utilisés en traitement prolongé et impliqués dans des interactions dangereuses.

C’est ainsi que le donépézil (Aricept° ou autre), la galantamine (Reminyl° ou autre), la rivastigmine (Exelon° ou autre), des anticholinestérasiques, exposent à : des troubles digestifs dont des vomissements parfois graves ; des troubles neuropsychiques ; des troubles cardiaques, dont des bradycardies, des malaises et des syncopes, et des troubles de la conduction cardiaque.

En psychiatrie, Prescrire pointe du doigt plusieurs médicaments dont l’agomélatine (Valdoxan°), d’efficacité non démontrée et qui expose à des hépatites et des pancréatites, des suicides et des agressions, des atteintes cutanées graves.

Dans cette liste de 68 médicaments qu’il faut « écarter », l’on retrouve également de nombreux antalgiques, des anti-inflammatoires, des médicaments utilisés en cancérologie, pour le traitement des crampes, pour lutter contre  l’ostéoporose, le diabète ou pour soulager les reflux gastro-oesophagiens.

La liste complète de ces 68 médicaments est disponible en cliquant ici (document en format PDF)


News Sante

Comment la mondialisation entraîne des pénuries de médicaments en France

C’est un nouveau choc pour médecins et pharmaciens: plus de doxycycline dans les rayons officinaux. Et ce au moins jusqu’à la fin mars. Ce médicament est présent sous de multiples formes.

«La situation est assez préoccupante et les médecins prescripteurs vont devoir gérer au mieux cette situation de pénurie, confie à Slate.fr le Dr Caroline Semaille, l’une des responsables de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Des alternatives médicamenteuses pourront être trouvées mais la difficulté sera réelle dans certaines indications et lorsque des traitements de longue durée –plusieurs semaines ou plusieurs mois ont été instaurés.»

Découverte il y a un demi-siècle, la doxycycline est une molécule devenue médicament générique. Elle est très fréquemment prescrite dans le traitement de nombreuses infections respiratoires, génitales, urinaires, oculaires ou générales, dans le traitement de certaines formes d’acné, ainsi que dans la rosacée, voire dans la prévention du paludisme. On indique encore à l’ANSM que si la France n’est pas le seul pays européen concerné par cette situation de pénurie, c’est l’un de ceux où ces médicaments sont les plus prescrits et les plus consommés.

Pourquoi cette pénurie durable d’un médicament essentiel?

Sans donner plus de précision, l’ANSM indique aux professionnels que c’est «en raison de l’augmentation des demandes rencontrée par le principal fournisseur de cette matière première au niveau européen» associée à «de fortes tensions d’approvisionnement des formes orales des médicaments contenant de la doxycycline». On se refuse à donner plus d’informations. Et l’ANSM invite les professionnels de santé à réserver les stocks résiduels de ces médicaments aux seules indications qu’ils jugent indispensables. Ils devront faire preuve de «vigilance» et «privilégier les alternatives thérapeutiques disponibles».

Les précédents

Cette alerte à la pénurie est particulièrement spectaculaire, mais elle n’est pas la première. Un précédent avait fait un certain bruit chez les professionnels et les patients concernés. C’était à la fin mars 2013 et la rupture de stock concernait le Lévothyrox® médicament hormonal essentiel prescrit aux personnes souffrant d’hypothyroïdie. Les prescripteurs et les pharmaciens avaient alors été informés par voie de presse. Le ministère de la Santé faisait état de «tensions persistantes» sur le marché et la multinationale Merk Serono, en situation de quasi-monopole, avait mis à la disposition des pharmaciens l’Eutirox®, spécialité proche mais alors commercialisée en Italie. On découvrit à cette occasion que l’approvisionnement était subitement devenu difficile en France du fait d’un accroissement de la demande mondiale.

Dans sa dernière livraison (janvier), le mensuel spécialisé Prescrire révèle une autre affaire passée sous silence par l’ANSM: la rupture d’approvisionnement durant plusieurs semaines de l’été 2013 d’Esidrex®, un médicament de référence dans l’hypertension artérielle. Depuis, les difficultés et les ruptures d’approvisionnement se multiplient dans les pharmacies d’officine comme dans les  pharmacies hospitalières. La situation est telle que l’ANSM a jugé indispensable de mettre en ligne la situation détaillée et actualisée des ruptures de stocks. La situation inquiète au premier chef la profession pharmaceutique.

«Durant le mois de septembre nous avons comptabilisé 539 médicaments manquants», expliquait il y a peu au Figaro Isabelle Adenot, présidente du conseil de l’Ordre des pharmaciens qui a publié un rapport sur le sujet. «Tous ces médicaments ne sont pas essentiels et la plupart peuvent être remplacés par un produit d’une autre marque ou par un générique. Cela devient toutefois un casse-tête pour les pharmaciens. Et les malades sont désorientés par des substitutions qui ne sont plus motivées par la volonté de développer la vente de produits génériques», soulignait le journal.

Ces tensions affectent également le monde hospitalier où les pharmaciens doivent régulièrement gérer des ruptures d’approvisionnement de plusieurs médicaments prescrits dans des pathologies lourdes, en particulier de nature cancéreuse.

En 2013, l’Académie nationale de pharmacie s’était elle aussi saisie de la question, en avait analysé les causes et avait formulé des recommandations. Dans le rapport rédigé à cette occasion, on apprend que les pénuries et les ruptures d’approvisionnement de médicaments se multiplient depuis plusieurs années et que le phénomène est en augmentation au niveau mondial comme aux échelons nationaux.

Des questions économiques

En pratique, ce phénomène a diverses origines qui sont toutes ou presque de nature économique. Il peut s’agir de l’abandon de la production de certaines matières actives encore utiles à la santé publique, de ruptures par défaut de qualité des matières premières importées ou de pénuries du fait de l’abandon des productions de certaines formes pharmaceutiques de faible rentabilité. Sans compter les multiples vicissitudes concernant les politiques de gestion des stocks et de circuits de distribution, les appels d’offres publics et les difficultés inhérentes aux médicaments pédiatriques et orphelins.

Ce que le prescripteur, le pharmacien et le malade français perçoivent en bout de chaîne trouve son origine première dans des mouvements tectoniques d’ampleur mondiale. A commencer par les demandes croissantes émanant des populations des pays de moins et moins «émergents» où se situent désormais les principaux lieux de production des matières premières. Entre 60% et 80% des matières actives à usage pharmaceutique sont désormais fabriquées hors Union européenne, principalement en Inde et en Asie. Cette proportion était de 20% il y a trente ans.

On peut aussi voir là une conséquence perverse d’un souci légitime de l’environnement. «Le jeu combiné de la mondialisation, de la crise économique, de l’augmentation des exigences réglementaires, pharmaceutiques et environnementales fait que l’on assiste en Europe à l’abandon de fabrication de matières actives à usage pharmaceutique», souligne ainsi l’Académie de pharmacie. Cette institution y ajoute la perte quasi-complète d’indépendance de l’Europe en sources d’approvisionnement en matières actives, la perte du savoir-faire industriel correspondant. Quant au tissu industriel européen de la chimie fine pharmaceutique, il est confronté à des normes environnementales sans commune mesure à celles s’imposant aux opérateurs de pays tiers.

C’est là une situation nouvelle et à bien des égards hautement problématique du point de vue de la santé publique. Ce phénomène qui prend constamment de l’ampleur et qui n’a rien de spécifiquement français est pour beaucoup le symptôme d’une globalisation mondiale de la fabrication des spécialités pharmaceutiques et de la fuite de la chimie d’un Vieux Continent où elle prit naissance et triompha.

Dans ce contexte, l’Union européenne, en dépit de son savoir et de ses compétences, apparaît désormais comme très largement désarmée. C’est à cette aune qu’il faut juger de la disparition durable de la doxycycline des pharmacies françaises.   

Jean-Yves Nau

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Trop de sel dans les médicaments effervescents

Certaines spécialités apportent, à la posologie la plus courante, autant de sodium que la dose journalière maximale conseillée et augmentent le risque cardiovasculaire, selon une étude britannique.

On traque le sel dans nos assiettes. Avez-vous pensé à celui qui se cache dans vos médicaments?

Une étude britannique publiée dans le BMJ a passé en revue les accidents cardiovasculaires survenus au sein d’une cohorte de 1,3 million de patients qui, entre 1987 et 2010, avaient eu au moins deux prescriptions, les uns de spécialités avec du sodium, les autres de leurs équivalents sans sodium. La conclusion de l’équipe de Jacob George (Ninewells Hospital de Dundee, Grande-Bretagne) est sans appel: «Les patients à qui ont été prescrits des médicaments, effervescents ou dispersibles, contenant du sodium ont plus d’incidents cardio-vasculaires que les autres.»

Seconde constatation: la quantité de sodium apportée par certains produits est loin d’être anecdotique. Les chercheurs calculent qu’un comprimé de paracétamol 500 dispersible renferme 427,8 mg de sodium, soit la même quantité que dans 1 gramme de sel de table *. Les patients de la cohorte britannique dont les médicaments en contenaient avalaient donc en moyenne 6,29 g de sel par jour rien qu’avec leurs médicaments, soit plus que la recommandation de l’OMS de 5 g par jour, alimentation incluse!

Risque limité

Pas de quoi cependant regarder votre armoire à pharmacie  de travers. Les médicaments effervescents et dispersibles sont certes très riches en sodium: sans cet excipient, pas de bulles de gaz carbonique, donc pas de désagrégation du comprimé dans l’eau. Mais le risque cardio-vasculaire calculé par l’étude britannique porte sur de grosses consommations de ces spécialités. Pas de danger si l’on prend, une fois de temps en temps, un comprimé pour soigner un mal de tête.

Le Pr Jacques Blacher, cardiologue et épidémiologiste à l’Hôtel-Dieu, relativise la portée de l’étude et précise que  l’augmentation du risque due (…) Lire la suite sur Figaro.fr

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Vente de médicaments à l’unité : des économies possibles ?

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Bientôt la vente de médicaments à l’unité dans les pharmacies ? Voici en tout cas la proposition que vient de faire Marisol Touraine afin de réduire le coût des remboursements pour la sécurité sociale.
Une mesure efficace ? Pas si sûr, mais l’idée est lancée.

Les objectifs de cette nouvelle mesure ont été clairement révélés par la ministre de la santé : il s’agit de réaliser des économies mais aussi de mieux protéger les Français contre l’automédication.

Le remboursement des médicaments est en effet conséquent dans le budget puisqu’il a coûté en 2012, plus de 22 milliards d’euros. Si ce chiffre baisse pour la première fois depuis des années, c’est particulièrement lié à un recul général du coût des médicaments, liés entre autre à une augmentation de l’utilisation des génériques.

Afin de continuer à combler le déficit abyssal de la Sécurité Sociale et de faire des économies, l’objectif est aujourd’hui de faire baisser le volume de médicaments consommés en obligeant les pharmaciens à ne donner aux patients que la quantité exacte apparaissant dans la prescription médicale.

Si les pharmaciens sont favorables sur le principe en terme de santé publique, ils émettent cependant des doutes sur la mise en place qui pourrait être coûteuse, et sur les effets des réductions des coûts. Le déconditionnement des médicaments vendus en boîtes par les pharmaciens pèsera sur leur productivité, ce qui ne sera pas gratuit. Les économies faites d’un côté par la réduction des volumes vendus pourraient être perdues en raison du travail supplémentaire lié au déconditionnement. Sans compter qu’il n’est pas sûr que les industriels du secteur soient enthousiaste à l’idée d’une telle proposition.

Afin de permettre plus facilement la vente à l’unité des médicaments, les États-Unis et la Suède vendent déjà en vrac des médicaments, ce qui n’est pas prévu pour le moment en France.

Pour le moment, aucune estimation des économies réalisées n’a été faite. La proposition de Marisol Touraine devrait commencé à être testée dans les pharmacies volontaires de plusieurs régions.

Cette mesure permettra-t-elle de réduire le nombre de médicaments estimés à 1,5 kg conservés à domicile par les Français lié à une trop grande quantité de médicaments distribués par les pharmacies

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Les personnes âgées consomment trop de médicaments

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Une enquête de l’hôpital Pompidou vient de montrer que 90 % des personnes âgées de plus de 80 ans consommeraient en moyenne 5 médicaments de classes thérapeutiques différentes par jour, soit de 10 comprimés ou gélules. Cette étude dénonce également les risques d’accidents médicamenteux et les effets indésirables liés à cette surconsommation.

Basée sur l’analyse quantitative et qualitative des médicaments remboursés en 2011 par l’Assurance-maladie sur un échantillon représentatif de 594 317 personnes, cette étude montre non seulement 90 % des personnes de plus de 80 ans consomment des médicaments mais aussi qu’ils consomment des quantités importantes, soit, en moyenne, 10 médicaments par jour.

Les résultats de cette étude intitulée « la consommation médicamenteuse des sujets âgés en France en 2011″ seront présentés lors du congrès de la Société française de gériatrie. La situation de la consommation des seniors de plus de 80 ans inquiète les spécialiste, qui dénoncent un risque important pour la santé en raison de l’interaction médicamenteuse.

Selon le Pr Olivier Saint-Jean, chef de service en gériatrie à l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris qui a dirigé les travaux, on ne connait plus le métabolisme de 3 à 4 molécules prises ensemble, et au bout de 5 médicaments, les risques d’accidents liés aux médicaments augmenteraient encore davantage, un risque à prendre au sérieux puisque 10% des hospitalisations en France sont liées à des accidents médicamenteux.

Cette étude montre aussi que la consommation des personnes âgées entre 80 et 89 ans (modulateurs du système rénal, anxiolytiques, statines pour l’hypertension artérielle, antidépresseurs pour le moral) ne correspond pas à leur état de santé réel. Les études épidémiologiques n’en montrent en effet pas la nécessité.

Selon cette nouvelle recherche, la consommation des personnes âgées en médicament a non seulement augmenté au niveau quantitatif, puisqu’ entre les années 90 et 2011, l’ordonnance a doublée, mais aussi sur le niveau qualitatif. En 2011 comparativement à l’année 2000, les médicaments sont tous actifs, et visent particulièrement la sphère cardio-vasculaire.

Pour expliquer cette augmentation importante de la consommation des médicaments par les personnes âgées, on trouve différentes causes : la tendance française qui fait qu’à chaque consultation corresponde une prescription, la demande des patients eux-mêmes ou de leurs familles. Il y a aussi le fait de la multiplicité des spécialistes consultés par les seniors qui ne facilite pas la tâche du médecin généraliste qui doit faire le tri entre les différents traitements. Il faut pouvoir dire à un patient d’arrêter un médicament qui n’a été pris que de façon préventive, comme un anti-hypertensseur, par exemple. Pas si simple de faire comprendre, de changer une prescription, principalement lorsque la personne est très âgée, affaiblie, et quelquefois démente de ne garder que les médicaments strictement indispensables.

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Top Actus Santé

Médicaments en ligne : c’est le jour J

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Révolution du côté de la vente des médicaments en France.

C’est en effet à partir d’aujourd’hui, vendredi 12 juillet 2013, que la vente en ligne de certains médicaments est officiellement autorisée.

Au total ce sont désormais 4 000 médicaments sans ordonnance qui sont accessibles en ligne. Attention toutefois, seuls les sites adossés à des pharmacies physiques ont le droit de vendre des médicaments sur internet et uniquement après avoir reçu l’autorisation de l’Agence régionale de Santé.

Histoire d’aider les consommateurs à y voir un peu plus clair, l’Ordre National des Pharmaciens met à votre disposition une liste des sites effectivement autorisés à effectuer cette vente en ligne. Pour la consulter, il vous suffit de cliquer ici

Une recherche par régions, par départements et même par communes y est possible. N’hésitez pas à vous y connecter pour éviter de tomber sur un site qui ne serait pas autorisé.

Car, et comme vous vous en doutez, les sites qui n’ont pas reçu l’aval des ARS sont susceptibles de vendre des produits contrefaits et donc non contrôlés.

Une vente en ligne qui n’est pas du goût de tout le monde d’autant qu’elle débute quelques heures seulement après que l’Autorité de la Concurrence se soit prononcée en faveur d’une vente en dehors des officines et donc dans les grandes surfaces.


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Vente de médicaments par internet et dans les grandes surfaces

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A partir de ce vendredi 12 juillet 2013, les Français peuvent acheter des médicaments sans ordonnance sur des sites autorisés. L’Autorité de la concurrence envisage l’autorisation de la vente de certains médicaments hors des pharmacies pour faire casser les prix.

Les Français peuvent désormais acheter des médicaments sans ordonnance sur des sites web autorisés. A la veille de cet élargissement du e-commerce, l’Autorité de la concurrence dénonce la « disparité très forte des prix des médicaments non remboursables » et se dit favorable à la vente des médicaments dans les grandes surfaces.

Plus de 80 % des Français ont peur d’acheter des médicaments sur internet à cause du risque de contrefaçon, selon un sondage téléphonique commandé par le groupe Pasteur Mutualité. Ils sont également 40 % à penser que ce mode de vente ne fera pas baisser les prix.

La plupart des Etats membres de l’UE ont déjà autorisé la vente de médicaments par internet. Toutefois, la réglementation de cette activité diffère fortement d’un Etat membre à l’autre.

Ainsi, le Royaume-Uni et les Pays-Bas autorisent la vente en ligne de tous les médicaments, qu’ils soient ou non soumis à prescription. De plus, le site Internet n’est pas tenu d’être adossé à une pharmacie physique, ce qui permet la création d’acteurs dit « pure players ». L’Allemagne, la Finlande, la Suède et le Danemark permettent également la vente en ligne de tous les médicaments, mais imposent la détention d’une officine physique. La Grèce ne permet la vente en ligne que des médicaments non soumis à prescription, mais autorise les « pure players ».

Enfin, la Belgique, le Portugal, la Bulgarie, la Slovaquie, la Hongrie, la Lettonie, l’Irlande, la Slovénie, la Pologne, la République Tchèque et la Lituanie limitent la vente en ligne aux médicaments non soumis à prescription et imposent la condition de détention d’une pharmacie physique.

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Une saisie de 10 millions de médicaments contrefaits

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Le trafic de faux médicaments est malheureusement en plein essor. Un véritable fléau mondial contre lequel les autorités sanitaires tentent de lutter par tous les moyens. Selon plusieurs études récentes, ce marché en pleine expansion représente plusieurs milliards d’euros de chiffre d’affaire.

Aujourd’hui, dans le cadre d’une vaste opération internationale menée dans 99 pays, Interpol a mis la main sur près de 10 millions d’unités de médicaments contrefaits et potentiellement mortels ! On estime à 41 millions de dollars la valeur de ces médicaments.

Cette opération baptisée «Pangea 6» a particulièrement ciblé les sites internet de vente de médicaments.

Elle a conduit à l’arrestation de 58 personnes et à la fermeture de 17 000 sites illégaux en à peine une semaine.

Interrogé par le Progrès de Lyon, Aline Plançon, sous-directeur du programme sur la criminalité pharmaceutique pour Interpol, a déclaré

«Les quantités saisies sont en augmentation de plus de 100% par rapport à l’opération précédente en 2012».


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Médicaments de ville : une baisse des dépenses en 2012

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Une bonne nouvelle pour les comptes de l’Assurance-Maladie. En 2012, les remboursements de médicaments de ville ont en effet enregistré une baisse de 0,8%.

Cela représente 22,66 mds € contre 22,84 mds € en 2011.

« Après la stabilité qui a été constatée en 2011, cette baisse constitue un facteur déterminant dans le respect des objectifs de l’Ondam pour l’année 2012, les médicaments représentant le 1er poste de dépenses pour les soins de ville » écrit l’Assurance-Maladie dans un communiqué de presse.

Pour expliquer cette baisse, elle évoque notamment :

des baisses tarifaires significatives qui ont généré un économie de plus de 830 M€ au total (contre 479 M€ en 2011);
l’accord conventionnel conclu entre l’Assurance Maladie et les représentants des pharmaciens d’officine en avril 2012 destiné à redynamiser la substitution des génériques par le renforcement du dispositif « tiers-payant contre génériques »

Associé  aux autres mesures conventionnelles mises en œuvre, cet accord a permis au total d’ enregistrer un bond de près de 12 points du taux de substitution générique. Ce dernier a ainsi atteint 83,6% à fin 2012 contre71,7% en avril 2012.

la baisse des volumes observée en 2011 (-0 ,8%) s’est poursuivie (-1,3%), concernant la majorité des classes thérapeutiques : anti-inflammatoires, anti-ostéoporotiques, anti-alzheimer, psychotropes…

Cette baisse s’explique en partie par le déremboursement de médicaments dont le service médical rendu a été considéré comme insuffisant par la  HAS (ndrl : Haute Autorité de Santé).

Parallèlement à ces facteurs de baisse, l’analyse des dépenses de médicaments a également révélé la concentration de la croissance sur certaines classes thérapeutiques ou au sein d’une même classe thérapeutique, sur certains produits.

Globalement, ce sont les médicaments prescrits en cas de pathologies lourdes et graves qui continuent d’être le principal moteur de croissance des dépenses.

Certains se distinguent tout particulièrement avec une augmentation soutenue. C’est notamment le cas des traitements

– des hépatites (+68,7%) avec l’arrivée sur le marché de deux nouveaux médicaments : Incivo® et Victrelis®;
– des médicaments anti-rhumatismaux spécifiques (+15,2%), dont la croissance est étroitement liée à celles d’Humira®
– des anti-TNF alpha, médicaments indiqués notamment dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn et des traitements de la dégénérescence maculaire liée à l ’âge (DMLA) (+25,3%) : Lucentis® a enregistré une forte croissance en 2012, devenant le 1er médicament remboursé (389 M€).

D’autres médicaments, indiqués dans le traitement de maladies chroniques, enregistrent également une croissance significative :

– les médicaments anti-diabétiques progressent fortement depuis la fin des années 2000 (+5,6% en 2012 et +6,8% en 2011).
– Dans le traitement du cholestérol, alors que la classe des hypolipémiants voit ses dépenses diminuer de 7,1% en 2012 (baisses de prix, médicaments génériques), les montants remboursés de Crestor® augmentent de 9,2%

Conclusion de l’Assurance-Maladie : si le dynamisme de certaines classes ou de certains médicaments est lié à une réelle innovation thérapeutique et traduit un progrès important dans le traitement de pathologies graves notamment, l’augmentation de certains produits trad uit encore la persistance d’un phénomène de « fuite » hors du répertoire.


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