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Deux virus géants identifiés

Des chercheurs français ont découvert deux « Pandoravirus », les deux plus gros virus jamais observés jusqu’ici.

Une trouvaille peu commune. Les chercheurs français du laboratoire Information génomique et structurale (CNRS/Université Aix-Marseille), associés au laboratoire Biologie à Grande Échelle (CEA/Inserm/Université Grenoble Alpes) ont mis la main sur deux virus si gros qu’ils se rapprochent plus des organismes vivants que des autres virus.
Jugez vous-même : les deux nouveaux virus dépassent largement la taille des virus observés jusqu’ici. Le dernier record était détenu par le Mimivirus, découvert il y a 10 ans, et le Megavirus chilensis1 avec 1100 gènes. Ces pandoravirus contiennent eux 2 500 gènes ! Pour vous faire une idée plus précise, le virus de la grippe ou du Sida totalisent une dizaine de gènes chacun.
C’est dire si la découverte est de taille. Les deux virus géants ont été annoncés dans le journal Science. Le Pandoravirus salinus a été repéré sur les côtes chiliennes tandis que le Pandoravirus dulcis été localisé à 15 000 km du premier, dans une mare d’eau douce à Melbourne en Australie.

D’autres Pandovirus à découvrir
En plus d’être immense, ces pandoravirus se distinguent des autres virus géants et des virus classiques. Seules 6% des protéines codées du Pandoravirus salinus ressemblent aux protéines répertoriées dans les autres virus ou les organismes cellulaires, indique le communiqué. De plus, aucun gène dans ces deux virus géants ne peut fabriquer une protéine ressemblant à la protéine de capside, la brique de base des virus traditionnels.
Ces Pandoravirus ne sont pas rares, selon les chercheurs qui espèrent pouvoir faire d’autres recherches sur leur fonctionnement et déboucher sur de nouvelles applications biomédicales.

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Pandoravirus : découverte de deux nouveaux virus géants

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Après Mimivirus, découvert il y a dix ans, et plus récemment Megavirus chilensis, les chercheurs français viennent de découvrir deux nouveaux virus géants : Pandoravirus salinus et Pandoravirus dulcis.

Il y a dix ans, les chercheurs de l’IGS participaient à la découverte et à l’analyse du génome du plus grand virus jamais décrit, Mimivirus. Avec plus de 1 000 gènes, le premier des virus géants surpassait en complexité de nombreuses bactéries. Mais les records sont faits pour être battus ! Le même laboratoire vient tout juste d’isoler un nouveau virus, baptisé Megavirus chilensis, encore plus gros et génétiquement plus complexe que Mimivirus, devant la station biologique marine de Las Cruces au Chili.

Tout comme Mimivirus, Megavirus chilensis est capable d’infecter par phagocytose de nombreuses souches de l’amibe Acanthamoeba, en se faisant passer pour une bactérie, proie habituelle des amibes. Il présente également une capside semblable à celle de Mimivirus, recouverte d’une couche de fibres qui lui donne une apparence « chevelue ». En outre, Mimivirus et Megavirus chilensis possèdent 594 gènes en commun, ou « gènes orthologues », pour la plupart localisés dans la partie centrale de leur génome, dont les extrémités sont curieusement beaucoup plus variables. Cette propriété découle probablement d’un mécanisme de réplication similaire à celui des Poxvirus responsables de la variole. Selon les chercheurs, Mimivirus et Megavirus chilensis pourraient constituer l’ébauche d’une nouvelle famille, celle des Megaviridae, qui regrouperait les virus dont le génome, ou celui de leur ancêtre, est d’une taille supérieure à un million de paires de bases.

La découverte la plus remarquable de cette étude est l’existence chez Megavirus chilensis de sept enzymes-clés de l’appareil de traduction, des aminoacyl tRNA synthétases, dont la fonction est de charger les bons acides aminés sur les bons ARNs de transfert, assurant ainsi le respect absolu du code génétique. La présence supplémentaire de trois de ces enzymes, par rapport aux quatre autres déjà identifiées chez Mimivirus, confirme l’hypothèse précédemment émise par les chercheurs, selon laquelle les gènes correspondants ont été hérités d’un ancêtre commun aux Megaviridae, qui devait donc posséder un appareil de traduction. Ce scénario évolutif est en rupture totale avec la vision traditionnelle qui attribue la présence de ces fonctions de type cellulaire chez les virus géants à leur « kleptomanie génétique », c’est-à-dire à une capacité particulière à voler des gènes au hasard dans les cellules qu’ils infectent. Les scientifiques précisent que leur nouveau scénario pourrait s’étendre aux grands virus à ADN plus traditionnels comme Poxvirus, Iridovirus, Phycodnavirus, Asfarvirus ou Herpesvirus, puisqu’il est largement admis qu’ils partagent une origine commune avec Mimivirus et par extension, avec les Megaviridae.

L’ensemble de ces résultats renforcent l’intérêt fondamental de l’analyse détaillée des virus géants, vus comme des fossiles vivants d’organismes cellulaires ancestraux qui ne sont peut-être plus représentés aujourd’hui. Megavirus chilensis pourrait ainsi avoir conservé certains des processus moléculaires fondamentaux à l’œuvre dans les toutes premières cellules eucaryotes.

Pandoravirus salinus et Pandoravirus dulcis, découverts respectivement sur les côtes chiliennes et dans une mare d’eau douce à Melbourne (Australie), ont un diamètre proche du micron et un génome contenant plus de 1 100 gènes.

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SIDA : La co-infection par le virus de l’hépatite C

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Les données de l’enquête ANRS-Vespa2 menée en France en 2011 auprès de 3 022 patients séropositifs recrutés dans 73 services hospitaliers répartis sur le territoire métropolitain mettent en évidence les risques liés à la co-infection par le virus de l’hépatite C chez les personnes infectées par le VIH. L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) demeure un problème majeur de santé publique et pose des difficultés de prise en charge combinée de ces deux infections. L’enquête Vespa2 (VIH : Enquête sur les personnes atteintes) permet d’estimer la prévalence de l’infection par le VHC chez les PVVIH suivies à l’hôpital en France en 2011 et de mieux caractériser la population des personnes co-infectées. Les résultats montrent qu’en 2011, 16,4% des PVVIH sont co-infectées par le VHC, dont près des deux tiers a une infection à VHC chronique. Parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH), la prévalence de la co-infection est de 6,4%. Elle est associée à des pratiques sexuelles particulièrement à risque car pouvant occasionner des lésions avec présence de sang (fist fucking). Parmi les PVVIH co-infectées, 58,2% ont déjà reçu un traitement pour le VHC, et les usagers (actuels ou passés) de drogue par injection demeurent une population sous-traitée. L’arrivée de nouveaux traitements anti-VHC offrira un accès élargi et une efficacité supérieure par rapport aux traitements antérieurs. Les HSH doivent désormais faire partie des populations cibles de la prévention du VHC, avec des outils de « réduction des risques » qui restent à mettre en place.

L’infection par le virus de l’hépatite C (VHC) chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) pose actuellement des problèmes majeurs de santé publique et de prise en charge combinée de ces deux infections. En effet, la prévalence de l’hépatite C ne diminue que faiblement dans certains groupes à risque. Même si la diffusion massive des outils de réduction des risques a permis de réduire l’incidence de l’infection à VHC chez les usagers de drogues par injection, de nouvelles populations apparaissent comme étant des groupes vulnérables, car à risque majoré de contamination et de transmission du VHC. C’est le cas des hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH) avec des pratiques sexuelles spécifiques et des consommateurs de stimulants. Cependant, la prévalence de ces populations vulnérables chez les PVVIH reste méconnue. Par ailleurs, la co-infection VIH-VHC soulève des difficultés spécifiques pour la prise en charge de ces deux infections. Ces difficultés sont dues à de nombreux facteurs comme l’hépatotoxicité potentielle de certains médicaments antirétroviraux, l’évolution plus rapide de la maladie hépatique due, entre autres, à la fréquence du syndrome métabolique et de l’insulinorésistance, la plus faible efficacité et la toxicité des traitements anti-VHC classiques ou les possibles interactions avec les nouvelles trithérapies anti-VHC. Enfin, des problèmes d’accès au traitement anti-VHC, liés à la crainte d’une observance plus faible, persistent chez les personnes co-infectées, en particulier les plus vulnérables.

Les dernières données nationales issues d’une enquête de l’Institut de veille sanitaire (InVS) montrent qu’en 2004, 24,3% des PVVIH étaient co-infectées par le VHC. Dans la première vague de l’enquête ANRS-Vespa (VIH : Enquête sur les personnes atteintes) conduite en 2003 sur 2 932 PVVIH suivies à l’hôpital, la proportion de PVVIH avec une date de diagnostic VHC confirmée était de 22% . L’enquête Vespa2 permet aujourd’hui d’obtenir une estimation de la prévalence des patients co-infectés par le VHC chez les PVVIH suivies à l’hôpital en France en 2011 et de mieux caractériser la population des personnes co-infectées par le VIH et le VHC.

Les données collectées permettent en particulier de comparer les caractéristiques des personnes co-infectées ayant reçu un traitement pour le VHC et de celles qui n’en ont jamais reçu. Ces informations devraient ouvrir des pistes permettant de mieux orienter la prise en charge du VHC au vu des enjeux actuels, parmi lesquels notamment l’arrivée de nouveaux traitements anti-VHC.

Enfin, les données de l’enquête Vespa2 permettent de vérifier la prévalence de la contamination VIH-VHC chez les HSH. De plus, la comparaison des comportements sexuels entre HSH co-infectés et non co-infectés permet d’identifier l’émergence de nouvelles pratiques à risque.

Concernant l’hépatite C, les informations suivantes ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire rempli par le médecin : infection par le VHC (oui/non) ; si oui : année de diagnostic, hépatite C chronique (oui/non), traitement (non renseigné dans le dossier médical, traitement en cours ou terminé depuis moins de six mois, traitement terminé depuis plus de 6 mois, aucun traitement). Pour les personnes dont le traitement était terminé depuis plus de six mois, la réponse virologique au traitement (succès/échec) devait également être renseignée. Nous avons considéré qu’une personne était co-infectée par le VHC si le médecin hospitalier en charge de son suivi déclarait que son patient avait présenté une infection par le VHC (guérie ou non) ou si des traitements pour le VHC figuraient dans la liste des prescriptions. De plus, nous avons considéré qu’une personne présentait une hépatite C chronique si le médecin déclarait que son patient avait une hépatite C chronique ou s’il signalait la prise actuelle ou l’exposition à des traitements pour le VHC dans les six derniers mois.

Des analyses descriptives ont permis d’estimer la prévalence de la co-infection par le VHC chez les PVVIH enquêtées. De plus, des analyses comparatives univariées (test exact de Fisher pour les variables catégorielles, test T d’égalité des moyennes pour les variables continues) ont permis de caractériser les PVVIH co-infectées en regard des autres PVVIH enquêtées. À cette fin, nous avons comparé les caractéristiques suivantes entre ces deux populations: âge ; genre ; niveau d’études (inférieur versus supérieur au baccalauréat) ; statut d’emploi ; perception de la situation financière (en difficulté versus pas de difficultés) ; perception des conditions de logement (logement stable versus logement instable) ; groupe socio-épidémiologique ; consommations de cannabis, de tabac et d’alcool ; qualité de vie physique et mentale (scores agrégés PCS et MCS de l’échelle MOS SF-12) ; diagnostic de dépression (CIDI short-form); caractéristiques liées au VIH (délai depuis le diagnostic, charge virale et taux de CD4 au dernier bilan), traitement pour le VIH au moment de l’enquête. Les groupes socio-épidémiologiques sont définis dans le focus « Méthodologie générale de l’enquête ANRS – Vespa2 ». Les principaux sont les HSH (n=1 337), les personnes ayant déjà consommé des drogues par injection ou les usagers de drogues par injection (UDI) (n=323), les migrants nés en Afrique subsaharienne (n=601) et les autres PVVIH (n=761). Ce dernier groupe est composé d’hétérosexuels et de migrants originaires de pays hors Afrique subsaharienne. Parmi les HSH, on trouve des personnes ayant déjà consommé des drogues par injection (désignés dans la suite du texte par le sigle de « HSH UDI », n=80).

Des analyses comparatives univariées ont aussi été effectuées entre les PVVIH co-infectées recevant des traitements pour le VHC ou ayant déjà été exposées à ce type de traitements par le passé et les PVVIH co-infectées qui n’ont jamais été exposées à ces traitements.

Enfin, nous avons comparé les comportements sexuels, et en particulier les pratiques sexuelles à risque, entre les HSH co-infectés et les autres HSH enquêtés.

Les résultats présentés sont pondérés et redressés, ce qui permet de disposer d’estimations extrapolables à l’ensemble de la population des PVVIH diagnostiquées depuis au moins six mois et suivies à l’hôpital en France en 2011.

Prévalence de la co-infection par le VHC chez les PVVIH suivies à l’hôpital en France

L’information sur la co-infection par le VHC est disponible pour 3 004 des 3 022 participants à l’enquête (18 données manquantes). Au total, 16,4% de ces PVVIH sont co-infectées par le VHC, dont près des deux tiers présentent une infection chronique par le VHC (taux de prévalence de l’infection chronique : 10,2%). Le groupe socio-épidémiologique des UDI est le groupe le plus à risque de co-infection par le VHC (87,2% des UDI sont co-infectés) comparé au groupe des HSH (6,3% des HSH sont co-infectés) et au groupe des migrants nés en Afrique subsaharienne (4,5% de co-infectés). Chez les HSH UDI, le taux de prévalence de la co-infection par le VHC est de 54,1%.
Caractéristiques des PVVIH co-infectées par le VHC

Plusieurs variables sociodémographiques sont associées à la co-infection VIH-VHC. Comparées aux autres PVVIH, les PVVIH co-infectées ont davantage tendance à avoir un niveau scolaire inférieur au baccalauréat, à être sans emploi, à avoir des difficultés financières. Concernant les variables de consommation, les PVVIH co-infectées sont plus à risque de consommer du cannabis et du tabac que les autres PVVIH. On n’observe toutefois pas de différence significative concernant la consommation régulière d’alcool et la pratique du binge drinking (consommation de plus de six verres d’alcool lors d’une seule occasion) au cours du dernier mois. Les PVVIH co-infectées ont plus tendance à avoir eu un épisode dépressif majeur au cours des 12 derniers mois que les autres PVVIH et présentent une moins bonne qualité de vie physique et mentale. Enfin, même si leur diagnostic VIH est plus ancien, elles ne sont pas significativement différentes des autres PVVIH en termes de succès immunovirologique VIH. Elles sont aussi plus souvent traitées pour le VIH que les autres PVVIH.

Prise en charge de l’infection par le VHC chez les PVVIH

Parmi les PVVIH co-infectées pour lesquelles on dispose de données sur les traitements pour le VHC (28 données manquantes), 45,3% ont déjà reçu ce type de traitements au cours de leur vie, et 12,9% sont traitées au moment de l’enquête ou ont terminé leur traitement pour le VHC depuis moins de six mois.

On n’observe pas de différences significatives entre ces deux populations concernant les caractéristiques sociodémographiques, les habitudes de consommation de cannabis, tabac et alcool, les niveaux de qualité de vie et le diagnostic de dépression. En revanche, le groupe socio-épidémiologique est significativement associé à l’accès aux traitements pour le VHC chez les co-infectés. En particulier, les UDI ont été moins souvent traités pour le VHC.

Co-infection VIH-VHC chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH)

On observe d’une part que les HSH co-infectés déclarent un plus grand nombre de partenaires sexuels au cours de la dernière année que les autres HSH. D’autre part, concernant les pratiques à risque de transmission du VHC, les résultats montrent une fréquence significativement plus élevée de non utilisation du préservatif avec les partenaires sexuels sérodiscordants (principal ou occasionnels) ainsi que de pratiques hard comme le fist fucking chez les co-infectés.

Les résultats de l’enquête Vespa2 mettent en évidence une diminution marquée de la prévalence de l’infection VHC chez les PVVIH ; l’estimation de cette prévalence est passée de 22% en 2003 dans l’enquête Vespa à 16,4% en 2011 dans l’enquête Vespa2. Cette diminution est d’autant plus significative qu’en 2003 une définition moins sensible était utilisée, susceptible de sous-estimer la prévalence du VHC par rapport à la définition utilisée en 2011.

Comme dans les études ayant précédé Vespa2, la population co-infectée VIH-VHC est surtout représentée par le groupe des UDI VIH+. En effet, l’un des facteurs de risque de transmission du VHC le plus important reste l’usage de drogue par injection. Cependant, alors que les UDI représentaient dans la première enquête Vespa près de 17% de la population des PVVIH, moins de 10% des PVVIH de Vespa2 se sont contaminés lors d’un usage de drogues par injection. Cette diminution s’explique en partie par l’efficacité de la politique de réduction des risques, basée sur les programmes d’échange de seringues, l’accès aux traitements de substitution aux opiacés et l’accès aux traitements antirétroviraux chez les usagers de drogue, qui a permis de diminuer considérablement l’incidence du VIH dans la population des UDI. Elle est probablement aussi liée au fait que les UDI, qui sont majoritairement co-infectés, ont une espérance de vie moindre que les autres PVVIH. Le résultat montrant que les personnes VHC+ ont une date de diagnostic du VIH plus ancienne que les autres PVVIH confirme aussi que cette population est une population de « survivants », avec de rares cas de contaminations récentes par le VIH.

L’analyse des facteurs associés à la co-infection VIH-VHC confirme le profil de ces individus majoritairement anciens ou actuels usagers de drogue, caractérisés par une situation sociale précaire et susceptibles d’avoir eu un épisode dépressif majeur au cours des 12 derniers mois. Tous ces résultats corroborent les données déjà connues concernant les personnes co-infectées par le VIH et le VHC et montrent que la présence du VHC doit susciter une attention particulière, non seulement du fait de son impact sur la prise en charge du VIH, mais aussi car elle s’accompagne d’une certaine vulnérabilité psychosociale à prendre en compte pour optimiser les soins. En revanche, les données de Vespa2 montrent que les patients co-infectés VIH-VHC ne présentent pas de différence significative en termes de succès virologique VIH comparés aux autres PVVIH. Cette information est cruciale et doit inciter à favoriser l’accès au traitement VHC pour les patients qui en ont besoin.

Alors que les consommateurs de stimulants infectés par le VHC sont peu nombreux dans Vespa2 (données non décrites), la population des HSH infectés par le VHC est bien représentée dans les données de l’enquête. Ceci peut être dû au fait que la séquence de contamination par les deux virus est le plus souvent différente chez les HSH par rapport aux UDI, avec des HSH d’abord infectés par le VIH et ensuite par le VHC.

Par rapport aux HSH mono-infectés, les HSH co-infectés utilisent moins le préservatif avec leur partenaire principal sérodiscordant et avec leurs partenaires occasionnels. Ceci peut constituer un facteur de risque majeur de transmission du VIH et du VHC pendant certaines pratiques sexuelles occasionnant des lésions avec présence de sang (fist fucking).

De plus, il est intéressant de noter que le VHC touche aussi des UDI du groupe des HSH. Les dernières données de la littérature montrent une augmentation des pratiques sexuelles à risque associées à l’usage de drogues avec une augmentation de l’infection à VHC dans cette population.

Même s’il est difficile ici de mettre en évidence des facteurs liés à l’accès au traitement pour le VHC, car nous ne pouvons pas ajuster l’analyse sur les facteurs issus des recommandations de prescription (comme le génotype ou le taux de CD4 avant la mise sous traitement), il est intéressant de noter que les UDI demeurent une population moins souvent traitée pour le VHC. Ceci est potentiellement attribuable à la fréquence élevée des infections à VHC de génotype 1 chez les UDI, ce génotype étant prédicteur d’une moins bonne réponse au traitement combiné du VHC classique, par PEG-interféron et ribavirine. Il est également probable qu’une proportion plus importante de patients UDI n’a pas une infection à VIH suffisamment « stabilisée » pour débuter un traitement anti-VHC (voir l’article de R. Dray-Spira et coll. dans ce même numéro). De plus, les patients VIH+ UDI sont plus souvent concernés par des symptômes dépressifs qui peuvent être un frein à l’initiation d’un traitement anti-VHC, tant du point de vue du prescripteur que de celui du patient.

Limites de l’étude

Cette étude présente plusieurs limites. La première est le mode de recueil des données sur la co-infection par le VHC. En effet, il est probable que certains cas de co-infection ne figurent pas dans les dossiers médicaux. Compte tenu du peu de données manquantes sur la question relative à la co-infection, il s’agirait alors de patients non encore dépistés ou non signalés par les services hospitaliers. Une autre limite est la relative hétérogénéité du groupe « autres PVVIH », composé non seulement de personnes mono-infectées par le VIH, mais aussi potentiellement de personnes co-infectées par d’autres hépatites (VHB notamment). Par ailleurs, le caractère univarié des analyses présentées ne permet pas d’estimer les interactions entre les différents facteurs testés et leurs poids respectifs dans les différences observées entre les populations d’intérêt. Elles répondent cependant à l’objectif descriptif de cet article. Enfin, une autre limite est liée à la nature déclarative des données, qui ne permet pas de disposer d’informations sûres sur les traitements des patients et sur les réponses virologiques pour le VHC.

Conclusions

Cet aperçu de la situation actuelle de la co-infection par le VHC dans la population française des personnes infectées par le VIH devrait permettre de mieux cibler les actions à mener en santé publique pour améliorer la prise en charge du VIH et l’accès aux soins pour le VHC.

L’arrivée de nouvelles options thérapeutiques anti-VHC offre la possibilité d’un accès élargi et d’une efficacité supérieure de la prise en charge de l’infection par le VHC. Cependant, il est nécessaire de prendre en compte les caractéristiques de la population, les difficultés de la prise en charge combinée, les interactions avec d’autres traitements (antidépresseurs, traitements de substitution, etc.), et surtout d’améliorer la relation médecin-patient pour vaincre les réticences qui peuvent persister encore chez certains médecins prescripteurs. En parallèle, les efforts de prévention de l’infection à VHC doivent désormais cibler des populations comme les HSH pour lesquelles les outils de « réduction des risques » sont encore à inventer, et qui concentrent de nouveaux cas d’infections potentiellement évitables.

Roux P, Demoulin B, Sogni P, Carrieri P, Dray-Spira R, Spire B, et al, et le groupe Vespa2. La co-infection par le virus de l’hépatite C chez les personnes infectées par le VIH : données de l’enquête ANRS-Vespa2. Bull Epidémiol Hebd. 2011;(26-27):314-20.

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Grippe aviaire : le virus H7N9 aurait causé la mort d’un tiers des personnes hospitalisées

Le virus H7N9 de la grippe aviaire a entraîné la mort d’un tiers des personnes qui l’ont contracté. Quatre mois après sont apparition, l’heure est au premier bilan.

Cela fait quatre mois que la souche H7N9 du virus de la grippe aviaire a fait son apparition. Pour la première fois depuis la mi-février, la propagation du virus semble marquer le pas, en partie grâce à l’arrivée de la saison chaude en Asie. Les scientifiques du Centre chinois de prévention et de contrôle des maladies de Pékin souhaitent en profiter pour dresser un premier bilan, basé sur les données relatives aux admissions de personnes infectées dans les hôpitaux chinois.

Selon celles-ci, 131 personnes ont été infectées au 10 juin en Chine et 39 sont décédées, tandi que 14 sont encore hospitalisées et 78 ont pu être soignées. Ces données alliés aux premières informations montrent ainsi qu’un tiers des malades hospitalisés sont décédés. Néanmoins, ces chiffres pourraient être revus à la baisse compte tenu du peu de recul dont disposent les scientifiques depuis l’apparition des premiers cas et la découverte de la souche en février.

Une mortalité difficile à évaluer

Selon l’étude dont les résultats paraissent dans The Lancet, le risque de décès de la grippe H7N9 serait de 36% pour les cas nécessitant une hospitalisation, ce qui représente moins que celui lié à la souche H5N1 (estimé à 60%). Les chercheurs tempèrent ces résultats en soulignant toutefois que « H7N9 serait plus mortelle que la grippe porcine H1N1, à l’origine d’une pandémie en 2009 qui a tué 21% des personnes infectées ».

Reste que les estimations sur lesquelles se basent les scientifiques chinois tient compte des cas les plus sévères seulement, c’est à dire ceux qui ont nécessité une hospitalisation. En incluant les cas mineurs (fièvre et difficultés respiratoires sans nécessité d’hospitalisation) on obtient 1.500 à 27.000 personnes infectées supplémentaires et le risque de décès (…)
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Recherche sur le sida, 30 ans après la découverte du Virus de l’immunodéficience humaine

Une nouvelle étude montre que 14 patients auraient été "guéri fonctionnellement du sida après un arrêt de traitement grâce à une prise d'antirétroviraux précoce.

Une nouvelle étude montre que 14 patients auraient été « guéri fonctionnellement du sida après un arrêt de traitement grâce à une prise d’antirétroviraux précoce.

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Il y a 30 ans, le 20 mai 1983, le virus du sida (syndrome de l’immunodéficience acquise) était identifié par Luc Antoine Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi à l’Institut Pasteur de Paris.

Alors que l’Institut Pasteur s’apprête à célébrer, par un colloque scientifique intitulé « 30 years of HIV science: Imagine the future », trente ans de recherche sur le Virus de l’immunodéficience humaine (VIH), il n’existe toujours pas de vaccin contre ce virus mortel.

Pour arriver à un vaccin contre le sida, les chercheurs estiment qu’il faudra faire bouger les dogmes sur lesquels repose la recherche dans ce domaine. Il faudrait ouvrir de nouvelles voies, car tous les candidats vaccins, tous les vecteurs pour les transporter, élaborés à partir d’une approche empirique, ont été des échecs.

Ces nouvelles pistes viendront d’un retour à la recherche fondamentale, mais, je le répète, à condition que les chercheurs s’affranchissent des dogmes. La piste des cofacteurs microbiens est très intéressante et pourra se développer très vite, selon le Pr Luc Montagnier. Si elle est confirmée, l’épidémie sera réduite.

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Un premier cas de virus proche du Sras signalé en France

PARIS (Reuters) – Un premier cas d’infection respiratoire aiguë liée à la nouvelle variante du virus responsable du Sras a été signalé mercredi en France.

Le malade, un homme de 65 ans originaire du Nord-Pas-de-Calais ayant séjourné à Dubaï du 9 au 17 avril derniers, est dans un état « inquiétant », ont déclaré les autorités sanitaires.

Le vacancier avait été hospitalisé le 23 avril à Valenciennes pour des troubles gastriques, suivis de problèmes respiratoires.

Transféré le 29 avril à Douai où il a été placé sous assistance respiratoire et a bénéficié d’un « échange sanguin », il a été admis mercredi après-midi au service des urgences du centre hospitalier de Lille, a annoncé le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS), Daniel Lenoir.

« Son état est inquiétant, il est intubé sous assistance respiratoire », a dit à la presse Patrick Goldstein, responsable du SAMU de Lille.

Le ministère de la Santé a précisé dans un communiqué qu’il s’agissait à ce jour du « premier et seul cas confirmé en France ».

Une enquête épidémiologique a été lancée. Toutes les personnes en contact avec le malade ont été ou devaient être contactées. Les recherches sont pour l’heure négatives.

L’ARS a dit mercredi après-midi que la famille du patient et les passagers de l’avion à bord duquel il a voyagé n’étaient pas affectés.

18 DÉCÈS DANS LE MONDE

« D’après les premiers éléments, comme dans la grande majorité des cas répertoriés par l’Organisation mondiale de la santé, ce patient a contracté le virus lors d’un voyage dans la péninsule arabique, sans que la source ait été précisément identifiée », indique le ministère de la Santé.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a souligné lors d’une conférence de presse que le cas français « n’a rien à voir avec la grippe aviaire dite grippe H7N9 qui sévit actuellement en Chine ».

Trente cas d’infection respiratoire aiguë liée au nouveau coronavirus (NCoV) – un virus proche de celui du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) qui avait fait plusieurs centaines de morts en Chine en 2003 – ont été signalés à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) depuis septembre 2012.

Dix-huit décès ont été recensés dans le monde (Arabie saoudite, Jordanie, Royaume-Uni, Allemagne) depuis que le nouveau coronavirus a été identifié en Jordanie en avril 2012.

La plupart des personnes atteintes avaient séjourné dans la péninsule arabique ou dans des pays limitrophes.

Les symptômes du coronavirus HCoV-EMC sont fièvre, toux, essoufflement et difficultés respiratoires. Le mode et la source de transmission du coronavirus ne sont pas encore précisément établis. Il n’existe pas de thérapeutique spécifique à ce jour.

La responsable du Centre national de référence à l’Institut Pasteur, le professeur Sylvie van der Werf, a dit mercredi que cette souche pouvait s’apparenter à des coronavirus présents chez les chauves-souris.

Les autorités françaises ont décidé de mettre en place un numéro vert – 0 800 13 00 00 – opérationnel à partir de mercredi 16h00 afin d’informer le public.

Sophie Louet avec James Regan à Paris et Pierre Savary à Lille


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Grippe aviaire : un virus mutant créé en Chine

© OMS 2012

© OMS 2012

Dans un article publié sur le site de la revue américaine « Science » des chercheurs chinois (académie des sciences agricoles et université agricole du Gansu) indiquent avoir  créé en laboratoire un virus mutant de la grippe aviaire.

Il est le fruit d’un mélange de gènes de la souche H5N1  et de la H1N1. Une combinaison qui inquiète la communauté scientifique, la première souche étant mortelle dans 60% des cas, la seconde à l’origine de la pandémie 2009-2010.

Un virus hybride qui pourrait encore muter et finir par contaminer l’homme…  s’inquiètent déjà certains scientifiques.

Puis il y a ceux qui craignent d’éventuels dérapages. A l’AFP, le virologue Simon Wain-Hobson de l’Institut Pasteur a ainsi déclaré : « Si quelqu’un commettait une erreur, ou qu’il y ait une fuite ou quelque chose de ce genre, le virus pourrait contaminer les gens et provoquer entre 100 000 et 100 millions de morts » 

De leur côté les chercheurs chinois se défendent d’avoir voulu céder à « une ambition aveugle » et affirment avoir tenté cette expérience dans un but bien précis : créer un vaccin.


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Grippe aviaire : le virus H7N9 fait 11 morts en Chine

La Commission de la santé et de la planification familiale chinoise a notifié à l’OMS 43 cas confirmés en laboratoire d’infection humaine par le virus grippal A(H7N9).

Parmi les cas figuraient un homme de 70 ans originaire du Jiangsu et tombé malade le 29 mars 2013, un homme de 74 ans originaire du Jiangsu et tombé malade le 2 avril 2013, un homme de 65 ans originaire du Zhejiang et tombé malade le 3 avril 2013, une femme de 76 ans originaire de Shanghai et tombée malade le 1er avril 2013, une femme de 81 ans originaire de Shanghai et tombée malade le 4 avril 2013, un homme de 74 ans originaire de Shanghai et tombé malade le 11 avril 2013, une femme de 83 ans originaire de Shanghai et tombée malade le 2 avril 2013, un homme de 68 ans originaire de Shanghai et tombé malade le 4 avril 2013, un homme de 31 ans originaire du Jiangsu et tombé malade le 31 mars 2013 et un homme de 56 ans originaire du Jiangsu et tombé malade le 3 avril 2013.

À ce jour, le nombre de cas d’infection par le virus grippal A(H7N9) confirmés en laboratoire en Chine atteint 43 au total, parmi lesquels 11 décès, 19 cas sévères et 9 cas bénins.

Près d’un millier de contacts proches des cas confirmés font l’objet d’une surveillance étroite. Le gouvernement chinois enquête activement sur cet événement et a relevé le niveau de surveillance. La guérison partielle d'un bébé du sida redonne espoir

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