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Ces médicaments contre le rhume désormais interdits de publicité

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Vous ne vous en êtes probablement pas aperçu mais pas moins de onze médicaments contre le rhume vendus sans ordonnance sont désormais interdits de toute publicité. Tous ont un point commun, ils contiennent de la pseudoéphédrine.

Selon les constatations de l’UFC Que Choisir, cette mesure a été prise dans la plus grande discrétion et est effective depuis le 18 décembre dernier. Les produits concernés ne peuvent plus bénéficier de publicités dans les médias mais aussi au sein des officines de pharmarcie.

Quels sont les médicaments concernés ?

Voici la liste des spécialités concernées  :Actifed Rhume, Actifed Rhume Jour et Nuit, Actifed LP Rhinite allergique, Dolirhume, Dolirhumepro, Fervex Rhume Jour et Nuit, Humex Rhume, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume, Rhinureflex et Rhumagrip

Pour information sachez que ces médicaments contiennent de la pseudoéphédrine, un vasoconstricteur de la famille des amphétamines qui est utilisé pour diminuer la sensation de nez bouché, en cas de rhume. D

Sauf que ces médicaments peuvent être à l’origine d’effets indésirables graves au niveau cardiaque ou neurologique, notamment s’ils ne sont pas utilisés conformément à leur autorisation de mise sur le marché. Il est même préférable de ne pas les utiliser. Dans tous les cas, rappelons qu’ils sont réservés à l’adulte et à l’enfant à partir de 15 ans.

En les interdisant de publicité l’Agence nationale du médicament espère faire évoluer les comportements et favoriser ainsi leur bon usage.

Et de rappeler que le choix de ces médicaments en vente libre doit être effectué dans le cadre d’un dialogue entre le patient et le pharmacien qui est en mesure de délivrer le médicament le plus adapté.

Alors que faire en cas de rhume ?

Le rhume est une infection virale bénigne très fréquente qui affecte la muqueuse nasale (paroi interne dunez). Cette muqueuse sécrète un liquide dont le rôle est d’humidifier en permanence l’air inspiré et de lutter contre les agents infectieux. Lorsque cette muqueuse est irritée, elle gonfle et augmente sa sécrétion habituelle de liquide, de sorte que le nez « est bouché » ou que le nez « coule ».

Quelques conseils pour améliorer votre confort:

– humidifiez la muqueuse nasale avec des solutions de lavage adaptées (sérum physiologique, sprays d’eau thermale ou d’eau de mer);
– buvez suffisamment
– évitez de fumer ou de respirer la fumée des autres;
– dormez la tête surélevée;
– évitez les climatiseurs qui déshumidifient l’air et assèchent les muqueuses nasales ;
– veillez à maintenir une atmosphère fraîche (18-20°C) et aérez régulièrement les pièces.

Respectez certaines mesures d’hygiène comme :

– se moucher avec des mouc hoirs jetables et les jeter dans une poubelle immédiatement après utilisation, puis se laver les mains;
– se laver les mains régulièrement, en particulier avant les repas ou lors de leur préparation;
– se couvrir la bouche quand vous toussez ou éternuez.

Si malgré ces précautions, notamment l’utilisation des solutions de lavage, vous êtes particulièrement gêné par vos symptômes, vous pouvez recourir à un médicament. Pour cela, consultez votre médecin ou demandez conseil à votre pharmacien.

Les médicaments contenant des vasoconstricteurs ne sont en effet pas les seuls à pouvoir être utilisés dans les symptômes du rhume.

Dans tous les cas, le rhume guérit spontanément en 7 à 10 jours sans traitement.

News Santé

Alzheimer : une nouvelle théorie renouvelle l’espoir pour la recherche de médicaments

Jusqu’à présent, les efforts pour trouver un médicament efficace contre la maladie d’Alzheimer ont échoué.

Diego Mastroeni et ses collègues de l’Université d’État de l’Arizona et ses collègues ont examiné les effets de la maladie d’Alzheimer sur le fonctionnement des mitochondries, des structures à l’intérieur des cellules qui produisent l’énergie. Ces travaux sont publiés dans la revue Alzheimer’s & Dementia.

Ils ont établi qu’une forme très toxique de la protéine bêta-amyloïde, l’oligomère a-bêta (OAbêta) perturbe le fonctionnement normal des mitochondries. Il en résulte une cascade d’événements qui se manifestent tôt dans le développement de la maladie, des décennies avant l’apparition des symptômes cliniques.

Ils ont aussi montré que les cellules neuronales humaines peuvent être protégées contre la détérioration de leurs mitochondries lorsqu’elles sont prétraitées avec un composé conçu sur mesure, ce qui suggère une avenue intéressante pour de futurs médicaments.

Les carences du métabolisme énergétique sont l’un des événements les plus précoces de la pathologie de la maladie d’Alzheimer.

Deux signes pathologiques sont observés dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à l’autopsie : les enchevêtrements neurofibrillaires à l’intérieur des cellules et les plaques de protéines beta-amyloïdes extracellulaires.

Ces observations ont conduit à la théorie selon laquelle ces accumulations seraient la cause de la maladie en déclenchant la chaîne des événements menant à son développement. Un consensus croissant parmi les chercheurs s’éloigne de l’idée que l’accumulation de bêta-amyloïdes soit l’événement primaire qui déclenche la maladie.

L’un des problèmes de la théorie des plaques amyloïdes est son incohérence. Certains patients âgés qui ont beaucoup de ces plaques dans leur cerveau n’ont pas de déficit cognitif mesurable, alors que d’autres qui présentent peu ou pas d’accumulation d’amyloïdes ont néanmoins la maladie.

Le plus accablant pour cette théorie est que plusieurs médicaments ciblant ces plaques n’ont pas réussi à procurer de bénéfices dans les essais cliniques. Il est de plus en plus évident que les plaques et les enchevêtrements apparaissent tardivement dans la séquence des événements qui aboutissent à l’Alzheimer.

L’hypothèse d’une cascade déclenchée par une dysfonction des mitochondries est l’une des pistes de recherche les plus prometteuses, expliquent les chercheurs.

L’hypothèse suggère que la fonction mitochondriale, qui décline avec le vieillissement, peut être davantage altérée en présence de la protéine bêta-amyloïde.

Les mitochondries sont vulnérables à diverses formes de déclin et de dégradation. L’un des principaux facteurs est le stress oxydatif qui résulte d’une perturbation de l’équilibre entre la production d’espèces réactives d’oxygène (radicaux libres) lors de la production d’énergie, et les défenses antioxydantes d’une cellule.

Lorsque les mécanismes antioxydants ne peuvent plus suivre le rythme de la production d’espèces réactives d’oxygène, l’expression des gènes mitochondriaux devient altérée. On sait que les dommages oxydatifs se produisent bien avant la formation des plaques amyloïde.

Dans des travaux de laboratoire, les chercheurs ont constaté que l’exposition de cellules humaines à la protéine bêta-amyloïde altérait l’expression de gènes mitochondriaux.

Lors d’expériences subséquentes, des cellules humaines ont été prétraitées en laboratoire avec un analogue du CoQ10, qui est un composé pouvant augmenter la production d’énergie par les mitochondries (sous forme d’ATP) et limiter le stress oxydatif avant l’exposition à la protéine bêta-amyloïde. Le composé protégeait les cellules de la dégradation de la fonction mitochondriale normalement causée par la protéine bêta-amyloïde. Ce qui renouvelle l’espoir pour la recherche d’un traitement efficace contre la maladie.

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Arizona State University, Alzheimer’s & Dementia.
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L’interaction entre produits à base de plantes et médicaments peut causer des effets secondaires graves

L’interaction entre produits à base de plantes et médicaments peut causer des effets secondaires graves, selon une étude publiée dans le British Journal of Clinical Pharmacology.

Charles Awortwe de l’Université de Stellenbosch (Afrique du Sud) et ses collègues ont analysé 49 rapports publiés de cas et deux études observationnelles totalisant 15 cas d’effets indésirables de médicaments dus aux interactions avec des plantes.

La majorité des patients avaient reçu un diagnostic de maladie cardiovasculaire (30,60 %) ou de cancer (22,45 %) ou avaient subi une transplantation rénale (16,32 %). Ils avaient principalement reçu de la warfarine (Coumadine ou Coumadin), des agents alkylants et de la cyclosporine, respectivement.

Les patients qui prenaient de la warfarine et/ou des statines (médicaments anti-cholestérol) pour traiter les affections cardiovasculaires ont rapporté des interactions significatives après avoir pris des produits à base de plantes médicinales comme la sauge, les graines de lin, le millepertuis, la canneberge, le jus de goji, le thé vert et la camomille.

Ni le communiqué ni le résumé de l’étude ne fournissent plus de détails.

Pour plus d’informations sur les interactions entre les médicaments et les aliments ou compléments, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Wiley, British Journal of Clinical Pharmacology.
Tous droits réservés.

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Médicaments sans ordonnance : une flambée des prix

Médicaments sans ordonnance : une flambée des prix

Le 13 décembre 2017.

Selon le baromètre annuel de l’Observatoire Familles rurales, les prix des médicaments sans ordonnance n’ont cessé de grimper ces derniers mois. Explications.

Une augmentation générale des prix

Vous vous en êtes certainement rendu compte en achetant du Maalox ou de l’Activir, les prix des médicaments délivrés sans ordonnance ont augmenté au cours de l’année passée. Cette information a été confirmée par le baromètre annuel de l’Observatoire Familles rurales qui a observé une augmentation moyenne de 4,3 % du prix de 10 à 15 médicaments en accès libre, dans les pharmacies.

Pour mener à bien leurs travaux, les auteurs de cette enquête ont examiné avec soin les prix d’une dizaine de produits fréquemment utilisés par les familles dans 83 pharmacies (40 pharmacies physiques et 43 sites Internet). Ils ont ainsi constaté que la plupart des médicaments avaient augmenté ces derniers mois. Les deux plus fortes hausses concernent l’Activir, utilisé contre l’herpès, et le Dacryum, une solution de lavage oculaire (+9 %).

Faut-il acheter ses médicaments sur Internet ?

Seuls deux médicaments sont en baisse : l’Imodiumcaps et le Strepsils. Mais ce qui est intéressant, c’est que les prix peuvent varier d’une pharmacie à l’autre. La boîte de Nicopass, qui aide à arrêter de fumer, peut coûter 13,90 € dans certaines pharmacies et 34,10 € dans d’autres. Quant à l’anti-maux d’estomac Maalox, son prix oscille entre 2,75 € et 9,10 €. Où faut-il donc se rendre pour payer moins cher ?

Selon les données récoltées par l’Observatoire Familles rurales, les prix sont clairement moins élevés sur Internet mais ce n’est pas pour autant intéressant d’acheter ses médicaments en ligne car les frais de port sont importants. « Les frais de port s’élèvent en moyenne à 5,92 € », notent les auteurs de cette étude. « Ils ne sont offerts qu’à partir de 60 € d’achat en moyenne ». Soyez vigilants !

Marine Rondot

À lire aussi Médicaments en ligne : attention aux contrefaçons !

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Hypertension : le régime DASH combiné à une réduction du sel aussi efficace que les médicaments

Des changements dans l’alimentation peuvent être aussi efficaces, voire plus, que les médicaments pour baisser la pression artérielle, selon une étude publiée dans le Journal of the American College of Cardiology (JACC).

Une alimentation faible en sel combinée au régime DASH diminue considérablement la tension artérielle systolique, le chiffre le plus élevé d’une mesure de tension artérielle, en particulier chez les personnes présentant les lectures systoliques les plus élevées.

Le régime DASH (pour Dietary Approaches to Stop Hypertension) a été conçu par des chercheurs américains pour diminuer ou prévenir l’hypertension. Il est notamment promu depuis longtemps par l’American Heart Association. Il est riche en fruits, légumes et grains entiers, ainsi qu’en produits laitiers faibles en gras ou sans gras, poissons, volailles, haricots, graines et noix. Les gras et les sucres sont très limités.

Stephen Juraschekde l’Université Johns Hopkins et ses collègues ont mené cette étude avec 412 personnes, âgées de 23 à 76 ans, ayant une préhypertension ou une hypertension de stade 1, allant de 120 à 159 mm Hg pour la tension systolique (lors de la contraction du cœur) et de 80 à 95 mm Hg pour la tension diastolique (lors du repos cardiaque).

Elles ont été assignées au hasard à suivre, pendant 12 semaines, le régime DASH ou une alimentation correspondant au profil moyen de la population américaine. Tous les participants ont aussi reçu, dans un ordre aléatoire, des niveaux faible, moyen, et élevé de sel.

Le niveau moyen était d’une cuillère à thé (à café), ce qui correspond à la recommandation de la Food and Drug Administration (FDA) américaine pour réduire le risque de maladie cardiaque et d’accident vasculaire cérébral (AVC). Le niveau élevé était de 1,5 cuillère à café, ce qui correspond à la consommation moyenne des Américains.

Après quatre semaines, chez les participants qui suivaient seulement le régime DASH, ceux dont la tension systolique de départ était de 150 ou plus présentaient une réduction moyenne de 11 mm Hg comparativement à 4 mm Hg chez ceux dont la pression de départ était inférieure à 130.

Le régime DASH combiné avec un faible niveau de sel, comparativement à l’alimentation typique américaine avec un niveau élevé de sel, apportait une réduction de 10 mm Hg chez ceux qui avaient une pression de plus de 150 au départ et de 5 mm Hg chez ceux qui avaient une pression de 130.

« C’est remarquable, c’est énorme », dit le chercheur. Pour mettre en contexte l’impact potentiel des résultats, il précise que la FDA exige de tout nouvel antihypertenseur candidat à une approbation de mise sur le marché qu’il abaisse la tension systolique de 3-4 mm Hg. La plupart des médicaments bien établis sur le marché, comme les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), les bêtabloquants ou les inhibiteurs calciques, réduisent en moyenne la tensionsystolique de 10 à 15 mm Hg. (Quelles sont les six classes de médicaments pour le traitement de l’hypertension ?)

« Les interventions diététiques sont aussi efficaces, ou plus, que les médicaments antihypertenseurs chez les personnes les plus à risque d’hypertension, et devraient constituer une option de traitement de première ligne de routine pour ces personnes », conclut le chercheur.

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Voyez également :

Psychomédia avec sources : Johns Hopkins Medicine, JACC.
Tous droits réservés.

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Douleur du bas du dos : nouvelles recommandations internationales (inefficacité des médicaments, exercice, yoga…)

Des modifications apportées aux principales lignes directrices internationales pour la prise en charge de la douleur du bas du dos (lombalgie) dans les soins primaires, émises notamment par le

, amènent un changement important dans la façon de penser, rapportent le Dr Adrian Traeger de l’Université de Sydney (Australie) et ses collègues dans le

.

La lombalgie est la principale cause d’invalidité dans le monde et la deuxième raison de consultation des médecins généralistes, rapporte le communiqué des chercheurs. En Australie notamment, la lombalgie est la principale cause de retraite anticipée et de pauvreté monétaire.

Les nouvelles lignes directrices ne recommandent plus les analgésiques qui constituaient auparavant le traitement de référence.

« En réponse à l’escalade de la crise des médicaments opioïdes et à une quantité considérable de recherches montrant que la plupart des analgésiques n’ont que peu ou pas d’effet comparativement à un placebo pour les personnes atteintes de douleur au bas du dos, les lignes directrices ont radicalement changé leur position sur les médicaments ».

Plutôt que des médicaments contre la douleur, les omnipraticiens pourraient suggérer des approches non médicinales, dont le yoga, la pleine conscience (notamment la thérapie de réduction du stress basée sur la pleine conscience) et divers types de physiothérapie et de thérapies psychologiques.

« Jusqu’à présent, l’approche recommandée pour aider les personnes atteintes de douleur au bas du dos en médecine générale était de prescrire des analgésiques simples tels que le paracétamol ou des anti-inflammatoires », explique le chercheur. (Mal de dos : le paracétamol pas plus efficace qu’un placebo selon une grande étude)

« Ces nouvelles lignes directrices suggèrent d’éviter initialement les médicaments contre la douleur et de décourager le recours à d’autres traitements invasifs comme les injections et la chirurgie. »

« Si vous avez une douleur au bas du dos non compliquée et récente, votre médecin pourra vous donner des conseils sur la façon de rester actif et des méthodes non médicamenteuses pour soulager la douleur, comme la chaleur et le massage, et prendre des dispositions pour vous voir dans deux semaines afin de vérifier l’évolution. »

« Si votre douleur a commencé il y a longtemps, il pourra vous suggérer des traitements tels que le yoga, l’exercice ou la pleine conscience. »

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : University of Sydney, NICE, American College of Physicians.
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Automédication : liste noire de médicaments à éviter de « 60 Millions de consommateurs »

Dans un hors-série « Se soigner sans ordonnance » (déc. 2017), le magazine 60 Millions de consommateurs de l’Institut national français de la consommation a évalué 62 médicaments parmi les plus vendus en automédication.

Près d’un médicament sur deux (28 sur 62, 45 %) a un rapport bénéfice/risque défavorable en automédication et est à proscrire.

Parmi ceux-ci, les « stars antirhume » : Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume.

« En bonne place de la liste noire figurent des “stars antirhume”. Leur point commun : un cocktail de 2 à 3 composés actifs : un vasoconstricteur (nez bouché), un antihistaminique (nez qui coule) et du paracétamol ou de l’ibuprofène (mal de tête). Ces tout-en-un ne sont pas justifiés, et ils cumulent des risques de surdosage et d’effets indésirables gravissimes (accidents cardiovasculaires ou neurologiques, vertiges…).

On trouve dans ces médicaments de la pseudoéphédrine. Cette substance est un vasoconstricteur : elle contracte les vaisseaux sanguins et augmente le diamètre des cavités nasales, afin de décongestionner les nez bouchés. Mais étant assimilée par voie orale, elle contracte les vaisseaux sanguins de tout l’organisme. Est-ce bien raisonnable pour un simple rhume ? Clairement, non.

De nombreux autres risques sont ignorés du public. Ainsi, certains sirops contre la toux peuvent altérer la capacité à conduire un véhicule. Chez les femmes enceintes, la prise d’une seule pastille contre le mal de gorge contenant un anti-inflammatoire non stéroïdien (ibuprofène, flurbiprofène…) ou d’un seul cachet d’aspirine peut avoir des conséquences dramatiques (atteintes rénales et cardio-pulmonaires du fœtus qui peuvent être irréversibles, voire mortelles, pour le futur nouveau-né). »

Certains sprays et pastilles contre la toux, comme Angi-spray, Drill ou Strepsils figurent aussi dans la liste noire. Ils contiennent notamment des antiseptiques. Une combinaison « tout à fait injustifiée pour soulager un mal de gorge peu intense », estime 60 Millions.

Médicaments passables

33 % des médicaments évalués sont passables. Leur efficacité est faible ou non prouvée, mais ils sont généralement bien tolérés.

Médicaments à privilégier

Seuls 21 % (13), comme Vicks Vaporub, Imodiumcaps, Gaviscon menthe, Forlax 10 G, Maalox sans sucre et Xolaam, sont « à privilégier » pour leur rapport bénéfice/risque favorable.

« Avant de commencer le traitement, lisez toujours la notice », rappelle 60 Millions.

En 2015, le magazine avait déjà présenté ses listes de 28 médicaments à éviter, 20 passables et 13 à privilégier (voyez ces listes complètes).

Liste 2017 de 91 médicaments plus dangereux qu’utiles selon la revue Prescrire

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : 60 Millions de consommateurs, L’OBS, Le Figaro.
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Automédication : attention certains médicaments sont dangereux !

Automédication : attention certains médicaments sont dangereux !

Le 14 novembre 2017.

Le magazine 60 millions de consommateurs a dévoilé mardi 14 novembre, dans un hors-série, une « liste noire » de médicaments que l’on peut se procurer sans ordonnance.

Méfiez-vous des médicaments contre le rhume

L’automédication est de plus en plus répandue. Si elle n’est pas un problème en soi, elle doit supposer tout de même de la part des patients une certaine responsabilité. Un médicament n’est pas un produit anodin, il faut donc savoir lesquels on peut acheter et lesquels il vaut mieux éviter. Pour nous aider à y voir clair, le magazine 60 millions de consommateurs a établi une liste noire des médicaments dangereux.

Les médicaments qu’il faut absolument éviter sont les « anti-rhume ». Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume notamment sont composés de vasoconstricteurs, pour déboucher le nez, d’un antihistaminique et de paracétamol ou d’ibuprofène, pour lutter contre le mal de tête. Or, selon 60 millions de consommateurs, un surdosage de ces produits peut entraîner des effets indésirables très graves, comme des accidents cardiovasculaires et neurologiques ou encore des vertiges.

60 % des médicaments contre la toux sont dangereux

On rappelle que le rhume est dû à un virus et donc qu’aucun médicament ne peut le guérir. Il faut juste prendre son mal en patience, laver son nez avec du sérum physiologique et prendre du paracétamol en cas de douleur trop violente à la tête. Les médicaments contre la toux doivent également être utilisés avec une grande prudence, selon 60 millions de consommateurs. 60 % d’entre eux seraient en effet à proscrire.

Selon ce dossier, qui a été réalisé sous le contrôle du professeur Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien et membre de l’Académie de médecine, et Hélène Berthelot, pharmacienne, seuls 21 % des médicaments disponibles sans ordonnance sont « à privilégier ». Parmi eux on trouve Vicks Vaporub, l’Imodiumcaps, le Gaviscon menthe, le Forlax 10 G ou encore le Maalox sans sucre. Pour plus d’informations, courez acheter ce numéro très instructif !

Marine Rondot

À lire aussi : L’automédication : les précautions à prendre

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Les génériques de 3 médicaments contre l’hypertension liés à plus d’hospitalisations

La substitution de trois médicaments d’origine par leur version générique a été suivie par une hausse immédiate des visites à l’urgence et des hospitalisations chez des personnes souffrant de problèmes cardiaques, révèle une étude publiée dans la revue Circulation.

L’étude a été réalisée par des chercheurs de l’Université Laval, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, du CHU de Québec et de l’Institut national de santé publique du Québec.

Bien qu’elle n’établisse pas de lien de cause à effet entre le changement de médicament et la fréquence de ces événements, elle invite à la prudence, estiment les auteurs.

Le cardiologue Paul Poirier et ses collègues ont analysé des données concernant tous les Québécois qui prenaient du losartan, du valsartan ou du candésartan depuis au moins deux ans pour traiter des problèmes d’hypertension ou d’insuffisance cardiaque, soit 136 000 personnes.

Ils ont comparé leur nombre de visites à l’urgence et d’hospitalisations avant et après l’arrivée sur le marché de versions génériques de ces médicaments.

Ces événements ont augmenté de 11 % en moyenne dans le premier mois chez les personnes qui sont passées à la version générique. La proportion a diminué par la suite, possiblement parce que les médecins ont ajusté la dose du médicament ou qu’ils ont prescrit un autre médicament, avance Paul Poirier.

Douze mois après l’introduction de la version générique du losartan, la fréquence des visites à l’urgence et des hospitalisations demeurait 2 % plus élevée.

L’augmentation des événements associés aux versions génériques pourrait être due aux composés non actifs présents dans les médicaments, explique le chercheur. « La molécule active est identique dans les deux versions d’un même produit, mais les composés non actifs peuvent en modifier l’absorption. Les règles actuelles autorisent des copies pour lesquelles le taux d’absorption est jusqu’à 20 % plus bas ou plus élevé que celui du médicament original. C’est peut-être trop et un resserrement pourrait être souhaitable. Il faudrait que les règles d’homologation des médicaments génériques soient au moins aussi exigeantes que celles appliquées pour les médicaments d’origine, ce qui n’est pas le cas présentement. »

« Lorsqu’on extrapole ces pourcentages à l’ensemble des patients qui utilisent ces médicaments au Québec et ailleurs dans le monde, ça représente beaucoup de personnes et des dépenses importantes en soins de santé », souligne le chercheur. « Il faudrait réaliser une étude pour déterminer à quel point ces coûts réduisent les économies réalisées à l’achat des versions génériques des médicaments. »

« Je ne suis pas contre les médicaments génériques, insiste-t-il, mais je suis contre le remplacement systématique des médicaments d’origine. Notre étude soulève des questions qui méritent qu’on s’attarde davantage à l’utilisation sécuritaire des médicaments. Pour y arriver, il faudrait que les responsables de la santé publique mettent sur pied un système de pharmacovigilance où seraient rapportés tous les événements en lien avec des médicaments génériques ou des médicaments d’origine. »

Les médicaments génériques sont-ils aussi efficaces ?

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

(1) Jacinthe Leclerc, Claudia Blais, Louis Rochette, Denis Hamel, Line Guénette.

Psychomédia avec source : Le Fil (Université Laval)
Tous droits réservés.

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Femmes enceintes : 2 nouveaux pictogrammes sur les médicaments

Femmes enceintes : 2 nouveaux pictogrammes sur les médicaments

Le 16 octobre 2017.

Mardi 17 octobre, deux nouveaux pictogrammes apparaîtront sur les boîtes de médicaments dont la prise représente un risque pendant la grossesse.

Une meilleure visibilité pour les patients

Pour que les femmes enceintes ne prennent aucun risque pendant leur grossesse avec des médicaments dangereux pour leur santé ou celle de leur bébé, la Direction générale de la santé (DGS) a souhaité mettre en place deux nouveaux pictogrammes sur les médicaments. Ils offriront « une meilleure visibilité de l’information relative à ces risques, déjà signalée dans la notice du médicament », a fait savoir DGS.

Le premier est un pictogramme « danger ». On y verra une silhouette de femme enceinte dans un triangle rouge, cela voudra dire que « le médicament doit être utilisé uniquement s’il n’y a pas d’autre médicament disponible ». Le deuxième est un pictogramme « interdit », qui indiquera que « le médicament ne doit pas être utilisé » par des femmes enceintes. Un dispositif qui rappellera que prendre un médicament pendant la grossesse « n’est pas banal ».

60 % des médicaments concernés

Mais tous les médicaments seront-il concernés par cette mesure ? Selon le ministère de la Santé, 60 % des médicaments auront l’un de ces pictogrammes : un tiers aura le pictogramme « interdit » et deux tiers le pictogramme « danger ». Sur certains médicaments, les adolescentes ou les femmes en âge de procréer, et sans contraception efficace, pourront trouver des avertissements les concernant.

Et la DGS de rappeler que les femmes enceintes ne doivent en aucun cas stopper un traitement ou en commencer un sans l’avis de leur médecin traitant ou de leur sage-femme. Les autorités ont mis en place ces pictogrammes après le scandale de la Depakine, un antiépileptique nocif pour les fœtus, qui a conduit des enfants à souffrir du syndrome de l’anticonvulsivant (Apesac). 

Marine Rondot

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