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Une neuroprothèse permet à des singes de remarcher : des tests chez l’humain en cours

Des singes ont recouvré le contrôle de leur jambe paralysée grâce à une interface sans fil entre le cerveau et la moelle épinière. Une étude clinique de faisabilité a commencé à l’Hôpital universitaire de Lausanne (CHUV, Suisse) chez des personnes atteintes d’une blessure de la moelle épinière.

En juin 2015, un primate ayant une blessure de la moelle épinière a recouvré le contrôle de sa jambe paralysée grâce à un système neuroprosthétique court-circuitant la lésion. Les résultats sont publiés aujourd’hui dans la revue Nature.

L’interface décode l’activité cérébrale associée aux mouvements de marche et relaie cette information à la moelle épinière – en aval de la lésion – au moyen d’électrodes stimulant la voie neuronale activant les muscles.

L’interface a été conçue à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et développée avec un réseau international de collaborateurs incluant Medtronic, la Brown University et Frauenhofer ICT-IMM. Elle a été testée en collaboration avec l’Université de Bordeaux, Motac Neuroscience et l’Hôpital universitaire de Lausanne (CHUV).

« C’est la première fois qu’une neurotechnologie restaure la locomotion chez des primates », indique le neuroscientifique Grégoire Courtine, qui a conduit la collaboration. « Mais il reste beaucoup de défis devant nous et il faudra peut-être plusieurs années avant que tous les composants de cette intervention aient pu être testés sur des humains. »

Dans les systèmes nerveux intacts, les signaux relatifs à la marche, issus du cortex moteur, voyagent le long de la moelle épinière, atteignent les réseaux neuronaux situés dans la région lombaire, lesquels activent les muscles des jambes afin de produire les mouvements de la marche.

Des lésions à la moelle épinière empêchent, partiellement ou complètement, ces signaux d’atteindre les neurones qui activent les muscles, ce qui entraîne la paralysie. Mais le cortex moteur est toujours capable de produire l’activité électrique contrôlant la marche, et de leur côté les réseaux neuronaux qui activent les muscles demeurent intacts.

L’interface contourne la lésion de la moelle épinière, en temps réel et sans fil. Le système décode l’activité électrique issue du cortex moteur et transmet cette information à un système d’électrodes situé à la surface de la moelle épinière lombaire. Une stimulation électrique de quelques volts, appliquée à des endroits précis de la moelle épinière, module des réseaux de neurones qui peuvent activer des muscles spécifiques dans les jambes.

Le système sans fil a permis à un primate de se comporter librement, sans la contrainte d’une électronique raccordée par des câbles, explique le chercheur.

Pour des lésions partielles, les chercheurs ont montré que l’interface fonctionne instantanément. « Le primate a pu marcher immédiatement, dès que l’interface cerveau-moelle épinière a été activée. Aucune physiothérapie ni entraînement n’ont été nécessaires », dit Erwan Bezard de l’Université de Bordeaux, qui a supervisé les expériences sur les primates.

L’interface devrait aussi fonctionner pour des lésions plus sévères de la moelle épinière, selon les scientifiques, vraisemblablement avec l’aide d’agents pharmacologiques.

(Sous-titres en français)

Psychomédia avec source : EPFL.
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Ebola: Un vaccin expérimental validé par les essais sur des singes

EPIDEMIE – Pour les auteurs d’une étude, il s’agit de la première démonstration d’une protection durable conférée par un vaccin contre le virus Ebola Zaïre, l’espèce virale à l’origine de l’épidémie qui a déjà fait plus de 2.000 morts en Afrique de l’Ouest…

Une injection d’un vaccin expérimental, renforcée par une piqûre de rappel, permet une protection «rapide et durable» contre Ebola chez des singes, selon une étude publiée dimanche qui vient conforter l’annonce de tests sur les humains.

Une injection du vaccin, basé sur un virus du rhume des chimpanzés et administrée à des macaques, leur a procuré «une protection complète à court terme et partielle à long terme» contre Ebola, notent les auteurs de cette étude dans la revue Nature Medicine. De plus, les animaux qui ont eu la piqûre de rappel dans le cadre d’un nouveau schéma vaccinal en cours d’étude ont développé une immunité «durable».

Apprendre à l’organisme à reconnaître le virus Ebola pour s’en défendre

Pour les auteurs de cette étude, il s’agit de la première démonstration d’une protection durable conférée par un vaccin contre le virus Ebola Zaïre, l’espèce virale à l’origine de l’épidémie qui a déjà fait plus de 2.000 morts en Afrique de l’Ouest, selon l’OMS. S’il est approuvé, «ce vaccin sera bénéfique pour les populations» pendant les épidémies et en cas d’exposition professionnelle a l’hôpital ou en laboratoire, d’après les chercheurs. L’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses a annoncé le 28 août que les essais humains de vaccins contre Ebola commençaient début septembre.

L’équipe de Nancy Sullivan du centre de recherche du NIAID a développé un vaccin basé sur un adénovirus (virus de rhume) de chimpanzé baptisé «ChAd3», qui sert de transporteur, ou vecteur, pour délivrer des fragments de matériel génétique du virus Ebola dans les cellules du sujet vacciné. Ces (…) Lire la suite sur 20minutes.fr

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