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Sida et toxicomanie: les bénéfices massifs de la politique de réduction des risques en trois graphiques

En mai 1987, Michèle Barzach, ministre de la Santé du gouvernement Chirac signe, contre l’avis de son parti politique (RPR) un décret autorisant la vente libre des seringues en pharmacie. Ce sera le début de la politique dite «de réduction des risques» vis-à-vis du VIH et des toxicomanes. Près de trente ans plus tard, cette politique (assez peu coûteuse) continue à faire la preuve de son efficacité. Une nouvelle démonstration, spectaculaire  en est apportée par les derniers chiffres, publiés le 11 avril 2014, par  l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

En 2012, le nombre de nouveaux cas de sida lié à l’usage de drogues par voie injectable (UDVI) continue de décroître. Il s’agit là de la poursuite d’un mouvement à la baisse apparu depuis le milieu des années 1990. Après une chute particulièrement prononcée entre 1995 et 1997 (liée notamment à l’introduction des trithérapies retardant l’entrée dans la phase symptomatique de l’infection), le rythme de diminution est désormais plus faible mais demeure presque régulier.

La diminution très rapide du nombre de cas de sida au milieu des années 1990 s’expliquait essentiellement par les progrès thérapeutiques. La poursuite de ce mouvement de baisse depuis lors est également liée à la diminution du nombre de contamination par le VIH chez les UDVI. En 2012, les UDVI représentent  en France 6% de l’ensemble des nouveaux cas de sida en 2012 contre 27% en 1995.

En 2010, on a recensé en France soixante morts de personnes atteintes de sida parmi les usagers de drogues par voie injectable (UDVI). La baisse initiée au milieu des années 1990 se poursuit lentement, parallèlement à une nette diminution de la prévalence du VIH. L’introduction des traitements par trithérapie en 1996 a permis de diviser par quatre le nombre de décès par sida chez les UDVI entre 1994 et 1997. Depuis, le nombre de décès poursuit sa baisse mais à un rythme plus lent.

En 2012, 77 usagers de drogues par voie injectable (UDVI) ont en France découvert leur séropositivité vis à vis du VIH, soit 1 % de l’ensemble des découvertes. L’incidence est stable depuis 2008. Il s’agit d’hommes dans 83 % des cas. L’âge moyen est de 39 ans et 57 % des UDVI sont nés à l’étranger (Europe, principalement Portugal et Afrique du Nord). Les principaux motifs du dépistage sont la présence de signes cliniques (32 % des cas), un bilan systématique (20%) et une exposition récente au VIH (19%).


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Fiv : les bébés éprouvette ont plus de risques

Les bébés conçus après une fécondation in vitro auraient plus de risque de naître prématurément et leurs mamans pourraient davantage souffrir de fausse couche.

Selon les chercheurs de l’Université d’Adélaïde, en Australie, les bébés nés à la suite d’une fécondation in vitro ont plus de risques de souffrir de problèmes de santé à la naissance que les autres. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont étudié les dossiers de plus de 300 000 naissances qui ont eu lieu en Australie entre 1986 et 2002. Ils ont exclu les naissances multiples, qui sont plus fréquentes après un traitement contre l’infertilité et qui génèrent plus de risques. Les chercheurs se sont alors aperçus que les femmes qui avaient suivi un traitement pour booster leur fertilité étaient environ deux fois plus nombreuses à donner naissance à un enfant mort-né, à avoir un bébé prématuré ou de faible poids à la naissance. Chez les femmes ayant subi une fécondation in vitro, le risque de complications est même cinq fois plus élevé !

Pour le Professeur Michael Davies, qui a dirigé cette étude, cette augmentation du risque viendrait du fait que l’embryon commence sa vie in vitro et non dans l’utérus. Selon lui, les puissants médicaments utilisés pour booster l’ovulation crée une sorte de « gueule de bois hormonale » qui peut ensuite affecter l’utérus et le placenta. « Il est important que nous soyons informés de ces risques afin de prendre les décisions pour booster la fertilité en toute connaissance de cause ».

Fiv : les traitements ne sont pas anodins

Il y a quelques mois, une autre étude, danoise celle-là, avait indiqué que les enfants dont les mamans ont suivi un traitement contre la stérilité, avaient 18% de risques en plus de souffrir de leucémie en étant jeune (c’est-à-dire entre 0 et 19 ans) et 22% de risques en plus de souffrir d’un cancer des glandes endocrines à l’âge adulte (après 20 ans)

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