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Médicaments : de plus en plus de ruptures de stocks

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Selon un rapport de l’Académie Nationale de Pharmacie, les ruptures de stocks et/ou d’approvisionnement de médicaments se font de plus en plus nombreuses en France.

Les causes de ces ruptures sont multiples et peuvent concerner différents stades de la chaîne de fourniture du médicament,  depuis la prévision des ventes jusqu’à la dispensation aux patients.

Ainsi, et à la fin du mois de février 2013, près d’une soixantaine de médicaments étaient en rupture de stocks ou en risque de rupture de stocks déclarés sur le site de l’ANSM.

Une situation préoccupante qui peut bien sûr avoir des répercussions graves pour certains malades.

Aujourd’hui on estime à 5% le nombre de médicaments qui seraient indisponibles chaque jour dans les officines de ville ou dans les hôpitaux. La moitié de ces ruptures dépassent les 4 jours.

Mais la France n’est pas la seule concernée puisque ce phénomène serait aujourd’hui mondial et concernerait tous les types de médicaments.

Cite par le Parisien, Philippe Liebermann, pharmacien à Strasbourg et vice-président de la fédération des syndicats pharmaceutiques de France a déclaré à ce sujet « C’est un phénomène mondialisé et qui s’est aggravé ces dernières années. Tous les jours, il nous manque un ou plusieurs médicaments (…) cela peut toucher n’importe quel type de médicaments ».

Aujourd’hui l’Académie recommande la création d’un nouvel modèle permettant de fluidifier l’approvisionnement mais aussi la mise en place d’une politique volontariste de relocalisation » de la fabrication d des principes actifs jugés « stratégiques » et « indispensables à la santé publique ». Premiers visés ces médicaments qui n’ont qu’un fabricant mondial.

Il faut savoir qu’aujourd’hui entre 60 à 80% des principes actifs sont fabriqués hors d’Europe contre 20% il y a trente ans.

Autre solution préconisée l’interdiction de l’exportation des médicaments sans équivalent thérapeutique « nécessaires aux besoins nationaux ».

Pour plus détails rendez-vous sur le site de l’Académie Nationale de pharmacie en cliquant ici (document en format PDF).


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Ruptures de stock des médicaments : les pharmaciens utilisent le système D

Il y aurait, selon l’Académie de pharmacie, en moyenne 5 % des commandes qui n’aboutirait pas. Parmi les médicaments les plus concernés par le risque de rupture en approvisionnement se trouvent les anticoagulants, les anticancéreux et les vaccins mais cela peut également toucher les autres catégories de traitement comme les antibiotiques, par exemple.

Les pharmaciens sont de plus en plus souvent confrontés à des ruptures de stock dans l’approvisionnement des médicaments, ce qui peut être grave pour les patients selon l’Académie de pharmacie. L’Agence nationale de sécurité du médicament a ainsi pu recenser une centaine de produits dont l’approvisionnement est compliqué, voire tout simplement arrêté. Face à ces difficultés, les pharmaciens utilisent le système D et se débrouillent comme ils peuvent.

Face à cette pénurie, les pharmaciens font face comme ils peuvent : les approvisionnements pouvant être jusqu’à 4 jours en retard, ils vont se tourner vers un collègue, demander au médecin de changer la prescription ou encore donner un équivalent dès que c’est possible. Mais pour certains traitements comme pour les chimiothérapies, il n’est pas possible d’utiliser la débrouille et les patients doivent donc retarder leur traitement.

Face à la pénurie de médicaments, les pharmaciens se débrouillent

Les pharmaciens doivent faire face à des ruptures de médicaments de plus en plus nombreuses. Les médicaments les plus concernés par cette pénurie sont les vaccins, les anti-coagulants et les anticancéreux

Plusieurs causes peuvent expliquer ces retards de livraison : la délocalisation de la fabrication des matières premières actives des médicaments, le renforcement des normes de production qui peut conduire à des arrêts, ou encore l’arrêt de la production d’un traitement parce qu’il n’est pas rentable.

Face à ces difficultés, l’Académie nationale de pharmacie a proposé de mettre en place un répertoire européen des sites de fabrication et de contrôle mais aussi d’interdire l’exportation des médicaments qui n’ont pas d’équivalent thérapeutique. Elle a également suggéré de relocaliser la fabrication des médicaments indispensables à la santé publique. Et là, tout est question de coût. Qui financera en effet une relocalisation alors que la Sécurité Sociale peine à éponger sa dette abyssale ?

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Médicaments : jusqu’à 80 % des principes actifs produits en Chine ou en Inde

L’Académie de pharmacie déplore une « perte quasi-complète d’indépendance de l’Europe en sources d’approvisionnement en matières actives pharmaceutiques (qui) se conjugue à l’éventuelle perte du savoir-faire industriel correspondant ». En, clair, de plus en plus de médicaments sont produits à l’étranger pour des raisons économiques ce qui occasionne plusieurs problèmes.

Relocaliser la production en Europe

Ainsi « 14% des ruptures de stocks de médicaments auraient pour origine une difficulté d’approvisionnement en matières premières à usage pharmaceutique. 60 % à 80 % des matières actives à usage pharmaceutique sont fabriquées dans les pays tiers à l’Union européenne, principalement en Inde et en Asie, contre 20 % il y a trente ans ».

Misant que sur le long terme la différence de coût de production entre les pays tiers et l’Europe se réduira, l’Académie de pharmacie préconise « d’engager une politique volontariste de relocalisation de la fabrication des matières actives pharmaceutiques tenues pour stratégiques au plan de la protection de la santé publique. »

Mieux contrôler la conformité des médicaments

Il convient dans un premier temps de définir une liste des principes actifs concernés prioritairement par cette relocalisation. Il s’agit principalement de médicaments tels que les antibiotiques, antirétroviraux, anticancéreux, anesthésiques, anticoagulants, immunoglobulines …et aux matières actives indispensables aux traitements d’urgence.

En attendant et afin de garantir la qualité des médicaments importés dans l’Union européenne, les pays exportateurs devront, à partir de juillet 2013 conformément à la la Directive 2011/62/UE, établir « une confirmation écrite assurant que chaque substance importée dans l’Union européenne est conforme aux standards qualité européens et que chaque site de fabrication est inspecté de façon régulière par ces autorités. »

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Médicaments : la baisse de la consommation se confirme

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Au début du mois de décembre, l’Assurance-Maladie indiquait avoir enregistré une baisse de la consommation des médicaments en France, de l’ordre de 0.8%. Un peu plus de deux mois plus tard c’est au tour du laboratoire Celtipharm de confirmer cette tendance dans le cadre d’un bilan mené auprès d’un panel de 3 004 pharmacies et dont les ventes sont suivies en temps réel.

Un bilan que le quotidien « Le Parisien/Aujourd’hui en France » a pu consulter en exclusivité. Il en ressort une baisse de 1,5% en ce qui concerne les médicaments à prescription obligatoire et de 0,4% pour ceux qui sont en vente libre.

Cette baisse représente 40 millions de boîtes vendues en moins sur un total de 3 milliards.

Cité par le Parisien, Yann Aube, le directeur associé de Celtipharm, a rajouté « Nous avons aussi constaté que le nombre d’ordonnances a baissé de 1,5% et que le montant moyen de prescriptions a reculé de 1,1% ».

Une baisse encourageant certes mais qui n’est pas suffisante.. la France restant encore et toujours en tête des pays où l’on consomme le plus de médicaments (selon les données de la Direction de la recherche et des statistiques).

Une sur-consommation qui pourrait pourtant être évitée à en croire l’Inspection générale des affaires sociales. Il y a peu elle indiquait que près d’un médicament remboursé sur deux n’était jamais consommé…


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Les pharmacies pourront vendre des médicaments en ligne

Comme le prévoit une directive européenne de 2011, la France va autoriser les pharmacies à vendre en ligne les médicaments qui n’ont pas besoin d’être délivrés sur ordonnance. L’ordre des pharmaciens s’oppose à la mesure et met en avant les risques de fraudes et de contre-indications. L’ordonnance a été présentée mercredi au conseil des ministres mais n’a pas encore été publiée au Journal Officiel.

On peut décidément tout acheter sur internet. Une ordonnance a été déposée mercredi au conseil des ministres pour autoriser la vente sur le net des médicaments en libre accès, ceux qui ne nécessitent donc pas une prescription. Le décret d’application n’a pas encore été publié au Journal Officiel mais la France est tenue de mettre le dispositif en place avant le 2 janvier.

C’est en effet cette date qui était fixée par une directive européenne de 2011 pour la légalisation des pharmacies en ligne. Celles-ci doivent cependant dépendre d’une officine physique tenue par un vrai pharmacien qui ne peut pas y vendre de médicaments sur ordonnance. Elles doivent également être validées par l’autorité régionale de santé et être déclarées à l’ordre des pharmaciens.

L’ordre des pharmaciens proteste

Ce dernier s’oppose d’ailleurs vivement à cette mesure déposée par Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé. Si les sites de vente en ligne devront bien être identifiés par un logo et seront listés, « rien ne remplace le face-à-face pour donner des conseils lors de la délivrance de médicaments, a déploré au Monde Isabelle Adenot, présidente de l’ordre des pharmaciens. Le risque de la vente à grande échelle sur Internet est de banaliser le médicament, qui n’est pas un produit de consommation courante. »

Outre les problèmes liés aux données et au respect des règles en matière d’ordonnance, la vente en ligne ne permet pas aux clients d’utiliser leur carte vitale. Or c’est là que se trouve leur dossier médical qui renferme les contre-indications auxquelles le pharmacien a besoin d’avoir accès. La question de la prudence reste centrale, surtout que certaines pharmacies savaient que la France était obligée d’appliquer la directive européenne et n’ont donc pas attendu le dernier conseil des ministres pour ouvrir leur boutique en ligne. Comme le souligne un sondage IFOP pour l’Institut de recherche anti-contrefaçons de médicaments, cité par le Monde, 9% des français ont déjà acheté des médicaments sur internet et 26% pensent s’y mettre.

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