Si l’origine de certaines souches du virus du sida était connue, les recherches de l’Institut français pour la recherche et le développement viennent de lever le voile sur l’origine de la totalité des souches du […]
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Archives par mot-clé : Sida
Sida : un accessoire pour smartphone pour le dépister ?
Le principe de cette invention, une première mondiale, est somme toute assez simple : l’appareil prélève une goutte de sang qui est ensuite analysée grâce à une application.
Mais est-ce aussi fiable qu’un test de laboratoire : encore une fois, la réponse serait positive puisque cette analyse aurait la même efficacité que les tests effectués dans un laboratoire de haute technologie. Et ceci, pour une raison simple : l’accessoire reproduirait toutes les fonctions mécaniques, optiques et électroniques d’un système de laboratoire.
Selon un article publié mercredi 4 février dans la revue Science Translational Medicine, ce petit accessoire, testé auprès de 96 patients au Rwanda dans le cadre d’un programme de prévention de la transmission du Sida de la mère à l’enfant, aurait un grand nombre d’avantage, d’abord financier, mais également pratique. Le coût de fabrication de cet appareil est en effet très bas (30 euros). De plus, fonctionnant avec peu d’énergie, il peut de plus se tenir dans une seule main, nécessite peu d’entretien et une formation préalable très courte de moins d’une heure 30.
VIDEO. SIDA : favoriser le dépistage
Le gouvernement veut améliorer l’accès au dépistage et proposer des autotests à la vente en pharmacie à partir de 2015. Marseille est la capitale de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la deuxième région la plus touchée de France par le virus. Lucie, 22 ans, est reçue dans un centre de dépistage. Elle a eu une relation de deux ans avec quelqu’un. « J’ai changé de partenaire. Je souhaite le réconforter. On ne se sent pas jugé comme chez le médecin généraliste qui peut connaître la famille« .
La jeune femme bénéficie d’un test rapide. Une goutte de sang prélevée sur le doigt est mélangée à trois réactifs. Le résultat est quasi immédiat. L’an passé, sur 9000 tests, 43 se sont révélés positifs. « Les choses ont changé par rapport à il y a vingt ans, on a les traitements« , explique Chantal Vernay-Vaïsse, responsable du centre de dépistage. En France, 30 000 personnes ignorent qu’elles sont contaminées.
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VIDEO. Le témoignage d’un père face à la trisomie
Le bilan d’Ebola revu à la baisse après une erreur de l’OMS
VIDEO. Carla Bruni, Renaud et les autres chantent Noël pour lutter contre Ebola
Sida : l’épidémie aujourd’hui en trois graphes
VIDEO. Sida : l’allègement des trithérapies est testé
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Sida : les origines de l’épidémie identifiées par des chercheurs
Des scientifiques viennent de découvrir les origines de l’épidémie de Sida. En reconstituant l’histoire génétique du virus de l’immunodéficience acquise humaine responsable du sida, ils ont pu établir que la pandémie a débuté dans les années vingt à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.
Le virus n’a été découvert qu’en 1981, pourtant le début de son histoire remonte à 60 années auparavant. C’est en analysant les données génétiques de la souche du groupe M, la plus fréquence, que les scientifiques ont pu estimer l’origine du virus et découvrir l’ancêtre commun du VIH qui serait né en 1920 à Kinshasa.
Les scientifiques savaient déjà que la transmission initiale du virus de l’animal à l’homme s’était faite par la chasse et la consommation de viande de brousse. L’étude des chercheurs des universités britannique d’Oxford et belge de Louvain viennent de montrer qu’en raison de plusieurs facteurs entre 1920 et 1950, comme l’urbanisation rapide, le développement du chemin de fer en RDC, et des changements dans les comportements sociaux et entre autre dans le commerce du sexe ont favorisé la propagation du virus à partir de Kinshasa.
A l’indépendance du Congo en 1960, des changements dans la société ont probablement permis que le virus infecte des populations plus étendues et se propage finalement dans le monde à la fin des années 70 avant d’être finalement identifié en 1981.
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SIDA: Le VIH réapparaît chez une fillette qu’on croyait « guérie »
Le Virus de l’immunodéficience humaine (VIH-1) est réapparu chez une fillette américaine de quatre ans infectée in utero qui avait été déclarée guérie du Syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA), a annoncé le Dr Deborah Persaud, pédiatre au Centre John Hopkins de Baltimore.
Une fillette américaine née avec le Virus de l’immunodéficience humaine dans le Mississipi et immédiatement traitée par trithérapie après sa naissance demeurait sans signe d’infection 18 mois après l’arrêt des antirétroviraux, ce qui a laissé croire aux praticiens qu’elle était guérie.
Les premiers tests avaient permis à Deborah Persaud, pédiatre au Centre John Hopkins de Baltimore, de conclure que l’organisme de « Baby Mississipi », comme la presse avait surnommé la fillette, s’était débarrassé du virus du Sida.
De nouveaux tests sanguins ont révélé la présence du virus du Sida dans le sang de la petite Américaine. « Ce rebondissement est très décevant », a réagi le Docteur Anthony Fauci, directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases/ Institut national de l’allergie et des maladies infectieuses (NIAID).
Les antirétroviraux peuvent inhiber l’activité du Virus de l’immunodéficience humaine dans le milieu intérieur, mais le virus du Sida a des lieux de refuge, appelés « réservoirs » ou « sanctuaires », notamment dans les intestins et la cervelle. Ces réservoirs mettent le virus à l’abri d’une éradication par les traitements antirétroviraux actuels. S’il y a interruption du traitement, le virus du Sida émerge de ces réservoirs pour repartir à l’assaut de l’organisme.
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Sida et toxicomanie: les bénéfices massifs de la politique de réduction des risques en trois graphiques
En mai 1987, Michèle Barzach, ministre de la Santé du gouvernement Chirac signe, contre l’avis de son parti politique (RPR) un décret autorisant la vente libre des seringues en pharmacie. Ce sera le début de la politique dite «de réduction des risques» vis-à-vis du VIH et des toxicomanes. Près de trente ans plus tard, cette politique (assez peu coûteuse) continue à faire la preuve de son efficacité. Une nouvelle démonstration, spectaculaire en est apportée par les derniers chiffres, publiés le 11 avril 2014, par l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).
En 2012, le nombre de nouveaux cas de sida lié à l’usage de drogues par voie injectable (UDVI) continue de décroître. Il s’agit là de la poursuite d’un mouvement à la baisse apparu depuis le milieu des années 1990. Après une chute particulièrement prononcée entre 1995 et 1997 (liée notamment à l’introduction des trithérapies retardant l’entrée dans la phase symptomatique de l’infection), le rythme de diminution est désormais plus faible mais demeure presque régulier.
La diminution très rapide du nombre de cas de sida au milieu des années 1990 s’expliquait essentiellement par les progrès thérapeutiques. La poursuite de ce mouvement de baisse depuis lors est également liée à la diminution du nombre de contamination par le VIH chez les UDVI. En 2012, les UDVI représentent en France 6% de l’ensemble des nouveaux cas de sida en 2012 contre 27% en 1995.
En 2010, on a recensé en France soixante morts de personnes atteintes de sida parmi les usagers de drogues par voie injectable (UDVI). La baisse initiée au milieu des années 1990 se poursuit lentement, parallèlement à une nette diminution de la prévalence du VIH. L’introduction des traitements par trithérapie en 1996 a permis de diviser par quatre le nombre de décès par sida chez les UDVI entre 1994 et 1997. Depuis, le nombre de décès poursuit sa baisse mais à un rythme plus lent.
En 2012, 77 usagers de drogues par voie injectable (UDVI) ont en France découvert leur séropositivité vis à vis du VIH, soit 1 % de l’ensemble des découvertes. L’incidence est stable depuis 2008. Il s’agit d’hommes dans 83 % des cas. L’âge moyen est de 39 ans et 57 % des UDVI sont nés à l’étranger (Europe, principalement Portugal et Afrique du Nord). Les principaux motifs du dépistage sont la présence de signes cliniques (32 % des cas), un bilan systématique (20%) et une exposition récente au VIH (19%).
Sida : Obama s’engage dans la lutte contre le Sida
Le président des Etats-Unis a annoncé que le pays allait contribuer à hauteur de 5 milliards de dollars au Fonds mondial de lutte contre le Sida.
Quelques jours après la Journée mondiale de lutte contre le Sida, les Etats-Unis ont informé qu’ils allaient contribuer jusqu’à cinq milliards de dollars au fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme pour les trois prochaines années. Créé en 2002, le fonds fixe un objectif de 15 milliards de dollars collectés afin de financer la recherche pour de nouveaux traitements et pour l’amélioration du dépistage du virus du VIH.
« Le temps est maintenant venu de financer à nouveau le fonds. Les Etats-Unis contribueront à hauteur d’un dollar à chaque fois que d’autres donateurs promettront deux dollars dans les trois ans à venir, jusqu’à cinq milliards de dollars de la part des Etats-Unis, a déclaré Barack Obama à l’AFP, conditionnant son aide à l’effort des pays tiers.
100 millions de dollars devraient également être attribués à un programme américain de recherche publique pour la lutte contre le virus VIH. L’objectif est de « développer une nouvelle génération de thérapies, car les Etats-Unis devraient être à l’avant-garde des nouvelles découvertes sur la façon dont nous obtenons une rémission à long terme du VIH sans thérapies à long terme, ou encore mieux, (sur la façon dont nous) l’éliminons complètement ».
Le Sida constitue un des plus grands problèmes de santé publique. L’OMS estime qu’en 2012 il y avait environ 35,3 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde.
L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée dans le monde par le virus. Elle représente 69% des personnes vivant avec le VIH dans le monde. La prévention et le dépistage auprès de ces populations restent des enjeux de taille pour éradiquer la maladie.
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Sida : le préservatif moins utilisé chez les homosexuels
Le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) vient de révéler que les hommes ayant des relations avec des hommes utilisent de moins en moins le préservatif. Autre mauvaise nouvelle, les nouveaux diagnostics d’infections au VIH ne diminuent pas depuis 2003 pour cette population, la seule pour laquelle c’est le cas. Cette situation n’est pas sans inquiéter les experts, d’autant plus que l’incidence du VIH est 200 fois plus élevée dans la population homosexuelle que chez les hétérosexuels.
Le BEH n° 39-40 de l’institut de veille sanitaire est consacré cette semaine à un dossier thématique au thème intitulé : « Comportements à risque et prévention dans des populations particulièrement exposées au VIH, aux IST et aux hépatites ». De ce rapport ressort premièrement que depuis 2000, l’usage systématique du préservatif chez les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes recule fortement. Ce phénomène est d’autant plus inquiétant que ce sont les hommes les plus susceptibles de transmettre la maladie, à savoir les séropositifs eux-mêmes qui n’utilisent pas les moyens adéquats pour protéger leur partenaire alors qu’ils ont le plus de pratiques à risques (fréquentation de lieux communautaires, partenaires multiples…).
De façon générale, 1/4 des participants à l’étude affirment pratiquer au moins une relation non-protégée sans connaître le statut de leur partenaire. 1/4 d’entre eux ne se protègent jamais. Ils sont également moins nombreux à utiliser systématique le préservatif pour une pénétration anale.
L’utilisation des préservatifs ne cessent ainsi de diminuer depuis 1997, même si on peut noter que les séronégatifs se protègent davantage que les hommes séropositifs. Ils ne sont cependant que 60% à utiliser systématiquement un préservatif lors d’une pénétration anale.
Des méthodes alternatives commencent à voir le jour comme Le sérosorting, qui consiste à adapter ses pratiques sexuelles en fonction du statut sérologique des partenaires (7 % de séropositifs le pratiquent) ou encore le séropositionning (c’est le partenaire séronégatif qui pénètre). Ces pratiques minoritaires et surtout la deuxième pourrait limiter le risque d’infection, mais aucune étude n’est venue prouver leur efficacité, déclare le BEH.
Une autre méthode de réduction de risques, recommandée par l’OMS, gagne du terrain, il s’agit de l’utilisation d’antirétroviraux. Le problème réside principalement dans le fait que peu des homosexuels masculins connaissent les antirétroviraux, 35 % des séropositifs pensant même qu’ils empêchent la transmission du VIH et réduisent la charge virale. La première affirmation est fausse puisque le risque de transmission n’est pas totalement écarté même s’il est réduit.
Si les pratiques alternatives permettent de réduire les risques de transmission du VIH, elles ne les rendent pas inexistants ce que dont les HSH sont conscients, raison pour laquelle ils combinent souvent plusieurs pratiques préventives.
Face au constat de la non utilisation du préservatif dans une population ayant beaucoup de comportements à risque, les auteurs du BEH insistent sur la nécessité du dépistage dans les lieux communautaires et en marge de la société, notamment, par exemple grâce à l’utilisation des autotests. Il reste cependant à rappeler la pertinence de l’utilisation du préservatif et des antirétroviraux.
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SIDA : La co-infection par le virus de l’hépatite C

Les données de l’enquête ANRS-Vespa2 menée en France en 2011 auprès de 3 022 patients séropositifs recrutés dans 73 services hospitaliers répartis sur le territoire métropolitain mettent en évidence les risques liés à la co-infection par le virus de l’hépatite C chez les personnes infectées par le VIH. L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) demeure un problème majeur de santé publique et pose des difficultés de prise en charge combinée de ces deux infections. L’enquête Vespa2 (VIH : Enquête sur les personnes atteintes) permet d’estimer la prévalence de l’infection par le VHC chez les PVVIH suivies à l’hôpital en France en 2011 et de mieux caractériser la population des personnes co-infectées. Les résultats montrent qu’en 2011, 16,4% des PVVIH sont co-infectées par le VHC, dont près des deux tiers a une infection à VHC chronique. Parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH), la prévalence de la co-infection est de 6,4%. Elle est associée à des pratiques sexuelles particulièrement à risque car pouvant occasionner des lésions avec présence de sang (fist fucking). Parmi les PVVIH co-infectées, 58,2% ont déjà reçu un traitement pour le VHC, et les usagers (actuels ou passés) de drogue par injection demeurent une population sous-traitée. L’arrivée de nouveaux traitements anti-VHC offrira un accès élargi et une efficacité supérieure par rapport aux traitements antérieurs. Les HSH doivent désormais faire partie des populations cibles de la prévention du VHC, avec des outils de « réduction des risques » qui restent à mettre en place.
L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) pose actuellement des problèmes majeurs de santé publique et de prise en charge combinée de ces deux infections. En effet, la prévalence de l’hépatite C ne diminue que faiblement dans certains groupes à risque. Même si la diffusion massive des outils de réduction des risques a permis de réduire l’incidence de l’infection à VHC chez les usagers de drogues par injection, de nouvelles populations apparaissent comme étant des groupes vulnérables, car à risque majoré de contamination et de transmission du VHC. C’est le cas des hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH) avec des pratiques sexuelles spécifiques et des consommateurs de stimulants. Cependant, la prévalence de ces populations vulnérables chez les PVVIH reste méconnue. Par ailleurs, la co-infection VIH-VHC soulève des difficultés spécifiques pour la prise en charge de ces deux infections. Ces difficultés sont dues à de nombreux facteurs comme l’hépatotoxicité potentielle de certains médicaments antirétroviraux, l’évolution plus rapide de la maladie hépatique due, entre autres, à la fréquence du syndrome métabolique et de l’insulinorésistance, la plus faible efficacité et la toxicité des traitements anti-VHC classiques ou les possibles interactions avec les nouvelles trithérapies anti-VHC. Enfin, des problèmes d’accès au traitement anti-VHC, liés à la crainte d’une observance plus faible, persistent chez les personnes co-infectées, en particulier les plus vulnérables.
Les dernières données nationales issues d’une enquête de l’Institut de veille sanitaire (InVS) montrent qu’en 2004, 24,3% des PVVIH étaient co-infectées par le VHC. Dans la première vague de l’enquête ANRS-Vespa (VIH : Enquête sur les personnes atteintes) conduite en 2003 sur 2 932 PVVIH suivies à l’hôpital, la proportion de PVVIH avec une date de diagnostic VHC confirmée était de 22% . L’enquête Vespa2 permet aujourd’hui d’obtenir une estimation de la prévalence des patients co-infectés par le VHC chez les PVVIH suivies à l’hôpital en France en 2011 et de mieux caractériser la population des personnes co-infectées par le VIH et le VHC.
Les données collectées permettent en particulier de comparer les caractéristiques des personnes co-infectées ayant reçu un traitement pour le VHC et de celles qui n’en ont jamais reçu. Ces informations devraient ouvrir des pistes permettant de mieux orienter la prise en charge du VHC au vu des enjeux actuels, parmi lesquels notamment l’arrivée de nouveaux traitements anti-VHC.
Enfin, les données de l’enquête Vespa2 permettent de vérifier la prévalence de la contamination VIH-VHC chez les HSH. De plus, la comparaison des comportements sexuels entre HSH co-infectés et non co-infectés permet d’identifier l’émergence de nouvelles pratiques à risque.
Concernant l’hépatite C, les informations suivantes ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire rempli par le médecin : infection par le VHC (oui/non) ; si oui : année de diagnostic, hépatite C chronique (oui/non), traitement (non renseigné dans le dossier médical, traitement en cours ou terminé depuis moins de six mois, traitement terminé depuis plus de 6 mois, aucun traitement). Pour les personnes dont le traitement était terminé depuis plus de six mois, la réponse virologique au traitement (succès/échec) devait également être renseignée. Nous avons considéré qu’une personne était co-infectée par le VHC si le médecin hospitalier en charge de son suivi déclarait que son patient avait présenté une infection par le VHC (guérie ou non) ou si des traitements pour le VHC figuraient dans la liste des prescriptions. De plus, nous avons considéré qu’une personne présentait une hépatite C chronique si le médecin déclarait que son patient avait une hépatite C chronique ou s’il signalait la prise actuelle ou l’exposition à des traitements pour le VHC dans les six derniers mois.
Des analyses descriptives ont permis d’estimer la prévalence de la co-infection par le VHC chez les PVVIH enquêtées. De plus, des analyses comparatives univariées (test exact de Fisher pour les variables catégorielles, test T d’égalité des moyennes pour les variables continues) ont permis de caractériser les PVVIH co-infectées en regard des autres PVVIH enquêtées. À cette fin, nous avons comparé les caractéristiques suivantes entre ces deux populations: âge ; genre ; niveau d’études (inférieur versus supérieur au baccalauréat) ; statut d’emploi ; perception de la situation financière (en difficulté versus pas de difficultés) ; perception des conditions de logement (logement stable versus logement instable) ; groupe socio-épidémiologique ; consommations de cannabis, de tabac et d’alcool ; qualité de vie physique et mentale (scores agrégés PCS et MCS de l’échelle MOS SF-12) ; diagnostic de dépression (CIDI short-form); caractéristiques liées au VIH (délai depuis le diagnostic, charge virale et taux de CD4 au dernier bilan), traitement pour le VIH au moment de l’enquête. Les groupes socio-épidémiologiques sont définis dans le focus « Méthodologie générale de l’enquête ANRS – Vespa2 ». Les principaux sont les HSH (n=1 337), les personnes ayant déjà consommé des drogues par injection ou les usagers de drogues par injection (UDI) (n=323), les migrants nés en Afrique subsaharienne (n=601) et les autres PVVIH (n=761). Ce dernier groupe est composé d’hétérosexuels et de migrants originaires de pays hors Afrique subsaharienne. Parmi les HSH, on trouve des personnes ayant déjà consommé des drogues par injection (désignés dans la suite du texte par le sigle de « HSH UDI », n=80).
Des analyses comparatives univariées ont aussi été effectuées entre les PVVIH co-infectées recevant des traitements pour le VHC ou ayant déjà été exposées à ce type de traitements par le passé et les PVVIH co-infectées qui n’ont jamais été exposées à ces traitements.
Enfin, nous avons comparé les comportements sexuels, et en particulier les pratiques sexuelles à risque, entre les HSH co-infectés et les autres HSH enquêtés.
Les résultats présentés sont pondérés et redressés, ce qui permet de disposer d’estimations extrapolables à l’ensemble de la population des PVVIH diagnostiquées depuis au moins six mois et suivies à l’hôpital en France en 2011.
Prévalence de la co-infection par le VHC chez les PVVIH suivies à l’hôpital en France
L’information sur la co-infection par le VHC est disponible pour 3 004 des 3 022 participants à l’enquête (18 données manquantes). Au total, 16,4% de ces PVVIH sont co-infectées par le VHC, dont près des deux tiers présentent une infection chronique par le VHC (taux de prévalence de l’infection chronique : 10,2%). Le groupe socio-épidémiologique des UDI est le groupe le plus à risque de co-infection par le VHC (87,2% des UDI sont co-infectés) comparé au groupe des HSH (6,3% des HSH sont co-infectés) et au groupe des migrants nés en Afrique subsaharienne (4,5% de co-infectés). Chez les HSH UDI, le taux de prévalence de la co-infection par le VHC est de 54,1%.
Caractéristiques des PVVIH co-infectées par le VHC
Plusieurs variables sociodémographiques sont associées à la co-infection VIH-VHC. Comparées aux autres PVVIH, les PVVIH co-infectées ont davantage tendance à avoir un niveau scolaire inférieur au baccalauréat, à être sans emploi, à avoir des difficultés financières. Concernant les variables de consommation, les PVVIH co-infectées sont plus à risque de consommer du cannabis et du tabac que les autres PVVIH. On n’observe toutefois pas de différence significative concernant la consommation régulière d’alcool et la pratique du binge drinking (consommation de plus de six verres d’alcool lors d’une seule occasion) au cours du dernier mois. Les PVVIH co-infectées ont plus tendance à avoir eu un épisode dépressif majeur au cours des 12 derniers mois que les autres PVVIH et présentent une moins bonne qualité de vie physique et mentale. Enfin, même si leur diagnostic VIH est plus ancien, elles ne sont pas significativement différentes des autres PVVIH en termes de succès immunovirologique VIH. Elles sont aussi plus souvent traitées pour le VIH que les autres PVVIH.
Prise en charge de l’infection par le VHC chez les PVVIH
Parmi les PVVIH co-infectées pour lesquelles on dispose de données sur les traitements pour le VHC (28 données manquantes), 45,3% ont déjà reçu ce type de traitements au cours de leur vie, et 12,9% sont traitées au moment de l’enquête ou ont terminé leur traitement pour le VHC depuis moins de six mois.
On n’observe pas de différences significatives entre ces deux populations concernant les caractéristiques sociodémographiques, les habitudes de consommation de cannabis, tabac et alcool, les niveaux de qualité de vie et le diagnostic de dépression. En revanche, le groupe socio-épidémiologique est significativement associé à l’accès aux traitements pour le VHC chez les co-infectés. En particulier, les UDI ont été moins souvent traités pour le VHC.
Co-infection VIH-VHC chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH)
On observe d’une part que les HSH co-infectés déclarent un plus grand nombre de partenaires sexuels au cours de la dernière année que les autres HSH. D’autre part, concernant les pratiques à risque de transmission du VHC, les résultats montrent une fréquence significativement plus élevée de non utilisation du préservatif avec les partenaires sexuels sérodiscordants (principal ou occasionnels) ainsi que de pratiques hard comme le fist fucking chez les co-infectés.
Les résultats de l’enquête Vespa2 mettent en évidence une diminution marquée de la prévalence de l’infection VHC chez les PVVIH ; l’estimation de cette prévalence est passée de 22% en 2003 dans l’enquête Vespa à 16,4% en 2011 dans l’enquête Vespa2. Cette diminution est d’autant plus significative qu’en 2003 une définition moins sensible était utilisée, susceptible de sous-estimer la prévalence du VHC par rapport à la définition utilisée en 2011.
Comme dans les études ayant précédé Vespa2, la population co-infectée VIH-VHC est surtout représentée par le groupe des UDI VIH+. En effet, l’un des facteurs de risque de transmission du VHC le plus important reste l’usage de drogue par injection. Cependant, alors que les UDI représentaient dans la première enquête Vespa près de 17% de la population des PVVIH, moins de 10% des PVVIH de Vespa2 se sont contaminés lors d’un usage de drogues par injection. Cette diminution s’explique en partie par l’efficacité de la politique de réduction des risques, basée sur les programmes d’échange de seringues, l’accès aux traitements de substitution aux opiacés et l’accès aux traitements antirétroviraux chez les usagers de drogue, qui a permis de diminuer considérablement l’incidence du VIH dans la population des UDI. Elle est probablement aussi liée au fait que les UDI, qui sont majoritairement co-infectés, ont une espérance de vie moindre que les autres PVVIH. Le résultat montrant que les personnes VHC+ ont une date de diagnostic du VIH plus ancienne que les autres PVVIH confirme aussi que cette population est une population de « survivants », avec de rares cas de contaminations récentes par le VIH.
L’analyse des facteurs associés à la co-infection VIH-VHC confirme le profil de ces individus majoritairement anciens ou actuels usagers de drogue, caractérisés par une situation sociale précaire et susceptibles d’avoir eu un épisode dépressif majeur au cours des 12 derniers mois. Tous ces résultats corroborent les données déjà connues concernant les personnes co-infectées par le VIH et le VHC et montrent que la présence du VHC doit susciter une attention particulière, non seulement du fait de son impact sur la prise en charge du VIH, mais aussi car elle s’accompagne d’une certaine vulnérabilité psychosociale à prendre en compte pour optimiser les soins. En revanche, les données de Vespa2 montrent que les patients co-infectés VIH-VHC ne présentent pas de différence significative en termes de succès virologique VIH comparés aux autres PVVIH. Cette information est cruciale et doit inciter à favoriser l’accès au traitement VHC pour les patients qui en ont besoin.
Alors que les consommateurs de stimulants infectés par le VHC sont peu nombreux dans Vespa2 (données non décrites), la population des HSH infectés par le VHC est bien représentée dans les données de l’enquête. Ceci peut être dû au fait que la séquence de contamination par les deux virus est le plus souvent différente chez les HSH par rapport aux UDI, avec des HSH d’abord infectés par le VIH et ensuite par le VHC.
Par rapport aux HSH mono-infectés, les HSH co-infectés utilisent moins le préservatif avec leur partenaire principal sérodiscordant et avec leurs partenaires occasionnels. Ceci peut constituer un facteur de risque majeur de transmission du VIH et du VHC pendant certaines pratiques sexuelles occasionnant des lésions avec présence de sang (fist fucking).
De plus, il est intéressant de noter que le VHC touche aussi des UDI du groupe des HSH. Les dernières données de la littérature montrent une augmentation des pratiques sexuelles à risque associées à l’usage de drogues avec une augmentation de l’infection à VHC dans cette population.
Même s’il est difficile ici de mettre en évidence des facteurs liés à l’accès au traitement pour le VHC, car nous ne pouvons pas ajuster l’analyse sur les facteurs issus des recommandations de prescription (comme le génotype ou le taux de CD4 avant la mise sous traitement), il est intéressant de noter que les UDI demeurent une population moins souvent traitée pour le VHC. Ceci est potentiellement attribuable à la fréquence élevée des infections à VHC de génotype 1 chez les UDI, ce génotype étant prédicteur d’une moins bonne réponse au traitement combiné du VHC classique, par PEG-interféron et ribavirine. Il est également probable qu’une proportion plus importante de patients UDI n’a pas une infection à VIH suffisamment « stabilisée » pour débuter un traitement anti-VHC (voir l’article de R. Dray-Spira et coll. dans ce même numéro). De plus, les patients VIH+ UDI sont plus souvent concernés par des symptômes dépressifs qui peuvent être un frein à l’initiation d’un traitement anti-VHC, tant du point de vue du prescripteur que de celui du patient.
Limites de l’étude
Cette étude présente plusieurs limites. La première est le mode de recueil des données sur la co-infection par le VHC. En effet, il est probable que certains cas de co-infection ne figurent pas dans les dossiers médicaux. Compte tenu du peu de données manquantes sur la question relative à la co-infection, il s’agirait alors de patients non encore dépistés ou non signalés par les services hospitaliers. Une autre limite est la relative hétérogénéité du groupe « autres PVVIH », composé non seulement de personnes mono-infectées par le VIH, mais aussi potentiellement de personnes co-infectées par d’autres hépatites (VHB notamment). Par ailleurs, le caractère univarié des analyses présentées ne permet pas d’estimer les interactions entre les différents facteurs testés et leurs poids respectifs dans les différences observées entre les populations d’intérêt. Elles répondent cependant à l’objectif descriptif de cet article. Enfin, une autre limite est liée à la nature déclarative des données, qui ne permet pas de disposer d’informations sûres sur les traitements des patients et sur les réponses virologiques pour le VHC.
Conclusions
Cet aperçu de la situation actuelle de la co-infection par le VHC dans la population française des personnes infectées par le VIH devrait permettre de mieux cibler les actions à mener en santé publique pour améliorer la prise en charge du VIH et l’accès aux soins pour le VHC.
L’arrivée de nouvelles options thérapeutiques anti-VHC offre la possibilité d’un accès élargi et d’une efficacité supérieure de la prise en charge de l’infection par le VHC. Cependant, il est nécessaire de prendre en compte les caractéristiques de la population, les difficultés de la prise en charge combinée, les interactions avec d’autres traitements (antidépresseurs, traitements de substitution, etc.), et surtout d’améliorer la relation médecin-patient pour vaincre les réticences qui peuvent persister encore chez certains médecins prescripteurs. En parallèle, les efforts de prévention de l’infection à VHC doivent désormais cibler des populations comme les HSH pour lesquelles les outils de « réduction des risques » sont encore à inventer, et qui concentrent de nouveaux cas d’infections potentiellement évitables.
Roux P, Demoulin B, Sogni P, Carrieri P, Dray-Spira R, Spire B, et al, et le groupe Vespa2. La co-infection par le virus de l’hépatite C chez les personnes infectées par le VIH : données de l’enquête ANRS-Vespa2. Bull Epidémiol Hebd. 2011;(26-27):314-20.
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SIDA : 7e journée nationale de dépistage du VIH au Maroc

La guérison fonctionnelle d’un bébé infecté par le virus du sida est synonyme d’espoir. Malgré l’arrêt des antirétroviraux pendant 6 mois, alors qu’il avait été traité précocement juste après la naissance, l’enfant ne présentait pas de charge virale détectable à 26 mois.

L’Association de Lutte Contre le Sida (ALCS) organise, le samedi 1er juin 2013, la 7e édition de la journée nationale de dépistage du VIH. Le lancement de la journée se fera à Agadir en partenariat avec le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) dans le cadre de sa caravane des droits de l’Homme dans la région Souss-Massa-Draâ.
Devenue un rendez-vous annuel, la journée nationale de dépistage vise à élargir l’accès au dépistage, conformément aux objectifs du plan stratégique national de lutte contre le sida.
Au Maroc, le nombre estimé de personnes vivant avec le VIH s’élève à 32.000 personnes, dont 80% ne connaissent pas leur statut. Les données publiées par le Ministère de la Santé indiquent également que 60% des porteurs du virus n’arrivent au circuit de la prise en charge médicale qu’à un stade tardif de la maladie. Pourtant, les études ont montré que plus le traitement est précoce, plus il est efficace et qu’il permet d’interrompre la transmission du virus.
Malgré les efforts du Ministère de la Santé et de ses partenaires associatifs, le nombre de tests réalisés annuellement reste en dessous des besoins. En 2012, 222.000 tests ont été effectués, dont 65.499 par l’ALCS, en majorité auprès des populations les plus vulnérables au risque d’infection à VIH. A travers cette journée nationale de dépistage, organisée en partenariat avec le Ministère de la Santé et de nombreux autres partenaires, l’ALCS s’est fixée comme objectif la réalisation de 10.000 tests de dépistage, contre 7516 tests réalisés en 2012.
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