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Comment les boissons diète peuvent faire prendre du poids

Une étude, publiée en septembre 2021 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), montre des mécanismes par lesquels les sucres artificiels (édulcorants) peuvent entraîner une prise de poids.

« Alors que certaines études suggèrent qu’ils peuvent être utiles, d’autres montrent qu’ils peuvent contribuer à la prise de poids, au diabète de type 2 et à d’autres troubles métaboliques », indique Kathleen Page, professeure de médecine à l’Université de Californie du Sud.

Page et ses collègues ont mené cette étude avec 74 participants qui, au cours de trois visites, ont consommé 300 ml d’une boisson sucrée au saccharose (sucre de table), 300 ml d’une boisson sucrée à l’édulcorant sucralose ou 300 ml d’eau. Le groupe était composé d’un nombre égal d’hommes et de femmes identifiés comme ayant un poids sain, un surpoids ou une obésité. (Poids normal, surpoids ou obésité : CALCUL RAIPDE)

Dans les deux heures qui ont suivi, les chercheurs ont mesuré trois choses :

  • l’activation de régions du cerveau responsables de l’appétit et de l’envie de nourriture en réponse à des images d’aliments riches en calories comme un hamburger et un beignet, à l’aide d’une technique d’imagerie appelée imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ;
  • les taux de glucose (glycémie), d’insuline et d’autres hormones métaboliques dans le sang ;
  • la quantité de nourriture consommée lors d’un buffet de collations offert à la fin de chaque séance.

L’imagerie cérébrale a montré, chez les femmes et les personnes obèses, une activité accrue dans les régions du cerveau responsables de l’envie de manger et de l’appétit après la consommation de boissons contenant du sucralose, par rapport aux boissons contenant du vrai sucre.

L’étude a également montré une diminution générale des niveaux d’hormones qui indiquent au corps qu’il se sent rassasié après la boisson contenant du sucralose par rapport à celle contenant du saccharose, ce qui suggère que les boissons sucrées artificiellement ne sont pas efficaces pour supprimer la faim.

Enfin, après avoir bu la boisson contenant du sucralose, les femmes ont mangé davantage au buffet de collations qu’après avoir bu celle contenant du saccharose, alors que la consommation de collations n’a pas différé chez les hommes.

La chercheure recommande d’interpréter ces résultats avec prudence, car tous les participants avaient jeûné pendant la nuit précédant l’étude et avaient probablement plus faim que d’habitude.

« Notre étude commence à fournir un contexte pour les résultats mitigés des études précédentes en ce qui concerne les effets neuronaux et comportementaux des édulcorants artificiels », souligne la chercheure. « En étudiant différents groupes, nous avons pu montrer que les femmes et les personnes obèses pouvaient être plus sensibles aux édulcorants artificiels. Pour ces groupes, la consommation de boissons édulcorées artificiellement peut tromper le cerveau en lui donnant une sensation de faim, ce qui peut à son tour entraîner une consommation accrue de calories. »

Une rémission du diabète de type 2 est possible avec des changements du mode de vie et une perte de poids

Il est possible de se rétablir du diabète de type 2, selon une étude publiée dans la revue Diabetic Medicine.

Alors que la maladie peut être gérée par une combinaison de changements dans le mode de vie et de médicaments, il est également possible que l’hyperglycémie, qui définit le diabète, revienne à la normale.

Hajira Dambha-Miller de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) et ses collègues ont étudié les données d’une cohorte prospective de 867 personnes âgées de 40 et 69 ans qui venaient de recevoir un diagnostic de diabète de type 2.

Lors du suivi après 5 ans, 257 participants (30 %) étaient en rémission. Ceux qui ont perdu 10 % ou plus de leur poids initial étaient deux fois plus susceptibles d’être en rémission que ceux qui ont maintenu le même poids.

« Cela renforce l’importance de gérer son poids, ce qui se fait par des changements dans l’alimentation et une augmentation de l’activité physique », souligne Simon Griffin, auteur principal. « Le diabète de type 2, bien qu’il s’agisse d’une maladie chronique pouvant entraîner d’importantes complications, peut être contrôlé et même inversé, comme le montre notre étude ».

L’étude a été financée par le Medical Research Council et le National Institute for Health Research britanniques ainsi que la fondation Wellcome.

Pour plus d’informations sur l’alimentation et le diabète et sur les moyens de perdre du poids, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : University of Cambridge, Diabetic Medicine.
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Une raison pour la prise de poids en prenant de l’âge

Le métabolisme des lipides (les gras) dans les tissus adipeux diminue avec l’âge, ce qui favorise la prise de poids, même sans manger plus ou faire moins d’exercice qu’auparavant, montre une étude publiée en septembre dans la revue

.

Les chercheurs du Karolinska Institutet (Suède), en collaboration avec des chercheurs des universités Uppsala (Suède) et de Lyon (France), ont étudié les cellules graisseuses (adipocytes) de 54 hommes et femmes sur une période moyenne de 13 ans.

Au cours de cette période, tous les participants, qu’ils aient pris ou perdu du poids, ont montré une diminution du taux de transformation des lipides dans les tissus adipeux.

Les participants qui n’ont pas compensé ce phénomène en consommant moins de calories ont pris 20 % de poids en moyenne.

Les chercheurs ont également examiné le taux de transformation des lipides chez 41 femmes qui ont subi une chirurgie bariatrique et la façon dont il a affecté leur capacité de maintenir leur poids 4 à 7 ans après l’opération. Seules celles qui avaient un faible taux avant l’intervention chirurgicale ont réussi à augmenter leur taux de transformation lipidique et à maintenir leur perte de poids.

Les chercheurs croient que ces personnes avaient peut-être plus de marge de manœuvre pour augmenter ce taux que celles qui avaient déjà un taux élevé avant.

« Ces résultats indiquent pour la première fois que les processus dans nos tissus adipeux régulent les changements du poids corporel pendant le vieillissement d’une manière indépendante d’autres facteurs », explique Peter Arner de l’Institut Karolinska. « Cela pourrait ouvrir de nouvelles voies pour traiter l’obésité. »

Des études antérieures ont montré que l’un des moyens d’accélérer la transformation des lipides dans les tissus adipeux est de faire plus d’exercice. Cette nouvelle étude appuie cette notion et indique en outre que le résultat à long terme de la chirurgie de perte de poids s’améliorerait si elle était combinée à une activité physique accrue. (Cinq façons de réussir à faire plus d’exercice dans le quotidien)

Pour plus d’informations, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Karolinska Institutet, Nature Medicine.
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Réduire les calories (de combien ?) améliore la santé même chez les personnes avec peu ou pas de surplus de poids

ou qui ne pèsent que quelques kilos de trop, une réduction des calories quotidiennes permet d’améliorer plusieurs biomarqueurs de santé, montre une étude américaine publiée en juillet dans

.

William E. Kraus, cardiologue et professeur à l’Université Duke, et ses collègues ont mené un essai randomisé avec 218 personnes âgées de 21 à 50 ans. Elles étaient assignées à faire partie d’un groupe réduisant leurs calories ou d’un groupe témoin.

Pendant le premier mois, les participants se familiarisaient avec la nouvelle alimentation en prenant trois repas par jour qui permettaient de réduire du quart le nombre de calories quotidiennes.

Ils assistaient également à des séances de counseling de groupe et individuel pendant les six premiers mois de l’essai, tandis que les membres du groupe témoin continuaient simplement leur régime alimentaire habituel et rencontraient les chercheurs une fois tous les six mois.

Il était demandé aux participants de maintenir la réduction de 25 % de calories pendant deux ans. Leur capacité à le faire variait, la réduction moyenne pour l’ensemble des participants ayant été d’environ 12 %. Ils ont réussi à maintenir une baisse de 10 % de leur poids, dont 71 % de matières grasses.

De nombreuses améliorations étaient constatées concernant des marqueurs mesurant le risque de maladie métabolique : taux de cholestérol, de tension artérielle, de glycémie et d’autres marqueurs. Après deux ans, les participants ont également présenté une réduction d’un marqueur qui indique une inflammation chronique qui est également liée aux maladies cardiaques, au cancer et au déclin cognitif. (Comment adopter une alimentation anti-inflammatoire pour prévenir les maladies chroniques)

Le fait que ces améliorations soient constatées chez des personnes ayant un poids santé confirme l’hypothèse des chercheurs selon laquelle ce n’est pas seulement la perte de poids qui mène à ces améliorations, mais des changements métaboliques plus complexes déclenchés par la consommation de moins de calories que ce qui est dépensé.

« Il y a quelque chose au sujet de la restriction calorique, un mécanisme que nous ne comprenons pas encore et qui entraîne ces améliorations », dit le chercheur. « Nous avons recueilli des échantillons de sang, de muscle et d’autres échantillons chez les participants et nous continuerons à explorer ce que pourrait être ce signal métabolique ou cette molécule magique. »

« Ces résultats montrent que même une modification qui n’est pas aussi grande que celle utilisée dans cette étude pourrait réduire le fardeau du diabète et des maladies cardiovasculaires », souligne-t-il. « Les gens peuvent le faire assez facilement en modifiant leurs petites consommations ici et là, ou peut-être en réduisant leur nombre, comme ne pas grignoter après le dîner. »

Pour plus d’informations sur les façons de perdre du poids et sur les calories et le poids, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Duke University Medical Center, Lancet Diabetes & Endocrinology.
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Comment le stress fait prendre plus de poids (pour un même excès de calories)

Sous l’effet du stress, il est encore plus important de surveiller son alimentation, souligne une étude publiée dans la revue Cell Metabolism.

Une alimentation riche en calories, combinée au stress, entraîne une prise de poids plus importante que la même alimentation sans stress, suggère-t-elle.

Herbert Herzog, du Garvan Institute of Medical Research, et ses collègues ont révélé une voie moléculaire dans le cerveau, contrôlée par l’insuline, qui entraîne un gain de poids supplémentaire en situation de stress.

Certaines personnes mangent moins lorsqu’elles sont stressées, mais la plupart mangent plus et, surtout, ont tendance à choisir des aliments plus riches en calories, en sucre et en gras.

Les chercheurs ont analysé les mécanismes cérébraux en jeu chez la souris. Alors que la prise alimentaire est principalement contrôlée par l’hypothalamus, une autre partie du cerveau, l’amygdale, traite les réponses émotionnelles, dont l’anxiété.

« Notre étude a montré que lorsqu’elles étaient stressées pendant une période prolongée et que des aliments riches en calories étaient disponibles, les souris devenaient obèses plus rapidement que celles qui consommaient les mêmes aliments riches en gras dans un environnement sans stress », explique le Dr Kenny Chi Kin Kin Ip, coauteur.

Les chercheurs ont découvert un rôle joué par la molécule NPY, que le cerveau des humains et des souris produit naturellement en réponse au stress, pour stimuler l’alimentation.

« Lorsque nous inhibions la production de NPY dans l’amygdale, le gain de poids était réduit. Sans NPY, la prise de poids avec un régime riche en graisses lors d’un état de stress était la même que dans un environnement sans stress », explique le Dr Ip. « Cela montre un lien clair entre le stress, l’obésité et le NPY. »

Les chercheurs ont découvert que les cellules nerveuses qui produisent le NPY ont des récepteurs pour l’insuline, une des hormones qui contrôlent l’apport alimentaire.

Dans des conditions normales, l’organisme produit de l’insuline juste après un repas, ce qui aide les cellules à absorber le glucose du sang et envoie un signal « arrêter de manger » à l’hypothalamus.

Les chercheurs ont découvert que le stress chronique seul n’augmentait que légèrement les taux d’insuline dans le sang, mais en combinaison avec une alimentation riche en calories, les taux d’insuline étaient 10 fois plus élevés que ceux des souris sans stress et ayant un régime alimentaire normal.

Ces niveaux élevés et prolongés d’insuline dans l’amygdale provoquaient la désensibilisation des cellules nerveuses à l’insuline, ce qui les empêchait de détecter complètement l’insuline. En conséquence, ces cellules nerveuses désensibilisées augmentaient leur taux de NPY, ce qui faisait manger plus et réduisait la réponse normale de l’organisme consistant à brûler l’énergie.

« Nos résultats montrent un cercle vicieux, où des taux d’insuline élevés et chroniques, dus au stress et à une alimentation riche en calories, favorisent de plus en plus l’appétit », explique le professeur Herzog.

« Ce qui renforce vraiment l’idée que s’il est mauvais de consommer de la malbouffe, le faire en état de stress favorise doublement l’obésité. »

« Bien que le déséquilibre de l’insuline soit au centre d’un certain nombre de maladies, l’étude indique que l’insuline a des effets plus étendus dans le cerveau qu’on ne le pensait auparavant », note-t-il.

« Nous avons été surpris que l’insuline ait eu un impact si important sur l’amygdale », dit-il. « Il devient de plus en plus clair qu’elle n’a pas seulement un impact sur les régions périphériques du corps, mais qu’elle régule des fonctions du cerveau. Nous espérons explorer ces effets plus en profondeur à l’avenir. »

Pour plus d’informations sur le stress et sur le contrôle du poids, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Garvan Institute of Medical Research, Cell Metabolism.
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Ménopause : quels changements de composition corporelle et de poids ?

Des chercheurs, dont les travaux sont publiés dans la revue JCI Insight, ont analysé les changements de la composition corporelle et du poids lors de la période de transition de la ménopause.

La transition de la ménopause, appelée périménopause (ou pré-ménopause), est le moment où les changements hormonaux entraînent des règles irrégulières, des bouffées de chaleur et d’autres symptômes menant à la ménopause, lorsque les règles cessent complètement.

Gail A. Greendale de l’Université de Californie à Los Angeles et ses collègues ont mené cette étude avec 1246 participantes âgées en moyenne de 47,1 ans au début de l’étude et dont la dernière période menstruelle est survenue à 52,2 ans en moyenne.

La composition corporelle était évaluée au moyen de l’« absorptiométrie à rayons X en double énergie ».

En moyenne, la masse grasse et la masse maigre (os, muscles, organes, peau et liquides du corps humain) augmentaient avant la période de transition de la ménopause.

Lors de cette transition, le gain de graisse doublait alors que la masse maigre diminuait ; ce gain et cette perte accélérés se poursuivaient jusqu’à deux ans après les dernières règles. Par la suite, ils décéléraient pour finalement se stabiliser.

Toutefois, le poids augmentait de façon stable tout au long de la préménopause sans accélération à la période de l’arrêt des règles.

Ainsi une simple mesure du poids n’est pas représentative de ce qui se passe à la ménopause, soulignent les chercheurs.

Alors que le gain de masse grasse et la perte de masse maigre sont accélérés, la prise de poids ne l’est pas. Il n’y a pas de prise de poids supplémentaire (autre que celle qui se poursuit au cours de la vie).

Ce qui illustre qu’à partir de la transition de la ménopause, l’indice de masse corporelle (IMC) (CALCUL de votre poids idéal) représente une moins bonne mesure du risque cardiométabolique chez les femmes ménopausées (car il ne tient pas compte du changement dans la composition corporelle), soulignent les chercheurs.

Pour plus d’informations sur la ménopause et sur le contrôle du poids, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : University of California – Los Angeles, JCI Insight.
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Pour perdre du poids, le sport serait préférable au régime

Pour perdre du poids, le sport serait préférable au régime

Le 3 avril 2019.

Selon une récente étude, pour perdre du poids durablement, l’exercice physique est plus important que de poursuivre un régime.

L’activité physique est plus bénéfique qu’une restriction chronique de l’apport énergétique

Selon des chercheurs américains du centre de santé et de bien-être Anschutz de l’Université du Colorado (AHWC), dont l’étude a été publiée sur le site de la faculté le 29 mars dernier, l’activité physique contribue davantage à maintenir une perte de poids substantielle qu’un régime. « Les personnes qui maintiennent la perte de poids avec succès doivent compter sur l’activité physique pour conserver leur équilibre énergétique (plutôt que sur une restriction chronique de l’apport alimentaire) afin d’éviter de reprendre du poids », peut-on lire dans l’étude.

« En apportant des preuves qu’un groupe de personnes capables de maintenir leur poids le font en faisant beaucoup de sport plutôt qu’en baissant leur consommation de calories est un pas en avant dans la clarification de la relation entre le sport et la perte de poids », précise Danielle Ostendorf, doctoresse au Anschutz Health and Wellness Center.

Le nombre de calories brûlées déterminé par une simple analyse d’urines

Pour mener leurs travaux, les chercheurs ont déterminé le nombre de calories brûlées dans une journée par des personnes en train de perdre du poids par des analyses d’urine. Ils ont également mesuré le taux métabolique au repos de chaque individu, afin de comprendre quelle part de la dépense énergétique quotidienne totale provenait de l’énergie dépensée au repos par rapport à l’énergie dépensée au cours d’une activité physique.

Autre information intéressante : les participants à l’étude capables de maintenir leur poids après avoir maigri « consomment un nombre de calories par jour équivalent à celui des individus en surpoids et obésité, mais semblent éviter de reprendre du poids en compensant cela par un niveau d’activité physique élevé », explique Victoria A. Catenacci, médecin spécialiste de la gestion du poids et chercheur au campus médical CU Anschutz.

Aurélie Giraud

À lire aussi La liste des meilleurs régimes pour perdre du poids

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Quels sont les meilleurs régimes pour perdre du poids ?

Quels sont les meilleurs régimes pour perdre du poids ?

Le 7 janvier 2019.

Quel meilleur régime pour perdre du poids et rester en bonne santé ? Des experts américains répondent à cette question dans un classement qui élimine d’office les régimes en vogue.

Le régime méditerranéen, le plus efficace et le plus sain

Chaque année à la même époque, bon nombre de Français décident d’entamer un régime pour éliminer leurs quelques kilos en trop, ou simplement pour adopter un mode d’alimentation plus respectueux de leur santé. Pour les aider dans leur démarche, le magazine américain US News & World Report vient d’actualiser son classement des meilleurs régimes alimentaires.

Sur le podium des régimes les plus efficaces, les auteurs de ce classement ont salué une nouvelle fois la qualité du régime méditerranéen. Un régime simple, constitué de légumes de saison, de davantage de poisson que de viande, le tout essentiellement cuisiné à l’huile d’olive. C’est le régime parfait pour perdre du poids sans risquer d’en reprendre aussitôt, tout en ménageant sa santé, puisque ce régime est réputé pour lutter contre certaines maladies comme Alzheimer, Parkinson ou même l’ostéoporose.

Des régimes à la mode, mais mauvais pour la santé

Le régime DASH obtient la médaille d’argent du classement. Particulièrement recommandé pour lutter contre l’hypertension, ce régime s’inspire du mode d’alimentation végétarien et restreignant les protéines animales, les graisses et le sucre. Pour compléter le trio de tête, le magazine américain salue également la qualité du régime flexitarien, un régime dans lequel l’apport en viande est également fortement réduit.

Dans la catégorie « flop » du classement, les auteurs s’attaquent à des régimes pourtant très en vogue puisqu’ils condamnent le régime cétocène, selon eux trop riche en matière grasse et qui créerait des déséquilibres nutritionnels importants. Le régime « Whole 30 » soulève également quelques réserves tant les preuves scientifiques de son efficacité n’ont pas été apportées.

Gaëlle Latour

À lire aussi : Régime méditerranéen ou régime crétois : tout savoir

Les Nouvelles de PasseportSanté.net

Éviter de prendre du poids à Noël (étude)

Des chercheurs britanniques ont testé l’efficacité d’une « brève intervention comportementale » pour prévenir le gain de poids durant la période de Noël. Leurs résultats sont publiés dans le British Medical Journal.

« En moyenne, les gens prennent à peu près 1 kg par an et les fêtes comme Noël sont responsables de la majeure partie de ce gain annuel », indiquent les auteurs.

Le poids pris pendant les périodes de fêtes n’est souvent pas perdu par la suite et, bien que ces gains soient faibles (en moyenne), sur une période de 10 ans, ils entraînent une augmentation significative du poids. (Le poids est à son plus bas niveau de l’année à l’automne selon les données des balances connectées)

Frances Mason de l’Université de Birmingham et ses collègues ont mené cette étude avec 272 personnes, âgées en moyenne de 44 ans, qui ont été assignées au hasard à un groupe recevant la brève intervention ou un groupe témoin qui a reçu un dépliant sur les modes de vie sains qui n’incluait pas de conseils diététiques.

L’étude a été menée en 2016 et 2017. Les participants étaient pesés et mesurés en novembre et décembre, puis des mesures de suivi étaient effectuées en janvier et février 2017 et 2018.

L’intervention incluait trois composantes :

  1. l’encouragement à se peser au moins 2 fois par semaine (idéalement à tous les jours) et de prendre le poids en note afin de favoriser la réflexion sur les causes des changements ;

  2. la remise d’un dépliant, intitulé « 10 Top Tips », présentant 10 habitudes à développer pour perdre du poids ;

  3. la remise d’une infographie donnant quelques exemples de temps d’exercice nécessaire pour brûler les calories apportées par différents mets et boissons traditionnels du temps des fêtes.

L’efficacité potentielle de se peser régulièrement repose sur les principes de l’autorégulation et de la formation d’habitudes, expliquent les chercheurs. Se peser permet de constater comment les comportements affectent le poids et de faire des ajustements. Des études ont montré l’efficacité de cette stratégie.

En moyenne, les participants du groupe d’intervention ont perdu 0,13 kg durant la période des fêtes alors que ceux du groupe témoin ont pris 0,37 kg. Ce qui représente une différence de 0,5 kg.

Ceux du groupe d’intervention limitaient mieux leur consommation d’aliments et d’alcool comparativement à ceux du groupe témoin.

« Rien que le jour de Noël, une personne peut consommer 6 000 calories, soit trois fois l’apport quotidien recommandé », soulignent les chercheurs. (Combien de calories dans un repas de fête ? – reportage photo)

« Nos recherches ont montré qu’une brève intervention pendant la période de Noël peut aider à prévenir ces petits gains de poids qui s’accumulent et alimentent l’épidémie d’obésité », concluent les chercheurs.

Pour plus d’informations sur la perte de poids, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : University of Birmingham, The BMJ.
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Les bénéfices de lever des poids quelques minutes par semaine

Pour améliorer la santé cardiovasculaire, la plupart des gens pensent à la course ou à d’autres activités cardio, mais lever des poids quelques minutes par semaine est tout aussi bon pour le cœur et il y a d’autres avantages, selon les auteurs d’une étude publiée dans la revue

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Duck-chul Lee, professeur de kinésiologie à l’Iowa State University, et ses collègues ont analysé des données concernant près de 13 000 personnes âgées de 47 ans en moyenne et suivies pendant 10 ans.

Ils ont mis en relation les données portant sur l’exercice et les événements cardiovasculaires tels que les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ainsi que les décès et toutes causes. Les exercices de résistance réduisaient tous ces risques.

Lever des poids moins d’une heure par semaine réduisait le risque de crise cardiaque ou d’AVC de 40 à 70 %. Passer plus d’une heure dans la salle de musculation n’apportait aucun avantage supplémentaire, ont constaté les chercheurs.

« Les gens peuvent penser qu’ils ont besoin de passer beaucoup de temps à soulever des poids, mais seulement deux séries de moins de 5 minutes sur un banc d’exercice peuvent être efficaces », souligne le chercheur.

Les résultats montrent que les bienfaits de l’entraînement musculaire sont indépendants du jogging, de la marche ou d’autres activités aérobiques. En d’autres termes, lever des poids, même sans faire d’exercice aérobique, réduit le risque cardiovasculaire.

« Ces résultats sont encourageants, mais les gens vont-ils intégrer ce type d’exercice à leur mode de vie ? »

Les chercheurs reconnaissent que, contrairement à l’activité aérobique, l’exercice de résistance n’est pas aussi facile à intégrer dans la routine quotidienne. Les gens peuvent davantage se déplacer en se rendant au bureau à pied ou à bicyclette ou prendre des marches, mais il y a peu d’activités naturelles associées au fait de soulever des poids, souligne Lee.

Pour ces raisons, il estime qu’une adhésion à un gymnase pourrait être bénéfique. Non seulement un gymnase offre-t-il plus d’options pour l’exercice de résistance, mais dans une étude précédente, les gens ayant un abonnement au gym faisaient plus d’exercice, a-t-il observé dans une étude précédente.

En utilisant le même ensemble de données, Lee et ses collègues ont examiné la relation entre l’exercice de résistance et le diabète ainsi que l’hypercholestérolémie. Les deux études, publiées dans la revue Mayo Clinic Proceedings, ont montré que l’exercice de résistance réduisait les risques.

Moins d’une heure d’exercice de résistance hebdomadaire (par rapport à l’absence d’exercice de résistance) était associée à un risque réduit de 29 % de développer un syndrome métabolique, lequel augmente le risque de maladie cardiaque, d’AVC et de diabète. Le risque d’hypercholestérolémie était réduit de 32 %. Les résultats des deux études étaient également indépendants de l’exercice aérobique.

« Le muscle est la centrale énergétique pour brûler les calories. Le renforcement musculaire aide à bouger les articulations et les os, mais il y a aussi des avantages métaboliques. Je ne pense pas que ce soit assez apprécié », dit-il. « Si vous développez des muscles, même si vous n’êtes pas actif en aérobie, vous brûlez plus d’énergie. Cela aide aussi à prévenir l’obésité et procure divers bienfaits à long terme. »

Pour plus d’informations sur l’activité physique et la santé, voyez les liens plus bas.

Psychomédia avec sources : Iowa State University, Medicine & Science in Sports & Exercise.
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