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Vers une contraception mieux adaptée au profil de chacun

Dans le cadre de la conférence de presse de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, et à l’occasion du lancement le 18 mai de la campagne « La contraception qui vous convient existe» de l’INPES, la Haute Autorité de Santé met à la disposition des pouvoirs publics, des professionnels de santé et du grand public des outils pour répondre aux problématiques liées à la contraception.

Malgré un taux de contraception élevé en France, il subsiste un nombre important de grossesses « non prévues ». Un tiers de ces grossesses est dû à l’absence de contraception tandis que les deux autres tiers surviennent sous contraception. La Haute Autorité de Santé (HAS) s’est intéressée aux moyens d’agir. Après avoir publié deux documents fin mars, elle met aujourd’hui à la disposition des pouvoirs publics et des professionnels de santé des outils pour répondre aux besoins des femmes.

Deux grossesses non prévues sur 3 surviennent alors qu’une méthode contraceptive est utilisée. Plusieurs facteurs expliquent cette situation : tout d’abord, il y a un écart entre l’efficacité théorique d’une méthode contraceptive et son efficacité en vie réelle. En effet, la méthode utilisée par la personne n’est pas toujours la plus adaptée à sa situation personnelle. Par ailleurs, il existe en France une notion de « norme contraceptive » qui est utilisée pour caractériser les pratiques contraceptives au cours de la vie. En France, cette norme se traduit par un recours au préservatif en début de vie sexuelle, à l’utilisation de la pilule dès que la vie sexuelle se régularise et au recours au dispositif intra-utérin (DIU) comme alternative à la pilule à partir de 30 à 35 ans, une fois que les femmes ont eu les enfants qu’elles désiraient. Le manque d’information sur les autres possibilités de contraception et cette norme sociale guident souvent le choix et n’aident pas à identifier la méthode la plus adaptée à ses besoins.

Logo Haute Autorité de Santé (DR)

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Afin de répondre à ce besoin d’information sur les méthodes de contraception disponibles, la HAS a diffusé fin mars un document de synthèse. Celui-ci rassemble toutes les informations sur les méthodes jugées très efficaces par l’OMS et permet aux professionnels de santé de proposer une méthode efficace à chaque personne qui le demande. Ce document était accompagné d’une fiche mémo reprenant les conseils à donner aux femmes pour trouver une contraception adaptée à son propre cas. En effet, la HAS a souhaité souligner l’importance du libre choix de la personne concernée afin que soit prise avec le prescripteur la décision la plus adaptée à son profil.

La HAS complète aujourd’hui cette publication par celle de fiches mémo par situation clinique (au nombre de 8) et d’un rapport sur les freins et les leviers pour le choix d’une contraception adaptée.

Des freins au choix d’une contraception adaptée …

La HAS rend aujourd’hui public un rapport sur les freins et les leviers à la contraception. Précédé d’un état des lieux des pratiques contraceptives actuelles et des dispositifs d’accès à la contraception, ce rapport met en lumière les difficultés d’accès au choix d’une contraception adaptée et des leviers pour y remédier.

Les freins sont de plusieurs types et concernent les professionnels de santé comme les usagers. Côté professionnels de santé, la HAS a identifié notamment le manque d’actualisation des connaissances sur les méthodes de contraception, ainsi que les conditions d’exercice médical qui peuvent parfois entraver l’accès à une consultation uniquement dédiée à la contraception, pourtant primordiale pour une bonne information de la personne.

Côté usagers, certains freins peuvent être associés à l’existence d’idées reçues telles que la pilule fait grossir, le DIU rend stérile… Ces représentations sont la plupart du temps dues à un manque d’information et de connaissances des moyens de contraception. D’autres obstacles ont été identifiés : la réticence à aborder des questions qui relèvent de l’intime, les difficultés d’accès à certains professionnels de santé ou les contraintes économiques (restes à charges). Enfin, des situations de fragilité peuvent de manière générale entraver le choix d’une méthode contraceptive mais également constituer des facteurs de risque d’échec de la contraception : non-reconnaissance sociale et parentale de la sexualité juvénile, périodes de post-partum ou post-IVG, périodes d’instabilité et/ou de fragilité affectives, situations professionnelles particulières et/ou le mode de vie (travail de nuit, horaires irréguliers et/ou décalés)

… qui peuvent être levés

Afin de dépasser ces difficultés, la HAS propose une synthèse des principales préconisations des institutions ayant exploré cette thématique comme par exemple le fait d’améliorer l’information du grand public pour mettre fin aux idées reçues sur la contraception et la vie sexuelle. Ou encore mieux préparer les professionnels de santé à leur rôle de conseil et d’accompagnement en matière de contraception.

Enfin, pour répondre aux besoins des professionnels de santé d’actualiser leurs connaissances par une information fiable et de qualité, la HAS publie des fiches mémo par situation clinique. Ces fiches aideront le professionnel de santé à trouver avec la personne la contraception la plus adaptée à ses besoins et à sa situation clinique. Ces fiches complètent la première fiche mémo mise en ligne fin mars « Conseils et prescriptions pour la délivrance d’une pilule ».

Les fiches mémo, mises en ligne aujourd’hui, sont au nombre de 7 :

– contraception chez la femme adulte en âge de procréer (hors postpartum et post IVG),
– contraception chez l’adolescente,
– contraception en postpartum,
– contraception en post IVG,
– contraception chez l’homme,
– stérilisation chez l’homme et la femme,
– contraception d’urgence

A ces fiches par situation clinique, la HAS ajoute un tableau de synthèse des méthodes contraceptives et de leur efficacité respective.

Des travaux dans la continuité

La HAS publiera au cours de l’année d’autres travaux pour continuer dans cette perspective d’amélioration des pratiques professionnelles. Elle élabore actuellement une fiche mémo sur l’évaluation et la prise en compte des risques cardio-vasculaires qui sera rendue publique en juin et évalue l’intérêt du dépistage des troubles de la coagulation avant la prescription d’une méthode de contraception.


News Santé

Les spécificités des athlètes féminines au profil XY

Une étude de deux experts français explique les capacités physiques hors-norme de certaines athlètes féminines qui avaient fait polémique aux JO de Londres.

Lors des derniers Jeux olympiques de Londres en 2012, quatre athlètes féminines finalistes présentaient des taux de testostérone élevés, proches de ceux d’un homme. Soupçonnant un dopage, le Comité international olympique (CIO) a confié une étude aux professeurs Charles Sultan du CHU de Montpellie, et Patrick Fénichel du CHU de Nice, afin de vérifier l’origine de ces taux. Les résultats de leurs recherches montrent que ces athlètes présentent un profil génétique de type XY. Autrement dit, celui d’un homme, bien qu’elles aient un sexe de femme.

«C’est la première étude à montrer qu’une anomalie génétique explique des capacités physiques hors-normes», explique Charles Sultan, responsable du service d’hormonologie au CHU de Montpellier. La question de la vérification du sexe n’est, elle, pas nouvelle. Les tests de féminité existent depuis 1966, selon des procédures diverses. Lors des JO de 1936 déjà, une athlète féminine, qui se révéla être un homme, fut déchue de ses titres.

En 2009, l’athlète sud-africaine et championne du monde Caster Semenya a fait renaître la polémique. Son physique et ses résultats hors normes faisaient naître le doute. Elle avait dû passer des tests pour vérifier son genre avant de pouvoir retrouver le chemin de la compétition. Les résultats comme la procédure avaient été gardés confidentiels. Des informations relayées par des journaux australiens et britanniques faisaient cependant état d’hermaphrodisme, c’est-à-dire présentant une morphologie à la fois féminine et masculine.

Des caractéristiques génétiques masculines

Les deux experts français ont été saisis par le Comité international olympique (CIO) afin d’expliquer les cas comme celui de Semanya, le 8e en quatre ans. En analysant le caryotype des quatre athlètes, c’est-à-dire leurs caractéristiques génétiques, ils ont découvert (…)

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