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La pollution tue neuf millions de personnes chaque année dans le monde

Le 20 octobre 2017.

La pollution est un fléau mondial. Qu’elle concerne l’air, l’eau, le sol ou les matériaux, elle tue 9 millions de personnes chaque année dans le monde.

La pollution responsable de 16 % de décès dans le monde

Une étude publiée dans la revue The Lancet le 20 octobre, révèle les travaux menés par une quarantaine de scientifiques spécialisés, des organismes internationaux et des ONG pendant près de trois ans sur les effets de la pollution. Les résultats sont alarmants : neuf millions de personnes meurent chaque année prématurément dans le monde à cause de maladies causées par la pollution de l’air, de l’eau, du sol ou de certains matériaux. 

Autrement dit, 16 % des décès sont liés directement aux conséquences de la pollution. À titre de comparaison, cela représente « trois fois plus de morts que le Sida, la tuberculose et le paludisme réunis, et quinze fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violences », précisent les auteurs de l’étude.

Comment la pollution tue-t-elle ? 

La pollution de l’air et les particules fines provoquent des maladies cardiaques, des AVC, des cancers du poumon et des broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO). La pollution de l’eau cause 1,8 million de décès : les mauvais assainissements ou les contaminations des sources entraînent des maladies gastro-intestinales et des infections parasitaires. Enfin, les substances toxiques et cancérigènes sur les lieux de travail sont également considérées comme une pollution à part entière et risquent de se développer dans les années à venir. 

Les personnes les plus exposées sont les habitants des zones les plus pauvres de la planète. Là-bas, une mort sur quatre est causée par la pollution. En Inde, à Madagascar, au Kenya, au Pakistan ou en Chine l’industrialisation est très forte, mais l’étude souhaite que les gouvernements cessent de croire au « mythe selon lequel la pollution serait une conséquence inévitable du développement économique. »

Maylis Choné

Pour en savoir plus : Les polluants de l’air : quels sont-ils, d’où viennent-ils ?

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Plus d’un million de personnes atteintes d’Insuffisance Cardiaque en France

L’insuffisance cardiaque fait partie des maladies chroniques ayant des conséquences humaines (patients et aidants), médicales, sociétales et économiques importantes.

Face à une société qui vieillit et qui s’individualise, la vie des patients insuffisants cardiaques et de leur entourage le plus proche devient un véritable parcours du combattant.

Entre besoins locaux et offres de soins hyper spécialisées régionales, la prise en charge du patient insuffisant cardiaque devient un défi organisationnel et sociétal que les cardiologues du GICC Groupe Insuffisance Cardiaque & Cardiomyopathies sont prêts à relever !

L’insuffisance cardiaque, une pathologie insuffisamment connue

Plus d’un million de personnes sont concernées par l’insuffisance cardiaque en France.

Le Groupe Insuffisance Cardiaque & Cardiomyopathies (GICC) de la Société Française Cardiologie (SFC), souhaite interpeler les patients, le grand public et les politiques sur cette priorité de santé publique. En effet l’insuffisance cardiaque est une maladie chronique, évolutive et émaillée de complications aiguës entrainant chaque année près de 200 000 hospitalisations et causant le décès de 70 000 personnes.

La méconnaissance des symptômes de cette maladie et la sous-utilisation du terme « insuffisance cardiaque » dans le grand public sont en partie responsables d’un diagnostic et d’une prise en charge sont souvent trop tardifs.

Une meilleure connaissance de cette pathologie permettrait certainement d’éviter de nombreuses hospitalisations et de décès et d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’insuffisance cardiaque.

Une priorité de santé publique ignorée

La prévalence de l’insuffisance cardiaque augmente en raison du vieillissement de la population et de l’amélioration de la prise en charge des différentes pathologies cardiaques qui tuent beaucoup moins mais dont un certain nombre va évoluer vers l’insuffisance cardiaque.

Oui mais elle est très probablement sous diagnostiquée, car peu connue par le grand public, comme le met en évidence l’étude réalisée par le GICC, auprès de 4 926 français représentatifs de la population française âgées de 18 à 80 ans interrogés entre mars et avril 2017*. D’après cette étude, la prévalence de l’insuffisance cardiaque serait de 3,6%, soit le double des estimations officielles. Le nombre exact de français atteints d’insuffisance cardiaque est sans aucun doute sous-estimé par les Autorités de santé et pourrait atteindre les 2 millions.

Selon une étude menée par l’INVS, l’insuffisance cardiaque serait la cause de 73 000 décès chaque année ,c’est-à-dire 7 fois plus que l’infarctus du myocarde et plus de 14 fois plus que les accidents de la route.

L’impact de l’insuffisance cardiaque sur la qualité de vie est majeur. Plus de la moitié des adultes atteints d’insuffisance cardiaque, se déclarent en mauvaise ou très mauvaise santé, à comparer à 9 % pour les personnes sans insuffisance cardiaque. La moitié d’entre eux s’estime fortement limitée dans leurs activités habituelles quotidiennes. Les actifs de la tranche 25-59 ans représentant 39 % des personnes atteintes d’insuffisance cardiaque, les conséquences sur la vie professionnelle des personnes concernées (nombreux arrêts de travail, mise en incapacité de travail…) est également important.

Toutes ces données ont impact considérable sur les dépenses de santé et l’économie française.

Insuffisance cardiaque : 4 signes méconnus des patients

Quatre symptômes doivent alerter. Ces symptômes pris isolément sont peu spécifiques mais leur association et leur survenue récente sont particulièrement évocateurs d’une insuffisance cardiaque. Il s’agit d’un essoufflement à l’effort et/ou survenant en position allongée, d’une prise de poids importante et rapide, associée à des œdèmes des membres inférieurs et enfin d’une fatigue importante limitant l’activité quotidienne.

Dans l’étude réalisée par le GICC, deux tiers des personnes ayant les 4 signes d’insuffisance cardiaque n’ont pas consulté de cardiologue dans les 12 mois précédents, preuve que ces symptômes ne pas reconnus par les patients comme signes de maladie cardiaque.

Une prise en charge multidisciplinaire

L’objectif de la prise en charge de l’insuffisance cardiaque est de ralentir sa progression, d’améliorer la qualité de vie et de réduire les complications que sont les hospitalisations ou la mort subite.

Cette prise en charge inclut différentes modalités de soins telles que des médicaments efficaces, une alimentation pauvre en sel, une activité physique adaptée, et dans certains cas un pacemaker et /ou un défibrillateur. La greffe cardiaque et les systèmes d’assistance cardiaque ne concernent qu’une très faible minorité des patients (moins de 1%).

Les centres de réadaptation cardiaque sont particulièrement utiles car permettent une prise en charge globale grâce aux équipes formées à cette pathologie, à l’éducation thérapeutique et au ré-entrainement physique. Ces équipes multidisciplinaires sont majoritairement constituées de cardiologues, d’infirmières, de kinésithérapeutes, d’éducateurs en Activité Physique Adaptée (APA) et de diététiciens. Le rôle du médecin généraliste et du pharmacien est également très important car ce sont les premières personnes en contact avec ces patients.

Les patients se mobilisent, pour un meilleur accompagnement

Philippe Muller et Valérie Jourdain Müller viennent de créer l’Association SIC pour Soutien à l’Insuffisance Cardiaque dont l’objectif est d’aider les malades à devenir acteur de leur maladie. Tous deux témoignent de la sidération qu’ils ont connu lors de leur hospitalisation soudaine, sans que les médecins qui les ont soignés n’aient mentionné explicitement le nom d’insuffisance cardiaque.

Comme le déclare Philippe Muller, Président de la SIC : « Quand on est hospitalisé, c’est très brutal, on n’est pas préparé, on ne pose pas les bonnes questions. C’est en cela que l’association est un lieu de rencontres important où les malades ont cette facilité de pouvoir poser des questions concrètes. Une fois sortis de l’environnement hospitalier, l’association les aide à se reconstruire et à acquérir les bonnes habitudes d’hygiène de vie, qu’ils ont ignorées avant la maladie ».

Valérie Jourdain-Müller Vice-présidente de la SIC ajoute :« A partir du moment où l’on s’approprie sa maladie, la vie continue, mais on l’organise différemment avec son entourage. Ce qui est compliqué, c’est de tenir tous les jours : surveiller son alimentation, contrôler son poids, prendre régulièrement ses médicaments et avoir une activité physique régulière. Le rôle de l’association est de vous accompagner sur la durée ».

Le GICC souhaite sensibiliser l’opinion publique pour améliorer le dépistage

Thibaud Damy, Professeur de Cardiologie à l’Hôpital Henri Mondor à Créteil et Président du GICC souligne que :« Le manque de notoriété des symptômes de l’insuffisance cardiaque au sein du grand public entraine un retard incontestable au diagnostic et dans la prise en charge des malades. Il faudrait des moyens supplémentaires pour dépister davantage les malades, développer plus de structures multidisciplinaires spécialisées et faire prendre conscience de l’importance de l’éducation thérapeutique dès le début de la maladie. La prévention et l’information sont capitales pour agir précocement aussi bien dans le grand public pour diagnostiquer la maladie que chez les patients pour prévenir les décompensations cardiaques ».

Afin d’augmenter la visibilité de l’insuffisance cardiaque auprès des décideurs, des médecins et du grand public, le GICC conduit plusieurs actions de communication :

Un site internet spécifiquement dédié à l’insuffisance cardiaque, à destination des professionnels de santé comme des patients, qui ouvrira le 15 septembre prochain. Ce site a été pensé comme un lieu d’échange et de partage de l’information et placera le patient (et pas seulement sa maladie) au centre des préoccupations.

La Journée européenne Insuffisance cardiaque (HF Day) dédiée aux patients et à leur entourage a lieu tous les ans en mai et de nombreuses actions de sensibilisation dans toutes l’Europe sont menées conjointement à ce moment-là.

Le GICC organise chaque année le congrès des « Journées Françaises de l’Insuffisance Cardiaque » (JFIC) qui se tiendront cette année, les 13 et 14 septembre prochains à Montpellier avec pour thème principal : « Parcours de vie et de soin » du patient insuffisant cardiaque ».

Le professeur Thibaud Damy conclut : « Alerter nos concitoyens sur les symptômes à surveiller, c’est les prévenir pour mieux les guérir. En les prenant en charge rapidement, nous pouvons anticiper les complications et améliorer le pronostic vital. A travers l’action du GICC, nous voulons également que les médecins prononcent enfin le nom de « l’insuffisance cardiaque. »

Crédit/source :Société Française de Cardiologie

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L’attraction entre deux personnes peut-elle être prédite grâce aux tests et à l’intelligence artificielle ?

Les sites de rencontre affirment souvent que l’attraction entre deux personnes peut être prédite à partir d’une combinaison de traits et de préférences. Une étude, publiée dans la revue Psychological Science, a vérifié si tel est le cas.

Samantha Joel, chercheuse en psychologie l’Université de l’Utah, et ses collègues (1) ont utilisé une technique d’intelligence artificielle pour tester si les caractéristiques individuelles peuvent prédire l’attrait lors de séances de « speed dating ».

L’algorithme, utilisant une technique dite d’apprentissage automatique, pouvait prédire quelles personnes avaient tendance à être considérées comme étant plus désirables et quelles personnes avaient une plus grande tendance à trouver les autres attrayants. Mais il ne pouvait prédire l’attrait qu’une personne en particulier avait pour une autre.

« L’attraction pour une personne en particulier peut être difficile ou impossible à prédire avant la rencontre », dit la chercheuse. « Il y a une expérience partagée qui se produit lorsque vous rencontrez quelqu’un, qui ne peut être prédite au préalable. »

Les chercheurs ont analysé des données de participants à un « speed dating ». Ils ont rempli des questionnaires sur plus de 100 traits et préférences, puis se sont rencontrés pendant 4 minutes. Ils ont ensuite évalué leur niveau d’intérêt et d’attraction pour chaque personne qu’ils ont rencontrée.

Avec plus de 100 caractéristiques, la chercheuse s’attendait à pouvoir prédire au moins partiellement l’attrait entre les gens. Mais la prédiction était nulle.

Alors que les sites de rencontres en ligne fournissent un service précieux en réduisant le champ de recherche et en identifiant des candidats potentiels, dit-elle, les outils actuellement disponibles « ne permettent pas de contourner le processus d’avoir à rencontrer physiquement une personne pour savoir comment vous vous sentez vis-à-vis d’elle ».

La science des relations a encore un long chemin à parcourir pour déchiffrer l’attraction romantique et ce qui fait que deux personnes cliquent, souligne le psychologue Paul W. Eastwick, coauteur.

« Il se peut que nous ne le découvrions jamais, que ce ne soit tout simplement pas prévisible », dit-il. « Le désir romantique ressemble peut-être plus à un tremblement de terre, impliquant un processus dynamique et relevant du chaos, qu’à une réaction chimique impliquant la bonne combinaison de traits et de préférences ».

Rencontres en ligne : ne pas tarder à se rencontrer en personne, conseillent des chercheurs

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

(1) Paul W. Eastwick de l’Université de Californie à Davis et Eli J. Finkel de l’Université Northwestern.

Psychomédia avec sources : Association for Psychologial Science, Psychological Science
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Yémen : un demi-million de personnes touchées par le choléra (OMS)

Le nombre de cas de choléra a dépassé les 500 000 au Yémen et presque 2000 personnes sont décédées depuis que la flambée épidémique a commencé à se propager rapidement, fin avril, rapporte un communiqué de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) du 14 août.

L’épidémie s’est propagée rapidement dans un contexte de détérioration des conditions d’hygiène et d’assainissement et des perturbations que subit l’approvisionnement en eau dans le pays.

Des millions de personnes n’ont pas accès à l’eau propre, et les ordures ne sont plus ramassées dans les grandes villes.

Le système de santé est en train de s’effondrer et ne parvient pas à répondre aux besoins : plus de la moitié de l’ensemble des établissements de santé ont dû fermer car ils ont été endommagés ou détruits ou car ils manquent de fonds.

Les pénuries de médicaments et de fournitures demeurent un problème courant et 30 000 agents de santé essentiels n’ont pas reçu leur salaire depuis presque un an.

Le nombre global de cas au niveau national a reculé depuis le début du mois de juillet, en particulier dans les zones les plus touchées. Mais les cas de la maladie, véhiculée par l’eau, continuent de se multiplier rapidement partout dans le pays, avec quelque 5000 personnes infectées chaque jour.

Le taux de survie est de plus de 99 % chez les cas qui ont accès aux services sanitaires. Mais près de 15 millions de personnes n’ont pas accès aux services de santé les plus rudimentaires.

« Les agents de santé du Yémen travaillent dans des conditions intenables. Des milliers de personnes sont malades, mais il n’y a pas assez d’hôpitaux, de médicaments, ni d’eau propre. Ces médecins et ces infirmiers sont au cœur de l’action sanitaire – sans eux, nous ne pouvons rien faire au Yémen. Ils doivent être payés pour pouvoir continuer à sauver des vies », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

« Nous exhortons également les autorités yéménites et tous ceux qui, dans la région ou ailleurs, peuvent contribuer à ces efforts, à trouver une solution politique à ce conflit qui a déjà causé tant de souffrances », a déclaré le Dr Tedros.

Nombre d’infrastructures, comme les stations de pompage d’eau, ont été détruites au Yémen en plus de deux ans de guerre civile, rapporte Le Figaro. Le conflit entre les milices houthies, proches de l’Iran, et les forces loyalistes soutenues par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite a fait plus de 10 000 morts.

Psychomédia avec sources : OMS, Le Figaro
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Affaire Charlie Gard : 400 000 personnes demandent son maintien en vie

Affaire Charlie Gard : 400 000 personnes demandent son maintien en vie

Le 11 juillet 2017.

L’histoire du petit Charlie Gard a ému des milliers de personnes. Très malade, sa vie est suspendue à la décision de la Cour européenne des droits de l’homme, de la justice britannique et de ses médecins. Mais ses parents ne veulent rien lâcher.

Faut-il maintenir en vie le petit Charlie Gard ?

Charlie Gard est un bébé de 11 mois qui souffre d’une maladie génétique neurodégénérative rare : le syndrome de déplétion de l’ADN mitochondrial. Cette maladie touche les cellules responsables de la production d’énergie et de la respiration. Il ne peut actuellement pas respirer sans ventilation artificielle. Les médecins de l’hôpital Great Ormond Street où il est suivi pensent qu’il faut arrêter les soins, mais les parents espèrent pouvoir sauver leur enfant.

Pour cela, ils ont tenté de mobiliser des soutiens notamment grâce aux réseaux sociaux. Une pétition a par ailleurs circulé sur Internet pour « sauver Charlie Gard, bébé condamné à mort par un hôpital londonien ». Cette pétition a déjà recueilli la signature de 400 000 personnes qui souhaitent soutenir ces parents désespérés. Même le pape François et le président américain Donal Trump ont tenu à soutenir les parents du petit Charlie.

Les parents souhaitent se battre

La Cour européenne des droits de l’homme a jugé qu’un prolongement des soins pourrait faire souffrir l’enfant, mais ses parents pensent qu’un traitement pourrait peut-être le sauver. Ce traitement serait prodigué dans un hôpital américain où la famille Gard souhaite se rendre. « C’est notre fils, notre chair et notre sang », a expliqué la maman face à la presse. « Nous estimons que nous devrions avoir le droit, en tant que parents, de décider de lui donner une chance à la vie ».

Mais pour autoriser les parents de Charlie à partir aux États-Unis, La Haute cour de justice, à Londres, leur a donné 48 heures pour apporter des preuves « significatives » de l’utilité du traitement expérimental qu’ils veulent donner à leur enfant. La justice britannique ne souhaite pas, en effet, que ce bébé subisse un acharnement thérapeutique inutile. Affaire à suivre. 

Marine Rondot

À lire aussi : Fin de vie : le médecin pourra arrêter les traitements d’un patient

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Aspirine : quels dangers pour les personnes âgées ?

Aspirine : quels dangers pour les personnes âgées ?

Le 15 juin 2017.

L’aspirine est très utile dans la prévention des récidives de certaines maladies, comme l’accident vasculaire cérébral ou la crise cardiaque. Mais passé un certain âge, elle peut être dangereuse.

Risque important d’hémorragie digestive

Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni, prendre de l’aspirine quotidiennement pourrait être dangereux pour la santé des séniors de plus de 75 ans. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont suivi plus de 3 000 personnes âgées, pendant 10 ans. Au cours de l’expérimentation, ils ont pu constater que près de 300 personnes avaient souffert d’une hémorragie digestive.

Ce qui interpelle, c’est que la totalité de ces patients suivaient un traitement antiplaquettaire, à base d’aspirine le plus fréquemment. Ces traitements sont prescrits après un AVC ou un infarctus du myocarde, pour réduire les risques de récidive. Avant 75 ans, ils sont très efficaces, mais passé cet âge, ils multiplieraient par trois le risque d’hémorragies digestives qui peuvent être fatales.

Même à faible dose, le risque existe

Pour les moins de 65 ans, le taux annuel d’hospitalisation pour une hémorragie digestive serait de 1,5 %. Il atteindrait les 3,5 % pour les patients âgés de 75 à 84 ans et les 5 % pour les plus de 85 ans. Selon ces travaux, publiés dans la revue scientifique The Lancet, même à faible dose le risque est important. Les participants à l’expérimentation n’ingurgitaient en effet pas plus de 75 mg d’aspirine chaque jour.

De nombreuses études avaient déjà souligné l’existence de cet effet indésirable, mais les risques avaient été clairement sous-estimés. Aujourd’hui, on apprend que la vie des patients est en jeu. On ne recommande cependant pas aux personnes âgées qui suivent ces traitements de les stopper sans l’avis de leur médecin traitant. Selon les auteurs de l’étude, ces traitements à base d’aspirine devraient être surveillés et réévalués tous les 3 à 5 ans.

Marine Rondot

À lire aussi : Cancer du côlon : l’aspirine en pointe

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Une molécule pour apporter les bénéfices du sport aux personnes immobilisées

Une molécule pour apporter les bénéfices du sport aux personnes immobilisées

Le 4 mai 2017.

Une molécule miracle qui apporterait tous les bénéfices du sport aux personnes qui n’ont pas le loisir d’en pratiquer ? Le projet est actuellement à l’étude en Californie, et les premiers résultats sont encourageants.

Une molécule qui stimule l’endurance et brûle les graisses

Les autorités sanitaires sont unanimes : le sport est indispensable au maintien en bonne santé de notre organisme. Dans certains cas cependant, pratiquer une activité sportive est impossible et les personnes obèses, les handicapés ou les personnes âgées, ne peuvent pas forcément s’adonner à ces exercices importants pour leur bien-être. Ce dilemme vient peut-être de trouver une réponse scientifique grâce à une molécule expérimentale créée par des chercheurs du Salk Institute for Biological Studies de La Jolla, aux États-Unis.

Cette molécule, baptisée GW1516, apporterait à l’organisme les mêmes bénéfices que le sport : brûler les graisses et activer la production d’insuline de manière à mieux contrôler la glycémie. Pour parvenir à cette conclusion, ces chercheurs viennent de mener une étude sur des souris qui ont été sédentarisées.

La molécule GW1516 bientôt testée sur les humains

Cette molécule leur a été administrée sous la forme d’une pilule et leur comportement a ensuite été observé et comparé à celui d’un groupe de souris témoins pendant deux mois. Conclusion au terme de cette phase d’observation : les souris du premier groupe ont pris moins de poids que les secondes et sont parvenues à mieux contrôler leur glycémie, alors que leur taux de graisses était brûlé plus rapidement sans que les sucres ne soient trop vite assimilés. Les souris du premier groupe ont également montré une plus grande endurance que les autres, d’environ 70 % selon les chercheurs.

Leurs premières observations, publiées dans la revue Cell, ont montré les effets positifs de cette molécule. Reste désormais à savoir si ces effets seront les mêmes sur les êtres humains. Un second volet de cette étude devra être ouvert pour apporter un éclairage sur la question.

Sybille Latour

Pour en savoir plus : Le sport, bon pour la santé !

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En 2015, le tabac a tué 6 millions de personnes

En 2015, le tabac a tué 6 millions de personnes

Le 6 avril 2017.

Selon rapport Global Burden of Disease, publié dans la revue scientifique The Lancet, le tabac a été responsable de la mort de plus de 6,4 millions de personnes en 2015. Un chiffre en augmentation depuis les années 90.

Le tabac continue de faire des dégâts à travers le monde

Les campagnes de sensibilisation sur les effets nocifs du tabac sur la santé ne cessent de se multiplier et pourtant, le nombre de victimes de la cigarette a augmenté ces dernières années. C’est en tout cas ce que révèle le rapport Global Burden of Disease. Selon ces travaux, le nombre de personnes décédées à cause du tabac a augmenté de 4,7 % entre 1990 et 2015. Il faut tout de même noter que la moitié des victimes habitent en Russie, en Chine, en Inde ou aux États-Unis.

En 2015, 1 homme sur 4 et 1 femme sur 20 fumaient quotidiennement alors qu’en 1990, 1 homme sur 3 et 1 femme sur 12 fumaient quotidiennement. Ce qui est complexe à comprendre, c’est que la proportion de fumeurs a bien diminué significativement à travers le monde, alors même que le nombre de fumeurs a augmenté. Cela s’explique par l’évolution démographique mondiale.

Certains pays plus touchés que d’autres

En France, en 2013, 73 000 décès étaient liés au tabagisme, selon l’Institut de veille sanitaire (InVS). 8 Français sur 10 ont actuellement déjà essayé une cigarette et un peu plus d’un tiers de la population française entre 15 et 75 ans fume. Mais si la tendance est à la baisse en France, dans certains pays en voie de développement, le nombre de fumeurs explose. Actuellement, le tabac est la cause d’un décès sur dix dans le monde.

« Le taux de mortalité à cause de la cigarette, dans les pays à revenu faible et intermédiaire, sera probablement très important dans les années à venir », déplore John Britton, un spécialiste de la question dans The Lancet.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de fumeurs en Afrique subsaharienne risque d’augmenter de 50 % d’ici à 2025 par rapport à 2010. Un demi-milliard de personnes pourraient mourir prématurément à cause du tabac dans les années à venir. 

Marine Rondot

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Docétaxel : un médicament cause la mort de 27 personnes

Docétaxel : un médicament cause la mort de 27 personnes

Le 29 mars 2017.

Selon une enquête de pharmacovigilance lancée en septembre par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), de 1996 à 2016, 27 décès de patients atteints d’un cancer seraient liés au médicament Docétaxel.

27 personnes mortes en 20 ans

Le médicament Docétaxel est dans le viseur de l’Agence du médicament et de l’Institut du cancer (INca). Il est en effet accusé d’avoir causé la mort de 27 personnes en 20 ans. Ces suspicions ont été mises en lumière par une enquête de l’ANSM, révélée par nos confrères du Figaro. Selon ces travaux, parmi ces décès on trouve 17 cas d’entérocolite, une inflammation du tube digestif et 10 cas de choc septique.

Le 17 janvier déjà, l’Institut du cancer et l’ANSM recommandaient de suspendre la prescription de ce médicament pour les cancers du sein localisés, opérables, au profit d’un autre traitement, le Paclitaxel. Cette recommandation faisait suite à certaines révélations du Figaro qui expliquait que cinq patientes étaient décédées de mort subite après avoir suivi ce traitement.

Le Docetaxel est le générique du Taxotère, un anti-cancéreux

Mais le Docétaxel n’a pas été administré uniquement aux patients atteints du cancer du sein. Il était jusqu’alors également utilisé dans le traitement des cancers du poumon, de la prostate, du cancer gastrique et des voies aéro-digestives supérieures. Pour rappel, le Docetaxel est le générique du Taxotère, un anti-cancéreux commercialisé par le laboratoire pharmaceutique indien Accord.

Toujours selon ces travaux, une augmentation des effets indésirables du docétaxel a été observée depuis 2010, alors même qu’il a été beaucoup moins prescrit ces dernières années. L’ANSM a-t-elle tardé à lancer une enquête sur ce médicament. Selon nos confrères du Figaro, cette affaire « révèle les failles de notre système de santé publique ». « Finalement, le problème est toujours le même : le doute ne profite pas aux patients », concluent-ils. 

Marine Rondot

À lire aussi : Le cancer du sein fait de moins en moins peur

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Les chutes chez les personnes âgées liées à certains médicaments

Certains médicaments peuvent entraîner des chutes chez les personnes âgées, rapporte la Revue Prescrire dans son numéro de novembre.

« Le Centre régional de pharmacovigilance de Strasbourg a analysé les dossiers de patients hospitalisés et ayant chuté. L’étude a été réalisée de manière prospective par des visites bimensuelles pendant une période de 13 mois dans des services de gériatrie. »

« 84 chutes ont été analysées chez des patients âgés en moyenne de 84 ans prenant au moins un médicament connu pour exposer à des chutes. Les patients prenaient en moyenne 6 médicaments, dont en moyenne 2, exposant à des risques de chute. Les chutes ont entraîné des complications chez environ la moitié des patients, le plus souvent des fractures. Près de 40 % des patients ont gardé des séquelles de la chute.

Les médicaments mis en cause ont été, notamment, des antihypertenseurs (chez environ la moitié des patients), des benzodiazépines, des hypnotiques (somnifères) et des antiépileptiques.

Les chutes sont fréquentes chez les personnes âgées. Les conséquences en sont parfois graves, notamment des pertes d’autonomie.

La prévention des chutes chez les personnes âgées passe par une attention particulière aux facteurs de risque. La prise de certains médicaments en fait partie. Il importe de réexaminer régulièrement l’intérêt réel de chaque médicament de l’ordonnance pour envisager une baisse de la posologie, voire un arrêt programmé pour éviter la survenue de chutes avec leurs complications. Surtout quand la personne est déjà à risque élevé de chutes : celles ayant des antécédents de chute, gênées par un déficit visuel, une incontinence urinaire ou un handicap fonctionnel. »

Une étude publiée en 2014 dans le Journal of American Medical Association (JAMA) Internal Medicine montrait que les médicaments prescrits à la majorité des personnes âgées pour contrôler leur pression artérielle augmentaient de 30 % à 40 % le risque de blessures graves dues aux chutes.

Psychomédia avec source : Prescrire.
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