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Cancer du sein : l’effet Angelina Jolie sur le dépistage

L'effet Angelina Jolie sur les dépistages du cancer du sein

Une étude scientifiques publiée cette semaine dans la revue médicale Breast Cancer Research montre l’augmentation des tests de dépistage du cancer au Royaume-Uni et aux États-Unis depuis la révélation d’Angelina Jolie sur son ablation préventive des seins il y a un an et demi.

En mai 2013, Angelina Jolie avait déclaré à la presse avoir subi une ablation des deux seins encore appelée double mastectomie, par mesure de prévention. Sa mère était en effet décédée des suites d’un cancer des seins contre lequel elle avait lutté pendant presque 10 ans à l’âge de 56 ans. Cette révélation largement reprise par la presse a été suivi d’une vague de femmes au Royaume-Uni voulant se faire dépister du cancer du sein et subir des tests génétiques de juin à octobre 2013.

Selon l’étude, le témoignage d’Angelina Jolie a quelque chose à voir avec cet engouement soudain pour le dépistage. Même si en novembre et en décembre, les visites ont été moins nombreuses, les centres de dépistage et d’appel continuaient toujours à recevoir plus de patientes en plus que d’habitude.

L’effet de la confession de l’actrice a même perduré au delà de 2013 puisqu’en janvier 2014, le Centre d’assistance pour le cancer du sein héréditaire a reçu 10 fois plus d’appel qu’avant l’annonce d’Angelina Jolie.

Selon les scientifiques ayant réalisé cette étude, des effets similaires sont observés également dans les centres de dépistages des États-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande. Si l’impact sur les dépistages a été évident, les femmes aux Etats-Unis ne sont pas pour autant plus à même de comprendre les risques liés au gêne déficient évoqué par l’actrice, selon les chercheurs qui alertent sur la nécessité d’éduquer le grand public sur les tests génétiques, le dépistage et la chimio prévention.

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Cancer du sein : attention à la viande rouge

Consommer trop de viande rouge favoriserait le cancer du sein selon une nouvelle étude scientifique américaine.

L’alimentation joue un rôle essentiel dans la santé et en particulier dans le développement des cancers. Un excès de viande rouge et tous ses dérivés semble multiplier les risques de cancer du sein chez les jeunes femmes.

Pour cette nouvelle étude, des chercheurs de l’Université de Harvard ont analysé des données médicales et alimentaires de plus de 88 000 femmes âgées de 26 à 45 ans, depuis 1991.

Les premiers résultats de cette recherche ont été publiés en 2006 et révélaient déjà un lien entre la surconsommation de viande rouge et le cancer du sein.

La nouvelle publication éditée dans la revue médicale britannique the British Medical Journal confirme les conclusions antérieures.

Les scientifiques soupçonnent les protéines dans la viande rouge d’accélérer la division cellulaire et la croissance tumorale. De plus, les viandes rouges sont souvent riches en produits chimiques tels que les nitrates, des substances déjà classées comme cancérogènes probables.

« Cette étude rappelle l’importance d’avoir une alimentation saine et équilibrée », a déclaré Sally Greenbrook, chargée de la lutte contre cancer du sein au Royaume-Uni. « Les femmes doivent vraiment penser à réduire leur consommation de viande rouge, d’alcool et de tabac et ne pas oublier de contrôler leur poids et pratiquer régulièrement une activité physique pour lutter activement contre le cancer du sein. »

«D’autres études seront nécessaires pour confirmer et expliquer ce lien entre consommation importante de viande rouge et le risque de cancer du sein », précisent les auteurs. Mais en attendant, il est de toute façon assez bon pour la santé de «remplacer les viandes rouges transformées ou non transformées par des légumes et de la volaille chez les adultes jeunes pour limiter le risque de cancer du sein. »

En effet, lors d’une précédente étude des chercheurs de la Harvard Medical School ont constaté que consommer une portion de viande rouge quotidiennement présente de nombreux (…) Lire la suite sur Topsanté

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Cancer du sein : quel dépistage selon vos facteurs de risque ?

cancer-sein-ruban-roseEn France, les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées à participer au programme national de dépistage organisé du cancer du sein et celles porteuses d’une mutation génétique (BRCA1 et 2) bénéficient d’un suivi spécifique défini par l’Institut National du Cancer (INCa). Pourtant, d’autres facteurs de risque de cancer du sein existent. Ils peuvent inquiéter les femmes et donner lieu à des pratiques de dépistage hétérogènes.

La Haute Autorité de Santé (HAS) publie aujourd’hui des recommandations sur ces facteurs de risque et identifie ceux nécessitant un dépistage spécifique. L’objectif est d’améliorer les pratiques médicales, aider les professionnels à repérer et dépister les femmes à haut risque et permettre aux femmes de s’informer et lever les idées reçues.

En France, une femme sur 8 sera confrontée au cancer du sein au cours de sa vie. Plus il est détecté tôt et plus un cancer du sein a de chances d’être guéri. Si un dépistage organisé a été mis en place pour l’ensemble des femmes âgées de 50 à 74 ans et que les femmes porteuses d’une mutation génétique (BRCA1 et 2) sont ciblées par des recommandations particulières, la question du dépistage des femmes présentant un autre facteur de risque se pose. A la demande de l’INCa et dans le cadre du Plan Cancer, la HAS a élaboré des recommandations sur les modalités de dépistage des femmes à haut risque de cancer du sein. La HAS a analysé tous les facteurs potentiellement associés au cancer du sein recensés dans la littérature scientifique, puis a déterminé ceux qui nécessitent un dépistage spécifique et enfin, a défini les modalités de dépistage à mettre en place pour chaque situation.

La plupart des facteurs étudiés ne nécessitent pas de dépistage spécifique

L’analyse des études épidémiologiques retrouvées dans la littérature scientifique a permis à la HAS d’identifier 69 facteurs de risque présumés. Elle a déterminé, pour chacun, s’ils étaient liés ou non à la survenue du cancer du sein et si oui, le niveau de risque auquel ils étaient associés. Ce travail a permis d’écarter des situations pour lesquelles il n’est pas recommandé de dépistage spécifique, autrement dit les femmes concernées par un de ces facteurs de risque n’ont pas besoin d’un dépistage autre que celui proposé à toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans et qui consiste en une mammographie tous les 2 ans. Les facteurs de risque écartés par la HAS sont notamment :

  • certains aliments (thé, café, etc.) ou les prothèses en silicone = facteurs de risque prétendus mais dont l’analyse de la littérature montre qu’ils n’en sont pas ;
  • l’utilisation de déodorants, la taille des seins, une densité mammaire élevée après la ménopause = facteurs de risque pour lesquels les données scientifiques disponibles ne sont pas suffisamment fiables pour les définir comme tels ;
  • le traitement hormonal substitutif, la prise de contraception hormonale, certaines lésions mammaires, une grossesse tardive, une obésité après la ménopause = facteurs de risque associés à une augmentation modérée voire modeste du risque de survenue du cancer du sein.

7 situations pour lesquelles un dépistage spécifique est recommandé

La HAS a retenu les facteurs de risque qui sont associés soit à une augmentation majeure du risque de survenue du cancer du sein, soit à une augmentation modérée voire modeste de ce risque mais liés à un mauvais pronostic du cancer.

La HAS a approfondi son travail et défini les modalités d’un dépistage spécifique à mettre en place pour les 7 facteurs de risque suivants :

  • Antécédent personnel de cancer du sein invasif ou de carcinome canalaire in situ ;
  • Antécédent d’hyperplasie canalaire atypique, d’hyperplasie lobulaire atypique ou de carcinome lobulaire in situ ;
  • Antécédent de radiothérapie thoracique (irradiation thoracique médicale à haute dose pour maladie de Hodgkin) ;
  • Antécédents familiaux de cancer du sein avec score d’indication à la consultation d’oncogénétique ≥ 3 selon le score d’Eisinger* en l’absence de mutation génétique identifiée dans la famille.

Pour chacun de ces facteurs de risque, la HAS a précisé :

  • L’âge de début du dépistage ;
  • Les examens de dépistage à mettre en œuvre ;
  • La fréquence des examens de dépistage ;
  • La durée du suivi spécifique.

Voir les modalités de dépistage recommandées en p. 4 du question-réponse de la HAS.

Améliorer les pratiques et proposer les meilleures garanties de qualité aux femmes

L’enjeu de ces recommandations est d’améliorer et d’homogénéiser les pratiques de dépistage chez ces femmes, notamment afin d’éviter des examens radiologiques trop fréquents, trop rapprochés, ou à un âge trop jeune. Toutes les femmes qui ne sont pas concernées par le dépistage spécifique sont invitées à participer au dépistage organisé, à partir de l’âge de 50 ans et jusqu’à 74 ans.

*Score d’Eisinger : score obtenu après analyse de l’arbre généalogique et de l’histoire familiale permettant d’évaluer la nécessité d’une consultation avec un oncogénéticien.

Communiqué de presse Haute-Autorité de Santé


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Cancer du sein : Trop de mammographies inutiles ?

« Cancer du sein : Trop de mammographies inutiles ? » par le Docteur Erard de Hemricourt.

Comme on le dit très souvent, l’enfer est pavé de bonnes intentions et la médecine n’y échappe pas avec par exemple le dosage routinier du taux de PSA sanguin permettant de détecter précocement les cancers de la prostate (ce dosage reste selon de nombreuses instances officielles et experts de peu de valeur et conduit surtout à des traitements inutiles pour les patients).

Une autre technique de dépistage qui pourrait se révéler trop belle pour être vraie concerne le cancer du sein et la mammographie. Cette semaine paraît un article qui, de nouveau risque de mettre le feu au lac, en annonçant tout simplement que le dépistage de masse du cancer du sein par la technique de la mammographie est inutile, nuisible et surtout conduit à des surdiagnostics pouvant atteindre 20 à 30%.

Pour rappel, le surdiagnostic consiste à détecter une tumeur qui soit est inexistante (erreur de diagnostic) soit n’évoluera pas sur le plan clinique. Nous savons en effet que certaines tumeurs de petite taille resteront continuellement dans un état de pseudo-léthargie et ne progresseront pas. Pire ! Certaines petites tumeurs pourront également disparaître, comme par magie. Toute la problématique du surdiagnostic est donc centrée in fine sur des traitements inutiles, qui n’ont pas lieu d’être.

L’étude parue cette semaine, la Canadian National Breast Screening Study, a suivi près de 90 000 femmes pendant plus de 25 ans. Toutes ces femmes ont été réparties au hasard dans deux groupes distincts comprenant pour l’un un dépistage systématique par mammographie et pour l’autre, rien.

Et les résultats publiés cette semaine dans le British Medical Journal (Twenty five year follow-up for breast cancer incidence and mortality of the Canadian National Breast Screening Study: randomised screening trial. Anthony B. Miller et al. BMJ. 2014; 348:g366) confirment que la mortalité pour les deux groupes au bout de 25 années de suivi reste quasi identique.

Parmi les 89 835 femmes âgées de 40 à 59 ans, 666 cas de cancers du sein invasifs ont pu être mis en évidence dans le groupe des patientes avec mammographie et 524 dans le groupe contrôle (sans mammographie). Ces tumeurs du sein ont mené au décès des patientes dans 180 cas pour le groupe ‘mammographie’et dans 171 cas pour le groupe contrôle. Autant dire que la différence à cette échelle reste quasi insignifiante.

Selon la conclusion de l’article, la mammographie annuelle réalisée chez les femmes âgées de 40 à 59 ans au-delà d’un examen physique bien réalisé ne produirait donc aucun bénéfice en terme de réduction de la mortalité. Par contre, cette technique de dépistage entraîne un surdiagnostic de près de 22% concernant les tumeurs dites invasives (1 patiente sur 424) avec des traitements inutiles à la clé.

Au lendemain de cette publication, de nombreuses voix se sont fait entendre tant en Europe qu’aux États-Unis pour affirmer que cette étude était en contradiction flagrante avec d’autres études qui, elles, rapportaient un bénéfice net de près de 15% en terme de survie globale. Comme souvent, le simple quidam risque ici d’assister à une bataille de chiffres, de statistiques et surtout d’experts qui vont commencer à se contredire.

Sachant que tous stades confondus, les traitements du cancer du sein ne cessent de s’améliorer avec des chiffres de survie globale dépassant actuellement les 85%, les détracteurs de cette étude sont les premiers à dire que les conclusions des données présentées cette semaine sont d’interprétation difficile puisque, quel que soit le stade clinique, avec les nouveaux traitements actuellement disponibles, le cancer du sein qu’il se trouve à un stade extrêmement précoce ou à un stade plus avancé n’est plus une fatalité absolue.

Par contre, comme le dit très pertinemment le Docteur Laura Kruper, directeur du Rita Cooper Finkel Women’s Health Center, cette étude ne regarde que la mortalité et non pas la morbidité. En effet, nous sommes arrivés à un stade où, grâce aux moyens thérapeutiques actuels, nous pouvons nous permettre de ‘pinailler’ non sur l’efficacité de telle ou telle mesure mais sur la nécessité et le choix de telle ou telle mesure eu égard au confort de la patiente et non à sa survie.

Ainsi est-il plus intéressant de diagnostiquer plus précocement une tumeur qui sera facilement retirée par chirurgie sans obligation de passer par la case ‘chimiothérapie’. Mais cela n’enlève toujours pas l’épineux problème des cas de surdiagnostics et des traitements inutiles.

Et comme le rappelle le Professeur Otis Brawley, vice-président de la Société Américaine du Cancer : « Je peux comprendre la frustration des individus mais la vérité est que la médecine n’est pas une science exacte et que c’est pour cette raison que la recherche reste importante car elle nous permet d’approcher et de trouver la vérité ».

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé – Tous droits réservés-
 » Ne restez plus jamais seul face à votre cancer » avec Esperity, premier site multilingue destiné aux patients touchés par le cancer  »

Mieux prédire le risque de développer un cancer du sein

MArqueur du cancer du sein © Inserm, H. Rochefort

MArqueur du cancer du sein © Inserm, H. Rochefort

« Mieux prédire le risque de développer un cancer du sein » par le Docteur Erard de Hemricourt.

En cancérologie comme pour le reste des affections médicales, mieux vaut prévenir que subir. Il est en effet plus logique d’éviter certains comportements à risque qui pourront conduire à terme au développement de certaines tumeurs – surtout, lorsqu’on sait que, près de 40 % de tous les cancers résultent de causes dites ‘évitables (obésité, alcoolisme, tabagisme, sédentarité). Malheureusement, pour des raisons complexes (et pas toujours très logiques), la prévention et les conseils de prévention n’ont que peu d’emprise sur l’être humain.

Reste alors la prédiction. En effet, si on ne peut prévenir le risque de tomber malade, pouvons-nous au moins l’anticiper et nous y préparer ? Et là, il semble que certains modèles scientifiques montrent quelque robustesse en particulier dans le domaine de la cardiologie (affections coronariennes) et de la cancérologie.

Tel est ainsi le cas pour un modèle prédictif développé par le Dr Colditz de l’Université de Washington aux États-Unis et destiné aux patientes à haut risque de développer un cancer du sein. Ce modèle a par ailleurs fait l’objet d’une publication dans le numéro de novembre de la revue Breast Cancer Research and Treatment (Rosner BA et al. Validation of Rosner-Colditz breast cancer incidence model using an independent data set, the California Teachers Study. Breast Cancer Res Treat. 2013 Nov;142(1):187-202).

Les épidémiologistes de l’équipe du Dr Colditz ont mis au point et peaufiné un modèle statistique appelé ‘Modèle de Rosner-Colditz’ qui permet, mieux que les autres modèles existants, de prédire le risque pour une femme de développer un cancer du sein endéans les cinq prochaines années.

Grâce à ce modèle, les spécialistes américains espèrent pouvoir mieux cibler les patientes à haut risque de développer un cancer du sein qui pourraient ainsi bénéficier d’une approche médicale plus appropriée.

Ce modèle particulier, tout en combinant les critères classiquement retenus comme l’âge des premières règles, la présence d’une obésité, la consommation d’alcool, tient compte également du type de ménopause (naturelle ou induite – chirurgie des ovaires) ou de l’âge d’apparition de la dite ménopause. Grâce à une analyse statistique poussée, les résultats obtenus avec le modèle de Rosner-Colditz ont une validité supérieure de 3 à 5 % par rapport aux autres modèles existants.

Ainsi, ce modèle fournit les meilleurs résultats pour des patientes ayant entre 47 et 69 ans pour un risque compris endéans les 5 prochaines années. Comme pour les autres modèles, la validité de ce test se réduit dès que la patiente dépasse l’âge de 70 ans où que l’on regarde à plus long terme.

Selon le Dr Colditz : « ce modèle est surtout intéressant pour stratifier le risque et identifier les patientes qui présentent un risque plus élevé par rapport au reste de la population ».

Toujours selon lui : « si on se projette à 5 ans, 25 % de tous les cas de cancer du sein à venir seront diagnostiqués au sein des 10 % de femmes le plus à risque. Ce sont ces femmes qui pourraient bénéficier le plus de conseils de prévention pour abaisser ce risque ».

Des conseils comme par exemple la perte de poids, la pratique d’une activité physique régulière et le cas échéant la prévention du cancer par certains médicaments comme les inhibiteurs de l’aromatase.

Docteur Erard de Hemricourt pour News Santé – Tous droits réservés-
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Ile de Sein : la naissance d’ Emilie, une première depuis 1978

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L’Ile de Sein, vous connaissez ? C’est le minuscule archipel breton qui vient de voir naître un bébé… un évènement qui n’était pas arrivé depuis 1978 sur l’Ile. Émilie qui est le 4ème enfant d’un couple installé sur l’Ile peuplée de 214 habitants en hiver a vu le jour au domicile parental, l’archipel ne possédant ni hôpital, ni maternité.

L’Ile de Sein vient donc de vivre un évènement exceptionnel, la naissance d’un bébé. Banal, dira-t-on, mais pas autant sur cette île dont un habitant sur deux est âgé de plus de 65 ans. Pour permettre la naissance de la petite Emilie, les parents avaient tout prévu : ils avaient fait savoir au maire de l’ilot situé au large de la pointe du Raz de la date prévue de la naissance de l’enfant et fait savoir qu’ils souhaitaient que l’enfant puisse naître sur l’Ile.

Ce lieu est pourtant réputé pour la rudesse de son climat et des tempêtes qui souvent le secoue. Mais qu’importe, la maman, mère au foyer et son mari, agent communal et pompier volontaire, ont fait le choix d’accueillir leur 4ème enfant sur l’Ile de Sein.

Le premier magistrat a exprimé son enthousiasme face à la naissance de cette petite fille, qui permet de faire baisser la moyenne d’âge sur l’Ile de Sein où les enterrements sont bien plus courants que les naissances.

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Cancers du sein – la première patiente française dans un essai clinique évaluant une nouvelle thérapie ciblée

©Institut Curie

©Institut Curie

Cancers du sein – L’Institut Curie a inclus la première patiente française dans un essai clinique évaluant une nouvelle thérapie ciblée.

Le Dr Véronique Diéras, chef du département de Recherche clinique à l’Institut Curie, est la coordinatrice française de l’essai clinique promu par le laboratoire pharmaceutique AbbVie pour évaluer l’efficacité d’un inhibiteur de Parp, le veliparib, chez les femmes atteintes d’un cancer du sein et présentant une prédisposition au cancer du sein.

« Après l’enthousiasme soulevé en 2009 lors de la présentation des essais cliniques associant l’inhibiteur de PARP (iniparib) à une chimiothérapie (par
carboplatine et gemcitabine) dans le cancer du sein métastatique triple négatif, les résultats de l’étude de phase III ont été décevants, rappelle le Dr Véronique Diéras En fait, il s’est avéré que l’iniparib n’était pas un inhibiteur de PARP. Le concept d’utiliser les inhibiteurs de PARP reste intéressant. Les études doivent se poursuivre en sélectionnant un inhibiteur plus puissant et les patientes à partir de données biologiques ou en fonction de la nature de leur cancer. »

Le nouvel essai promu par le laboratoire pharmaceutique AbbVie concerne les patientes atteintes d’un cancer du sein et porteuses d’une mutation d’un des deux gènes de prédisposition au cancer du sein, BRCA1 ou BRCA2.

Il consistera à évaluer l’efficacité et la tolérance du veliparib, inhibiteur de Parp, en association avec une chimiothérapie chez ces patientes. Concrètement les patientes ayant accepté de participer à l’essai, seront réparties en trois groupes : l’un recevant du veliparib associé à l’anti‐cancéreux temozolomide, un autre recevant du veliparib associé à une association de chimiothérapie (carboplatine et paclitaxel), et un 3e groupe
recevant uniquement le traitement standard, à savoir l’association carboplatine et paclitaxel. Cet essai clinique de phase II se déroulera dans 120 centres dans le monde entier et inclura 255 patientes.

Pourquoi proposer cet essai uniquement aux patientes ayant une prédisposition génétique ?

« Car chez ces patientes, on pense que le veliparib sera plus efficace que chez les patientes qui ne sont pas porteuses d’une mutation du gène BRCA1 ou BRCA2 » répond le Dr Véronique Diéras. Et pour comprendre ce point, il faut revenir sur le fonctionnement même de la cellule et surtout sur les mécanismes qu’elle possède pour éliminer les dommages survenant dans le matériel génétique. Car tout comme BRCA1 et 2, les enzymes PARP sont impliquées dans la réparation du matériel génétique. La présence d’une altération du gène BRCA1 ou 2, qui a très certainement participé au développement tumoral, rend aussi les cellules plus sensibles à toute défaillance d’un autre système de réparation. Or le principe des inhibiteurs de PARP est de bloquer l’action du système de réparation impliquant ce gène. Donc l’inhibition de PARP empêche la compensation par la voie PARP du défaut associé aux altérations de BRCA 1 ou 2.

De l’intérêt de la recherche clinique pour les patients

Le renforcement de la recherche clinique est un des axes stratégiques de l’Ensemble Hospitalier de l’Institut Curie. « Ce développement constitue la condition sine qua non pour offrir l’innovation thérapeutique aux malades le plus rapidement possible et proposer toujours plus de traitements personnalisés » explique le Dr Véronique Diéras. Chercheurs et médecins ne cessent en effet d’améliorer de façon déterminante les pratiques et les technologies médicales pour en faire bénéficier les patients dès que possible


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Le cancer du sein bientôt supplanté par le cancer du poumon en terme de mortalité.

Crédit : National Institutes of Health

« Le cancer du sein bientôt supplanté par le cancer du poumon en terme de mortalité » par le Docteur Erard de Hemricourt. S’il est un cancer qui fait particulièrement peur aux femmes, c’est bien celui du sein, probablement en raison de sa prévalence relativement importante : une femme sur huit risque d’être touchée par cette maladie au cours de sa vie. Et même si le nombre annuel de nouveaux cas a fluctué vers le haut et le bas au cours des dernières années, la mortalité associée à ce type de cancer est quant à elle en réduction progressive. Par contre, il n’en est pas de même pour d’autres types de cancer.

Ainsi, selon une étude récente publiée dans la revue ‘Annals of Oncology’ (M. Malvezzi et al. European cancer mortality predictions for the year 2013. Ann Oncol (2013) 24(3): 792-800), d’ici peu, ce n’est plus le cancer du sein que les femmes devront craindre mais plutôt le cancer du poumon qui, en terme de mortalité supplantera dès 2015 nettement le cancer du sein.

Dès à présent, le cancer pulmonaire est déjà le cancer le plus mortel chez la femme dans certains pays européens comme le Royaume-Uni ou la Pologne. Et selon certains chercheurs du King’s College de Londres, au cours des 30 prochaines années, le cancer du poumon chez la femme verra sa progression multipliée par 30 comparativement aux hommes !

Chez les femmes en Europe, bien que le cancer du sein représente toujours la principale de décès lié au cancer, la comparaison des chiffres estimés pour 2013 avec ceux obtenus en 2009 montre une nette réduction d’environ 9 % (88.886 décès ; 14.6/100.000 femmes pour 2013). Toujours en 2013, le cancer du poumon devrait entraîner le décès d’environ 82.640 femmes. Ce chiffre est en progression de 9 % par rapport aux données obtenues en 2009. Et si cette tendance reste en l’état, les experts estiment que d’ici deux ans, les deux courbes se croiseront et le cancer du sein perdra sa place de tueur numéro 1.

Quelles conclusions en tirer ? Probablement que la diminution liée au cancer du sein est multifactoriel et liée aux campagnes de dépistage (parfois poussées à l’excès) et certainement aux meilleures alternatives thérapeutiques. De même, l’augmentation importante du cancer pulmonaire chez la femme n’est que le reflet retardé des mauvaises habitudes des femmes qui se sont mises à fumer de plus en plus dès les années 1970.

Heureusement, ces dernières années, le tabagisme chez la femme s’est réduit très discrètement ce qui pourrait faire espérer une réduction de la mortalité liée au cancer pulmonaire quelque part après 2020.

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Cancer du sein : comment choisir sa prothèse externe ?

Cancer du sein : comment choisir sa prothèse externe ?En cas de cancer du sein, le chirurgien est parfois contraint de procéder à une mastectomie, une ablation du sein. Au moment de la sortie de l'hôpital, la patiente porte une petite prothèse en dacron. Un peu plus tard, vous pouvez choisir une prothèse externe qui vous redonnera une belle silhouette.



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