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Médicaments : que recherchent les Français sur Internet ?

Médicaments : que recherchent les Français sur Internet ?

Le 28 septembre 2017.

Selon une étude menée par la pharmacie en ligne, Newpharma, les médicaments sur lesquels les Français se renseignent le plus sur Internet sont les psychotropes, les antibiotiques et les antalgiques.

L’Amoxicilline en tête du classement

Quels sont les médicaments qui attirent le plus l’attention des Français sur Internet ? C’est à cette question qu’a souhaité répondre la pharmacie en ligne, Newpharma, afin de mieux comprendre les préoccupations des Français en matière de santé. Pour mener à bien ces travaux, l’entreprise s’est basée sur les 12 000 médicaments et remèdes recensés par l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM).

Selon le classement établi par Newpharma, c’est l’Amoxicilline qui arrive en tête des médicaments les plus recherchés sur Internet, avec plus de 84 000 recherches par mois, en moyenne. L’Amoxicilline est un antibiotique qui agit contre de multiples infections bactériennes. Il est suivi de près par le Tramadol, un antalgique, et le Lévothyrox, un médicament contre l’hypothyroïdie.

De quoi souffrent les Français ?

Le Lévothyrox a fait parler de lui ces dernières semaines car son changement de composition a entraîné de nombreux effets secondaires indésirables chez les patients. C’est certainement ce qui explique sa place dans le classement. Cette étude a permis à ses auteurs d’apprendre que les Français ont tendance à souffrir plus régulièrement de stress ou de dépression : les médicaments de la famille des psychotropes représentent en effet à eux seuls un quart des recherches.

Les Français souffrent également de troubles l’appareil digestif (16 % des requêtes) ou encore de douleurs ou maux de tête. L’Ibuprofène arrive à la quatrième place du Top 100 établi par l’entreprise, devant le Doliprane qui arrive à la 12e position. Ce qui a intéressé la pharmacie, c’est « la corrélation que l’on peut établir entre les différents types de maux ». C’est en effet très instructif. 

Marine Rondot

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Surconsommation de médicaments chez les séniors ?

Surconsommation de médicaments chez les séniors ?

Le 21 sptembre 2017.

Dans son dernier numéro, le magazine 60 millions de consommateurs a souhaité alerter sur les dangers encourus par les séniors qui prennent plus de 10 médicaments chaque jour.

7 médicaments différents chaque jour

Plus on vieillit, plus on doit suivre différents traitements. Selon une étude, réalisée par la société OpenHealth et dévoilée en exclusivité par 60 Millions de consommateurs, les personnes de 65 ans et plus qui consomment beaucoup de médicaments prennent en moyenne, et de manière régulière, 14 médicaments différents. Ils seraient 20 % à prendre au moins 7 médicaments différents chaque jour.

Pour établir ce constat, les auteurs de l’enquête ont épluché les prescriptions médicales de plus de 150 000 personnes. Le problème est qu’une sur-médication n’est pas sans risque pour la santé des séniors, car le mélange de certains traitements peut être dangereux. « Plus on prend de médicaments, plus on a des risques qu’ils interagissent les uns avec les autres », explique Victoire N’Sondé, journaliste à 60 Millions de consommateurs.

Être plus vigilants avec les séniors

Chaque année, 7 500 personnes décèdent des suites de mélanges de médicaments hasardeux. Selon des chiffres de la Haute autorité de santé, ces interactions entre médicaments sont responsables de 20 % des visites aux urgences, 5 à 10 % des hospitalisations et 60 à 80 % des réadmissions après un séjour à l’hôpital. Le phénomène ne serait donc pas anecdotique.

Toujours selon cette étude, pour 84 % des patients, le médecin traitant n’est pas l’unique prescripteur. Or, si un médecin n’a pas connaissance de l’ensemble des traitements que suit déjà son patient, il pourra faire des prescriptions dangereuses. « Dans tous les cas, il faut savoir que la sensibilité des sujets âgés aux effets des médicaments est souvent accrue », ajoute le magazine 60 millions de consommateurs. Il faut donc être extrêmement vigilant.

Marine Rondot

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Le Lyrica et d’autres médicaments de la même classe liés à des troubles visuels (Prescrire)

La prégabaline (Lyrica ou autre) et d’autres médicaments de la même classe sont liés à des troubles de la vue, rapporte la revue Prescrire dans son numéro de septembre.

La prégabaline est utilisée dans des épilepsies, des douleurs neuropathiques et des troubles anxieux, indique la revue. Ajoutons qu’aux États-Unis et au Canada, elle est aussi notamment autorisée pour le traitement de la fibromyalgie.

Parmi les douleurs neuropathiques figurent celles causées par le diabète par exemple.

« Mi-2017, rapporte la revue, le Centre de pharmacovigilance néerlandais a analysé 25 observations de troubles de la vision des couleurs imputés à la prégabaline recensées dans la base de données de pharmacovigilance de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ».

« Le délai d’apparition a été court, de quelques heures à quelques jours après le début de l’exposition. Dans 7 cas, les troubles ont régressé après l’arrêt de la prégabaline.

La prégabaline expose à divers autres troubles visuels tels que visions troubles, anomalies du champ visuel, diplopie (visions doubles), diminution de l’acuité visuelle. L’extrait en accès libre de la base de données de pharmacovigilance européenne consulté par Prescrire en juin 2017 rapportait environ 3 200 troubles visuels imputés à la prégabaline dont environ 1 000 visions troubles, 660 troubles divers de la vue, 430 diplopies, 237 cécités.

D’autres médicaments antiépileptiques de la même famille (gabaergiques) causent des troubles de la vision : des troubles visuels tels qu’amblyopies (acuité visuelle différente selon les yeux) et diplopies avec la gabapentine (Neurontin ou autre) ; des altérations du champ visuel avec la tiagabine (Gabitril). L’extrait en accès libre de la base de données de pharmacovigilance européenne rapporte plus de 800 troubles oculaires imputés à la gabapentine.

La vigabatrine (Sabril) cause des restrictions concentriques du champ visuel, survenant chez environ un tiers des patients, d’autres affections rétiniennes et des atrophies du nerf optique. »

En 2014, la revue mettait en garde contre des effets secondaires importants du Lyrica et du Neurontin.

Traitement de la fibromyalgie : quelle est l’efficacité de la prégabaline (Lyrica) ?

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : Prescrire
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De la gélatine de porc dans les vaccins et certains médicaments

De la gélatine de porc dans les vaccins et certains médicaments

Le 21 août 2017

La gélatine de porc est un additif qui permet d’améliorer la texture de certains aliments et c’est pour cette raison qu’elle est couramment utilisée par les fabricants.Vous l’ignorez peut-être : son utilisation ne se limite pas à l’agro-alimentaire. En effet, des médicaments et même des vaccins en contiennent.

La gélatine de porc : un additif présent partout

Même si la gélatine de porc n’est pas impropre à consommation, les personnes de confession juive ou musulmane ne peuvent pas en consommer pour des raisons religieuses. Quant aux végans et aux végétariens, ils n’en mangent pas eux non plus. Si les rayons des supermarchés proposent tout une gamme d’aliments hallals ou destinés aux régimes spécifiques, certains produits dont on ne se doute pas, contiennent de la gélatine de porc.

Fabriquée à partir de carcasses et d’os broyés d’origine animale, la gélatine de porc, aussi désignée E428 ou E441, est sans odeur ni saveur. C’est pourquoi il est difficile de la détecter si l’étiquette ne mentionne pas clairement sa présence en indiquant « gélatine porcine ». Par ailleurs, elle n’est pas le seul gélifiant naturel, puisqu’il en existe aussi d’autres comme l’agar agar ou la pectine, dont l’origine est végétale.

Du porc dans un vaccin obligatoire

Pourtant, il y en a (presque) partout ! Certains aliments sont déjà connus pour contenir cet additif et affirmer que les bonbons Haribo qui font le bonheur des papilles des grands et des petits n’est pas un scoop… Selon nos confrères du Dauphiné, la gélatine de porc « se glisse dans les préparations de crème glacée, pâte à tartiner, gâteau à la crème, sauce de plats cuisinés, pizza… », mais aussi « dans des jus de fruits, de la bière ou du vin ». Même les produits laitiers comme le beurre et les yaourts allégés en contiennent ! Les produits cosmétiques ne sont pas épargnés : « certains dentifrices en comportent, tels que le « Haleine pure » de Signal ou le « Soin essentiel blancheur » de Sanogyl », lit-on dans les colonnes du journal.

Ce que l’on sait moins, c’est que la gélatine de porc est également présente dans des médicaments. Les vaccins ProQuad, Varivax, Zostavax,  Fluenz Tetra et, celui qui est obligatoire et permet de lutter contre la rougeole, les oreillons et la rubéole : le M-M-RVAXPRO. Enfin, gardez en tête que tous les médicaments sous forme de gélule sont très probablement fabriqués à partir de ce composant. 

Perrine Deurot-Bien

Et vous ? Savez-vous lire les étiquettes ? Faites le test !

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Certains médicaments augmentent les risques d'accidents de la route chez les piétons

Certains médicaments augmentent les risques d'accidents de la route chez les piétons

Le 28 juillet 2017

Selon une étude réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), les effets secondaires de certains médicaments augmentent le risque d’être victime d’un accident de la route. Un risque qui concerne autant les conducteurs automobiles… que les piétons. 

37 % des médicaments ont un impact sur la sécurité routière des piétons

Depuis plusieurs années, certains médicaments sont déclarés dangereux et empêchent la conduite en raison de leurs effets secondaires. D’après une étude menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la prise de ces médicaments augmenterait également les risques d’être victime d’un accident de la route chez les piétons. 

Selon nos confrères du Figaro, 37 % des médicaments disponibles en France mettraient la sécurité des piétons en danger. Il est possible de les reconnaître grâce à leur pictogramme : le rouge interdit formellement de conduire, l’orange invite à être prudent et le jaune à la vigilance. Bien entendu, plus le cryptogramme est élevé, plus le risque d’accidents augmente, chez les conducteurs comme chez les piétions.

Prise de médicaments chez les piétons et accidents de la route sont liés  

Pour réaliser cette étude, les chercheurs de l’Inserm ont comparé les chiffres de la police française sur les accidents de la route et les données de remboursement de l’Assurance-maladie entre 2005 et 2011. Les données de plus de 6 500 piétons ont permis de dresser le constat suivant : 20 % des piétons victimes d’un accident de la route étaient sous traitement au moment de l’événement.

Pour ne pas fausser les résultats de l’étude par des comportements individuels imprudents, les chercheurs ont comparé les données de chaque piéton au moment de l’accident avec celles qu’ils présentaient quelques mois auparavant. Selon Emmanuel Lagarde, le directeur de l’Inserm, « c’est la première fois qu’un lien entre la prise de médicaments par les piétons et le risque d’accidents de la route est mis en évidence ».

À lire aussi : Accidents : les effets néfastes du mélange alcool et boisson énergisante 

Marie-Hélène Hérouart

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Cancer : bientôt des médicaments personnalisés

Cancer : bientôt des médicaments personnalisés

Le 26 juillet 2017

Les traitements contre le cancer pourraient être révolutionnés par le groupe de laboratoires pharmaceutiques américain Norvatis. Le 12 juillet 2017, le comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) a en effet rendu un avis favorable à la commercialisation d’une thérapie individualisée contre la leucémie.  

Un traitement individualisé contre la leucémie

 Le 12 juillet 2017, le comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) a rendu un avis favorable à la commercialisation d’un traitement individualisé contre le cancer de la leucémie. Ce traitement est produit par le groupe de laboratoires pharmaceutiques américain Norvatis. L’avis définitif de la FDA ne sera prononcé que le 3 octobre prochain, mais cette nouvelle pourrait révolutionner les soins prodigués aux patients atteints d’un cancer du sang. 

Le médicament (CTL019) élaboré dans ces laboratoires pharmaceutiques est composé d’un process dosé en fonction de chaque patient. Destiné à restaurer les capacités du système immunitaire de la personne malade, ce traitement permettrait de « reprogrammer directement » les cellules du patient afin qu’elles luttent contre le cancer. 

82 % des bénéficiaires du traitement individualisé sont en phase de rémission

Pour les laboratoires pharmaceutiques habitués à produire les traitements en série, individualiser les médicaments est un défi coûteux. En revanche, il semblerait que le jeu en vaille la chandelle. Les expériences thérapeutiques menées par Norvatis depuis cinq ans ont en effet permis de traiter 400 patients. Selon Les Échos, certains d’entre eux sont « presque guéris » et peuvent à nouveau mener une vie normale.

De plus, 82 % des bénéficiaires de ce médicament individualisé étaient en rémission après trois mois de traitements alors qu’ils enchaînaient auparavant les échecs thérapeutiques. Si la communauté scientifique ne maîtrise pas encore parfaitement le processus, une quinzaine de sociétés pharmaceutiques travaillent actuellement sur la question. Les traitements individualisés contre les cancers du sang pourraient donc très prochainement bouleverser la manière d’aborder ces maladies.

À lire aussi : Leucémie : une modification du régime alimentaire pourrait aider 

Marie-Hélène Hérouart

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Des médicaments deviennent dangereux avec le pamplemousse et d’autres fruits, rappelle la FDA

Certains médicaments deviennent dangereux avec le pamplemousse et d’autres fruits, rappelle l’agence américaine du médicament, la Food and Drug Administration (FDA).

L’agence cite quelques exemples de types de médicaments qui peuvent causer des effets indésirables, lorsqu’ils interagissent avec le pamplemousse (notez que les noms commerciaux de ces médicaments peuvent être différents ailleurs qu’aux États-Unis contrairement au nom de la molécule active) :

  • certains médicaments anticholestérol de la classe des statines, comme la simvastatine (Zocor…) et l’atorvastatine (Lipitor…) ;

  • certains médicaments traitant l’hypertension artérielle, tels que la nifédipine (Procardia et Adalat CC) ;

  • certains antihistaminiques, comme fexofénadine (Allegra) ;

  • certains médicaments contre l’anxiété, tels que la buspirone ;

  • certains corticostéroïdes qui traitent la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse, comme le budésonide (Entocort EC et Uceris) ;

  • certains médicaments qui traitent l’arythmie cardiaque, tels que l’amiodarone (Pacerone et Nexterone) ;

  • certains médicaments contre le rejet d’organe après une transplantation, tels que la cyclosporine (Sandimmune et Neoral).

Le jus de pamplemousse n’affecte pas tous les médicaments des catégories ci-dessus, précise la FDA. La gravité de l’interaction peut être différente selon la personne, le médicament et la quantité de jus de pamplemousse consommée.

Comment le jus de pamplemousse peut-il interférer avec des médicaments ?

Dans l’organisme, les médicaments sont décomposés (métabolisés) par des enzymes et/ou absorbés par les cellules au moyen de transporteurs qui se trouvent dans l’intestin grêle. Le jus de pamplemousse peut causer des problèmes avec ces enzymes et les transporteurs, avec pour résultat que trop ou trop peu de médicament se retrouve dans le corps.

Vérifier si vous devez éviter le pamplemousse et d’autres fruits

Vérifiez toujours si vous devez éviter le pamplemousse et d’autres fruits, recommande la FDA :

  • demandez à votre médecin, votre pharmacien ou un autre professionnel de la santé si vous pouvez prendre du jus de pamplemousse avec le médicament ;

  • lisez le guide du médicament ou la fiche d’information du patient accompagnant le médicament d’ordonnance pour vérifier si le jus de pamplemousse affecte le médicament ;

  • lisez l’étiquette des médicaments en vente libre.

  • si vous devez éviter le jus de pamplemousse avec votre médicament :

    • vérifiez les étiquettes des jus de fruits ou des boissons aromatisées au jus de fruits pour vérifier s’ils contiennent du jus de pamplemousse ;

    • les oranges de Séville (souvent utilisées pour faire de la marmelade d’orange), les pomelos et les tangels peuvent avoir le même effet que le jus de pamplemousse ; ne consommez pas ces fruits si un médicament interagit avec le jus de pamplemousse.

Liste de 89 médicaments dangereux avec le pamplemousse

Pour plus d’informations sur les interactions dangereuses avec les médicaments, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec source : FDA.
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Médicaments codéinés : une ordonnance sera désormais nécessaire

Médicaments codéinés : une ordonnance sera désormais nécessaire

Le 13 juillet 2017.

Un arrêté « à effet immédiat », signé par la ministre de la Santé, vient d’inscrire tous les médicaments contenant de la codéine, du dextrométhorphane, de l’éthylmorphine ou de la noscapine sur la liste des médicaments disponibles uniquement sur ordonnance.

Stopper l’usage détourné de ces médicaments

Les médicaments contenant de la codéine ne pourront plus être disponibles en vente-libre dans les pharmacies. Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, vient en effet de signer un arrêté pour que des ordonnances soient exigées des pharmaciens pour l’achat de médicaments qui en contiendraient. Le gouvernement souhaite ainsi « mettre un terme à des pratiques addictives dangereuses et potentiellement mortelles ».

De nombreux jeunes achetaient jusqu’alors ces médicaments contenant de la codéine et d’autres dérivés de l’opium pour faire des expériences euphorisantes. « Des demandes suspectes de délivrance de codéinés, des cas d’abus, voire de dépendance, chez des adolescents et jeunes adultes ont continué de faire l’objet de signalements avec une multiplication de cas à partir de 2015 », avait noté l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Un problème de santé publique

L’usage de la codéine pour fabriquer des cocktails euphorisants est connu aux États-Unis sous le nom de Purple drank. Ces boissons vantées par les rappeurs américains ne sont pourtant pas sans risque pour la santé. Selon le ministère de la Santé, depuis le début de l’année, ces cocktails ont provoqué la mort de deux adolescents. Chez les moins de 25 ans, 30 cas graves liés au Purple Drank auraient par ailleurs été recensés ces deux dernières années.

Parmi les deux victimes, Pauline, une jeune fille de 16 ans, originaire de Beynes, dans les Yvelines. Elle est morte d’une overdose de médicaments à base de codéine le 10 mai dernier, après 10 jours dans le coma. Sa mère avait alors voulu sensibiliser l’opinion publique en lançant une pétition visant à interdire cette « nouvelle drogue des ados ». Elle avait recueilli 50 000 signatures. 

Marine Rondot

À lire aussi : Sexe, drogues, alcool : les étudiants négligent leur santé

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Bientôt une livraison de médicaments à domicile ?

Bientôt une livraison de médicaments à domicile ?

Le 14 juillet 2017.

Les facteurs ne se chargeront bientôt plus uniquement du courrier. Ils s’occuperont aussi de la livraison de médicaments à domicile.

Une livraison rendue possible grâce à une application

Les Français échangent beaucoup moins de courrier qu’avant, la profession de facteur est donc en train d’évoluer. Certains employés de La Poste proposent de rendre visite aux personnes âgées isolées, d’autres ont accepté de livrer des médicaments. L’initiative est partie du groupe Pharmabest qui a lancé, mercredi 5 juillet, un service de livraison à domicile de médicaments à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône.

Le groupe, qui compte une soixantaine de pharmacies sur tout le territoire, espère ainsi répondre au mieux aux demandes de ses clients, notamment ceux qui ont du mal à se déplacer et ceux qui ont un emploi du temps trop chargé. Le dispositif fonctionne à l’aide d’une application. Pour obtenir ses médicaments, le patient n’aura qu’à photographier son ordonnance, sa carte Vitale et sa carte de complémentaire santé.

Un service qui va se généraliser d’ici la fin de l’année

Pharmabest espère que ce nouveau service rencontrera un succès : le groupe table sur 50 à 100 livraisons par jour d’ici à la fin de l’été. Avant la fin de l’année, la totalité des officines du groupe lancera ce service de livraison de médicaments à domicile. Les habitants d’Avignon, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Nice, Pau, Saint-Étienne ou encore Tours, pourront donc télécharger l’application et en profiter.

Le facteur recevra chaque matin, avant sa tournée, ses commandes du jour, sur son smartphone. S’il a une livraison à effectuer, il se rendra dans la pharmacie dans laquelle la commande aura été passée, il récupérera le colis opaque et scellé et le déposera dans la boîte aux lettres du client. Petit bémol cependant : ce service demande de savoir se servir d’un smartphone, ce qui n’est pas le cas de toutes les personnes âgées, loin de là.  

Marine Rondot

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Chirurgie ou médicaments ? Le choix peut dépendre de ce qui est plus payant pour le médecin

Parfois, les médecins choisissent la chirurgie non pas parce qu’elle est préférable à d’autres traitements, mais parce qu’ils augmentent ainsi leur rémunération, suggère une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) Surgery, relayée par le New York Times.

Louis L. Nguyen de l’Université Harvard (Boston) et ses collègues ont analysé des données concernant 10 579 personnes ayant été traitées pour une sténose (rétrécissement) de l’artère carotide.

Cette condition de santé peut être traitée par chirurgie ou gérée au moyen de médicaments et de changements dans le mode de vie. Le choix est souvent matière à jugement.

Certaines personnes avaient été traitées par des médecins payés à l’acte et d’autres, par des médecins rémunérés par salaire. Dans le premier cas, elles étaient 63 % plus susceptibles d’avoir subi une opération que dans le système de salaires.

Les patients présentant des symptômes étaient particulièrement susceptibles d’avoir subi une intervention chirurgicale, mais même ceux qui n’avaient pas de symptômes ont contribué à la différence entre les deux modes de rémunération.

« Les médecins rémunérés à l’acte sont encouragés à en faire plus parce qu’ils sont payés pour chaque procédure », explique le chercheur. « Et les médecins salariés sont encouragés à en faire moins. »

« Ce dont nous avons besoin est d’un système qui incite les médecins à être agressifs dans le traitement des patients en temps opportun, mais pas à utiliser des procédures pour augmenter la rémunération. »

Reportage « Médecins sous le radar » : multiples abus et fraudes favorisés par la rémunération à l’acte (Québec)

Psychomédia avec sources : New York Times, JAMA Surgery.
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